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Les revenus de Yahoo ont plus que doublé sur un an. Au premier trimestre 2010, le géant du net a enregistré un bénéfice de 310,19 millions de dollars, soit 22 cents par action, contre 117,6 millions au premier trimestre 2009 (8 cents par action). C'est la première hausse en 18 mois.

La directrice générale Carol Bartz, engagée au début de l'année dernière pour enrayer la chute, a annoncé notamment une hausse de 20% des recettes liées aux encarts publicitaires sur les sites du groupe. Ce sont les premiers résultats qui tiennent compte de l'accord avec Microsoft. Selon les termes du partenariat conclu l'été dernier, Microsoft gère les recherches en ligne d'un point de vue technologique, tandis que Yahoo prend en charge la régie publicitaire.

« Nous avons eu un bon trimestre, avec des résultats supérieurs à nos attentes », a donc pu se féliciter Carol Bartz. De fait, les analystes tablaient sur un bénéfice de 9 cents par action sur le trimestre. Débarrassé des événements exceptionnels - la vente de Zimbra compte pour 5 cents dans les 22 cents de bénéfice, et les remboursements de Microsoft dans le cadre de l'accord pour 2 cents - le résultat fait donc 6 cents de mieux que ce qu'ils attendaient.

Les analystes ne sont pas pour autant satisfaits, puisque certains estiment, à l'instar de Clay Morgan de Benchmark, que « c'est un peu décevant ». Le groupe continuerait à être en difficulté « dans la recherche. » Il juge même que « l'amélioration de l'économie n'a pas vraiment été profitable à Yahoo. » Le moteur de recherche de Yahoo a tout de même vu ses parts de marché progresser selon Comscore, qui le place à 16,9% aux Etats-Unis, soit une hausse de 0,1%. Dans le même temps, Bing s'est amélioré de 0,2 point à 11,7%, tandis que le leader, Google, a perdu 0,4 point à 65,1%.

Autre sujet d'inquiétude pour Yahoo : la Bourse n'a pas très bien réagi à l'annonce de ses résultats. Yahoo a rendu 4% en pré-séance à Wall Street, à près de 17,6 dollars par titre.
Réussite incontestable sur le Web, où les outils de tracking et la multiplication des intermédiaires entre un marchand et son prospect le rendent incontournable, le modèle de l'affiliation peut-il être porté tel quel sur mobile ? Cellfish Media et Effiliation, qui annoncent l'ouverture de CellFiliation, un joint-venture dédié à l'affiliation mobile, partent quant à eux du principe qu'il convient de développer, en la matière, une offre tirant parti des spécificités du mobile et, par extension, du Web mobile.

« Sur internet, l'affiliation représente environ 20% du marché publicitaire. Nous pensons qu'il en sera de même à terme avec le mobile », indique François Deltour, PDG d'Effiliation. Confiante, la régie conseil en affiliation a donc décidé de joindre ses forces à celles de Cellfish Media (groupe Lagardère), spécialiste de la monétisation d'audience et des contenus mobiles.

En lançant CellFiliation, les deux partenaires espère bien encourager la mise en place de dispositifs de marketing mobile rémunérés à la performance, en reprenant les mécaniques déjà éprouvées avec succès sur Internet : Coût Par Action (CPA) - Coût Par Clic (CPC) - Coût Par Lead (CPL- Coût Par Mille (CPM), sans oublier de nouveaux metrics spécifiques au mobile, comme le décompte des téléchargements d'applications ou d'interactions avec un serveur vocal interactif.

L'essor des smartphones ainsi que la constante progression du taux de pénétration de l'Internet mobile en France font que l'intérêt du marketing à la performance sur mobile n'est plus à démontrer pour de nombreux éditeurs. Reste, pour les spécialistes venus du Web, à s'imposer sur ce terrain encore mal balisé, envers lequel les appétits se font de plus en plus visibles.
Yan Claeyssen, président d'ETO Digital, nous propose cette longue tribune, dans laquelle il revient sur la mission de réflexion lancée par le secrétariat d'Etat à l'économie numérique sur la question d'un droit à l'oubli sur Internet. Selon lui, il s'agirait d'une "fausse bonne idée", difficilement applicable et aux conséquences pouvant se révéler dangereuses. Voici son point de vue.Depuis plusieurs mois, un groupe de travail a été créé par le secrétariat d'Etat à l'économie numérique dans le but de réfléchir à la mise en place d'un Droit à l'oubli sur Internet. Lancée lors d'une conférence à Science-Po en novembre, l'objectif est de réfléchir aux éventuelles régulations à mettre en oeuvre pour protéger les internautes contre l'exploitation malintentionnée de leurs données personnelles sur le net.

