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Cofondateur de MultiMania, ex-directeur général de Lycos Europe, Olivier Heckmann est aujourd'hui directeur général de Kewego, qu'il a cofondé en 2003 avec Michel Meyer. Pour Clubic Pro, il revient sur le positionnement et les perspectives de cet éditeur de solutions de diffusion de vidéos en ligne ou sur réseau d'écrans.

Clubic Pro - Olivier Heckman, bonjour. Bien que 2010 soit déjà bien entamée, quel bilan tirez vous de vos activités sur 2009, année complexe s'il en fut ?

OH - 2009 était effectivement une année particulière, avec une visibilité assez compliquée sur le marché et des signaux moroses. Après avoir vécu la crise des années 2000 avec Multimania, on s'est volontairement mis dans une position de prudence, en essayant d'être attentifs et en se fixant comme objectif d'atteindre l'équilibre en faisant attention aux coûts.

Finalement, l'année s'est plutôt bien passée puisque nous sommes rentables à fin 2009 avec un résultat net supérieur à 500.000 euros pour un chiffre d'affaires de l'ordre de 6,5 millions. Le premier semestre s'est révélé plutôt atone, mais le second a été bien plus dynamique, avec de véritables signes de reprise qui se sont confirmés début 2010.

Quels ont été les secteurs les plus demandeurs lors de cette reprise en matière de solutions de vidéo en ligne ?

On observe une vraie dichotomie entre deux types de clients. D'un côté, on a les médias qui ont acquis une maturité importante sur le sujet et ne se posent plus vraiment de questions. Pour eux, il est maintenant clair qu'il faut de la vidéo, à la fois race que c'est une demande de l'audience et parce qu'il s'agit d'un nouveau support à monétiser. 60 ou70% des médias français en ligne travaillent avec nous. Des groupes tels que France Télévision, TF1 ou M6 sur certains aspects, ainsi que la plupart des sites de presse et beaucoup de pure placers ou de magazines.

De l'autre côté, on a les entreprises, qui depuis 2007 conduisent des expériences en matière de vidéo en ligne à destination du grand public. En 2009, on assiste à un véritable mouvement de fond, avec des grands comptes qui rentrent dans la logique suivante : la vidéo est au coeur de la relation client, il faut donc que j'en utilise pour mon image de marque, la conversion ou la fidélisation.

En parallèle, d'autres usages se développent. Si j'étais une agence, je dirais que l'entreprise s'équipe en vidéo « à 360 degrés » : communication interne, réseaux d'écrans, intranet sur mobile pour forces de vente, etc. Comme les salariés consomment de plus en plus de vidéo, l'intranet traditionnel devient ringard.

Elle est également confrontée à l'augmentation de la production de contenus vidéo par les employés. Sans outil dédié, ces vidéos sont postées sur YouTube ou Dailymotion, sans véritable contrôle. Elles font donc appel à nous, puisqu'on leur fournit un outil centralisé, qui devient une sorte de base de connaissances autour de la vidéo.

Historiquement, votre activité se partageait ente la vente de solutions d'affichage su un réseau d'écrans internes et l'hébergement de vidéos en ligne. Qu'en est-il aujourd'hui ?

On ne peut pas vraiment séparer les deux. La réalité aujourd'hui, c'est qu'on ne vend pas d'écran, on vend des solutions en mode ASP ou en mode serveur, qui passent par des consoles Web, etc. Différencier les deux activités serait donc un peu comme essayer de différencier Internet et mobile. Quand on équipe une entreprise, on le fait au niveau de l'intranet comme des réseaux d'écran, et ce sont d'ailleurs des produits qui ont la même marge.

Du côté des médias, on imagine qu'une attention toute particulière se porte sur la publicité et l'offre en matière de monétisation de vidéos reste bien souvent difficile à appréhender. Considérez-vous que Kewego a un rôle à jouer à ce niveau ?

Il faut effectivement que le support s'impose pour que les centrales commencent à bien le vendre, or aujourd'hui les audiences sont relativement éclatées en matière de vidéo. On a des petits acteurs professionnels avec quelques milliers de vidéo et de l'autre, YouTube.

Pour répondre à cette problématique, on a lancé en 2009 Adbooster, une alliance entre réseaux publicitaires qui réunit notamment Yahoo, MSN ou GoViral. Ici, on a tenté de fédérer ceux de nos clients qui souhaitaient injecter de la publicité supplémentaire dans leur inventaire, mais avec une capacité de monétisation qui ne vient pas interférer avec le travail de leur propre régie. Aujourd'hui, ça tourne sur une soixantaine de sites partenaires avec un bon niveau de revenus, qui permettent de monétiser 100% de l'inventaire s'il le faut.

