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Yahoo! vient récemment d'obtenir un brevet déposé en octobre 2008 et décrivant un appareil électronique qui se présente sous la forme d'une paire de lunettes. Au travers de ces binocles du futur, l'utilisateur serait en mesure d'apercevoir une nouvelle couche virtuelle qui viendra se superposer à l'environnement réel. Autrement dit, il se pourrait qu'à l'avenir Yahoo! se lance dans la réalité augmentée.

Parmi les nombreux exemples d'usages décrits par Yahoo! il est question de simulations pour les entrainements de pilotage, explorer des paysages virtuels comme la surface lunaire, jouer au football... avec un ballon virtuel, ou même "prendre son déjeuner avec des personnages historiques célèbres" ou encore "vivre à une autre époque ou dans une autre ville". Bref on l'aura compris, dès qu'il est question de mondes virtuels, les situations les plus folles sont donc envisageables.

Ce brevet pourrait également permettre à Yahoo! d'innover dans le domaine de la publicité. En effet, si aujourd'hui la mode est au ciblage et aux annonces hyper locales, ces pratiques sont loin de faire l'unanimité, notamment auprès des défenseurs de la vie privée. Yahoo! précise que ce dispositif de réalité augmentée pourrait en effet être utilisé pour retourner des encarts publicitaires qui viendraient s'ajouter à des informations complémentaires, par exemple lors d'un événement sportif. D'ailleurs, le blog américain Seobythesea note que ce brevet recoupe un autre déposé l'année dernière par la firme de Sunnyvale. Celui-ci décrivait des panneaux d'affichage virtuels se présentant à l'utilisateur portant une paire de lunettes similaire.

Reste à savoir ce que Yahoo! compte faire de ce brevet (et aussi pourquoi ces lunettes sont ornées d'un logo Apple :) ).
Rachetée par Apple en décembre dernier, la plateforme de musique en streaming Lala.com fermera ses portes le 31 mai. C'est ce que le site a annoncé il y a quelques jours, en ajoutant que ses quelques 100 000 membres verraient leurs crédits et autres chèques cadeaux remboursés, ou convertis s'ils migraient sur iTunes d'ici la fin du mois.

Lala dispose d'un catalogue de 8 millions de titres, et proposait jusque-là une écoute en streaming illimitée d'une musique pour 0,10 dollar, et l'achat du titre en MP3 pour 0,89 dollar. Son fonctionnement était limité aux Etats-Unis. Le site disposait de partenariats avec des sites communautaires, en particulier Facebook, qui proposait à ses utilisateurs d'offrir de la musique à leurs amis via Lala.

Si le porte parole d'Apple Jason Roth n'a pas désiré faire de commentaire concernant cette fermeture, il y a fort à parier que la marque à la pomme compte mettre en place un système de streaming, similaire à celui de Lala, sur l'iTunes Store.

La Worldwide Developers Conference d'Apple démarrant le 7 juin, soit une semaine après la fermeture du site musical, il ne faudra sans doute pas attendre très longtemps avant de connaître les futures innovations de la plateforme iTunes... Et savoir si la fermeture de Lala y est liée, ou pas.
Cloud Sherpas, un revendeur Google Apps américain qui aide les entreprises à migrer et à gérer la suite logicielle, a effectué une levée de fonds à hauteur d'un million de dollars auprès de Hallett Capital et d'autres investisseurs. La startup a également engagé un nouveau PDG, Jon Hallett (investisseur principal du tour de table). Le fondateur de Cloud Sherpas, Michael Cohn, devient vice-président Marketing.

Cloud Sherpas, dont la solution de gestion des Google Apps est disponible sur le Google Apps Marketplace depuis son lancement en mars dernier, aide les entreprises à migrer vers la suite logicielle du géant du net, et propose des outils dédiés, SherpaTools, utilisés par 1 800 entreprises dans le monde, représentant plus de 500 000 employés. Ces outils permettent d'ajouter des fonctionnalités à Google Apps, pour une gestion plus poussée des profils, des contacts partagés et des groupes. SerpaTools ajoute aussi l'importation et l'exportation des informations de contact, ainsi que des fonctions de messagerie instantanée.

Avec la levée de fonds, le but de Hallett est de promouvoir une adoption plus rapide de Google Apps dans les entreprises, et de permettre à Cloud Sherpas de poursuivre sa croissance. Il était auparavant Président exécutif de Northridge Systems, un éditeur de solutions collaboratives pour les entreprises. C'est une nouvelle étape pour l'entreprise : Michael Cohn avait pour but d'atteindre la rentabilité, chose faite avant le second tour de table, et maintenant Hallett dit avoir « des plans de développement agressifs pour étendre notre marché national. » Selon le nouveau PDG, la croissance de Cloud Sherpas reflète celle de Google Apps, que de plus en plus d'entreprises adopteraient « pour son coût et les fonctionnalités proposées. »
Twitter propose depuis ce week-end son application officielle dédiée à la plateforme Android, mais uniquement pour les possesseurs d'une version 2.1 ou supérieure de l'OS mobile.

L'interface de l'application est sensiblement proche de celle du site de microblogging et offre un accès facilité à toutes les fonctionnalités de Twitter : les tweets et retweets, la gestion des listes, les mentions, les messages privés, les hashtags ou encore la géolocalisation sont de la partie.

Reste que cette application officielle ne dispose pas de certaines fonctions proposées par la concurrence, dont la gestion de plusieurs comptes ou encore les vidéos. Ces absences, combinées à la nécessité d'avoir une version d'Android 2.1 minimum risque de rebuter certains utilisateurs à changer d'application, en attendant une potentielle mise à jour.