La présence sur internet de ces données personnelles est soit volontaire, soit automatisée. Ces données peuvent en effet ou bien avoir été déposées volontairement par l'internaute sur son blog ou sur son profil Facebook, MySpace ou autres, ou bien avoir été "tracées" par un dispositif de marketing online exploité par un acteur de la net économie (régie publicitaire, fichier utilisateur d'un service online, fichier client d'un e-commerçant…).

La CNIL et plusieurs associations de consommateurs réclament la mise en place de ce droit à l'oubli, voire son inscription dans la Constitution Française, de manière à éviter que ces données personnelles soient utilisées par des tiers contre l'individu concerné. Des lois, notamment la "loi informatiques et libertés", protègent déjà les individus contre une utilisation abusive de leurs données personnelles. Il s'agirait d'aller plus loin pour les données dès lors qu'elles sont récoltées et/ou diffusées et/ou conservées sur Internet. Concrètement, l'objectif est de permettre à tout internaute d'exercer un "droit de suppression des données" gratuitement et simplement.

En effet, un nouveau réflexe est né depuis quelques années notamment avant de recruter un candidat ou de s'amouracher d'une jolie rencontre : on le ou la googelise ! De fait, Internet constitue tout à la fois un outil de tracking et de collecte d'information formidable, une mémoire multimédia phénoménale et un moteur de recherche extraordinaire. Dès lors qu'une information est déposée sur le net, en général, elle y reste et peut facilement être retrouvée par Google. C'est bien ce que pointent la CNIL et les associations : il n'y a plus de place pour l'oubli ! Ce que nous déposons sur le net est inscrit dans un marbre numérique une fois pour toute. Et tout un chacun peut aisément le retrouver.

La crainte principale est de voir émerger un dispositif type Big Brother qui permettrait non seulement aux organisations (Etat, entreprises…) mais à tout un chacun de pouvoir pister, voire surveiller, les individus en collectant un ensemble d'informations personnelles laissées sur le net.

Cette crainte est complètement légitime. Nous ne sommes pas incognito sur le net. Notre activité en ligne laisse des traces et ces traces peuvent potentiellement nous suivre toute notre vie.

Pour autant, je pense que l'établissement d'un droit à l'oubli numérique est une fausse bonne idée.

Tout d'abord, il est illusoire de vouloir légiférer dans un contexte technologique complexe et international. Sur internet, tout est connecté à tout. Les données sont hébergées dans plusieurs serveurs souvent dispersés aux quatre coins du monde. L'application d'un droit à l'oubli numérique européen, et a fortiori Français, est une utopie complète. La loi sera inefficace (la LCEN n'a pas empêché le spam de se développer) et constituera de fait une sur-promesse de protection que l'état régalien ne pourra assurer.

Mais surtout, au-delà de l'impossibilité d'appliquer un tel droit, la réflexion sur ce droit à l'oubli numérique m'interpelle d'un point de vue philosophique. Il me semble essentiel de s'interroger sur les raisons qui poussent une société à réclamer un droit à l'oubli numérique comme prolongement du droit à la vie privée.

L'inscription de ce type de droit au sein de la constitution me semble non seulement inapplicable mais très risqué. Ce droit à l'oubli pourrait rapidement être assimilé à un droit de dire et de faire n'importe quoi sur l'ensemble des média digitaux : "Ce n'est pas grave, je pourrai toujours demander à ce que j'ai dit soit effacé de l'ensemble de la mémoire collective numérique". Ce droit à l'oubli me semble dangereux, il constitue le premier pas vers un révisionnisme numérique potentiel à l'exact opposé des valeurs qui fondent notre vision de la responsabilité, de la mémoire, de l'histoire et par là de notre société. Le droit à l'oubli est sensé protéger notre liberté tout en nous déresponsabilisant de nos actes. Etrange paradoxe.

En dehors du contexte de la diffamation ou du droit à l'image, ce type de droit n'existe pas pour les autres supports d'information et de communication (livre, presse, radio, télévision…). Pourquoi ? Certes internet possède des propriétés spécifiques qui peuvent amener le législateur à mettre en place des réglementations spécifiques. Mais de là à imaginer un droit d'effacer ce qui a été fait, dit, écrit ou photographié en connaissance de cause, il y a un pas énorme qu'il nous appartient de mesurer avec circonspection.