En valeur, quelle est la promesse en matière de monétisation de la vidéo ?

Elle dépend du site, bien sûr, mais en moyenne on pourrait dire que le niveau de rémunération est dix fois supérieur à celui de la bannière. Le point important reste bien sûr d'avoir du contenu de qualité.

A terme, l'objectif pourrait-il être de devenir une régie à part entière ?

Notre objectif, c'est de monétiser l'inventaire de nos éditeurs de la meilleure façon possible, en lui laissant toujours la main. Dans ce cadre on cherche au contraire à travailler avec le maximum de régies possible, mais en faisant en sorte que l'éditeur soit et reste notre premier client. Le fait de ne pas être une régie nous permet justement de garder une certaine indépendance.

Si l'on revient à la vidéo proprement dite, quelle est la promesse en matière de retour sur investissement des solutions Kewego, et n'êtes vous pas confrontés à des clients qui décident d'internaliser la diffusion de vidéos ? C'est par exemple ce que nous avons choisi de faire sur Clubic.

L'internalisation, il pourrait y avoir un risque, mais il n'est pas vraiment sur la diffusion. Les entreprises créent des studios par exemple, mais ne partent pas de zéro pour ce qui est de la diffusion : ça leur coûterait beaucoup plus cher que la solution qu'on propose. Et nous sommes justement dans une logique de ROI permanente. A ce niveau, on apporte un outil déjà utilisé par de nombreux grands comptes, qui offre une souplesse exemplaire dans le workflow. Il a la capacité d'encaisser des pics de trafic très important, ce qui est très important pour un média. On a pu le voir avec la Nouvelle Star, avec l'épisode du « Casse toi pauvre con » sur le site du Parisien ou sur les matchs de Ligue 1 en Espagne. On propose aussi de très bons outils de syndication. Le tout forme un ensemble qui permet de générer du trafic, gagner en visibilité, etc. Le deuxième pan, ce sont les outils de monétisation intégrés puisque dès la première diffusion on peut mettre de la pub, en préroll ou en postroll.

Question récurrente : des ambitions dans le B2C ?

Non, toujours pas ! Nous n'avons pas vocation être éditeur. On a quelques sites de test qui perdurent, mais ils représentent une part marginale de notre activité et l'on ne cherche pas à les développer. Par contre, on a des clients qui nous demandent de les accompagner sur de l'UGC.

Ces contenus générés par les utilisateurs restent au passage très difficile à monétiser comme du contenu pro. Monétiser, oui, mais monétiser à des niveaux élevés, c'est plus difficile, les annonceurs se montrent un peu réticents.

Faut-il s'attendre à une nouvelle levée de fonds ou, pourquoi pas, à une introduction en bourse ?

Aujourd'hui, nous sommes dans une logique d'autonomie en termes de gestion de l'entreprise. C'est une étape importante pour nous, puisque cela prouve la force du modèle. On n'est plus dépendants des financements extérieurs et l'on s'est affranchi de la tutelle des actionnaires, avec lesquels on entretient de bonnes relations. Nous avons donc accès des capacités de financement.

L'iPO ne sera clairement pas un sujet pour nous en 2010, mais ça pourrait l'être dans les années à venir. Après tout, on connait déjà la musique ! Mais il faut que les bonnes conditions soient réunies, et que la démarche s'inscrire dans un vrai projet de développement industriel. En attendant, les perspectives sont bonnes sur 2010. Les fondamentaux en termes de croissance sont toujours là, sur un marché qui s'est bien éclairci.
Selon une étude menée par Google entre janvier 2009 et février 2010, les faux antivirus représentent 15% de tous les logiciels malveillants d'Internet.

Selon Niel Provos, ingénieur informatique principal chez Google, ce pourcentage a été multiplié par 5 depuis que l'entreprise réalise cette analyse.

La méthode employée par les pirates pour imposer leurs malwares sous la forme d'antivirus est généralement la même : une fenêtre s'ouvre sous forme de pop-up et alerte l'internaute de la présence de virus sur son ordinateur, le but étant de le faire paniquer pour ensuite le pousser à installer le logiciel malveillant.

