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Selon sa sainteté Benoît XVI, le Web possède quelques avantages mais présente également un risque « que l'on perçoit déjà dans le déclin de l'esprit critique ». A l'occasion de la conférence italienne des évêques, le souverain pontife a donc soufflé le chaud et le froid à propos de la Toile.

Dans des propos relayés par l'AFP, Benoît XVI a expliqué qu'Internet était « un média égalitaire qui permettait à chacun de s'informer et de rester en contact » mais qu'il n'était pas sans présenter certains dangers. La papauté a ensuite mené des discussions pour établir qu'il était primordial de « se mettre au service de la vérité pour lutter contre la dilution des valeurs morales ».

Du coup, le Net pourrait bien être le bras séculier (armé) de l'Eglise pour faire passer des messages ou bien encore afin d'obtenir plus d'informations sur des affaires polémiques en cours. Le cas de propos négationnistes tenus par un évêque rappelle des souvenirs au Vatican puisque le Pape avait reproché à ses équipes de ne pas lire la presse en ligne évoquant des dires clairement racistes.

Du coup, le Pape promet d'encourager le développement du Web sous certaines conditions. Et qui sait, de rassembler tous les croyants en la pomme, la fenêtre ou au pingouin sous la même bannière.
Google vient d'annoncer l'achat de la société israélienne LabPixies, spécialisée dans la création de widgets pour le Net et les téléphones mobiles.

Un investissement loin d'être un hasard puisque les deux entreprises collaborent depuis longtemps : LabPixies est en effet à l'origine de la plupart des widgets proposés sur iGoogle, depuis la création du service en 2005. « Récemment, nous avons décidé que nous pourrions faire plus si nous faisions partie de la même équipe, et en tant que tels, nous sommes ravis d'annoncer l'acquisition de LabPixies » annonce le blog de Google.

L'entreprise travaille également sur le réseau social Okrut de Google, sur My Yahoo, Facebook, Hi5 et Myspace, et développe des applications sur iPhone et sous Android. Mais LabPixies est également à l'origine des publicités interactives d'Adsense, ou Gadget Ads, apparues en 2007.

La start-up israélienne a donc plus d'une corde à son arc pour enrichir les services de Google sur plusieurs tableaux. « Nous sommes impatients de travailler avec LabPixies pour développer de grandes applications Web et utiliser leurs connaissances et leur expertise pour aider les développeurs à améliorer l'écosystème dans sa globalité » ajoute Don Loeb, l'un des membres de l'équipe iGoogle.

Selon Reuters, le montant de la transaction s'élèverait à 25 millions de dollars.
Blippy est un site Internet qui a pour but de permettre à ses utilisateurs de faire découvrir leurs achats récents au monde entier : il suffit d'enregistrer son numéro de carte bancaire sur le site pour que tous les achats effectués avec ladite carte apparaissent sur sa page d'actualité, façon Twitter. L'idée est donc de débattre entre amis de ses dernières folies, et, accessoirement, d'étaler ses richesses.

Le problème, c'est que jusqu'à récemment, Blippy a partagé bien plus que la liste de courses de ses utilisateurs. En effet, via une simple recherche sur Google, il était possible d'accéder aux coordonnées bancaires de certains membres du site.

Selon PCWorld, les numéros de cartes de crédit étaient stockés dans le code HTML du site, rendant les informations visibles pour les moteurs de recherche.

Philip Klapan, l'un des co-fondateurs du réseau social, a immédiatement réagit sur son blog, s'excusant du problème et expliquant qu'il s'agissait de "restes" de la bêta de Blippy, apparaissant toujours dans le cache de Google. « Nous prenons les questions de sécurité au sérieux et nous tenons à assurer aux utilisateurs de Blippy qu'il s'agissait d'un incident isolé issu de notre bêta test, qui n'affecte pas les utilisateurs actuels. »

Selon Kaplan, seuls quatre numéros de cartes bancaires ont été dévoilés sur Google. Le moteur de recherche a annoncé samedi matin avoir supprimé de son cache toutes les pages incriminées en accord avec Blippy, mais samedi après midi, un cinquième numéro de carte de crédit a été identifié dans les résultats. Les responsables de Blippy ont donc demandé à Google d'effacer entièrement le cache du site, par mesure de sécurité.

