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Le site de Mozilla propose depuis quelques jours de télécharger la bêta de la nouvelle mouture de Firefox, dont l'évolution majeure est de protéger contre les crashs de plugins. Il s'agit de la seconde pre-release basée sur la version 1.9.3 du moteur de rendu Gecko, destinée à stabiliser le navigateur.

En effet, à l'instar de Chrome, la version Lorentz de Firefox sépare les processus pour mieux les isoler en cas de problème. Si l'un des plugins plante, seul l'onglet dans lequel est chargé ce dernier sera fermé par le programme pour conserver la stabilité du système.

La page de téléchargement de la bêta annonce actuellement trois plugins sous surveillance : Quicktime, Flash et Silverlight, mais la version définitive offrira un contrôle bien plus étendu des extensions de Firefox. A noter que cette fonction n'est pour le moment disponible que sous Windows et Linux.

Une nouvelle qui intervient quelques jours seulement après l'annonce du caractère multi-processus de WebKit2, qui devrait démocratiser à plus ou moins long terme ce type de fonction sur les navigateurs développés actuellement sous Webkit, tel que Safari.

Quant à la version 3.6.4 de Firefox, elle est toujours attendue pour le mois de mai.
Les fournisseurs d'accès à Internet européens en ont après Google : trois d'entre eux, France Télécom, l'Allemand Deutsche Telekom, et l'Espagnol Telefónica, viennent de déclarer au Financial Times que Google devrait leur verser « une compensation pour transporter du contenu comme Youtube sur leurs réseaux, car la vidéo sature rapidement leurs infrastructures ADSL et mobile. »

Selon Stéphane Richard, président de France Télécom, « il y a quelque chose de tout à fait anormal et contraire à la logique économique dans le fait de laisser Google utiliser nos réseaux sans en payer le prix. » Derrière ces annonces, il y a évidemment la crainte que Google verrouille le marché de la publicité mobile comme il l'a fait pour le web. Telefónica tient par exemple à sécuriser une grande partie des recettes sur ce marché naissant.

France Télécom estime de son côté que Google réduit les opérateurs à des « tuyaux muets », donc à leur seul rôle de fournisseur d'infrastructure. Ce qui éroderait la relation entre les FAI et leurs clients. De plus en plus d'utilisateurs seraient ainsi plus intéressés par les fonctionnalités de leurs outils (Android, Google, Windows Mobile, Maemo, etc.) que par le réseau sur lequel ils sont. Et les opérateurs de critiquer ce que leur verse Google en contrepartie : rien ou pas beaucoup plus. Selon César Alierta, président de Telefónica, « ces gens utilisent les réseaux et ne payent personne. » Il estime que si aucun accord de partage des revenus n'est signé entre les moteurs de recherche - Google en tête - et les FAI, il faudrait en venir à une réglementation.

Les opérateurs de télécommunications pourraient chercher à s'allier avec des groupes qui partagent leur point de vue, comme les médias. La récente annonce de Rupert Murdoch, le plus important magnat mondial de la presse, a pu conforter les FAI dans leur volonté : le patron de News Corp veut empêcher Google d'utiliser les contenus éditoriaux des publications de son groupe sans payer. Une problématique identique, sauf que les opérateurs sont bien en charge de l'infrastructure. Et c'est ce qui pourrait poser problème, car si un accès dégradé était proposé sur des sites comme Youtube faute d'accord, ce sont les FAI qui pourraient en pâtir auprès de leurs clients. Pour Craig Labovitz, spécialiste de la sécurité réseau chez Arbor Networks, « les opérateurs ont peu de pouvoir pour négocier de nouveaux arrangements. »

Une situation qui pourrait surtout pénaliser les consommateurs au final, en portant atteinte à la neutralité des réseaux. Car les opérateurs payent aujourd'hui la vente d'offres haut débit grand public basées sur un marketing du contenu. Ce sont bien des services comme Youtube qui ont permis de vendre des abonnements ADSL, et il y a peu de chances que les clients suivent les FAI sur ce problème. Avec le risque qu'au final, un Internet à deux vitesses se développe : plus de bande passante pour les clients gourmands, avec un tarif supérieur à ceux qui auront le service de base. Ou, plus radical, le blocage de certains ports, comme ceux utilisés pour le peer-to-peer, pour décongestionner les réseaux. Un débat qui devrait revenir bientôt, puisque la Commission européenne commence à s'intéresser de près à la neutralité du net.
Ce weekend, le populaire site de micro-blogging Twitter a annoncé le rachat de la société Atebits éditant notamment le client Tweetie pour Mac OS X et iPhone. Evan Williams, PDG de Twitter, explique sur son blog officiel que cette acquisition n'est qu'un premier pas vers le marché du mobile pour la société.

