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Lancé en septembre dernier, le service de téléchargement payant de musique d'Amazon s'enrichit d'un nouveau partenaire en la personne de Warner Music. La maison de disques vient de passer un accord avec le géant du commerce électronique, permettant à ce dernier de distribuer son catalogue numérique au format MP3, sans mesures de gestion des droits numériques. Les fichiers téléchargés par les consommateurs américains pourront donc être lus et copiés à volonté, quelque soit le support ou le baladeur utilisé.

Universal et EMI comptent déjà parmi les partenaires d'Amazon, qui revendique un catalogue de près de trois millions de titres et intègre désormais des artistes comme Red Hot Chili Peppers, The Eagles, Led Zeppelin, Madonna ou Metallica. Apple dispose pour sa part d'un catalogue environ deux fois plus importants, mais dont la quantité de titres disponibles sans DRM est à peu près équivalente. Outre des morceaux et compilations inédits, Amazon entend bien faire la différence avec Apple grâce à sa politique tarifaire. La plupart des titres est en effet vendue 0,89 dollar, soit 10 cents de moins que sur l'iTunes Store.
Le comédien / comique Jean-Yves Lafesse a précisé à l'AFP qu'il allait faire appel suite à la décision rendue par le tribunal de grande instance de Paris dans l'affaire qui l'opposait à Dailymotion et à Google / Youtube. Pour rappel, Lafesse avait assigné les deux services en justice, car ces derniers diffusaient certaines de ses vidéos comiques sans autorisation. Des vidéos qui avaient été chargées par des internautes et que tout le monde pouvait visionner gratuitement.

Il y a quelques jours, Lafesse perdait son procès, le Tribunal rejetait sa demande de dommages et intérêts. "A aucun moment, Jean-Yves Lafesse n'apporte la preuve que l'une des vidéos mises en ligne par un internaute correspond à une oeuvre qui lui est attribuée [...] De la sorte, il est impossible au tribunal en l'absence de preuves de considérer que les oeuvres divulguées par les internautes appartiennent à Jean-Yves Lafesse", avait ainsi statué l'institution juridique compétente.

Lafesse qui souhaite obtenir gain de cause en appel a indiqué à ce sujet : "comme le demande le tribunal, je fournirai les preuves que je suis l'auteur et l'interprète de mes sketchs devant la cour d'appel". Avant d'ajouter "J'ai noté la satisfaction des milliardaires d'internet et de l'association qu'ils ont récemment constituée pour se cacher derrière les internautes", en faisait référence à la récente association des services Internet communautaires (Asic) qui compte Google et Dailymotion dans ses rangs. Lafesse aurait par ailleurs l'ambition de créer une association luttant contre la piraterie sur Internet. Reste maintenant à attendre la décision de la Cour d'appel.
Depuis plusieurs jours maintenant, des freenautes (NDR : abonnés à Free) ont constaté une baisse au niveau de leur débit montant (ou upload). Cette baisse a été constatée notamment dans la console d'administration / configuration des clients Free, console à partir de laquelle ils peuvent observer les caractéristiques de leur ligne ADSL et donc de leurs débits maximum.

Selon plusieurs sites comme Universfreebox, Free aurait confirmé la baisse effective du débit montant chez certains clients dégroupés, lesquels seraient passés de 1 Mb/seconde à environ 665 kb/seconde. Free explique ce changement par le fait que cette baisse de débit serait nécessaire pour optimiser la stabilité de certaines lignes. Les abonnés dégroupés désirant conserver leur débit peuvent cependant contourner ce changement en passant du mode standard au mode Fastpath ou Patate dans leur console de configuration Free.

La modification liée au mode FastPath ou Patate est toutefois réservée aux utilisateurs avancés. Ces modes sont principalement destinés aux lignes dont l'atténuation est relativement faible, sans quoi des pertes de paquets conduisant à des blocages du flux TV sont légion...
L'IFPI (International Federation of Phonographic Industry), qui défend les droits des maisons de disques, notamment en Europe, affirme que les FAI doivent s'impliquer davantage dans la lutte contre le piratage. La fédération demande ainsi à ce que les FAI agissent comme une véritable police du Net en surveillant leurs clients.

