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Le projet de loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi 2) qui sera présenté début 2008 comprend un volet visant à autoriser l'utilisation de dispositifs techniques permettant la surveillance d'un ordinateur à l'insu de son utilisateur dans le cadre d'enquêtes sur la délinquance organisée. Rapportée par le Figaro et étayée par l'AFP, cette composante du projet de loi Lopsi 2 vise à conférer aux forces de police le moyen de pénétrer les réseaux informatiques sous le contrôle d'un juge. Réservée aux affaires les plus importantes, elle légitimerait l'utilisation de mouchards informatiques, keyloggers et autres chevaux de Troie. Big Brother 2.0 ?

Alors que le code de procédure pénale autorise aujourd'hui, sous conditions, l'utilisation de microphones ou de caméras dans le but d'espionner des suspects, la police ne dispose pas sur le plan légal des moyens de pénétrer un ordinateur ou un réseau à l'insu de ses utilisateurs. Il lui est certes possible de saisir des machines afin d'en analyser les disques durs ou d'exiger des fournisseurs d'accès à Internet des informations personnelles sur un abonné, mais ces demandes requièrent de lourdes procédures qu'il est impossible de lancer lorsqu'on entreprend de recueillir des renseignements sur un suspect.

Les protocoles de messagerie instantanée ou de voix sur IP tels que Skype résistent aujourd'hui à la surveillance de la police, du fait du chiffrement des informations. Votée en 2002, la loi Lopsi devrait donc être adaptée pour tenir compte de l'évolution des usages et du volume grandissant de données échangées sur Internet. Le recours aux mouchards informatiques serait placé sous le contrôle du juge d'instruction et du juge des libertés et de la détention, rapporte le Figaro, et réservé aux infractions les plus graves, dès lors qu'elles sont commises en bande : terrorisme, pédophilie, meurtre, torture, trafic d'armes et de stupéfiants, enlèvement, séquestration, proxénétisme, extorsion, etc.

L'application d'un tel projet de loi pose de nombreux problèmes pratiques, à commencer par l'implication des éditeurs de [noeudsh:18logiciels] de sécurité, le détournement de tels outils par des pirates informatiques, sans parler des considérations éthiques qu'elle ne manquera pas de soulever.
Free devrait profiter du mois de décembre pour agrémenter sa section VOD (vidéo à la demande) illimité. Déjà proposée depuis quelques mois, cette section proposé aux abonnés de Free permet, via le canal 100, d'accéder à des séries et des films de façon illimitée pour 5,99 euros/mois.

Dans sa lettre électronique, le FAI français a annoncé qu'une nouvelle offre proposée au prix de 10,99 euros/mois permettra d'accéder aux sections HD (haute définition), Kids (programmes pour les enfants) et Musique (plus de 10 000 clips musicaux seront disponibles) en plus des contenus séries et cinéma et ce dès le 25 décembre.

Malheureusement, pour le moment on ignore quels programmes exactement seront disponibles dans ces nouvelles sections. Espérons qu'ils seront un peu plus récents que ceux proposés dans Séries et cinéma.
Le Conseil Général des Hauts-De-Seine avait affirmé en 2004 que tout le département sera couvert par un accès fibre optique d'ici 2012. Ce même Conseil a finalement choisi les prestataires qui s'occuperont de cette tâche : il s'agit de Neuf et Numericable.

Cet accès très haut débit sera proposé aux entreprises et aux particuliers situés dans le département. Le réseau de fibre qui sera déployé pour réaliser cette opération devrait rester accessibles à la concurrence. D'autres FAI comme Free ou Orange, par exemple, pourront l'utiliser pour proposer des accès fibres à leurs abonnés.

La grille tarifaire n'a pas encore été annoncée, mais le prix d'accès devrait être le même pour n'importe quelle commune du 92.
Dans son rapport mensuel sur l'état du Spam, Symantec s'inquiète de la croissance toujours significative du nombre de pourriels qui arrivent dans nos boîtes électroniques. La célèbre firme aux boîtes jaunes indique que le niveau de spams pour le mois de novembre aurait représenté 72% du trafic global généré par les emails. Un chiffre à mettre en parallèle avec les données inquiétantes communiquées par Baracuda Networks qui faisait récemment état d'un taux de spam compris entre 90 et 95 % ! En se basant sur près de 450 millions de boîtes aux lettres électroniques réparties dans le monde entier, Symantec relève que les sujets préférés pour les spams sont les prochains jeux olympiques en Chine, la mise en avant de people pour la vente de médicaments ou encore des spams plus thématiques ayant trait aux fêtes de fin d'année.

