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Un groupement d'entreprises impliquées dans les réseaux sociaux veut mettre fin aux multiples boutons de partage de contenus disponibles sur le web. Exemple : vous naviguez sur Clubic, et à la lecture d'un article, vous trouvez divers boutons pour vous permettre de le partager. Facebook, LinkedIn, Myspace, Twitter, Delicious, Viadeo, etc. Meebo, l'éditeur d'une barre de navigation présente sur plusieurs sites de contenus veut favoriser l'émergence d'un standard pour mettre de l'ordre dans ces boutons. Son projet est soutenu par Google, Yahoo, Microsoft et Myspace, entre autres.

En clair, il suffirait d'un standard, XAuth (pour Extended Authentification), capable de détecter les réseaux sociaux sur lesquels vous êtes inscrits, et de vous proposer les options qui vous concernent uniquement. En clair, XAuth se présente comme une solution similaire à Facebook Connect, mais pour plusieurs réseaux sociaux. Selon Joseph Smarr, de Google, ce serait une réponse aux limitations des cookies. Les sites qui implémenteront la barre Meebo seront donc capables d'accéder aux informations publiques d'un visiteur sur les réseaux sociaux qu'il fréquente. Pour améliorer son expérience sur un site, voire pour mieux cibler les publicités affichées.

Absents remarqués de la coalition, Twitter et Facebook seront les grands concurrents de la solution développée par Meebo, avec leurs univers @anywhere et Connect. « C'est vraiment un combat en plusieurs rounds qui va se dérouler désormais. », estime Jeremiah Owyang, de l'agence de consultants Altimeter Group, qui estime que les interactions sociales en ligne pourraient être bousculées dans les prochains temps.
L'équipementier télécom Alcatel-Lucent a lancé ce week-end Mobilefriends, un service d'envoi de messages communautaires par SMS qui cherche à valoriser l'information, puisqu'il propose aux adeptes de gagner de l'argent en partageant des informations via leur téléphone portable. Mais sous certaines conditions.

Mobilefriends propose aux particuliers, associations ou entreprises, nommés « animateurs » sur le site, de communiquer par SMS avec leurs « communautés » créées sur le service. Une association sportive, par exemple, peut utiliser Mobilefriends pour communiquer à ses membres des dates de compétitions : l'animateur envoie un SMS via le site pour avertir ses abonnés, qui reçoivent alors l'information sur leur mobile.

C'est là qu'intervient la monétisation de l'information : chaque personne qui reçoit un SMS issu d'un service auquel il s'est abonné doit s'acquitter d'un coût de 20 centimes d'euro pour pouvoir le lire. Une somme divisée entre Alcatel-Lucent, qui touche 4 centimes, l'opérateur, 8 centimes, et l'animateur, qui reçoit quant à lui 4 centimes par SMS. Le reste constitue la TVA.

Si le principe apparaît comme intéressant et, a priori, lucratif, il n'est cependant pas certain que les petites associations y gagnent beaucoup puisqu'il faut atteindre la somme minimale de 20 euros, soit 500 SMS, pour espérer toucher de l'argent.

Le service offre, par contre, un intérêt plus conséquent pour les grandes entreprises pouvant tabler sur un nombre élevé d'abonnés. Plusieurs grands sites d'information ont conclu des partenariats avec Mobilefriends, parmi lesquels Libération et Football.fr. Météo France devrait également proposer son service très prochainement.

Si de grands groupes semblent donc convaincus du potentiel du service, il ne reste plus qu'à voir si le public, et donc les abonnés, répondront présents.

Payer 20 centimes d'euro pour une information textuelle, à l'heure où les téléphones mobiles sont de plus en plus connectés à Internet apparaîtra sans doute comme désuet aux yeux de certains, mais Alcatel-Lucent a de quoi avoir confiance, puisque le service, lancé en Suisse il y a déjà plusieurs années, compte là-bas plus de 10 000 communautés et 40 millions de SMS envoyés chaque année.
Google vient d'annoncer de nouvelles fonctionnalités pour son moteur de recherche. Si certaines ne concernent pas encore l'Europe, comme la suggestion de résultats de recherche en fonction de la position géographique, d'autres sont déjà disponibles, comme l'épellation des mots.