De quoi couper l'envie d'exhiber ses achats sur Internet...
YouTube a fait une nouvelle incursion dans le domaine de la vidéo à la demande payante aux Etats-Unis. À la différence de ses précédents essais, celle-ci n'a pas été présentée comme un simple test, en fait elle n'a tout simplement fait l'objet d'aucune annonce officielle. Une vidéo de présentation révélait lors d'un précédent essai le fonctionnement du service de location de film, qu'il conviendra désormais d'appeler YouTube Store.

Le service proposait un catalogue de 500 titres, pauvre en blockbusters et mettant l'accent sur l'animation japonaise, le cinéma de Bollywood, le cinéma indépendant et le documentaire. On trouvait malgré tout quelques films du distributeur Lions Gate, tels que "Precious", "Brothers", "3 h 10 pour Yuma" ou encore la série "Saw". Tous ces films étaient loués pour 48 heures en échange de 0,99 à 3,99 dollars. Le paiement passait par le système de paiement maison, Google Checkout, similaire à son concurrent PayPal.

L'emploi de l'imparfait est de rigueur puisque la page d'accueil du vidéo club virtuel a néanmoins été retirée dimanche, sans autre forme de procès. Nul ne sait donc quand Google se lancera pour de bon sur le marché de la vidéo à la demande payante, tout juste sait-on qu'il y travaille activement.
Avec la surveillance et les risques encourus par les internautes téléchargeant sur les réseaux peer to peer, beaucoup voient leur salut dans les sites permettant le téléchargement direct. Rapidshare fait partie de ceux-là.

Mais si télécharger sur Rapishare peut apparaître comme une solution de choix pour les internautes, le site en lui-même s'est déjà vu condamné pour l'hébergement de fichiers enfreignant le droit d'auteur.

Aujourd'hui, Rapidshare cherche à se détacher de son image de "repaire de pirates" : après avoir durci ses remontrances envers ses membres proposant des fichiers illégaux en fermant de plus en plus de comptes depuis le mois dernier, l'hébergeur s'attaque désormais aux sites tiers qui exploitent le nom de Rapidshare pour proposer des téléchargements illicites.

Le site a ainsi envoyé des courriers à plusieurs webmasters de domaines tels que Rapidshare.net, Rapid.org ou encore Rapidshare4movies.com, qui proposent tous des moyens pour télécharger du contenu illégal sur l'hébergeur de fichiers. Les webmasters sont invités à transférer leurs noms de domaine sous deux semaines et à arrêter la promotion du téléchargement via Rapidshare dans le même délai, sous peine de poursuites.

Mais les sites ciblés par Rapidshare, interrogés par TorrentFreak, ne semblent pas très enclins à coopérer. « Nous trouvons incroyable, lorsque l'on considère le volume de trafic et, inévitablement, le nombre de comptes Premium que nous contribution à créer sur Rapidshare, que ce site nous attaque d'une façon aussi agressive et qu'il se retourne contre ses propres clients » commente le fondateur de Rapid.org.

Les sites incriminés n'auront probablement pas le choix, puisque Rapidshare a déposé des requêtes pour récupérer les noms de domaines qu'il accuse d'utiliser abusivement sa marque. Restera cependant le coeur du problème, à savoir les fichiers illégaux proposés en téléchargement sur le site : gageons que la lutte de l'hébergeur contre le piratage ne fait que commencer.
A l'appui de la 8ème édition du rapport "Security Intelligence Report", Microsoft cible les nouveaux moyens de propagation des malwares ainsi que l'éventail des failles les plus répandues. La période visée par le rapport s'échelonne entre juillet et décembre 2009, 240 pages de constat sur les tendances en matière de vulnérabilités.

