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Un nouveau malware a fait son apparition récemment sur le Net, et prend pour cible les adeptes du téléchargement en BitTorrent, avec pour objectif de leur extorquer de l'argent.

Une fois installé sur l'ordinateur de sa cible, le malware scanne le disque dur à la recherche de fichiers .torrent, puis affiche une fenêtre annonçant que l'utilisateur est coupable de violations de copyrights en relation avec les fichiers prétendument téléchargés. Afin d'éviter une grosse amende et une peine de prison, le contrevenant est sommé de payer la somme de 400$ par carte de crédit pour s'acquitter des droits des oeuvres piratées.

Si certains internautes se sont bel et bien fait avoir, c'est probablement parce que le programme fait tout pour être crédible : le logiciel malveillant se fait passer pour une société du nom de ICCP Foundation, soi-disant affiliée à la RIAA et la MPAA, qui représentent les lobbies du disque et du cinéma aux Etats-Unis.

Mais la fondation ICCP, si elle existe vraiment, n'a absolument rien à voir avec la traque des internautes indélicats, et tout l'argent récolté par le biais du malware va bien évidemment directement dans la poche des pirates, tout comme les coordonnées bancaires utilisées pour payer.

Si on peut imaginer que n'importe quel adepte de BitTorrent pourrait être confronté à ce malware, ce sont surtout les utilisateurs américains qui sont visés puisque ce procédé semble faire écho à l'annonce récente, outre-Atlantique, de mesures de traques lancées par l'industrie du cinéma indépendant face aux adeptes des réseaux peer-to-peer.

Un logiciel malveillant qui joue sur la culpabilité et la peur du gendarme, et qui risque fort d'inspirer d'autres pirates en dehors des USA.
Après s'être vu investi par les oeuvres de Stendhal, J.K Rowling ou Dante, voilà que Twitter devient le champ d'expérimentation de la Royal Shakespeare Company, qui s'est lancé le défi de faire revivre Roméo et Juliette au travers de tweets quotidiens.

La « pièce » a débuté lundi sur le réseau social et trouvera sa conclusion dans cinq semaines, au terme d'une multitude d'échanges entre 6 comédiens interprétant tous un rôle en rapport avec la tragédie shakespearienne, mise au goût du jour pour l'occasion.

En effet, pour s'adapter à l'époque et au média utilisé, les personnages ont été totalement actualisés : Juliette, alias julietcap16 sur Twitter, est une adolescente de 16 ans qui se lamente de ne pas se trouver de petit ami sur Internet, son frère Tybalt est un jeune délinquant, le frère Laurent est un patron de cybercafé, et ainsi de suite... Chaque comédien a reçu un profil détaillé de son personnage, et twitte librement sans contrainte imposée.

Si la ressemblance concrète avec la pièce de théâtre originale reste encore à définir véritablement, l'expérience est cependant une véritable curiosité à découvrir, et peut réserver quelques surprises : car la troupe espère bien que les spectateurs, ou plutôt les followers de l'intrigue y prennent ouvertement part, et se mettent à communiquer avec les personnages. On peut même imaginer que le Roméo de la pièce se trouve parmi ses lecteurs, puisqu'aucun des 6 personnages n'endosse ce rôle.

Pour suivre l'avancée de l'histoire, il suffit de se rendre sur le site du projet, ou encore de suivre les personnages directement sur Twitter.
Après avoir lancé son service de recherche en temps réel à la page de réponses s'ajoute un flux continu issu de Facebook, Twitter et Myspace Google propose maintenant une fonction de recherche dans les archives de Twitter. Cette nouvelle fonctionnalité présente sous forme d'échelle chronologique l'évolution des messages publiés sur Twitter, avec une indication statistique sous forme de barres bleues.

Pour le blog de Google, cette fonctionnalité se justifie par « la conversation constante » qui existe avec les services de blog et de micro-blogging. « A partir d'aujourd'hui, vous pouvez zoomer sur n'importe quel point dans le temps, et revoir ce que les gens disaient publiquement d'un sujet sur Twitter. » La fonction devrait être déployée sur toutes les versions anglaises du moteur de recherche dans les deux jours, et devrait apparaître par la suite pour les autres langues. Google n'a précisé aucune date, mais a fourni un lien pour tester le service.