La capacité du moteur de recherche à traquer nos fautes de français n'est pas nouvelle. Si vous entrez « aréoport » dans le moteur de recherche, il vous proposera le lien « Essayez avec cette orthographe : aéroport », avec deux liens correspondant à la recherche correctement orthographiée. Les résultats pour « aréoport » apparaissent ensuite, s'ils existent. Désormais, en plus de cette fonctionnalité toujours présente, Google tente de corriger les termes entrés pendant leur saisie. Donc, parvenu à « aréop » lors de la saisie, Google propose dans un menu contextuel « aréopage », puis « aéroport » correctement orthographié. Poussez le vice jusqu'à taper « aréopo », et le doute n'est plus permis par le moteur de recherche : vous êtes un voyageur illettré, qu'il doit corriger à la volée.Sur son blog, Google espère ainsi « rendre la recherche beaucoup plus rapide en se débarrassant d'un clic inutile. » Google prévient qu'il proposera des suggestions d'orthographe uniquement lorsqu'il sera « extrêmement confiant » que les termes cherchés ont été mal épelés. Il faudra toutefois cliquer sur la suggestion qui apparaît au fur et à mesure de la saisie, car le système ne remplace pas automatiquement la recherche. Ce qui eût signé la mort des blogs parlant d'aréoports, il faut en convenir.
L'e-mail est-il protégé par la constitution américaine ? La question agite les tribunaux outre-Atlantique avec une affaire qui oppose Yahoo à la cour fédérale du Colorado. Une société qui détient les adresses d'internautes pourrait être, à l'avenir, obligée de les communiquer à la justice.

Auparavant, une communication d'informations ne pouvait que se faire au motif du 4ème amendement de la constitution, à savoir la nécessité d'obtenir un mandat pour les arrestations et perquisitions. Pourtant, la justice estime qu'elle pourrait aller plus loin. Selon une pratique judiciaire, les e-mails peuvent être observés dans le cadre d'une enquête criminelle, même si la personne n'est pas suspecte…

De son côté, Yahoo tente de préserver l'identité de ses internautes et de se démêler avec le maquis juridique fédéral des Etats-Unis. D'un côté, certains états souhaitent disposer de plus d'informations sur les internautes, de l'autre, certaines décisions sont susceptibles de les mettre en danger.

Pour preuve, en 2008, la Cour Suprême de Virginie aux Etats-Unis avait déclaré une loi anti-spam inconstitutionnelle. Le puissant Premier Amendement de la constitution (Liberté d'expression) garantit les libertés individuelles de chaque américain s'était alors trouvée suffisamment large pour autoriser de nombreuses diffusions, dont le spam.

Dans ce cas du spammeur Jeremy Jaynes, c'est AOL (serveur par lequel les spams transitaient) qui avait fait pression pour qu'une sentence soit rendue possible. Reste à savoir quels types de jugement pourraient se généraliser à l'avenir, voire en France… Un bol d'air pour les spammeurs professionnels ? Ou comme le disaient les Monty Python "Lovely Spam, Wonderful spam".
L'histoire est classique, selon le blog de BitDefender, l'éditeur roumain de solutions antivirus : un utilisateur du navigateur Google Chrome reçoit un email l'incitant à télécharger une nouvelle extension pour mieux organiser les documents reçus sur sa messagerie. Il suit le lien qui doit l'amener à la page de téléchargement, et arrive sur une page ressemblant à celle de Google Chrome Extensions. Il installe finalement le malware sans se douter qu'il est infecté.

BitDefender prévient que bien que la fausse application ait la même description qu'un vrai module complémentaire de Google Chrome, l'extension du fichier à installer doit être un premier signe pour éveiller la méfiance des utilisateurs. En effet, à la place d'un .crx habituellement employé pour les modules de Chrome, le trojan se termine en .exe.

Identifié comme le malware Trojan.Agent.20577 par BitDefender, l'application modifie le fichier HOSTS de Windows pour bloquer l'accès aux pages Google et Yahoo. « A chaque fois que l'utilisateur veut taper google.xxx ou xx.search.yahoo.com dans son navigateur, il sera redirigé vers une page ayant l'IP 89.149.xxx.xxx. » Ce type de redirection vers un site contrefait est généralement annonciateur d'une tentative de phishing ou d'intrusion sur l'ordinateur de la victime. crédit : BitDefender
Microsoft a annoncé qu'il allait lancer une enquête sur les accusations de conditions de travail dures et injustes dans l'une des usines chinoises qui fabrique des produits sous sa marque. Ces allégations ont été portées suite au rapport du National Labor Committee (NLC), une organisation non-gouvernementale spécialisée dans la défense des travailleurs.