Le droit à la vie privée et à l'intimité sont des droits fondamentaux. La vraie question est donc bien comment penser et protéger la vie privée et l'intimité dans le cadre de la société numérique qui se dessine aujourd'hui ? Il est tout d'abord important de bien différencier la notion philosophique ou anthropologique d'intimité du concept politico-juridique de "vie privée".

L'intimité est une construction sociale et culturelle et en tant que telle, elle est l'objet d'évolutions constantes. L'intimité peut au sein d'une même culture, voire d'une même personne, être vécue de manière différente en fonction du contexte dans lequel elle est placée : ce qui est intime pour un individu dans un contexte donné (sa famille par exemple) ne l'est pas dans un autre (son groupe d'amis). De même, le «périmètre» ou «l'extension» de l'intimité peut évoluer avec l'âge ou les expériences personnelles.

La "vie privée" est un concept juridique qui se définit dans son opposition à la "vie publique". Né au XVII siècle en même temps que le droit à la propriété privée, ce concept correspond à l'émergence de la société bourgeoise et capitaliste. Ce droit était alors considéré comme une condition de possibilité d'un état démocratique. Il n'allait pas de soi, notamment dans la monarchie dans laquelle les sujets, et leurs pensées, appartenaient au pouvoir. Il suffit de méditer à ce qui se passe aujourd'hui en Iran ou en Chine pour comprendre les enjeux de ce droit universel.

Le concept de vie privée permet donc de fournir un cadre juridique à l'intimité. Doit-il pour autant en scléroser la définition et le périmètre ? En effet, il est évident que l'avènement d'une société hyper-connectée change quelques peu la donne. Déjà Mc Luhan, le sociologue canadien des media et l'inventeur de l'expression "village globale", avait démontré que dans la société des media et des nouvelles technologies qui allait émerger, le modèle du village s'imposerait sans aucun doute. A l'inverse de la ville, dans un village, il n'y a pas d'anonymat et la vie privée est relativement restreinte : tout le monde sait, ou crois savoir, ce que fait son voisin. Les rumeurs sont courantes et il appartient à chacun de savoir non seulement bien se cacher mais aussi de s'exposer à bon escient.

Le modèle du village permet d'avoir une idée assez juste du type de relation qui va sans doute se tisser dans les années qui viennent. Est-ce un avenir désirable ? Je n'ai pas la réponse. Parisien d'adoption, j'apprécie l'anonymat de la vie dans une grande ville. Mais j'aime aussi être reconnu par mon boucher de quartier. Il connait mes plats préférés. Nous gagnons tous les deux du temps et il me réserve parfois ces meilleurs morceaux… La ville et le village ont tous les deux leurs avantages et leurs inconvénients. Je crois qu'internet intelligemment utilisé peut nous apporter les avantages des deux modèles sans avoir forcément leurs inconvénients.

Dans tous les cas, ce n'est pas en légiférant que l'on protégera les individus, mais en leur apprenant à se servir de ces nouveaux supports et à les exploiter pour se protéger eux-mêmes.

Pour protéger la vie privée des internautes, d'autres moyens qu'une loi pour l'oubli numérique existent :

- Sensibilisation dès l'école primaire des enfants au bon usage d'internet

- Information claire, transparente et pédagogique des usagers sur les différents sites (média sociaux, portails, moteurs de recherche, presse online, e-commerçants…).

- Mise en place par les logiciels de navigation sur le web de dispositifs plus simples pour surfer de manière anonyme et effacer les cookies.

- Faire respecter les lois déjà existantes contre la diffamation, l'usurpation d'identité, l'exploitation malhonnête de données privées, etc.

Et si on allait encore plus loin :

- Pourquoi ne pas mettre en place un service public de veille et de conseil dans l'usage, la gestion voire la défense de son image et de sa réputation sur Internet à l'instar des sociétés privées qui réalisent cette prestation pour les grandes marques ?

Nous sommes dans une période de transition. Les changements sont rapides et parfois brutaux. Il est nécessaire de protéger les individus des conséquences parfois néfastes de leurs usages de technologies qu'ils ne maitrisent pas encore. Mais faut-il pour cela mettre en place une loi inapplicable et dont les conséquences pourraient être encore plus désastreuses ?