L'intérêt du service ? Google explique par l'exemple : « vous voulez savoir ce que les gens postaient pendant votre course de marathon ? » Le service sera disponible dans les options de recherche, sous l'onglet Updates dévoilé pour l'affichage en temps réel récemment. Un tableau s'affichera, qui permettra de choisir un terme de recherche, et l'étendue de l'échelle de temps : deux derniers jours, dernier mois ou dernière année. Google permet pour l'instant de remonter au 11 février 2010, mais annonce la disponibilité prochaine des archives jusqu'au 21 mars 2006, soit la date du tout premier tweet par Jack Dorsey, cofondateur de Twitter : « just setting up my twttr. »
Depuis son annonce en 2009 de mieux protéger son site, Facebook souhaite renforcer la sécurité de ses utilisateurs. Le site a donc confirmé la création d'un conseil consultatif en sécurité formé par cinq organisations américaines et européennes chargées des données personnelles. Le Facebook Safety Advisory Board sera donc composé des groupes Common Sense Media, Connect Safely, WiredSafety, Childnet International et de The Family Online Safety Institute.

Quatre points sont mis en avant par le site. Une série de FAQ sont destinées aux professeurs et instituteurs, une autre aux juristes, une autre aux parents puis un dernier post est consacré aux teens. Des conseils, parfois basiques, sont donnés pour éviter la divulgation de données personnelles. Par exemple, ne jamais communiquer ses identifiants ou bloquer et rapporter tout contenu jugé inapproprié.

Afin de montrer sa bonne foi, Facebook indique sur la page d'accueil de son centre de sécurité que "La sécurité est une priorité de Facebook et nous faisons en sorte de proposer un environnement dans lequel chacun peut communiquer sans crainte". Pour autant, les informations contenues dans les FAQ renvoient sur des documents internes comme les conditions d'utilisation du site. Bof.

Même si Facebook fait un effort en faveur d'une meilleure protection des données personnelles de ses 400 millions de membres, le réseau social reste une cible de choix pour les adeptes du phishing. Après un accord passé avec l'éditeur en sécurité McAfee, Facebook tente tout de même de se protéger des malwares.

Il n'est pas certain que ces nouveautés calment certaines autorités européennes. Cette semaine, la Fédération allemande des associations de consommateurs a appelé au boycott de Facebook sur son territoire. Motif invoqué : le site ne protégerait pas assez les données personnelles au regard des autorités allemandes. L'appel de la Verbraucherzentrale Bundesverband (VZBV, autorité regroupant 42 associations) a été cinglant : "Si vous accordez de l'importance à la protection de vos données, vous devriez changer de site".

Facebook doit donc faire le grand écart entre son principe même qui est la diffusion d'informations personnelles et les protestations de l'Allemagne et de ses 8,3 millions d'utilisateurs. Reste à savoir si les Cnil européennes et autres responsables des données personnelles verront ce pas en avant de Facebook d'un bon oeil.
La réponse officielle de Twitter n'aura pas tardé à arriver : après l'annonce hier d'un service de liens sponsorisés pour les clients non officiels, développé par TweetUp, le site de micro-blogging annonce aujourd'hui son propre projet de monétisation. Il devrait être possible d'acheter des mots-clés pour faire passer ses « tweets sponsorisés » en haut des résultats de recherche.

En clair, il suffit d'imaginer Google et ses liens sponsorisés. Vous cherchez « iPad » dans l'interface, le site vous retourne une liste de résultats avec, tout en haut de ceux-ci, des posts sponsorisés. Leurs auteurs sont donc des entreprises qui ont acheté le mot-clé « iPad » pour que leur prose apparaisse à chaque fois que le mot est cherché.

Autre moyen d'affichage : Twitter prévoit par la suite de sortir ces tweets sponsorisés des pages de recherche, pour les faire traîner dans les timelines des utilisateurs. Twitter se baserait sur « la pertinence des tweets sponsorisés pour un utilisateur », et donc sur un ciblage précis de sa communauté. Un point sur lequel le service de micro-blogging devra faire ses preuves, n'ayant pas autant d'éléments de ciblage que Facebook, par exemple, au sein des profils.