Le spécialiste de la sécurité s'inquiète donc du niveau élevé de spams puisqu'en mai de cette même année, le spam ne représentait que 64% du trafic global. La firme souligne que depuis 2006, le niveau des spams ne cesse de croître alors que l'année 2007 aura vu diverses nouveautés en matière de spams comme l'utilisation des MP3 et des vidéos ou encore des alertes Google. Le spam image serait pour grande partie à l'origine de cette résurgence alors que la créativité des spammers semble fertile avec l'emploi des SMS, de la messagerie instantanée ou même des jeux massivement multi-joueurs pour diffuser leurs contenus. Reste à voir comment le spam évoluera en 2008, car une chose est certaine : le spam reste un fléau majeur pour toutes les boîtes aux lettres électroniques.
Une soixantaine de membres d'associations et de collectifs opposés à des notions telles que la vidéosurveillance, la biométrie ou la constitution de fichiers informatiques ont occupé ce matin les locaux parisiens de la Cnil, rue Vivienne. A l'aide de banderoles tendues sur la façade de l'édifice, ils ont annoncé la dissolution de la Commission nationale informatique et libertés, avant qu'une petite délégation soit introduite auprès du secrétaire général de la Cnil, Yann Padova.

"Depuis sa création en 1978, la Cnil n'a cessé de faciliter et de légitimer l'exploitation numérique de nos vies. Main dans la main avec les gouvernements et les industriels, elle a concrètement travaillé à ce que l'inacceptable semble acceptable, en réduisant la liberté au contrôle des flux informatiques. Sa mission a consisté à endormir toute critique et toute révolte, en jugeant à notre place et en notre nom de ce qui pouvait porter le nom de liberté", dénonce l'association lyonnaise Rebellyon.

Loin de protéger les libertés individuelles, la Cnil contribuerait selon elle au durcissement des mesures de surveillance et à la constitution de fichiers d'informations personnelles. "De 1978 à 2007, la Cnil fut l'instrument privilégié de cette progressive réduction en esclavage, qu'elle facilita considérablement, en la présentant comme nécessaire et conforme à la liberté", explique encore Rebellyon.

A l'occasion de son bilan annuel, présenté en juillet dernier, la Cnil expliquait pour sa part ne pas avoir les moyens nécessaires à la bonne conduite de sa mission. « Notre organisation est la dernière d'Europe en terme de moyens et d'effectif. Si rien ne change, nous finirons par ne plus être en mesure de défendre le citoyen, le citoyen se retrouvera seul face au pouvoir. C'est un risque énorme quand on sait que l'informatique intéresse tous les domaines de la vie en société », expliquait alors Alex Türk, président de cette autorité administrative indépendante.
L'altruisme ne paye plus. Formidable réussite avec une audience globale de plus de 100 millions de visiteurs uniques chaque mois (dont 9 millions en France), Wikipedia est néanmoins un colosse aux pieds d'argile dont la survie dépend des contributions de dizaines de milliers de donateurs, en raison du refus de la Wikimedia fondation de recourir au modèle publicitaire.

Après le départ de son co-fondateur Jimmy Wales, parti créer Wikia, une autre encyclopédie dont la monétisation se fera par la publicité, c'est désormais au tour du puissant Google de dévoiler Knol (inspiré du mot Knowledge), un nouveau projet d'encyclopedie collaborative, dont les pages acceptent bien évidemment les bannières AdSense.

"Notre objectif principal est d'aider les gens à partager leurs connaissances. L'idée clé derrière le projet Knol est de mettre en avant les auteurs des articles qui resteront les éditeurs de leurs articles", explique Udi Manber, VP Engineering chez Google, sans toutefois préciser si les contributeurs pourront monétiser ces informations, à la manières des blogueurs affichant leurs propres bannières AdSense.

