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En cette journée où fleurissent les canulars dans l'univers du Web high-tech, Google vient d'enrichir son service Street View d'une option 3D. Celle-ci consiste en l'apposition, à l'écran, d'un filtre anaglyphe permettant à l'internaute doté des lunettes adéquates d'obtenir une sensation de relief.

Concrètement, un algorithme vient rehausser certains éléments identifiables de l'image (bande blanche de circulation, arêtes de bâtiments, etc.) d'un liseré rouge ou bleu. Une fois équipé de lunettes anaglyphiques adaptées (un oeil est recouvert par un filtre rouge, l'autre par un filtre bleu), vous devriez alors percevoir un relief artificiel au sein de l'image.

Équipés de notre plus belle paire de lunettes en carton, nous nous sommes empressés de tester le procédé qui fonctionne avec plus ou moins de bonheur selon les images affichées à l'écran. Mise en ligne jeudi, cette fonctionnalité relève sans surprise de l'inévitable poisson d'avril, mais peut-être préfigure-t-elle de futurs développements dans le domaine de l'immersion ? Vous pourrez vous faire un avis directement au sein de Street View, en cliquant sur l'icône adéquate. Votre Street View, avec ou sans relief ?
L'iPad boude à son tour la technologie Flash, mais il se pourrait finalement que l'audace d'Apple soit payante. Bien que la firme de Cupertino ne se soit jamais exprimée officiellement à ce sujet, Steve Jobs lui-même aurait affirmé qu'il espérait ainsi inciter, sinon l'abandon de cette technologie propriétaire, au moins l'adoption de la nouvelle balise vidéo du HTML 5. La prophétie pourrait bien se réaliser !La toute récente annonce de Brightcove ne serait effectivement que la partie émergée de l'iceberg. À seulement deux jours du lancement de la tablette internet tant attendue, le ballet des annonces et des rumeurs concernant des applications et des sites internet dédiés à l'iPad démarre sur les chapeaux de roue.

En particulier, de multiples services de vidéo à la demande seraient ainsi sur le point de rendre leurs catalogues accessibles depuis l'iPad. Si certains semblent avoir fait le choix d'une application dédiée, comme la chaine de télévision américaine ABC, d'autres comme CBS profitent de l'occasion pour adopter l'encodage H.264 conjointement à la balise vidéo du standard HTML 5. Le site de partage de photos et vidéos Flickr a quant à lui officialisé la mise en place d'un lecteur reposant sur cette norme, qui remplacera automatiquement l'habituel lecteur Flash, dans un premier temps exclusivement depuis un iPad.

Hulu et Netflix, deux services de vidéo à la demande réservés aux américains, auraient eux aussi un projet relatif à l'iPad, à en croire le Wall Street Journal, sans qu'on sache quel moyen de diffusion ils ont retenu. Quoi qu'il en soit, c'est l'encodage H.264 qui est utilisée dans un cas comme dans l'autre, ce qui présente au moins l'intérêt de préparer le terrain pour le futur déploiement d'un site internet répondant à la norme HTML 5, puisque les fichiers destinés à une application dédiée sont directement exploitables sur une page internet.

Cette solution présente l'intérêt d'être multiplateforme et pourra profiter, à terme, à toutes sortes de dispositifs, de l'ordinateur au smartphone exécutant n'importe quel navigateur internet moderne (ou presque), en passant même par le téléviseur ou la platine multimédia connectée. Reste à mettre un terme à la bataille qui oppose les défenseurs du codage libre Theora à ceux qui prônent le codage commercial choisi et promu par Apple depuis 2005.
Près de 30%, telle est la part de marché globale annoncée par Mozilla pour son navigateur Firefox au travers de son rapport trimestriel pour les trois premiers mois de l'année 2010. A ce jour l'on compterait plus de 350 millions d'utilisateurs dont 152,7 millions en Europe. Ces statistiques ont été obtenues en calculant une moyenne globale sur les chiffres fournis par quatre cabinets d'analyse : StatCounter, Quancast, Net Applications et Gernius.

Derrière le vieux continent nous retrouvons les Etats-Unis avec 100 millions d'utilisateurs contre 68,7 millions en Asie, 31,7 millions en Amérique du Sud, 6,7 millions en Océanie et 5,6 millions en Afrique. L'adoption du navigateur enregistrerait une forte croissance en Russie, avec un taux de +20% dans le pays et aux alentours de 15% en Inde, aux Philippines et en Australie. Sur le marché des navigateurs, la Russie reste d'ailleurs l'un des pays qui se démarque véritablement des autres. En effet, la firme norvégienne Opera Software y enregistre également une forte adoption de ses logiciels avec 25% de PDM.