Chaque technologie génère ses "accidents". Il faut donc mettre en place des règles, un code de la route, pour réduire le nombre de ces "accidents". La loi contre l'oubli numérique n'est pas un code de la route, c'est un passe droit qui ne garantie rien d'autre que son inefficacité.
Alors qu'elle doit être lancée pour la fête de la musique le 21 juin, la carte musique jeunes cherche toujours un financement. Vendue 50 euros et permettant aux jeunes de 18 à 24 ans de télécharger gratuitement pendant un an, ce sésame doit être financé à moitié par l'Etat… qui compte trouver l'argent en taxant les FAI. Logique.

La Fédération Française des Télécoms contre-attaque. Après le souhait de Nicolas Sarkozy d'augmenter la taxation des FAI pour la TVA jusqu'à atteindre 55% de leur chiffre d'affaires, il était clair que les fournisseurs d'accès à Internet n'allaient pas voir la mesure d'un bon oeil. C'est désormais confirmé puisque selon un communiqué, la FFT estime qu'il s'agit d'une "taxation supplémentaire de l'accès à Internet. Dans le contexte de marché actuel, une telle décision serait contreproductive et destructrice de valeur pour l'ensemble des acteurs de la chaîne."

Du coup, les FAI montrent les dents et laissent poindre la possibilité d'augmenter, à terme, le prix des abonnements. La FFT explique que "les FAI sont les premiers promoteurs et distributeurs de l'offre légale. Cette nouvelle taxation, qui s'ajouterait à de nombreuses autres, viendrait dégrader leur capacité à promouvoir et distribuer ces offres dans un contexte de concurrence mondiale pour la distribution de biens culturels dématérialisés. Elle constituera un facteur de désaffection fort pour l'investissement des FAI dans les nouveaux contenus et services."

Cette annonce va dans le sens de celle qu'avait fait Xavier Niel fin mars au sujet de la hausse des tarifs. Le p-dg d'Iliad avait alors clairement expliqué qu'« avant la fin de l'année, le triple-Play va augmenter ». La somme de 5 euros supplémentaires avait alors été entendue...

L'idée proposée par la commission Zelnik (suite à Hadopi) a donc du plomb dans l'aile. Entre des FAI refusant de contribuer aux projets présidentiels et un système de riposte graduée toujours au point mort, les 10,5 millions de jeunes vont encore pouvoir attendre leur carte.
Microsoft vient d'annoncer la mise en production de SQL Server 2008 R2. «Résolument tournée vers une forte capacité de montée en charge des datacenters d'entreprise», selon le communiqué officiel, R2 devrait apporter comme principale amélioration l'intégration de la plateforme du datacenter jusqu'au cloud via Microsoft SQL Azure.

Dans les faits, la version R2 a déjà été RTM la semaine dernière. Elle reste une version « mineure », dans le sens où elle n'apporte aucune mise à jour à la base de données centrale elle-même. Un nombre important de clients de SQL Server ont été consultés depuis le début du développement, il y a plus de deux ans, et Microsoft annonce aujourd'hui que « plus de 2 000 éditeurs de logiciels dans le monde ont fait part de leurs projets de bâtir des solutions sur SQL Server 2008 R2. » Plus de 300 000 téléchargements des versions preview auraient été effectués.

Microsoft introduit également « de nouvelles fonctionnalités décisionnelles » avec la notion de Business intelligence en libre-service maîtrisée. Une nouvelle technologie, baptisée PowerPivot, doit permettre de mettre en oeuvre cette fonctionnalité. L'add-on PowerPivot pour Excel 2010 pour SQL Server 2008 R2, utilisé en collaboration avec Sharepoint, est conçu pour permettre aux utilisateurs de récupérer des données depuis de nombreuses sources, et de les manipuler facilement, pour les organiser, les trier, puis les publier ou les partager.
Une étude menée par l'éditeur PGP et l'institut Ponemon fait le bilan des fuites informatiques en 2009 en France. En évaluant les données recensées en entreprise, le cout de chaque dossier compromis s'élève en moyenne à 89 euros. Pour autant, chiffrer une perte s'avère plus que difficile et obtenir une vision globale des fuites reste impossible vu que les entreprises et services publics n'ont aucune obligation de communiquer leurs failles… et leurs pertes.

L'étude baptisée "Etude annuelle 2009 : le coût des effractions de données en France" explique comment et surtout combien coute une perte informatique. Sur les 89 euros par dossier, 31 sont dévolus à la réparation de la vulnérabilité, le reste est nécessaire aux activités de détection et de reporting sur les incidents. Pour autant, la notification d'une effraction ne coute que 4 euros. Explications.