Les données collectées par Microsoft se basent sur les 500 millions d'ordinateurs sous Windows analysés dans le monde et répartis dans 26 pays. Via le MSRT (Malicious Software Removal Tool), Microsoft Security Essentials, Windows Live Hotmail et Bing, l'éditeur dispose d'une base de données importante et trace quelques grandes lignes. Tout d'abord, dans le classement des ordinateurs les plus souvent infectés (et nettoyés) les postes américains s'avèrent encore être les plus vérolés. Suivent les postes chinois, brésiliens, britanniques, espagnols puis français.

De même, les chevaux de Troie qui ont fait le plus dégâts s'avèrent être le W32/Taterf (presque 4 millions d'infections) et Frethog (1,8 millions). Ces deux trojans sont en fait des renifleurs de mots de passe ciblant les jeux en ligne comme World of Warcraft ou d'autres MMORPG. Ces deux malwares ont donc connu une évolution constante et ont permis à certains postes de rester vérolés.

Côté OS, Windows XP reste de loin la cible privilégiée, les versions plus récentes de Microsoft s'avèrent être les moins touchées mais aussi les moins utilisées. Pour autant, Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft estime qu'actuellement les failles se situent au niveau des couches applicatives : "90% des vulnérabilités concernent les applications. Prenez Adobe, QuickTime, RealPlayer, ils représentent la grande majorité des failles que nous rencontrons. Désormais, le problème est que les gens savent qu'il faut se protéger mais ils font confiance à des programmes qu'ils ne connaissent pas".

Le responsable précise : "Il faut dire que les applications qui utilisent des fichiers binaires sont très souvent visées et difficiles à déterminer si elles ont été ou non bidouillées. Nous avons des méthodes pour savoir si un fichier Office ou un PDF a été modifié, nous avons des méthodes pour effectuer un test de sécurité avant même son ouverture".

Présenté dans le cadre de l'exposition sur la contrefaçon à la Cité des Sciences, Microsoft étaie son rapport en mettant le doigt sur l'industrie de la contrefaçon logicielle. Jean-Sébastien Mariez de la direction des affaires publiques et juridiques prend la parole : "l'économie souterraine est un cercle vicieux qui provoque trois conséquences. D'un côté, l'impact de la R et D diminue considérablement mais cela contribue aussi à mener une guerre des prix injuste. De même, il ne faut pas nier que l'utilisation d'un programme ou d'un OS non-officiel peut aboutir plus facilement à une infection informatique". Sur ce point, Microsoft estime donc le taux de logiciels contrefaits à 41 % en France. Un très mauvais résultat puisque la moyenne européenne oscille autour de 35 %.

Le rapport Security Intelligence Report de Microsoft est librement consultable. Un bon moyen pour agrandir sa base de connaissance en sécurité.
Inside Contactless et NXP Semiconductors viennent de rendre publiques leurs APIs (interfaces de programmation) respectives pour favoriser l'émergence d'un code logiciel open-source pour les paiements sans contact. Les deux entreprises développent des puces pour la technologie NFC (Near Field Communication ou Communication en champ proche), qui permet la communication entre deux appareils à quelques centimètres de distance.

La technologie n'est pas tout à fait neuve, puisqu'il est déjà possible d'effectuer des paiements (ou d'échanger d'autres informations) à de très courtes distances, en frôlant un récepteur avec son téléphone équipé d'une puce NFC par exemple.

NXP et Trusted Logic qui développe la partie logicielle pour NXP ont publié une API open-source pour le système d'exploitation mobile Android. Ils veulent permettre le développement d'applications qui pourraient utiliser la technologie NFC, selon leur communiqué commun. De son côté, Inside rendra disponible son API pour Android sur SourceForge.net à partir du 15 mai. Selon son porte-parole, l'entreprise espère ainsi étendre plus largement la technologie NFC dans les smartphones.