Disponible au travers de l'App Store, Tweetie pour iPhone permet la gestion de plusieurs comptes Twitter. L'utilisateur sera en mesure d'opérer les fonctionnalités clés du réseau à savoir : envoi de messages publics ou privés, publication de photos ou de vidéos en configurant les hébergeurs tiers de son choix ou encore la lecture des dernières mises à jour de ses contacts. Tweetie offre également des outils bien plus avancés comme la prise en charge du mode déconnecté, un système de sauvegarde automatique, une lecture des messages par fil de discussion, mais aussi un système de traduction de tweets ou encore une géo-localisation de ces derniers. Initialement proposée pour 2,99 dollars, l'application est désormais disponible gratuitement.

Loren Brichter, fondateur de Atebits, devrait rejoindre les équipes de Twitter et travailler sur une application spécialement conçue pour l'iPad d'Apple. Ce n'est pas la première acquisition du groupe. Par le passé, la start-up a investi dans Summize pour la création de son moteur de recherche et Mixer Labs pour ses fonctionnalités de géo-localisation. Rappelons que la semaine dernière, le canadien Research In Motion a lancé une première bêta pour son client Twitter à destination des smartphones BlackBerry.
Après avoir présenté son comité d'experts chargés de plancher sur la position française en matière de neutralité du Net, Nathalie Kosciuzko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Economie numérique, relance le débat. En principe, la démarche doit permettre de recueillir les avis de chacun sur la "Net neutrality" et de ses « conséquences dans notre usage quotidien d'Internet ». Dans les faits, la France serait favorable à la mise en place de mesures de régulation du trafic Internet.

Entre les lignes, le gouvernement va demander à tous (même toi lecteur de Clubic) leur vision de la neutralité des réseaux. Le but avoué de la mesure est d'établir un « équilibre nécessaire » entre le respect des libertés de l'internaute et la mise en place de modèles économiques durables. Plusieurs thématiques s'opposent donc clairement. D'un côté, la vie privée sur Internet, de l'autre la lutte contre les comportements jugés illicites comme la contrefaçon, le piratage des oeuvres protégées par le droit d'auteur, la diffusion de contenus pédo-pornographiques...

Au coeur du débat figure donc la question de la neutralité du Net. Malgré le fait que chacun peut donner son avis sur le sujet, la position de la secrétaire d'Etat est bien connue. NKM avait déjà évoqué la possibilité que "la neutralité du Net ne s'oppose pas à l'application de la loi sur Internet ». De même, lors de la présentation d'un panel de 6 experts chargés de travailler sur le sujet, certains d'entre eux avaient clairement laissé entrevoir que des méthodes telles que le DPI (Deep Packet Inspection), une technique qui permet de lire en temps réel le contenu des paquets qui transitent par les routeurs des FAI, était envisageable. Ces méthodes seraient alors utiles pour opérer un blocage, un ralentissement, voire une modification du trafic.

Outre le cas de l'Internet mobile et le principe de non-saturation des réseaux, la consultation porte également sur le sujet de l'évolution des modèles économiques sur la Toile. NKM souhaite remettre en cause les accords entre les opérateurs (peering) au motif que ces derniers concentrent une part importante du trafic sur un nombre limité de plateformes. A ce titre, les FAI pourraient bien se voir obligés de garantir un débit minimum à leurs clients, les professionnels pourraient disposer d'un débit « haut de gamme » avec des obligations de performance.