En France, la notification n'est pas obligatoire, pour autant l'étude menée explique que seulement dans 35% des cas, les entreprises avaient prévenu leurs clients dans un délai d'un mois. Pourtant, le 24 mars dernier, le Sénat avait adopté une proposition de loi visant à publier toute faille de sécurité avec obligation de notification à la Cnil. L'idée était en fait une conséquence de la directive européenne 2002/58/CE qui devra, un jour où l'autre, être transposée en droit français.

Une telle loi pourrait permettre aux entreprises de mieux cerner leurs problèmes de vulnérabilités mais aussi de savoir quelles sont les conséquences qu'elles courent en termes d'image. De même, une avancée intéressante serait celle d'encourager les internautes à alerter les autorités en cas de découverte d'une faille tout en le protégeant. Par exemple, la rédaction de Clubic a été informée d'une faille de sécurité sur un site d'un grand ministère français. Contacté à ce sujet, le ministère a comblé rapidement la faille sans aucun autre mot de remerciement. Dommage…
Estimant que « la technologie impacte de façon spectaculaire la façon dont les gouvernements communiquent et s'engagent devant les citoyens», et dont les gens «construisent des communautés d'intérêt commun », Microsoft a annoncé le lancement d'une nouvelle application : TownHall. Le déclencheur, pour Microsoft, c'est l'élection américaine de 2008, qui a amené Barack Obama à la tête des Etats-Unis, et qui aurait « démontré avec des exemples forts le pouvoir d'Internet et la façon dont les gens s'organisent et s'engagent. »

Cette appplication, basée sur le cloud, permet à tout le monde, des hommes politiques au consommateurs, de parler des problèmes importants avec un hall de mairie (l'équivalent d'une agora dans l'imaginaire américain) virtuel. Un forum, en quelque sorte ? A peu près, sauf que le tout se présente sous forme de sondages proposés par les utilsateurs, type « La baisse des impôts pourrait-elle permettre de relancer l'économie ? »

Outre les résultats, des commentaires peuvent être affichés et rédigés sur chaque sondage. Un forum basé sur des questions fermées, donc. Ce nouveau réseau social politique propose également de « gagner des badges », un peu comme sur Foursquare, pour apporter une dimension ludique aux sondages : plus les utilisateurs votent, plus ils sont reconnus grâce à ces badges.

Microsoft se défend de vouloir faire un simple forum, puisque son but est de réinventer la façon dont les débats se font aux Etats-Unis, et de faciliter les débats sur les sujets importants. TownHall fait partie d'une suite baptisée Campaign Ready, qui dédie les technologies Microsoft aux campagnes électorales.
Au milieu du chaos provoqué par le nuage de cendres et les perturbations du trafic aérien, certains s'organisent pour continuer à travailler ou pour entrer en communication avec leur entourage. Et pour ce faire, rien de mieux que la visioconférence : le secteur connaît d'ailleurs une hausse significative ses derniers jours.

Certains se frottent les mains. C'est le cas, entre autres, de Cisco Systems, dont l'une des branches est justement consacrée à la visioconférence : « Tous nos centres de démonstration et toutes nos salles de réunions virtuelles à travers le monde ont été prises d'assaut, que ce soit par des hauts dirigeants d'entreprise, des patrons de PME ou des ministres », a déclaré Fredrik Halvorsen, vice-président du secteur "téléprésence" chez Cisco.

C'est dans ce climat très favorable au secteur que Videoworks a fait son entrée, hier, sur le marché. Cette start up norvégienne a lancé une gamme de solutions de vidéoconférences basées sur la technologie de Sony, à destination des pays de l'Union européenne et de l'Association européenne de libre-échange.

Even Zimmer, le PDG de Videoworks, n'a pas caché sa satisfaction : « Le timing est très bon. Le marché est en pleine expansion et les conséquences du nuage de cendres ne vont pas disparaître de sitôt ». Ce dernier a également ajouté que la situation actuelle fera probablement réfléchir les entreprises sur les avantages de la vidéoconférence sur le long terme.Mais tout le monde n'est pas des plus favorables à cette explosion de la visioconférence dans l'urgence : lors de l'annonce de la réunion par caméras interposées des ministres européens en charge des télécoms, qui devait initialement se tenir à Grenade hier, Nathalie Kosciusko Morizet a exprimé ses doutes sur Twitter : « Le conseil des ministres européens du numérique programme a Grenade aujourd'hui aura lieu en visioconférence #fail » (sic), ajoutant plus tard sur son fil « Un conseil en visio c'est #fail pce que comme ce n'était pas prévu certains en tirent argument pour rejeter les discussions de fond » (sic).