« Récemment, les faux sites d'antivirus ont évolué en utilisant du Javascript plus complexe, capable d'imiter fidèlement l'interface de Windows » explique le rapport. « Dans certains cas, le faux antivirus détecte même la version du système d'exploitation utilisé, et ajuste son interface en fonction.  »

L'étude démontre également que les domaines liés à la distribution de malwares restent moins longtemps en ligne, les rendant plus furtifs aux yeux du plugin Safe Browsing de Google, utilisé par Chrome et Firefox, et qui permet d'identifier les sites malveillants.

Google en appelle donc à la vigilance des internautes face à cette menace en pleine expansion : « Les faux antivirus représentent de l'argent facile pour les fraudeurs », commente Provos. « Une fois installés sur l'ordinateur de l'utilisateur, ils sont très difficiles à désinstaller. Vous ne pouvez pas effectuer de mises à jour Windows, ou installer un autre antivirus. Vous devez souvent réinstaller le système d'exploitation. »
Après le Conseil de l'Europe, c'est au tour du Brésil de réagir face à la carte des requêtes gouvernementales publiée par Google le 20 avril dernier. Mais cette fois-ci, ce n'est pas pour féliciter le moteur de recherche de l'initiative.

Le gouvernement brésilien voit en effet d'un mauvais oeil la fameuse carte, estimant qu'elle donne une mauvaise image du pays : Le Brésil apparaît comme l'Etat effectuant le plus de requêtes sur tous les tableaux, avec 291 demandes de suppressions de données et 3663 demandes d'informations faites auprès de Google entre juillet et décembre 2009.

Le Brésil a donc demandé à Google d'apporter des clarifications sur les chiffres énoncés, en complément des informations déjà données par la firme de Mountain View sur la page de sa carte.

Lundi, la procureure brésilienne Priscila Schreiner avait déclaré à l'Associated Press que la plupart des requêtes gouvernementales étaient liées au racisme ou à la pédophilie. Mais cette explication apparaît comme erronée, puisque Google explique dans sa FAQ ne pas inclure les demandes liées à la pornographie infantile dans ses résultats, dans la mesure où le moteur procède lui-même à un filtrage de ce type de contenu.

Cette demande intervient quelques jours seulement après que Google se soit vu condamné, toujours au Brésil, pour une affaire de diffamation sur son réseau social Orkut. La plainte avait été déposée en 2008 par un prêtre qui s'était vu traiter de « pédophile » par un utilisateur anonyme du site. Très utilisé dans le pays, Orkut est d'ailleurs cité par Google comme l'une des principales sources de requêtes brésiliennes en matière de surpression de contenu.

Malgré la popularité conséquente des services du moteur de recherche dans ce pays d'Amérique du Sud, il y a fort à parier que le bras de fer entre un Google en quête de transparence et un Brésil désireux de justifier sa première place d'un classement polémique ne fait que commencer.
Prévue d'ici deux mois, la mise en place de l'Hadopi nourrit les craintes des députés. A l'occasion des traditionnelles « Questions au gouvernement » hebdomadaires, un député du parti radical a interrogé le ministre de la Culture sur le programme P2P SeedFuck. Accusé de mettre à terre la stratégie de filtrage d'Hadopi, SeedFuck injecte son poison à l'Assemblée nationale.

Le « torrent poisonning » fait son entrée dans la politique française. La technique qui permet d'injecter de fausses adresses IP afin de masquer un téléchargement est remontée aux oreilles de certains députés. Michel Zumkeller (député du Parti radical, Centre droit) a posé la question par écrit à Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture : « En effet, il semblerait qu'un petit programme inonde les réseaux de téléchargements, en peer to peer, de fausses adresses IP. Ainsi, des centaines de personnes se trouvent dans la liste des personnes ayant téléchargé illégalement même si elles n'ont rien fait ».

Le député, plutôt critique à l'égard de la loi Hadopi puisqu'il s'était opposé aux mesures anticonstitutionnelles sur la séparation des pouvoirs, instituant une présomption de culpabilité, souhaite donc connaître « les possibilités juridiques offertes aux internautes qui seraient victimes de procédures injustifiées ». Selon PCInpact, certains commencent donc à s'inquiéter du fait que le procédé de riposte graduée puisse provoquer des faux-positifs.

Sur le volet politique, Michel Zumkeller monte au créneau après la sortie d'un autre cadre de son parti Michel Thiollière. Ce dernier, secrétaire général du Parti radical, a annoncé voilà deux semaines son départ de l'Hadopi… Pour sa part, Frédéric Mitterrand devrait répondre à la question à son retour de Chine en début de semaine prochaine.
VMWare et Salesforce.com ont confirmé mardi soir le lancement de « VMForce », une nouvelle plateforme qu'ils présentent comme le premier exemple d'un « cloud computing Java d'entreprise ». L'idée, pour les deux partenaires, consiste à proposer aux entreprises une solution intégrale de création d'applications Java accessibles en mode Saas (Software as a Service), qui comprendrait aussi bien l'infrastructure d'hébergement que les outils de de développement ou les services de collaboration.