La fin de la consultation a été fixée au 17 mai 2010 à 14 heures. Chacun peut donc communiquer son avis à cette adresse. De leur côté, les 6 experts apporteront un avis consultatif afin de rédiger un rapport sur la neutralité des réseaux. Le Parlement entrera alors en jeu afin d'énoncer dans les semaines, mois, à venir, une future loi...
La société norvégienne Opera Software, qui communique généralement sur ses statistiques mensuelles pour Opera Mini, annonce cette fois un chiffre global pour l'ensemble de ses utilisateurs. Aujourd'hui, le navigateur mobile Opera Mini regrouperait 50 millions de mobinautes. La version du logiciel pour les systèmes Windows, Mac OS X et Linux enregistrerait également 50 millions d'internautes au total.

Entre mars 2009 et mars 2010, le navigateur aurait affiché une croissance de plus de 30%. Rappelons qu'Opera est également disponible auprès de certains fabricants OEM. Nous retrouvons en effet le logiciel sur certains postes de télévision, boitiers multimédia ou consoles de jeux (Nintendo Wii).

Selon le département d'analyse de Statcounter, sur le marché du navigateur classique, Opera aurait une part de marché de 2,34% derrière Safari (3,51%), Chrome (4,85%), Firefox (31,15%) et Internet Explorer (57,25%). Opera mobile reste toujours en tête sur les smartphones avec 25,77% de PDM devant Safari sur iPhone (21,65%).

Rappelons qu'Opera annonçait au mois de mars avoir profité de la mise en place de l'assistant d'installation (ballot screen) déployé par Microsoft sur demande de la Commission Européenne. La firme avait en effet porté plainte contre l'éditeur de Redmond devant les autorités de Bruxelles pour abus de position dominante. Opera indiquait ainsi que plus de la moitié des téléchargements du navigateur Internet éponyme proviendrait directement du ballot screen. Le nombre de téléchargements aurait même triplé au cours des premiers jours.
L'incubateur idealab lance une nouvelle start-up baptisée TweetUp. Son but : appliquer le même modèle qu'Adsense aux flux d'informations Twitter, pour monétiser le service. Derrière idealab, il y a Bill Gross, fondateur d'Overture Services. Cette entreprise, rachetée par Yahoo! en 2003, s'appelait avant GoTo.com, et était le premier service effectif de liens sponsorisés. Donc de la publicité en ligne telle qu'on la connait aujourd'hui.

TweetUp va donc permettre aux utilisateurs de Twitter d'enchérir sur des mots-clés, pour que leurs messages apparaissent en premier dans les résultats d'une recherche. Le service offrira également un classement des twitts en fonction de leur popularité. Celle-ci sera calculée en fonction du nombre de retweets (le nombre de fois qu'un message a été republié par l'auditoire d'un utilisateur), et du nombre de clics sur les liens qu'un message contient. C'est l'entreprise Klout qui fournira les données pour l'algorithme de classement, et Bit.ly, un raccourcisseur d'URL, qui fournira les taux de clics sur les liens.

Bill Gross annonce qu'il a déjà signé plusieurs accords commerciaux avec des services tiers de Twitter, comme Seesmic, TwitterFeed, et Twidroid, pour que la méthode de classement de TweetUp soit utilisée sur ces outils. Le site Twitter.com ne serait donc pas concerné directement, en tous cas pas tant qu'un accord éventuel n'a pas été établi. Autres partenariats : une barre de recherche devrait apparaître sur des sites Internet, comme BusinessInsider.com et Answers.com. Selon Bill Gross, les revenus générés seront répartis avec tous les partenaires.

Le but - outre la monétisation du service - est de trier les messages lors d'une requête sur un mot-clé. Des milliers de messages apparaissent généralement, avec une mise à jour en temps réel parfois difficile à suivre. Chez TweetUp, « on trouve que Twitter est incroyablement puissant, mais qu'il est incroyablement compliqué de trouver les twitts intéressant au milieu du bruit ambiant. » TweetUp a levé 3,5 millions de dollars via un groupe d'investisseurs, dont Index Ventures, et Revolution, le fonds de l'ancien président d'AOL Time Warner, Steve Chase. C'est la personnalité de Bill Gross lui-même, et son rôle dans le développement d'outils de monétisation avec GoTo.com, qui aurait convaincu Steve Chase : « TweetUp est à Twitter ce que Google est au web », précise-t-il.