Concernant l'Antarctique, Mozilla n'a pu obtenir que les données fournies le cabinet d'analyse de StatCounter. Le navigateur posséderait les 4/5 du marché et afficherait un fort taux de téléchargement d'extensions. Depuis le mois de janvier, ce sont en effet 538 add-ons qui auraient été téléchargés pour une population totale d'environ un millier d'habitants.

Au travers d'une étude menée sur 10 000 internautes dans le cadre du programme Test Pilot, il apparaît que l'utilisateur moyen a deux ou trois onglets ouverts sur sa session de surf. Le maximum enregistré atteint plus de 600 onglets. Retrouvez l'intégralité du rapport ici (anglais - PDF).
L'éditeur Gallimard a décidé de saisir la justice contre Google et sa numérisation frauduleuse de ses livres. L'acte vise clairement Google qui ne prendrait pas suffisamment de précautions lors de ses travaux. Une fronde anti-Google Books semble se former puisque d'autres éditeurs comme Flammarion, Albin Michel et Eyrolles comptent se joindre à l'attaque.

De son côté, Google s'appuie sur la notion de « fair use », un terme juridique qui autorise l'utilisation de certains contenus sans demander d'autorisation, du moment que cela se fait de manière raisonnable et appropriée... Gallimard estime à 12 millions le nombre d'ouvrages numérisés en six ans sans l'autorisation des maisons d'édition et des ayant-droit.

Déjà Google avait été reconnu coupable de contrefaçon pour avoir reproduit sans autorisation des extraits de livres sur sa plate-forme Google Books. Le tribunal de grande instance de Paris avait alors condamné l'entreprise de Mountain View à verser 300.000 euros de dommages et intérêts à divers éditeurs.

Pourtant d'autres éditeurs dénoncent clairement la défense par les majors d'un « pré-carré économique ». Eric Martin, directeur de la diffusion du Petit Futé, qui donne libre accès à ses guides, estime que certains éditeurs souhaitent «  défendre un modèle économique vieux de plusieurs siècles basé sur l'impression et la diffusion d'ouvrages. Ils doivent désormais s'auto-protéger ».

Le conflit se durcit entre éditeurs français et la firme Google. A l'heure où notamment l'université de Tokyo innove en matière de numérisation d'ouvrages, la question de l'avenir du livre reste ouverte.
Les services de Google informent que de nouvelles attaques cyber auraient été perpétrées sur des utilisateurs de Gmail au Vietnam. Dans un billet, la firme explique qu'un botnet (réseau d'ordinateurs zombies) visant des « dizaines de milliers d'utilisateurs » a été mis à jour.

La méthode d'infection se révèle plutôt simple. Les ordinateurs sont touchés par un malware dissimulé dans un pilote pour clavier nommé VPSKeys qui permet à Windows de reconnaître les caractères vietnamiens. Le cheval de Troie (W32/VulcanBot) tente de se connecter à un botnet pour espionner la victime ou se servir de sa machine afin de lancer des attaques de type déni de service distribué (DDoS) contre les blogs de dissidents vietnamiens.

Certains spécialistes évoquent la thèse du "piratage politique », à savoir celle impliquant le gouvernement d'Hanoï à propos de la future construction de mines de bauxite impliquant la Chine. Du coup, des détracteurs du projet minier, intellectuels, scientifiques et mêmes anciens militaires craignent des dégâts sur l'environnement. Ces opposants auraient donc été les victimes du botnet.

L'hypothèse est relayée par l'éditeur McAfee qui estime que les auteurs des attaques « pourraient avoir des motivations politiques et d'une certaine façon faire allégeance au gouvernement de la République socialiste du Vietnam ». Après la Chine et le piratage de certaines messageries Gmail de militants chinois des droits de l'Homme, Google est encore au milieu d'un imbroglio politico-pirate. Good morning Google...
C'est aujourd'hui au tour d'isoHunt d'être condamné. Ce moteur de recherche indexant près de 5 millions de torrents est une alternative à Mininova, en particulier depuis sa condamnation au mois d'aout dernier. Si ce dernier avait eu affaire à la justice hollandaise, isoHunt a quant à lui été reconnu coupable par la justice américaine.

À même motif, même punition : le juge Stephen Wilson, d'un tribunal californien, a ainsi ordonné à Gary Fung, fondateur d'isoHunt, d'y retirer la totalité des contenus illicites, et de censurer son moteur de recherche en s'appuyant sur une liste de mots clés. C'est à nouveau la MPAA, qui a attaqué le site internet, qui doit fournir cette liste.

Dans une interview accordée au site internet du magazine Wired, Gary Fung a indiqué qu'il voyait mal comment faire cohabiter liberté d'expression et filtrage, avant d'affirmer qu'une telle injonction mènerait probablement à la fermeture pure et simple de son site, qui attire à ce jour quelques 30 millions de visiteurs uniques par mois. Avec au moins 95% de fichiers torrents protégés par le droit d'auteur en moins, le site attirera vraisemblablement beaucoup moins d'internautes.