Pour célébrer l'union autour de VMForce, VMWare capitalise dans sa dot sur les actifs obtenus suite au rachat de SpringSource et emploie son framework destiné au développement d'applications Java, Spring, qui se voit ici associé au serveur d'applications TC Server (basé pour mémoire sur le TomCat de la fondation Apache). Le tout s'intègre enfin à vSphere, le système de virtualisation maison, qui doit permettre de faire le pont entre les ressources locales et l'environnement distant proposé par le cloud.

Du côté de Salesforce.com, cette nouvelle plateforme se présente comme le prolongement logique des efforts déjà déployés en la matière. VMForce vient en effet s'ajouter à Force.com, qui regroupe déjà au sein d'un même espace en ligne base de données, outils d'intégration, d'analyse, d'échange, interface utilisateur (Visualforce) et fait aujourd'hui appel à du code Apex, très proche de Java. Les deux partenaires du jour ne sont toutefois pas les seuls à miser sur la technologie de Sun puisque Microsoft Azure et Google App Engine la prennent déjà en charge.
Depuis hier, la version Android du navigateur Web Firefox, plus connue sous le nom de Fennec, est disponible en téléchargement dans sa version pre-alpha.

Comme l'explique le développeur Vladimir Vukicevic sur son blog, si cette build offre un bon aperçu du navigateur, elle n'est cependant pas totalement stable, en particulier au niveau de la gestion de la mémoire, qui n'est pas optimisée à ce stade. Des bugs nécessitant le redémarrage du mobile sont également indiqués comme courants.

Testée par les développeurs uniquement sur le Milestone de Motorola et le Nexus One de Google, cette version pre-alpha nécessite au minimum Android 2.0 pour fonctionner, et doit être installée dans la mémoire interne du mobile, non sur une carte SD.

Vladimir Vukicevic indique également qu'un groupe de discussion a été mis en place pour recueillir les impressions des premiers utilisateurs.

Pour télécharger cette première mouture de Fennec pour Android, suivez le guide !
Le tribunal de grande instance de Nanterre vient de statuer sur le droit des sites Internet de proposer en téléchargement des freewares et autres logiciels gratuits. CBS Interactive, propriétaire de ZDNet et CNet était attaqué par un éditeur pour avoir mis en téléchargement un logiciel gratuit sans autorisation. La justice a tranché en faveur des sites d'informations.

Un site peut-il proposer de télécharger un logiciel gratuit, même sans l'autorisation de son éditeur ? La justice vient de répondre par l'affirmative mais tout dépend de la méthode. En l'espèce, le TGI a considéré que mettre un lien profond de type .EXE vers le site de l'éditeur en question n'est pas illégal.

La société Ordinateur Express reprochait à CBS de ne pas mettre de lien vers la page d'accueil de son site alors que les sites ZDNet et CNet proposent une fiche permettant de télécharger le logiciel gratuit. La justice a néanmoins estimé que la décision aurait été toute autre si CBS avait hébergé le logiciel sur ses propres serveurs.

Le site PCInpact explique donc que la société Ordinateur Express devra payer 6.000 euros à CBS Interactive au titre du remboursement des frais de justice. Pour autant, la justice rappelle qu'« il n'existe aucune obligation légale de ne proposer que des liens hypertextes dirigeant l'internaute vers la page d'accueil ». Une solution de confort pour les sites qui proposent des téléchargements de logiciels, comme Clubic, ayant vocation à les faire connaître et à partager leur utilité.
La petite fleur de l'IM sera bientôt propriété russe. AOL, à qui la rumeur prêtait l'intention de se désengager de ses activités dans les réseaux sociaux, a confirmé mercredi avoir entamé un processus de cession portant sur le vénérable client de messagerie instantanée ICQ. L'acquéreur est le fonds d'investissement moscovite Digital Sky Technologies (DST), qui déboursera la somme de 187,5 millions de dollars. Ce fonds, qui détient des parts sur une surface parfois estimée à 70% du Web de langue russe, s'était illustré en investissant 200 millions de dollars pour acquérir 2% du capital de Facebook en mai 2009.