Twitter cherche ainsi à répondre à un paradoxe : depuis son lancement en 2007, le site a connu une croissance exponentielle, sans être capable de monétiser son service. Avec 22,3 millions d'utilisateurs de Twitter.com en mars selon comScore, sans compter les millions de clients tiers, le service ne vit pour l'instant que de ses investisseurs et de quelques accords commerciaux avec Google, Microsoft et Yahoo pour la réutilisation de son flux de messages. C'est donc le premier vrai pas en direction d'un modèle économique. Plusieurs entreprises ont déjà annoncé qu'elles achèteraient des mots-clés dès le lancement : Starbucks, Virgin (aux Etats-Unis), Bravo et Best Buy.
Microsoft n'a qu'à bien se tenir : Google redouble ses efforts dans le domaine de la bureautique. En effet, sur le blog de Google Documents, Jonathan Rochelle, responsable du groupe Produits, annonce qu'une nouvelle version de la suite Google Docs est actuellement en train d'être peaufinée. L'équipe de développement aurait revu de fond en comble les outils proposés pour l'éditeur texte, le gestionnaire de feuilles de calcul ainsi que l'outil de présentation. Notons l'arrivée d'une palette d'outils de dessins avec un éditeur dédié ainsi que de nouvelles fonctionnalités de collaboration.

Pour son traitement de texte, l'équipe de Google Docs s'est inspirée de Google Wave en rajoutant la collaboration en temps réel, c'est-à-dire caractères après caractères. Nous retrouvons également la possibilité de discuter des différentes modifications via un module de messagerie instantanée embarqué au sein d'une nouvelle barre latérale à droite. L'implémentation de ces technologies aurait d'ailleurs requis un travail de fond sur l'architecture. Cette dernière est maintenant capable de supporter l'édition dynamique des documents. Par la même occasion les options de formatage ont été améliorées avec une meilleure mise en page, un nouveau système de commentaires, des outils d'importation et d'exportation revus et corrigés ou encore une meilleure compatibilité avec les navigateurs les plus anciens. Cette rapidité se retrouve également sur le gestionnaire de feuilles de calcul. A partir du document l'utilisateur aura la possibilité de changer à la volée le champ des formules, de glisser-déposer des colonnes et toujours de travailler avec ses collègues en temps réel. Google introduit un nouvel éditeur de dessin sur lequel il sera possible de concocter quelques illustrations à l'aide d'un jeu de formes prédéfinies et différents outils. Ces créations pourront ensuite être insérées directement au sein d'un document.

Pour activer ces nouveautés, rendez-vous dans la section Paramètres > paramètres de Documents > Editing. Cochez la case intitulée "Créez des documents texte à l'aide de la dernière version de l'éditeur de documents ». Par la suite Google devrait travailler sur la prise en charge du mode déconnecté du HTML5, c'est-à-dire en intégrant les technologies de mise en cache Web Storage et Indexed Database. Voici ci-dessous une vidéo de présentation (en anglais).

Rappelons que le mois dernier Google a racheté DocVerse, un petit plugin qui vient se greffer aux applications de la suite Microsoft Office (éditions 2003 et 2007). DocVerse permet de sauvegarder ses documents sur Internet, de les synchroniser et de les mettre à jour automatiquement. La firme de Mountain View tente également d'attirer les utilisateurs de Microsoft Exchange et multiplie les fonctionnalités de migration vers ses services hébergés.
Le 23 mars dernier, la société norvégienne Opera Software annonçait la soumission à l'App Store d'une version d'Opera Mini pour iPhone. Trois semaines plus tard, Apple vient d'approuver le navigateur, qui est désormais disponible sur la plateforme de téléchargement iTunes.

Un dénouement heureux pour le navigateur, à l'heure où Apple a plutôt tendance à évincer les programmes entrant en concurrence directe avec ses propres applications. Le processus de validation a tout de même duré près de trois semaines, contre une seule en moyenne d'habitude. On imagine donc que la décision a du être difficile pour la firme de Cupertino.

En marge de l'annonce de la soumission du navigateur à Apple, Opera Software avait diffusé une vidéo démontrant qu'Opera Mini pouvait offrir une navigation jusqu'à 6 fois plus rapide que Safari, le navigateur natif de l'iPhone, grâce au système Opera Turbo qui qui réduit le poids des pages via compression des données côté serveur. Son système de cache offre par ailleurs un retour rapide aux pages précédemment visitées sans aucun rechargement. Enfin, sa page d'accueil permet d'intégrer jusqu'à 9 raccourcis pour accéder rapidement aux sites favoris, et le navigateur peut gérer jusqu'à 5 onglets ouverts en même temps.Télécharger Opera Mini pour iPhone et iPod touch sur Clubic !