Techniquement, Bill Gross explique son service par « la possibilité d'enchérir sur des mots-clés, comme iPad ou énergie solaire, pour propulser leur profil Twitter ou leurs posts en haut des classements TweetUp. » Les enchères débutent à 1 centime de dollar, et les gens devront payer à chaque fois que leur profil ou leur post apparaissent dans une recherche. Bill Gross estime qu'à terme, « toute personne qui voudra se constituer une audience paiera. » L'entrepreneur explique qu'il a eu l'idée au cours de la Conférence de Copenhague, et l'a concrétisée après les conférences TED en février : après avoir lu 10 000 twitts sur le sujet, il s'est rendu compte que « seuls 200 à 300 étaient intéressants. J'ai pensé qu'il serait bien de pouvoir filtrer le contenu pour les faire ressortir du lot. » Il a conclu ses premiers accords commerciaux à cette même conférence.

Reste à voir ce que fera Twitter. Le service de micro-blogging cherche une voie de monétisation depuis longtemps, et pourrait réagir rapidement à l'annonce de TweetUp. Car le service de Bill Gross pourrait couper l'herbe sous le pied de Twitter, en ne favorisant pas forcément l'utilisateur final. Plusieurs questions restent en suspens : quelle sera la place des twitts sélectionnés par l'algorithme pour leur pertinence face à ceux monétisés ? Si un système comme celui de Google est utilisé (résultats sponsorisés indiqués avant les résultats classés par l'algorithme, et clairement identifiés comme sponsorisés), n'y a-t-il pas le risque que les utilisateurs ne les lisent même pas ? Bill Gross n'a pas encore apporté de précisions sur ces points. Twitter pourrait donc choisir de lancer son propre système de monétisation plutôt que de partager avec TweetUp et ses partenaires. Cette piste est appuyée par la récente stratégie de déploiment de clients officiels sur les smartphones, au détriment des clients tiers privilégiés par TweetUp.
Au mois de décembre dernier, Google a annoncé l'application Goggles pour Android. Une fois lancée, celle-ci invite l'utilisateur à prendre une photo d'un monument. Par la suite, un processus de scan est opéré et, en fonction des résultats précédemment enregistrés au sein de l'énorme base d'images de Google, l'application est en mesure d'identifier le monument et de proposer des liens de lecture, typiquement, une fiche Wikipedia.

Toujours répertorié au sein de Google Labs, Goggles devrait s'enrichir d'une véritable communauté puisque la société Plink annonce avoir rejoint la grande famille de Mountain View. Plink propose notamment PlinkArt, une application pour Android dotée d'un dispositif similaire principalement conçu pour aider l'utilisateur à identifier les informations nécessaires sur un tableau de maître ou une photographie. Plink aurait enregistré 50 000 utilisateurs en quatre semaines seulement. L'application en question ne sera pas mise à jour, l'équipe de développement déclare en effet : "nous concentrerons nos efforts sur Google Goggles, c'est donc là que vous pourrez trouver les prochaines fonctionnalités".

Google semble donc véritablement parier sur la recherche par reconnaissance visuelle. Pour l'heure, il est possible d'identifier les monuments, les couvertures des livres, les logos, les cartes de visites ou les tableaux. Notons que la reconnaissance automatique des visages n'a pas été implémentée au sein du logiciel. Etant donné le nombre de réseaux communautaires publiant les photos des membres, cette dernière ne devrait cependant pas être trop dur à activer... reste à savoir Google sautera le pas, au risque de froisser les défenseurs de la vie privée.
Google va-t-il ouvrir la vidéo ? Le géant du net vient en tout cas de donner un signe fort en investissant dans TheorARM, un projet d'implémentation du codec vidéo Ogg Theora optimisée pour les processeurs ARM. Le blog de Google dédié à l'open source explique que bien que le HTML 5 offre un standard pour le web en matière de lecture de vidéo, les éditeurs de navigateur ont été incapables de tomber d'accord sur un codec unique. Si le H.264 a la faveur de certains grâce à sa qualité de compression réputée supérieure, il est coûteux en terme de licences, contrairement à Ogg Theora.