Après le faux départ de Google Answers, copie du pionnier Yahoo Answers ou encore de Google Base, Knol devrait en tout cas à nouveau permettre à Google de structurer les informations encyclopédiques, une base de données qui devrait d'ailleurs très vite être mise en avant sur son moteur de recherche, certainement aux dépends de celle de Wikipedia.
L'accès au très haut débit, une priorité nationale ? Le gouvernement annonce cette semaine le lancement d'une consultation publique sur les mesures permettant d'accélérer le déploiement de la fibre optique. Ouverte jusqu'au 15 janvier 2008, elle s'accompagne de quelques propositions de mesures visant à faciliter l'accès aux immeubles pour les opérateurs télécoms. Lors d'un point presse organisé le 13 décembre, Christine Lagarde et Hervé Novelli ont ainsi proposé que l'on équipe par défaut en fibre optique les immeubles neufs, que l'on prolonge le droit à l'antenne par un "droit à la fibre" et que les syndics soient obligés d'étudier les propositions de déploiement que leur font les opérateurs. Enfin, il serait question de "garantir" la mutualisation des réseaux internes aux immeubles, un point sur lequel tous les opérateurs se disent d'accord, mais qui n'est que rarement vérifié dans les faits.

Si l'internaute lambda n'est pas forcément convaincu de la nécessité de disposer de débits allant jusqu'à 100 Mb/s, la ministre de l'économie et le secrétaire d'état chargé des entreprises et du commerce affirment dans un communiqué que le "déploiement de la fibre optique sur notre territoire constitue l'équivalent du déploiement des lignes téléphoniques dans les années 60 : il s'agit de bâtir de nouveaux réseaux pour permettre le développement des moyens modernes de communication".

"L'accès aux immeubles est aujourd'hui le principal obstacle aux déploiements. Cet obstacle concerne tous les opérateurs", a fait remarquer Paul Champsaur, président de l'Arcep, présent lors de ce comité de pilotage du très haut débit. Afin de lever cette barrière, Christine Lagarde et Hervé Novelli ont suggéré que l'on transpose le droit à l'antenne (qui fait qu'un propriétaire ne peut s'opposer à l'installation d'une antenne si un autre en fait la demande et que les travaux respectent certaines normes) à la fibre optique. Par précaution, ils préfèrent toutefois parler de "faculté d'accès la fibre" plutôt que d'un éventuel "droit à la fibre".

Sur le plan législatif, il serait question de garantir la mutualisation des réseaux internes aux immeubles. Une proposition de loi allant dans ce sens pourrait être formulée au cours du premier semestre 2008. L'opérateur qui câble le premier un immeuble devrait donc ainsi laisser ses concurrents accéder à son installation à un tarif raisonnable. L'Arcep, qui devrait être chargée d'encadrer le déploiement de la fibre, fait remarquer qu'une mutualisation sera également nécessaire en amont de l'immeuble résidentiel afin que ne puisse se constituer des monopoles locaux au niveau des répartiteurs. A ce titre, France Télécom pourrait être contraint à ouvrir ses fourreaux, hérités de l'ancien monopole, à ses concurrents selon des modalités qui restent à définir.
le 14/12/2007 à 20:39
90 à 95% des emails seraient du SPAM
D'après une étude réalisée par Barracuda Networks, spécialisée dans les solutions de sécurité informatique, 90 à 95% des courriers électroniques envoyés pendant l'année 2007 étaient liés au SPAM (courrier publicitaire non-sollicité). Depuis 2001, le SPAM aurait ainsi grappillé 5% supplémentaires. La pollution numérique qui envahit les boîtes aux lettres virtuelles s'affiche donc avec une tendance à la hausse.