Plus rien n'empêche désormais les adeptes de la machine d'Apple de se faire leur propre opinion.
Pendant toute la journée, l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques) invite au débat autour du thème de la neutralité du Net. Sujet chaud puisqu'après l'ouverture de la consultation publique par le gouvernement, ce thème va nourrir des oppositions entre les partisans de la neutralité et ceux en faveur des mesures de régulation. Jean-Ludovic Silicani, le président de l'Arcep pose les bases : explosion de la demande de service en matière de mobiles, limitation du P2P ou de la VoIP, les accrocs sont nombreux pour estimer que les réseaux sont dénués de tout contrôle privé voire étatique. Selon le responsable, deux pratiques doivent être évitées. L'absence totale de gestion de trafic mais aussi une liberté totale dans ces pratiques seraient contraires à l'esprit d'Internet. Les esprits s'échauffent.

Plusieurs thèmes sont donc au coeur du sujet. Tout d'abord, l'opposition Europe-Etats-Unis. Yves Gassot, directeur général de l'Idate s'inquiète de "la concentration des grandes sociétés américaines sur ce secteur. La régulation des réseaux doit aussi prendre en compte le fait que ces grandes firmes Google, Apple, Facebook sont américaines et non européenne". Signe que si deux visions ne peuvent que s'opposer entre d'un côté des sociétés qui mettent en avant leur force économique et de l'autre des régulations européennes attentives au respect de leur régulation étatique et communautaire.

Tarik Krim, fondateur de Netvibes estime que les deux principales attaques à la neutralité des réseaux sont les OS qui "s'arrogent des pouvoirs". Il met en cause une "Term of servicisation de l'Internet" c'est-à-dire que les conditions commerciales des opérateurs ou des sites prennent le pas sur le reste du Web. Des barrières existent donc avec d'un côté des OS fermés qui brident certaines technologies (Apple et le Flash par exemple), et de l'autre certains sites qui décident par eux mêmes d'ajouter, à leur rythme, une dose de régulation.

Autre opposition entre Europe et Etats-Unis, celle de la fibre et du sans-fil. Thimothy Wu, professeur à l'Université de Columbia, estime que l'approche américaine s'appuie sur le sans fil alors que la fibre se développe en Europe. Il saisit un iPad et lance "Regardez l'iPad par exemple. Cela peut être une clé pour l'avenir."

Cette journée de débat commence donc par poser les bases de la discussion. Nul doute que les 6 experts nommés par le secrétariat d'Etat à l'Economie numérique, dirigé par Nathalie Kosciuzko-Morizet s'intéresse aux observations des spécialistes puisque deux de ses experts sont présents dans la salle… Pour autant, chacun peut suivre les débats en vidéo à cette adresse jusqu'à 18h15. Même Clubic écoute attentivement.
Une fois de plus les propos du PDG de Google Eric Schmidt ont laissé une audience mitigée. En effet, lors de la conférence annuelle de l'ASNE (American Society of News Editors), ce dernier s'est exprimé au sujet du marché actuel de la presse en ligne.

L'Associated Press rapporte les propos de M.Schmidt qui déclarait alors : "nous comprenons le caractère fondamental de votre mission", après avoir affirmé que le quotidien était un aspect fondamental de la démocratie. Paradoxalement c'est véritablement le géant de Mountain View qui est pointé du doigt par ces éditeurs. En effet, les représentants de la presse en ligne - à l'étranger comme en France - ont plusieurs fois critiqué le service Google News indexant les dernières actualités de différents sites Internet. En décembre 2009, Google avait ainsi dû limiter le nombre d'articles consultables gratuitement.

A en croire M. Schmidt, le marché de l'actualité en ligne devrait, à terme, trouver un véritable modèle économique combinant revenus publicitaires et formules de souscription. Sans plus détails, Google souhaiterait même faciliter la mise en oeuvre de ce modèle économique. "Nous sommes tous dans le même lot", déclarait-il ainsi. Parmi les solutions proposées, Schmidt évoque un contenu personnalisé selon les attentes du lecteur ou une stratégie multi-format avec notamment une version des magazines pour smartphones et tablettes.