L'information ne traverse l'Atlantique qu'aujourd'hui mais le verdict est bel et bien tombé hier aux États-Unis, dans la nuit du 31 mars au 1er avril en prenant compte du décalage horaire, elle est donc tout ce qu'il y a de plus véridique.
L'opérateur Bouygues met fin au suspens sur le démantèlement de certaines antennes-relais. Pour autant la polémique n'est pas éteinte. Bouygues vient de décider de renoncer à se pourvoir en cassation dans l'affaire des antennes de Tassin-la-Demi-Lune (Rhône). En effet, l'opérateur semblait en mauvaise posture après sa condamnation par la cour d'appel de Versailles.

Contacté, Etienne Cendrier, porte-parole de l'association Robin des Toits, a confirmé la décision du géant des télécoms en expliquant que cette décision était « définitive. Cela démontre l'état de faiblesse des opérateurs puisque d'autres procédures sont en cours. Il poursuit, si les risques sanitaires se vérifient, nos sommes en face d'une véritable crise sanitaire ».

La décision pourrait faire boule de neige si cette jurisprudence parvient à être confirmée. Dans leur attendu, les juges avaient considéré qu' « aucun élément ne permet d'écarter péremptoirement l'impact sur la santé publique de l'exposition de personnes à des ondes ou des champs électromagnétiques ». Le principe de précaution pourrait même être appliqué aux différents procès entre opérateurs à Pertuis, Château-Thierry, Gerson...

Du coup, Bouygues doit démonter des antennes de Tassin-la-Demi-Lune (Rhône) sous astreinte de 500 euros par jour de retard. Il doit aussi verser 7.000 euros de dommages et intérêts à chacun des trois couples qui estimaient avoir été exposés à un risque.
Orange et TF1 annoncent le lancement prochain d'une phase de test dédiée à la diffusion de bandeaux de publicité interactifs en télévision qui permettra, selon les deux partenaires, de renforcer l'engagement du téléspectateur et d'améliorer l'efficacité des campagnes vendues à l'annonceur.Dès le mois de mai prochain, les abonnés Orange qui regardent la première chaine verront sans doute apparaitre en surimpression de certaines publicités un bandeau les invitant à accéder à des informations supplémentaires sur l'objet du spot qu'ils sont en train de visionner.

Après une première expérimentation menée en septembre dernier pour le compte de Citroën, l'opérateur vient en effet d'annoncer l'extension de ses tests autour du concept de publicité interactive en télévision.

A l'aide de sa télécommande, le téléspectateur aura la possibilité de manifester son intérêt pour la réclame en cours. Il accèdera alors à un « mini-site interactif dédié à l'annonceur » : fiche de présentation, photos, ou vidéos de démonstration. Au sein de cet espace, il disposera également de formulaires lui permettant d'être contacté par l'annonceur ou de solliciter un surcroît d'informations. Pour la régie publicitaire qui vend les campagnes de pub TV, c'est là que réside tout l'intérêt : cette faculté d'inaugurer une « nouvelle relation entre le client et la marque », sans que le client potentiel n'ait à quitter son canapé.

« A moyen terme, notre ambition est de rendre le signal de TF1 interactif sur l'ensemble des fournisseurs d'accès à Internet diffusant la télévision », affirme Benoît Louvet, directeur général délégué de TF1 Publicité.

« Cette innovation illustre ainsi la valeur ajoutée qu'Orange peut apporter à la publicité en accélérant l'interactivité et l'engagement de ses clients. La publicité interactive va permettre de proposer au marché publicitaire une innovation dans leur communication », se félicite dans un communiqué Paul-François Fournier, directeur exécutif en charge de l'activité Audience et Publicité chez Orange. Il promet dans le même temps l'extension prochaine du dispositif à d'autres chaines de télévision, mais aussi à d'autres opérateurs.

Commercialisé comme une offre tout-en-un, avec construction de l'interactivité en télévision et référencement de publicités sur les portails Internet associés à la chaine ou à l'opérateur, le dispositif devrait sans nul doute séduire des annonceurs désireux de mesurer les performances de leurs campagnes. Reste à voir comment réagira le téléspectateur à la multiplication de ces sollicitations.
Plusieurs entreprises américaines comme Google, eBay, Microsoft et AT&T ont annoncé la création d'un groupe de pression appelé Digital Due Process Coalition (coalition pour une procédure numérique juste), pour faire changer la loi de protection des utilisateurs de services en ligne et mobiles. Soutenues par des groupes d'avocats spécialisés et des associations de défense des droits, elles veulent convaincre le Congrès de mettre à jour la loi de 1986 écrite avant l'avènement d'Internet pour y intégrer la confidentialité des documents stockés sur le net grâce à des services comme Flickr, Google Docs, Picasa, etc.