NKM, contre la vidéoconférence ? Pas complètement, mais la secrétaire d'Etat prône une organisation plus avancée pour éviter que « certain en tirent argument pour repousser les sujets qui fâchent. » (sic). S'il n'est pas certain que les circonstances actuelles se prêtent à la meilleure des organisations, la visioconférence pourrait néanmoins offrir bien des avantages, aussi bien économiques qu'écologiques.

Enfin, notons que la vidéoconférence n'est pas uniquement salvatrice pour les politiques et les hommes d'affaires : elle l'est aussi pour les voyageurs malchanceux. Citons l'exemple de Sean et Natalie, un couple de tourtereaux qui devaient se marier en Angleterre le week-end dernier.

Bloqué en transit à Dubaï après un voyage en Australie, le couple, plutôt que d'annuler la cérémonie, a finalement décidé de se marier sur place, et de partager leur union avec leur proche... via Skype, avec un prêtre humaniste basé à Londres. « J'ai fait beaucoup de mariages humanistes mais jamais un comme ça. C'était génial. C'était un mariage parfait, il manquait seulement les mariés. », a-t-il déclaré.

Et si le phénomène perdurait après le nuage de cendres ?
Le logiciel interne de Google de gestion des mots de passe a bien été attaqué. L'information circulait mais elle est désormais confirmée, notamment par le New York Times. La récente attaque subie par la firme fait encore des dégâts puisqu'elle aurait affecté le programme interne de mot de passe du moteur de recherche.

Lors des attaques en janvier dernier, des pirates auraient pris le contrôle de l'ordinateur d'un employé chinois de Google en le piégeant via MSN. Ils auraient ensuite tenté de s'attaquer au programme Gaïa, du nom de la déesse grecque de la Terre, un logiciel de gestion des mots de passe bien caché du public car il n'a été décrit publiquement qu'une seule fois.

A la loupe, ce programme permet aux employés de Google de se connecter une seule fois avec leur mot de passe pour accéder à divers services comme la messagerie voire d'autres applications. Si certains experts craignent que les pirates aient installé un cheval de Troie pour "réaliser des opérations clandestines futures", les hackers n'ont apparemment pas récupéré de mots de passe d'utilisateurs.

De même, la méthode d'infection était plutôt simple puisqu'en cliquant sur un lien et en se connectant à un site vérolé, l'employé a permis aux hackers d'avoir accès à son ordinateur mais aussi aux ordinateurs d'un groupe de programmeurs au siège de Mountain View. Le motif avancé par Google était alors celui d'une attaque visant des militants des droits de l'Homme en Chine puisque deux comptes de la messagerie Gmail avaient été forcés. Pour l'instant, Google refuse d'en dire plus et de valider la thèse de l'infiltration pour espionnage économique et industriel. Pour l'instant…...
C'est à croire que la voiture de Google la suivait : une anglaise du nom de Wendy Southgate apparaît 43 fois sur Street View, le service complémentaire de Google Maps qui permet d'explorer en détails certains lieux.

C'est son mari qui, en "visitant" leur village de Elmswell situé à l'est de l'Angleterre, a découvert que sa femme avait été photographiée alors qu'elle promenait leur chien. "« J'ai été surpris quand j'ai vu Wendy, et puis je l'ai revue, encore et encore. J'ai compté 43 apparitions »".

La principale intéressée, quant à elle, a d'abord eu du mal à y croire, puis s'est rappelée la voiture de Google. « Je ne savais pas ce qu'elle faisait. Elle faisait le tour en roulant très, très lentement. », raconte-t-elle au Sun. Sur plusieurs plans, on peut d'ailleurs voir, malgré le floutage, que Wendy a la tête tournée vers l'étrange voiture, qui semble avoir également attiré l'attention de la Police locale.

A priori, le couple Southgate s'amuse plus qu'autre chose de la situation et n'a pas demandé à Google d'enlever les plans dans lesquels Wendy apparaît.

Mais Street View est un service qui n'est pas populaire partout : en avril 2009, les habitants de la ville de Broughton avaient bloqué la voiture de Google en créant une chaîne humaine, et en février dernier en Finlande, un homme avait déposé plainte après avoir été affiché sans pantalon sur le site.

Les situations insolites en rapport avec Google Street View ne sont donc pas rares, mais le cas de Wendy Southgate semble établir un record de présence sur le service. Après « Où est Charlie »...Agrandir le plan
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