L'IFPI réclame ainsi une surveillance permanente, de tous les internautes et de toutes les données qui transitent via leurs réseaux. En sus de cela, l'IFPI demande purement et simplement le blocage continuel des protocoles P2P (bien que ceux-ci soient aussi utilisés à des fins légales...) et le refus d'accès à des Web qui proposent des contenus illégaux en téléchargement. Pour le filtrage des contenus, l'IFPI préconise les technologies d'identification acoustique pour les morceaux de musique. Une technologie qui demande toutefois des ressources considérables, surtout pour « filtrer » les données de l'ensemble des internautes européens.

Convaincu que ses idées sont les bonnes, l'IFPI aurait l'intention de soumettre ces consignes au Parlement Européen afin que ce dernier les étudie et éventuellement, les impose au niveau légal sur l'ensemble du vieux continent.

Selon le site allemand Heise, l'IFPI aurait déjà réussi à convaincre certains parlementaires européens à ce sujet. De son côté, la branche européenne de l'Electronic Frontier Foundation se serait déjà insurgée contre ces mesures qualifiées de "difficiles, rapides, peu réfléchies et préjudiciables".
Il aura fallu attendre un peu plus longtemps que les années précédentes, mais les auteurs de malwares ont (malheureusement) bien diffusé un nouveau Troyen à l'occasion des festivités de Noël 2007. Pour ne pas déroger à la tradition, le Troyen en question s'appuie sur un email, proche d'un SPAM qui contient l'un des messages suivants en anglais : "Find Some Christmas Tail", "Warm Up this Christmas" ou "Mrs. Clause Is Out Tonight !". Le tout est accompagné d'un lien sur lequel le lecteur est invité à cliquer.

Le lien en question conduit vers un site (dont on va volontairement taire le nom afin d'éviter certaines mésaventures). Une fois rendu sur le site, l'internaute voit apparaître une jolie jeune femme (photo ci-contre) qui lui souhaite un joyeux Noël. Parallèlement à cela, on lui propose de télécharger un fichier .exe qui n'est rien d'autre qu'un Troyen qui répond au doux nom de Email-Worm.Win32.Zhelatin.pd. Une fois lancé depuis la machine ciblée, le ver/Troyen infecte l'ordinateur en téléchargeant (via P2P) des malwares supplémentaires... Le ver se charge aussi d'abaisser le niveau de sécurité du pare-feu.

Afin d'éviter ce genre d'attaque, nous vous conseillons de ne pas cliquer sur des liens contenus dans des emails suspects, ni d'ouvrir leurs pièces jointes. Pensez également à installer un antivirus à jour et ne téléchargez / n'exécutez pas n'importe quel fichier téléchargé depuis des sites Web que vous ne connaissez pas vraiment...

Mise à jour : une nouvelle variante, avec le contenu "Happy New Year To You!" accompagné d'une autre adresse qui conduit vers un site Web malicieux, a vu le jour.
Célébration du solstice d'hiver ou de la naissance du Christ, les fêtes de Noël sont également celles... de la carte bancaire. Selon une estimation du site cashstore.fr rompant avec les interrogations sur le pouvoir d'achat des français, ces derniers auraient en effet dépensé plus de 3 milliards d'euros cette année. Sur les 500 partenaires de Cashstore, Catherine Barba, fondatrice du site, observe une augmentation du volume des commandes de 200% en moyenne par rapport à 2006 et un panier moyen de Noël passant de 80 € à près de 100 € TTC, faisant la part belle à l'électronique (36%), aux jouets (34%), aux jeux vidéo (14%) ou encore à la mode (7%).

Sur tous ces achats, une bonne part ne convient toutefois pas aux destinataires et pourraient se retrouver notamment sur des sites comme PriceMinister.com, proposant depuis cinq ans aux internautes de revendre leurs cadeaux de Noël. "Les cadeaux de Noël ne font pas toujours plaisir à tout le monde… Seulement une personne sur trois se déclare satisfaite des cadeaux qu'elle a reçus. Le "remord" ne touche que 0.8 % des revendeurs, dont : 0% pour les femmes" souligne Pierre Kosciusko Morizet, PDG de PriceMinister. D'après un sondage TNS/Sofres effectué pour le compte d'eBay en début de mois, un internaute sur trois pense revendre ou d'échanger ses cadeaux via le célèbre site d'enchères et apparemment les cadeaux non-désirés commencent déjà à affluer sur le service Web.