Google saura-t-il répondre aux besoins des éditeurs ? Pour l'heure les regards se tournent davantage vers Apple et son iPad. Les nouvelles versions plus interactives des magazines justifient en effet de nouveaux modèles de souscription. Cela metterait-il la pression à la firme de Mountain View ? Quoiqu'il en soit tout le monde ne semble pas convaincu des motivations de Google, à l'image d'Anders Gyllenhaal, PDG du Miami Herald et pour qui Google suivrait un chemin bien différents des éditeurs de contenus en ligne.

Rappelons qu'en septembre 2009, le même Eric Schmidt s'était exprimé au sujet de la stratégie de Ruper Murdoch. Le grand magnat de la presse avait en effet déclaré vouloir repasser à un modèle payant pour plusieurs de ses magazines en ligne parmi lesquels nous retrouvons The Wall Street Journal, The New York Post, The Sun, The Times, The Australian, etc . Eric Schmidt avait alors déclaré : " En général, ces modèles (payants) ne fonctionnent pas auprès du grand public, parce qu'il y a assez de sources gratuites sur le web... Payer n'est pas justifié, étant donné le nombre d'informations librement accessibles".
Zaoza, filiale de Vivendi Mobile Entertainment, s'est félicité jeudi dernier des bons résultats enregistrés par son service de distribution et de partage de contenus en ligne. Il compterait aujourd'hui 900 000 abonnés, dont 670 000 se seraient au moins une fois acquitté du montant de l'abonnement demandé. Pour Cédric Ponsot, directeur général, Zaoza prouve à sa façon que l'internaute n'est pas qu'un incorrigible amateur de gratuité.

La clé du succès ? Une offre facturée 5 euros par mois, sans engagement, avec laquelle on accède à l'intégralité des contenus (albums, vidéos, jeux vidéo) proposés par la plateforme. A ce prix, on accède à des albums complets d'artistes tels que Lady Gaga, U2, les Black Eyed Peas, Air ou Sébastien Tellier. Du côté de la vidéo, des formats courts adaptés de séries à succès, des extraits d'émission TV, mais aussi des longs métrages ou des dessins animés. L'offre comprend également des jeux vidéo de type casual et, depuis peu, quelques bande dessinées proposées sous un format numérique.

Distribués sans mesure technique de protection contre la copie, les contenus restent accessibles même après que l'internaute a résilié son abonnement, et peuvent être transférés assez largement sur ses ordinateurs, téléphones mobiles et autres appareils multimédia, en fonction des conditions associées à chacun d'entre eux. « 5 euros par mois, ça n'est pas facile, mais c'est la barre fatidique », a expliqué Cédric Ponsot à l'occasion d'une soirée organisée pour fêter les deux ans du service.

Une fois établi ce premier contact, la principale difficulté réside dans le fait d'inciter l'internaute à régler son abonnement tous les mois et à ne pas mettre fin à ce dernier une fois qu'il a récupéré tous les contenus qui l'attiraient. Pour ce faire, Zaoza mise sur un outil de partage communautaire intégré à la plateforme, permettant d'héberger ses fichiers et de les diffuser à ses proches, ainsi que sur une offre éditoriale se renouvelant à intervalles réguliers. En fer de lance, une série d'exclusivités et d'avant-premières, issues notamment des différentes activités du groupe Vivendi.

Dernier argument majeur : le fait que les contenus soient accessibles aussi bien sur ordinateur que sur téléphone mobile. Aux côtés d'une application iPhone déjà disponible, Zaoza annonce d'ailleurs l'arrivée d'un logiciel dédié à l'iPad, ainsi que la mise en branle prochaine d'accords avec des fabricants de téléviseurs connectés à Internet. En parallèle, la filiale de Vivendi évoque la signature prochaine de nouveaux accords commerciaux avec Studio Canal, des partenariats à venir avec M6, ainsi que le développement de son offre à l'international, par l'intermédiaire de l'opérateur allemand E-Plus (19 millions d'abonnés, filiale du hollandais KPN).

Il serait donc possible d'amener l'internaute à payer pour des contenus en ligne, pour peu que l'on parvienne à lui proposer l'offre qu'il attend au juste prix. Reste ensuite la question de la rentabilité du service, sur laquelle Zoaza ne s'étend guère pour l'instant. Le service réaliserait toutefois un chiffre d'affaires mensuel de l'ordre du million d'euros. Il affirme par ailleurs recruter entre 50 et 75 000 nouveaux abonnés par mois, score qu'il envisage d'augmenter grâce à la vente prochaine de cartes prépayées distribuées dans les enseignes du groupe Casino.
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