Selon l'ONG, l'entreprise KYE Systems Corp, basée dans la province du Guandong, est coupable de faire travailler des centaines d'adolescents âgés de 16 à 17 ans. Ils effectueraient des journées de 15 heures, six ou sept jours par semaine, en contrepartie d'un salaire très bas. Ces conditions semblent très difficiles comparées aux standards occidentaux, mais le NLC insiste sur celles des autres employés également. Même s'ils sont adultes, ils auraient été astreints à passer jusqu'à 97 heures par semaine sur site, avec 80 heures de travail en moyenne, durant la récession économique de 2007 et 2008. Depuis 2009, leurs horaires auraient été réduits à 83 heures de présence, dont 68 heures travaillées.

Le NLC accuse en outre KYE Systems de payer ses employés une misère : 52 cents de dollar par heure, soit environ 38 centimes d'euro. Ils auraient l'interdiction de parler, d'écouter de la musique, ou même d'aller aux toilettes sur leur temps de travail. Selon le NLC, ceux qui enfreignent ces règles sont obligés de nettoyer les toilettes de l'usine. « Les ouvriers n'ont aucun droit, et toutes les réglementations liées au travail en Chine sont violées. » Selon le rapport, « le code de conduite de Microsoft et des autres entreprises n'a aucun impact. »

Microsoft a rappelé dans une interview accordée à l'AFP qu'il était engagé en faveur du traitement juste et de la sécurité de tous les employés de ses fournisseurs. Le géant affirme en outre avoir investi massivement dans un programme de responsabilisation pour s'assurer que ses fournisseurs respectent le code de conduite.

Cette nouvelle pourrait relancer le débat sur la responsabilité des multinationales vis-à-vis des employés de leurs fournisseurs dans les pays émergents. Une vague de suicide chez Foxconn, un sous-traitant d'Apple pour la production de son iPad, a également mis en cause des méthodes de gestion du personnel « quasi-militaires » et des rythmes de production « excessifs ».
Après l'annonce de Google concernant les recherches dans l'historique de Twitter, c'est la Bibiothèque du Congrès américain qui vient d'annoncer que tous les tweets, publiés depuis mars 2006, seront prochainement archivés numériquement dans ses murs.

L'annonce a été faite, comme il se doit, sur le compte Twitter de l'institution, ainsi que sur son site. « Avez-vous déjà envoyé un tweet sur le populaire réseau Twitter ? Félicitation : Vos 140 caractères, ou moins, seront désormais conservés à la Bibliothèque du Congrès. » annonce Raymond Matt, le directeur de la communication des lieux.

Ce dernier explique l'intérêt d'une telle acquisition par certains messages qui nécessitent d'être archivés pour la postérité en raison de leur valeur historique, comme le premier gazouillis de l'histoire, écrit par le co-fondateur de Twitter Jack Dorsey, ou bien celui posté par Obama lors de sa victoire aux présidentielles américaines de 2008.

Pour le reste, il faudra bien creuser, puisque ce sont près de 55 millions de messages qui sont postés chaque jour, pour un total de plusieurs milliards à l'heure actuelle.

Si le principe apparaît comme louable, il met également au placard toute notion de droit à l'oubli sur Internet, puisqu'aucun message ne disparaitra vraiment de la circulation. Par conséquent, si vous comptiez dissimuler quelques tweets honteux dans les méandres du Net, ça a l'air plutôt mal engagé...
L'annonce n'a pour l'instant fait l'objet d'aucune communication officielle. A sa façon, il s'agit pourtant d'une première : depuis le 31 mars dernier, les conditions d'utilisation de certains forfaits mobiles d'Orange autorisent en effet explicitement les appels en voix sur IP (VoIP).

Jusqu'ici, cette pratique qui consiste à faire transiter un appel voix par le biais de la connexion données plutôt que par les forfaits dédiés, décomptés en fonction du temps d'usage, était proscrite. En réalité, elle le reste sur les forfaits standards, mais l'opérateur propose maintenant une « Option Voix sur IP », accessible à tous les clients, à l'exception de ceux qui ont souscrit une offre Pass Internet Everywhere ou Pass M6 mobile.

L'option pourra être activée gratuitement pour les clients des « forfaits Origami version plus, pour iPhone et jet 3h et plus », indique Orange. Pour les autres, il faudra compter 15 euros par mois. Dans les deux cas, l'usage de la voix sur IP sera « illimité » dans la mesure de l'accès data compris dans l'abonnement. Autrement dit, les données échangées seront décomptées sur quota admis par l'opérateur avant restriction des débits. Pour y souscrire, il suffira de se rapprocher du service client d'Orange et de demander l'activation, qui en théorie intervient alors sous 60 heures. Les usages de type P2P ou newsgroups restent quant à eux explicitement interdits sur la totalité des abonnements.