Créé en 1996 par la société israélienne Mirabilis, ICQ a longtemps constitué l'outil de choix pour les internautes qui souhaitaient discuter en temps réel sur Internet. Reconnaissable à son logo en forme de fleurs, ainsi qu'à ses identifiants se présentant comme une série de chiffres, à la façon d'un numéro de téléphone, ICQ fédèrerait encore aujourd'hui l'équivalent de 32 millions de visiteurs uniques tous les mois. Passé de mode en France, où il a été supplanté dans le courant des années 2000 par un certain MSN Messenger, devenu Windows Live Messenger, ICQ reste selon AOL encore très utilisé en Allemagne, en République Tchèque, en Israël ou... en Russie, terre de prédilection de DST.

Le repreneur, qui dit vouloir profiter de cette acquisition pour renforcer ses positions en Russie et en Europe de l'Est, n'a pas développé plus avant les éventuelles modifications qui seraient apportées au service.

Désengagé du groupe Time Warner depuis le mois de décembre dernier, AOL confirme via l'annonce de cette cession son intention de se séparer petit à petit de ses activités périphériques pour se concentrer sur son coeur de métier, l'édition de médias de en ligne et la monétisation des espaces publicitaires afférents. Mercredi, AOL a justement présenté des résultats financiers décevants pour le premier trimestre 2010, avec un bénéfice net s'établissant à 34,7 millions de dollars, contre 82,7 millions un an plus tôt.
Les entreprises globales de nouvelles technologies font face à un ultimatum des autorités chinoises pour révéler leurs méthodes de cryptage informatique, entre autres. Elles doivent se mettre en conformité avec les nouvelles règles de sécurité, qui prennent effet samedi, ou elles risquent de perdre les achats de cartes à puce, de routeurs sécurisés, de logiciels anti-spams et d'autres produits de sécurité que fait le gouvernement chinois. Un marché qui se compte en milliards de dollars.

Les codes de cryptage et autres secrets commerciaux devront être communiqués à un comité gouvernemental. Ce qui fait craindre aux entreprises étrangères la fuite de leurs secrets vers des concurrents chinois. Les Etats-Unis et l'Union européenne ont réagi en dénonçant des méthodes protectionnistes de la part du gouvernement chinois. Cette annonce vient un mois après que la Chine a désamorcé un conflit avec les Etats-Unis et l'Europe en revoyant son plan pour favoriser les entreprises chinoises dans les marchés publics. USA et UE rappellent qu'aucun pays dans le monde n'applique de telles méthodes, et demandent à la Chine de ne pas mettre sa menace à exécution, ou au moins de la repousser.

Nkenge L. Harmon, une représentante de l'US Trade Representative, explique que les Etats-Unis veulent voir la Chine « suivre les normes globales. » Même son de cloche en Europe : le commissaire au commerce Karl de Gucht estime que les exigences de la Chine « n'ont pas de fondement réel » en terme de sécurité.

Les nouvelles règles concernent treize types de produits, comme les systèmes de sécurité des réseaux et des bases de données, les routeurs sécurisés, et les logiciels de sauvegarde de données, d'anti-spam et d'anti-piratage. Tous les domaines essentiels de la sécurité informatique, en clair, et qui concerne des produits commercialisés par de grands géants industriels, comme Microsoft, Dell et Cisco par exemple.
Ce ne sera finalement pas LeNovo ! Surprise ce soir, alors qu'Hewlett Packard annonce le rachat de l'américain Palm pour la coquette somme de 1,2 milliard de dollars. En valorisant l'action Palm à 5,70 dollars, HP offre aux actionnaires un bonus de 23% par rapport à la dernière cotation du titre sur les places financières.

On savait Palm, l'inventeur ou plutôt le précurseur des PDA, mal en point. Et ce, malgré le lancement il y a un an de son Palm Pre, un téléphone résolument novateur animé par WebOS, un système d'exploitation inédit dans le paysage des smartphones. C'est donc HP qui met la main sur Palm avec pour ambition de mieux s'ancrer sur un marché en plein développement. Il faut dire que depuis le rachat de Compaq et la sortie remarquée de quelques terminaux mobiles, à l'époque sous Windows Mobile, HP n'avait pas été en mesure de s'imposer sur ce créneau.

HP semble avoir été séduit par le système d'exploitation de Palm, le fameux WebOS, et voit en ce dernier un moyen d'étendre sa stratégie mobile tout en créant de nouvelles expériences mobiles ! Tout un programme. L'actuel directeur général de Palm, Jon Rubinstein, devrait rester dans la compagnie. Le groupe espère finaliser la transaction d'ici la fin du mois de juillet.
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