La loi « Electronic Communications Privacy Act » (ECPA) est extrêmement difficile à interpréter et à appliquer, même pour les juges. Le groupe de pression espère ainsi simplifier le texte, tout en exigeant une protection plus forte des données en ligne : ils veulent notamment que la police soit obligée d'obtenir un mandat d'un juge pour accéder aux conversations privées et aux données de localisation des appareils mobiles, ce qui n'est pas toujours le cas aujourd'hui. Les internautes américains bénéficient pour l'instant d'une meilleure confidentialité en stockant leurs données en local, et les entreprises craignent que cela freine le décollage du cloud computing.

Cette demande pourrait opposer le groupe de pression à la justice américaine. Il y a quelques années, des avocats du ministère de la Justice ont estimé dans une réponse à une cour d'appel que la confidentialité n'était pas la règle : la police ne peut se voir réclamer aucun mandat pour accéder à l'historique de localisation d'un appareil nomade. Il y a eu plusieurs dizaines de cas depuis un an, pour lesquels un opérateur de téléphonie mobile a dû donner les heures de connexion d'un appareil, et le point d'accès précis.

D'autres entreprises se sont dites intéressées, comme Facebook, qui « pense évaluer l'opportunité de rejoindre la coalition dans le futur ». Un analyste des politiques technologiques, Ryan Radia, estime qu'il est « rare qu'il y ait un consensus aussi large sur la nécessité d'une réforme. Aujourd'hui, la loi fédérale sur la confidentialité ne reflète pas vraiment les réalités du monde du cloud computing. »

Aujourd'hui, la trentaine de partenaires dans la coalition veut la même protection pour les données en ligne que pour les données stockées sur un ordinateur. La question du mandat est primordiale pour eux. Celui-ci est requis pour fouiller dans le disque dur d'un particulier ou d'une entreprise, alors qu'il n'est pas requis pour consulter des emails stockés en ligne, ou des données de connexion détenues par les opérateurs. Le groupe de pression veut aussi que ce soit aux tribunaux de s'assurer que des données comme les textes ou les messages instantanés sont bien nécessaires à une enquête avant d'en ouvrir l'accès aux policiers fédéraux ou locaux. Les représentants des entreprises et de leurs soutiens ont précisé au cours de leur conférence de lancement ne pas s'attendre à ce que la législation soit modifiée dans l'année, mais vouloir « que le dialogue démarre aujourd'hui ».
Solaris, le système d'exploitation UNIX de Sun Microsystem, ne sera plus disponible gratuitement. C'est ce qu'a annoncé Oracle, qui a racheté Sun l'an dernier. L'éditeur a revu les termes de la licence, et elle précise désormais que l'utilisateur doit payer un contrat de service pour pouvoir utiliser le logiciel.

Solaris 10, la dernière version stable du système, était utilisable gratuitement sans contrat d'assistance. Les clients de Sun pouvaient obtenir une licence leur donnant le droit perpétuel à une utilisation commerciale, simplement en remplissant un formulaire et en fournissant une adresse email. Pour Oracle, c'en est terminé de cette politique, et Solaris 10 est assorti désormais d'une période d'essai de 90 jours.

Pour l'instant, Oracle n'a pas prévu de modifier la licence d'OpenSolaris, qui reste open-source et utilisable gratuitement selon les termes de la Common Development and Distribution License de Sun (CDDL). OpenSolaris est une alternative à Solaris version payante. Le système d'exploitation open source a été développé avec des bibliothèques de Solaris, et en est très proche. Sa raison d'être est l'ouverture d'une partie du code source de Solaris à la communauté de développeurs à partir du printemps 2008. Le futur d'OpenSolaris n'est pourtant pas bien défini, Oracle ayant annoncé que la version open source de son système pourrait ne pas avoir toutes les fonctionnalités des prochains développements de Solaris. L'éditeur pourrait par exemple décider de ne pas ouvrir le code source de certaines amélioration de son nouveau système payant.

Ben Rockwood, un développeur de la communauté OpenSolaris, s'interroge dans son blog sur le « destin d'OpenSolaris : la fin du mois est arrivée et OpenSolaris 2010.03 est introuvable sur le site. Les personnes que j'ai interrogées ont été incapables de me répondre. » Ce « champion de communauté Sun » affirme même que « c'est peut-être le bon moment de se pencher sur des distributions non-Oracle/Sun, comme Nexenta, Schillix, et Belenix. » Ben Rockwood est plutôt pessimiste sur l'avenir du système d'exploitation open source. Selon lui, « Oracle pourrait tenter de marginaliser OpenSolaris et de le présenter comme un terrain d'expérimentations, qui ne correspondrait plus aux besoins de production. »
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