Les deux entreprises entrent ainsi en concurrence sur les téléphones avec l'OS de Google, et veulent devenir l'implémentation de référence de la technologie NFC sur Android. A noter que le logiciel d'Inside fonctionne aussi sur Windows Mobile et le système MeeGo de Nokia et Intel. La technologie NFC n'est pas encore très répandue sur les téléphones portables, mais plusieurs appareils sont attendus en 2010, qui devraient embarquer ce mode ce communication, selon Sandy Shen, directeur de recherche à Gartner.
Twitter a annoncé vendredi, via son blog officiel, le rachat de la société spécialisée dans l'envoi de SMS Cloudhopper.

« Twitter a été inspiré par le SMS, et nous continuons à utiliser cette technologie simple mais omniprésente. » commente le co-fondateur de la plateforme, Kevin Thau. Ce dernier explique que Twitter et Cloudhopper collaborent depuis 8 mois déjà, et que l'acquisition de la start-up devrait permettre au site de microblogging de renforcer son infrastructure de tweets par téléphone mobile.

Le montant de la transaction n'a pas été rendu public, et le blog annonce juste l'arrivée des deux fondateurs de Cloudhopper au sein de l'équipe de Twitter.

A l'heure actuelle, Twitter revendique 1 milliard de SMS par mois. « Ce nombre est en croissance partout dans le monde, de l'Indonésie à l'Australie en passant par le Royaume-Uni, les Etats-Unis, et au-delà. »

A noter que la France ne fait plus partie des pays desservis par ce service depuis 2008, et ce pour des raisons de coûts trop élevés.

C'est le second achat d'importance de la plateforme de microblogging en quelques semaines, après l'application pour iPhone Tweetie.
L'éditeur norvégien Opera vient de publier une version desktop de son navigateur mobile, pour que les développeurs web puissent tester le rendu de leurs pages ou créer des widgets. Opera Mobile peut être téléchargé pour Windows, Mac OS et Linux, et affiche les pages telles qu'elles apparaîtront sur un téléphone équipé du navigateur.

La plate-forme de widgets est également disponible en version desktop. Ces widgets sont des petites applications créées à base d'AJAX et d'autres interfaces de programmation - pas encore approuvées par le W3C. Les widgets ne dépendent pas du système d'exploitation utilisé, et Opera espère distribuer sa plate-forme Mobile Widget aux fabricants d'appareils, comme pour son navigateur.

Les deux applications permettent de contrôler la définition en modifiant la taille de la fenêtre, et de tester le zoom automatique d'Opera directement dans l'interface. Opera Mini est également disponible en test sous forme d'applet Java, mais la version Mobile du navigateur est la seule implémentée nativement sur les téléphones Windows Mobile et Symbian. Opera Mini pourra néanmoins intéresser les développeurs, puisque c'est la version présente sur iPhone ou Android.

La création et le débogage de widgets sont intégrés dans l'environnement de développement Dragonfly d'Opera. Il faudra attendre pour voir si cela permettra à Opera d'intégrer cette plate-forme de widgets sur les téléphones portables, et de générer quelques revenus.
Le site d'écoute de musique Deezer a annoncé ce matin avoir signé un accord avec le label indépendant français Discograph.

Le catalogue de Discograph compte des artistes de tous les styles, parmi lesquels Le Peuple de l'Herbe, Beat Assailant, Stuck In The Sound, ou encore Demis Roussos.

« Nous sommes fiers d'intégrer le catalogue Discograph dans notre offre. Par cette signature, Deezer montre une fois de plus sa volonté d'élargir au maximum son offre aux labels et distributeurs indépendants. Les opportunités sont des plus ouvertes avec l'ensemble des artistes représentés par Discograph, afin de leur apporter un soutien en terme de visibilité, notoriété et développement » commente Julien Simon, le directeur des acquisitions de Deezer.

Avec ce nouveau partenariat, le catalogue de Deezer comptabilise désormais 7 millions de titres, « l'offre la plus riche du marché » selon le site.
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