Des chiffres que conteste toutefois Marion Carrette, co-fondatrice de Zilok.com, qui propose non pas la revente , mais la simple location des cadeaux de Noël. "40% des personnes trouvent choquante l'idée de revendre un cadeau. La location constitue dès lors, une nouvelle source de revenus, plus rentable que la vente sans se séparer des biens pour autant", déclare Marion Carrette, co-fondatrice de Zilok.com.
Le FBI requiert l'autorisation d'assembler la plus importante base de données biométriques jamais conçue, de façon à disposer des informations nécessaires à l'identification de centaines de millions de personnes. D'après le Washington Post, un milliard de dollars pourrait être consacré sur les dix prochaines années à ce projet s'il est avalisé. Aujourd'hui, le Bureau détiendrait déjà les empreintes digitales de quelque 55 millions de personnes, auxquelles s'ajouteraient les données biométriques de plusieurs centaines de milliers de prisonniers iraquiens ou afghans. Un référencement systématique qui ne manque pas de soulever quelques craintes...

Sur le papier, cette base de données est l'arme absolue pour détecter les criminels, des prédateurs sexuels aux terroristes en puissance. Ceux qui s'en font les avocats rappellent que les informations détenues par le FBI ont d'ores et déjà permis de repérer certains suspects et, donc, d'éviter des crimes. Environ 900.000 agents des différents agences fédérales et nationales pourraient interroger cette base de données, indique le Washington Post.

En pratique, nombreux sont ceux qui craignent que cette accumulation systématique de données personnelles conduise à des abus relatifs au respect de la vie privée, voire à des erreurs. Le FBI aurait en effet l'intention de ne pas se contenter des empreintes digitales, mais d'également enregistrer des informations comme la forme du visage (reconnaissance faciale) ou l'empreinte de l'iris, qui reposent sur des technologies de reconnaissance encore imparfaites. Ainsi, un suspect pourrait être automatiquement reconnu lors de son passage sous l'oeil d'une caméra de surveillance.

En octobre 2006, le gouvernement allemand a fait conduire une étude sur l'utilisation des données biométriques. Ses résultats indiquent que les dernières systèmes de reconnaissance faciale en vigueur offrent un taux de réussite de seulement 60% en plein jour, contre 10 ou 20% la nuit. L'étude préconise que l'on ne mette en place de tels dispositifs que si la marge d'erreur, c'est à dire le taux de faux positifs qui requièrent un contrôle ultérieur, n'est que de 0,1%.

A la différence d'un numéro de carte de crédit ou de passeport, la rétine ou les empreintes digitales ne peuvent être modifiés ou remplacés dans une base de données. Aucune marge d'erreur ne peut donc être tolérée, expliquent les détracteurs de ce projet. Le FBI propose pour sa part de cumuler les technologies d'identification afin de limiter le risque.
Peut-on vraiment appliquer le modèle Wikipedia à un moteur de recherche ? C'est le pari que tente Jimmy Wales, co-fondateur de la célèbre encyclopédie collaborative, avec le moteur Wikia Search, dont le coup d'envoi officiel sera donné le 7 janvier prochain, après quelques jours d'une période de test en comité restreint. Comme avec Wikipedia, les internautes devraient être mis à contribution au sein du moteur Wikia, une force humaine grâce à laquelle Wales ambitionne de damer le pion aux géants de la recherche en ligne tels que Google, Yahoo! ou Microsoft.

Wikia serait tout d'abord plus efficace, parce que les utilisateurs auront la possibilité de qualifier les résultats de recherche. En outre, le fonctionnement de Wikia serait transparent, permettant aux internautes de comprendre pourquoi telle page est mieux positionnée que telle autre, tandis que les docteurs ès techniques de référencement s'en donneront à coeur joie pour le compte de leurs clients...

En juillet dernier, Wikia avait annoncé le rachat d'une technologie d'indexation de pages Web baptisée Grub, fonctionnant sur le mode du calcul distribué. Un client gratuit permet aux internautes d'utiliser les ressources inutilisées de leur machine pour participer à un effort général d'indexation. Jusqu'ici propriété de la société LookSmart, Grub pourrait permettre à Wikia de disposer d'une importante puissance de calcul sans qu'il lui soit nécessaire d'entretenir de couteuses fermes de serveurs dédiés à cette lourde tâche. Le projet a par ailleurs été passé sous licence open source.