Pour réaliser son étude, Barracuda Networks a analysé chaque jour plus d'un milliard de messages reçus auprès de 50 000 utilisateurs à travers le monde. L'étude précise que les spammeurs sont de plus en plus malins et font preuve d'ingéniosité pour contrer les solutions anti spam mises en place. Ainsi, le SPAM image et le SPAM PDF ont le vent en poupe. Voici une petite rétrospective des méthodes de spamming les plus usitées ces dernières années :
- 2006 : SPAM image / botnets
- 2005 : adresse mutante
- 2004 : génération automatique de SPAM
- 2003 : spoofing, relais ouverts

A l'heure actuelle, le SPAM demeure l'une des pollutions numériques des plus envahissantes. Une autre étude précise que 57% des professionnels placent le SPAM comme la forme de publicité non-sollicitée la plus nuisible après la publicité papier dans les boîtes aux lettres (31% des sondés) et le télémarketing (12% des sondés).
Le groupe TF1 s'apprête à assigner les célèbres sites Web 2.0 que sont Dailymotion et Youtube pour contrefaçon et défaut de lutte contre le piratage. Visiblement échaudé par les multiples diffusions sans autorisation de ses programmes télévisés sur les sites de partage de vidéos en ligne, TF1 porte plainte pour contrefaçon et concurrence déloyale. La chaîne privée réclamerait ainsi, selon Le Point, 38,97 millions d'euros à Dailymotion avec une astreinte de 10 000 euros par infraction constatée. Quant à la filiale française de YouTube, une société du groupe Google, TF1 lui réclame la bagatelle de 100 millions d'euros, compte tenu de la différence d'audience entre les deux sites.

Parmi les raisons qui poussent TF1 à la contre-attaque il y a bien sûr le piratage de ses séries à succès, comme Heroes, ou encore le piratage de films sur lesquels la chaîne à acheté l'exclusivité des droits. TF1 estime d'ailleurs que pour une centaine de vidéos visionnées sur les sites de partage, le groupe perdrait une vingtaine de ventes légales sur ses propres services de VOD. Rappelons qu'outre-atlantique, Viacom a attaqué YouTube en justice en réclamant 1 milliard de dollars de dommages et intérêts.
Objet de discorde entre fabricants et sociétés de droit d'auteur depuis sa création, en 1985, le dispositif de redevance pour copie privée devrait bientôt faire l'objet d'un nouvel examen par la Commission européenne. Quatre sociétés viennent en effet de saisir cette dernière afin de protester contre un système qu'elles estiment contraire au principe de libre circulation des marchandises et des biens. Quatre procédures ont été lancées à quelques semaines d'intervalle par quatre sociétés différentes, couvrant l'éventail des acteurs impliqués dans la commercialisation de dispositifs de stockage, dans quatre pays européens distincts.

Aux Pays-Bas, c'est Imation qui lance les hostilités alors que Philips se charge de l'Espagne et qu'Amazon s'occupe de l'Autriche. La quatrième plainte couve depuis début novembre, mais vient tout juste d'être communiquée aux sociétés de droit d'auteur. TopLink, un distributeur français, en est à l'origine, indique aujourd'hui la Sacem. "La redevance pour copie privée est acquittée par l'importateur ou le fabricant. Libre à eux de la répercuter par la suite sur le prix final de leurs produits", nous expliquait récemment Thierry Desurmont, vice président du Directoire de la Sacem et membre de la commission d'Albis. "D'après ces plaintes, la redevance serait contraire au principe de libre circulation des marchandises, et l'aide apportée aux ayant droits serait contraire au droit européen", ajoutait-il alors.

Pour les sociétés d'auteur, le bien fondé de la copie privée ne fait aucun doute. Pour justifier leur position, ils s'appuient notamment sur une étude commanditée par le Gesac (qui regroupe 34 des plus importantes sociétés d'auteurs d'Europe) qui indique que les systèmes de copie privée actuellement en vigueur sont justifiés, bénéfiques dans la mesure où ils soutiennent la création, et qu'ils ne posent aucun problème avec le marché intérieur. Les fabricants de supports de stockage et autres médias vierges leur rétorquent toutefois que les consommateurs européens sont de plus en plus nombreux à aller s'approvisionner à l'extérieur de leurs frontières respectives pour s'affranchir de la redevance appliquée dans leur pays.

Ce n'est pas la première fois que la copie privée se voit attaquée au niveau européen. En décembre 2006, Charlie McCreevy, commissaire européen responsable du Marché intérieur et des Services, avait ainsi proposé une recommandation prônant la suppression du principe de redevance pour la copie privée. Rejetée, elle pourrait d'après certaines sources autorisées revenir occuper les débats, surtout si ceux-ci sont attisés par le dépôt quasi-simultané de quatre plaintes.
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