Google Chrome prend les deux codecs en charge pour l'heure, mais l'entreprise a refusé d'offrir des flux compatibles Theora sur Youtube, où son lecteur HTML 5 utilise le H.264. Au cours d'une discussion sur les codecs vidéo l'année dernière, un dirigeant de Google a même indiqué qu'aucune mesure n'était envisagée pour offrir des solutions aux navigateurs n'utilisant que Theora. Une mesure sur laquelle le géant pourrait revenir, suite à cet investissement dans TheorARM.

Jusqu'ici, l'architecture de processeurs ARM, très utilisée sur les appareils mobiles, était un frein majeur au développement de Theora. Le N900 de Nokia, le Nexus One de Google, l'iPhone et l'iPad : autant de téléphones dont le système d'exploitation est basée sur les processeurs ARM, incapables de lire le codec Theora. Avec le projet TheorARM, ce problème est résolu, et c'est peut-être ce qui a décidé Google à investir dans le projet.
Google serait à la veille de lancer sa propre tablette. Cet outil serait, selon le New York Times qui a eu l'information, « un lecteur électronique qui fonctionnerait comme un PC. » C'est en tous cas ce qu'aurait dit Eric Schmidt, le PDG de Google, à des amis « au cours d'une soirée à Los Angeles. » Selon le New York Times, « Google travaille déjà avec plusieurs fabricants de matériel, et espère mettre sur pied son propre magasin d'applications pour les tablettes. »

Un tablet-PC, à l'instar de l'iPad ou du Slate d'HP, donc. La tablette devrait faire tourner Android, et non Chrome OS. Un choix jugé étrange, étant donné que Google est engagé en faveur de Chrome OS sur les netbooks. Mais Android est déjà bien développé, avec des fonctionnalités facilement transposables depuis les smartphones, qui permettront au géant du net d'amener un produit au niveau de l'iPad d'Apple.

Google serait déjà en négociations avec des éditeurs pour proposer des livres et des magazines électroniques. Pour la partie logicielle, on peut déjà compter sur de nombreuses applications maisons : Gmail, Google Maps, Google Books, Google Reader et Google Voice, entre autres. Ce serait donc un pas de plus pour le géant du net vers la distribution de matériels. La compétition avec Apple en serait sans doute renforcée, sur un marché qui devrait connaître une certaine effervescence : Microsoft travaillerait également sur son propre produit, ainsi que Nokia, et plusieurs autres entreprises.
Alliés plutôt qu'ennemis ? Alors que vient de s'ouvrir à Cannes la 47e édition du Marché mondial des contenus audiovisuels et numériques (MIP TV), le groupe Lagardère vient d'annoncer la signature d'un accord avec Google, portant sur la distribution de contenus vidéo par l'intermédiaire du portail YouTube.

Cet accord qui, selon les deux partenaires « vise à accélérer la promotion et la monétisation de contenus vidéo premium sur Internet à l'échelle internationale », conduira à la mise en ligne, sur des chaines YouTube dédiées, de contenus émanant de Lagardère Active.

Les internautes devraient ainsi pouvoir accéder gratuitement à une sélection de vidéos émanant des différents pôles de médias ou de production du groupe Lagardère. Sont évoquées 315 heures de programmes de catalogue (programmes longs), 24 heures par mois de programmes TV et 7 000 vidéos courtes qui devraient être disponibles avant l'été.

Qu'il s'agisse de fictions, de production TV ou de contenus issus des radios du groupe, Lagardère Active dit vouloir profiter de l'exposition permise par YouTube pour améliorer l'exposition des contenus français à l'étranger. Pour ce faire, il annonce une « gestion dynamique des droits de distribution », qui passera tout de même par des restrictions géographiques associées à un contrôle de l'adresse IP.

« Ce partenariat est un des premiers de cette envergure signé par un groupe international de médias avec YouTube. Il nous offre une opportunité unique de faire fructifier la richesse de nos catalogues, tout en protégeant nos oeuvres et en luttant contre le piratage », se félicite Didier Quillot, président du directoire de Lagardère Active.
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