Les briques fonctionnelles seraient donc déjà en place. En admettant que rien n'interfère avec les projets de Wales, Wikia n'aura donc plus le 7 janvier prochain qu'à convaincre les internautes d'utiliser son moteur, ce qui ne sera peut-être pas évident tant les habitudes sont dures à perdre. Comme pour tout projet collaboratif, le succès de Wikia reposera en effet sur l'adhésion d'un volume suffisant d'utilisateurs.

Contrairement à Wikipedia qui est éditée par une fondation à but non lucratif (Wikimedia), le moteur Wikia est lancé par une société commerciale. Bien que les technologies employées soient open source et que son fondateur prône la transparence la plus complète, ce point rebutera peut-être certains internautes...
L'éditeur BitDefender a lancé le 17 décembre dernier une alerte relative à un cheval de Troie capable de modifier le contenus des liens sponsorisés du programme AdSense de Google, de façon à entraîner l'internaute vers les sites de son choix.

Google AdSense est un programme publicitaire, accessible à tous, qui affiche sur votre site des publicités contextuelles, dont le contenu est censé entretenir un rapport avec le contenu de vos pages. L'affichage des publicités se faitau moyen de quelques lignes de code fournies par Google et combinant HTML et JavaScript. C'est l'exécution de ce code qui lance un appel vers les serveurs de Google afin de déterminer quelles sont les publicités à afficher après analyse du contenu.

Ce cheval de Troie, baptisé Trojan.Qhost.WU, opère une modification sur le fichier "hosts" des systèmes d'exploitation. A chaque tentative de connexion vers un serveur distant, ce fichier est consulté afin de vérifier qu'une adresse IP n'est pas déjà associée à un nom de domaine, avant qu'une requête soit envoyée aux serveurs DNS qui se chargent habituellement de la redirection des internautes. Aujourd'hui inutile, ou presque, le fichier hosts n'est plus guère utilisé que pour interdire l'accès à certains sites, dans le cadre par exemple d'un contrôle parental.

Ici, le fichiers hosts est modifié de façon à ce que le script AdSense n'appelle pas les serveurs de Google (pagead2.googlesyndication.com) mais le serveur de l'attaquant, à partir duquel celui-ci diffusera le message de son choix.

L'affaire est ennuyeuse pour Google, bien sûr, mais également pour les internautes que cette usurpation met en danger, ainsi que pour les annonceurs et webmasters qui font confiance au programme publicitaire du numéro un mondial des moteurs de recherche. Ce cheval de Troie ne semble cependant pas opposer de résistance aux programmes de désinfection les plus courants.
"Comment fait le Père-Noël pour distribuer tous les cadeaux le même jour dans autant d'endroits différents ?" Si cette question (ou d'autres autour du même thème) est de celle que vous avez entendues plusieurs fois depuis de la journée, nous avons la solution qui vous permettra de retrouver un peu de la tranquillité à laquelle vous aspirez sans doute en cette période de grande agitation.

Aux petits et plus grands qui vous questionnent, vous pouvez répondre que le Père-Noël a déjà commencé sa course autour du monde et qu'il sera fidèle au rendez-vous ce soir. Avec des preuves à l'appui, c'est mieux, et pourquoi s'en priver puisque les progrès de l'imagerie aidant, il est à présent possible d'observer le Père-Noël dans ses préparatifs via l'œil de Google Earth. Ainsi, repéré autour de 13h30 au-dessus du Japon, le Père-Noël serait, à l'heure où nous écrivons ces lignes, au-dessus de la Corée. Mené par un attelage de neuf rennes, le traineau du Père-Noël stationne une dizaine de secondes au-dessus de chacune des villes qui se trouvent sur le chemin, juste le temps qu'il faut à cet homme aguerri pour déposer les cadeaux que ses assistants ont préparés tout au long de l'année. Pour suivre les sauts de puces du vénérable vieillard à travers le monde, rendez-vous sur la fiche de Google Earth puis sur la page de téléchargement du module Santa Tracker. De quoi tenir en haleine petits et grands jusqu'aux 12 coups de minuit ?
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