Une annonce bienvenue pour tous les adeptes de la voix sur IP, qui contribuera sans doute à donner du crédit aux récentes déclarations de Stéphane Richard, récemment placé à la tête de France Télécom. « Les opérateurs ont fait trop usage d'offres qui ont été qualifiées d'illimitées. C'est une politique qu'il faut revoir car il s'agit non seulement d'un travail de vocabulaire mais aussi d'honnêteté. C'est un devoir », avait-il déclaré mardi, à l'occasion du colloque sur la neutralité du Net organisé par l'Arcep.
Après la neutralité du net, le gouvernement s'intéresse désormais aux usages d'Internet et plus particulièrement au droit à l'oubli. Une consultation vient d'être ouverte par la secrétaire d'Etat à l'Economie numérique, Nathalie Kosciuzko-Morizet sur le nouveau site du ministère.

L'objectif est de recueillir les avis au sujet de la conservation des données mais aussi de mettre le doigt sur l'éducation des internautes. NKM s'appuie sur un rapport de la Cnil estimant que 3/4 des internautes interrogés déplorent l'enregistrement de leurs données personnelles au motif que l'information est clairement insuffisante. Les "termes du contrat" sont en général peu voire pas lus par ceux qui s'inscrivent sur un site…

Autre point abordé, le fait que les traces informatiques laissées par les internautes sont parfois monétisées. La secrétaire d'Etat témoigne que "cette réalité existe mais il faut éviter les dérives en proposant des solutions techniques par exemple. On ne s'interdit aucune voie mais il est important qu'une position forte de l'Europe émerge. Pour cela, il faut de bonnes idées afin de pouvoir jouer des coudes face aux géants américains". Les débats autour de la limitation de la durée de conservation des données mais aussi de la création d'un droit à la désindexation "à la carte" d'informations personnelles pourraient alors s'avérer des plus intéressants.

Reste qu'en matière d'éducation des efforts ont été faits notamment par la Cnil avec des vidéos et des slogans comme "je publie, je réfléchis" afin d'éviter que certains internautes n'aient de mauvaises surprises. Alex Türk, président de la Cnil s'était lui-même cité en exemple lors d'une conférence : "Je crois avoir montré mes fesses à la Saint-Nicolas, en 1969. Je ne le fais plus depuis. Et je n'aimerais pas que cela me poursuive encore".

Les avis au sujet du droit à l'oubli seront recueillis jusqu'au 31 mai. Chacun peut donc répondre aux questionnaires et laisser des commentaires sur sa vision de l'Internet de demain. A l'heure où l'on apprend que le Congrès américain a racheté les archives de Twitter depuis mars 2006 sans aucun consentement des internautes, on peut avoir une petite idée de quoi demain sera fait.
Disponible sur l'App Store depuis le 13 avril, Opera Mini pour iPhone démarre sur les chapeaux de roue. L'application a effectivement été téléchargée plus d'un million de fois le jour de son lancement. Elle occupait ce matin la première place du classement des applications gratuites dans le monde entier, comme le montrait alors le classement officiel, que l'éditeur s'est empressé de relayer.

Opera Mini pour iPhone est le premier véritable navigateur internet tiers approuvé par Apple. La firme de Cupertino avait certes déjà approuvé d'autres navigateurs, mais ils reposaient tous sur le même moteur de rendu que Safari Mobile. Les conditions d'utilisation du kit de développement de l'iPhone interdisent pourtant l'utilisation d'autres interfaces de programmation (API) que celles fournies par Apple, et les multiples évictions passées ont montré qu'Apple interdisait les applications entrant en concurrence avec les siennes… Jusqu'à présent.Le navigateur internet mobile d'Opera fait donc figure d'exception à plus d'un titre. Non seulement il ne repose pas uniquement sur les API du système d'exploitation de l'iPhone, mais en plus il concurrence l'une de ses application phare. Cette ouverture soudaine et inexpliquée est d'autant plus étonnante que Safari Mobile talonne Opera Mini, navigateur internet mobile le plus utilisé au monde, en terme de parts de marché. Nul n'est toutefois à l'abris d'une éviction tardive, bien qu'une telle décision induirait vraisemblablement une chute en image de marque au moins égale au gain que l'approbation peut produire à présent.

Reste à savoir si Opera transformera l'engouement des premiers jours. L'avenir nous dira si le million d'installations traduira une variation sensible des parts de marché des navigateurs internet mobiles. Les commentaires sont d'ailleurs partagés sur l'App Store, où Opera Mini obtient tout juste la moyenne avec plus de 2 000 avis. Les uns louent sa rapidité tandis que les autres critiquent son ergonomie.

Peut-être Apple a-t-il justement voulu redorer son blason en pariant sur un succès éphémère pour son concurrent ?
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