Twitter pour Android est disponible gratuitement sur l'Android Market.
Une nouvelle affaire d'utilisation illégale d'une connexion Internet relance le débat sur l'obligation de sécurisation du WiFi. Le quotidien La Nouvelle République relate l'affaire d'un internaute qui utilisait frauduleusement la connexion de son voisin. Pendant quelques mois, un homme a utilisé la connexion de son voisin pour y faire ce qu'il voulait…

Visiblement, cet habitant de Niort ne s'est pas gêné pour faire accuser son voisin d'avoir inscrit une chef d'entreprise sur des sites coquins. Cette connexion clandestine sur un réseau sans fil est arrivé jusqu'aux oreilles de la police après qu'une femme chef d'entreprise ait été harcelée par des appels téléphoniques. Ces derniers, plutôt d'un type graveleux étaient la conséquence de son inscription, à son insu, sur des sites de rencontre de la région.

Après enquête, la police est remontée vers un suspect grâce à son adresse IP. Pour autant, ce dernier nie tout en bloc et explique qu'il a été cambriolé l'an dernier. TV, téléphone portable et ordinateur avaient alors été dérobés… par son voisin. Les inspecteurs se sont alors rendu compte que l'homme utilisait tout simplement, la connexion et donc l'adresse IP de son voisin.

Signe que l'adresse IP seule est un élément à prendre avec précaution, cette affaire illustre parfaitement les risques d'Hadopi. A ce titre, la riposte graduée a promis d'utiliser cette même adresse IP pour sanctionner les internautes qui téléchargeraient illégalement des contenus. Un abonné pourra faire appel auprès d'un juge… mais uniquement après la sanction.
Google vient de mettre à jour son service Wave. Annoncé comme le fossoyeur de l'email à sa sortie, Google Wave est un peu tombé dans l'oubli depuis, faute d'utilisations ou d'utilisateurs connectés. Chez Google, on semble croire qu'il suffit de proposer de nouveaux usages pour qu'il décolle à nouveau.

L'équipe de développement a donc proposé une nouvelle interface de programmation (API) pour permettre l'affichage de « waves » (« vagues », le terme utilisé pour un fil de discussion au sein de l'application) publiques, même aux non-utilisateurs du service. En lecture seule, ces waves pourront ainsi être diffusées sur un site tiers, par exemple, à l'aide de Wave Element.

« Avant ce lancement », explique Google, « les développeurs pouvaient intégrer les waves sur leurs sites, mais les visiteurs ne pouvaient les voir que s'ils disposaient d'un compte Google Wave, s'ils étaient connectés, et s'ils avaient accès à cette wave particulière. » C'est désormais du passé, puisque la mise à jour permet de rendre visible les waves inscrites dans le groupe public@a.gwave.com à n'importe quel internaute, inscrit ou non, connecté ou non.

La nouvelle API propose aussi des paramètres optionnels, comme la possibilité d'afficher les participants à une wave dans l'entête, ou d'y inclure la barre d'outils de Google Wave. Google a mis à disposition un tutoriel pour l'API.

Signe que pour Google, les usages sont le noeud du problème, le géant se fend même d'une liste d'idées d'utilisations possibles. Live-blogging, affichage d'invitations avec la possibilité de répondre immédiatement en cochant une case sur un site, diffusion de documentation facile à mettre à jour, diffusion d'informations sur plusieurs sites avec une seule wave, etc.
Lancée samedi dernier, l'Expo Universelle de Shanghai devrait attirer au bas mot 70 millions de visiteurs d'ici au 31 octobre prochain. Pour les curieux qui ne pourront pas s'envoler pour la Chine, il reste la possibilité d'explorer les 5,28 km² d'exposition sur le site de l'événement.

Plans interactifs, vues des pavillons de jour comme de nuit sous des angles variés… La plupart des édifices peuvent être explorés avec des vues qui rappellent fortement Street View, à cela près que l'on a affaire à des reconstitutions 3D et non à des prises de vues réelles.

Les curieux qui se lanceront à la recherche du pavillon français (situé zone C) pourront profiter d'une modélisation bien supérieure à celle de la plupart des autres bâtiments. Et pour cause : réalisée grâce aux outils 3DVIA Virtools de la société Dassault Systèmes, la réplique en trois dimensions permet de visiter le pavillon conçu par l'architecte Jacques Ferrier sans quitter son fauteuil. Les oeuvres exposées peuvent également être observées sous tous les angles.

Mais la visite ne s'arrête pas là : en marge du pavillon français, il est également possible de visiter virtuellement le musée d'Orsay, dont certaines oeuvres majeures, comme le Déjeuner sur l'Herbe de Manet, ont été recrées en 3D.

Un travail de modélisation qui a duré plus d'un an, selon le responsable du service 3DVIA de Dassault, interrogé par 20 Minutes. « Nous avons travaillé à partir des plans originaux du Pavillon France, mais aussi de vues d'artistes permettant de recréer les ambiances et les couleurs. Puis on a modélisé l'ensemble, avec les contraintes du temps réel.  »

Seule obligation pour découvrir le pavillon français : télécharger le plugin 3DVIA proposé lors de la première visite virtuelle. A noter que si la plupart des bâtiments n'ont besoin que de Flash pour être visités, d'autres, comme le pavillon chinois, nécessitent également l'installation d'un plugin.
La Free Software Foundation (organisation de promotion du Libre) lance le 4 mai, la journée sans DRM. Ces systèmes de gestion de contrôle d'usage des fichiers numériques(Digital Rights Management ou Mesures Techniques de Protection en français) sont jugés incompatibles avec les logiciels libres. L'action coïncide avec une nouvelle proposition de loi visant à créer une licence globale sur les contenus audiovisuels sur Internet.

Les DRM sont, encore une fois, contestés. La Fondation du Logiciel Libre, à l'appui d'autres organisations comme l'April, met en cause ces véritables « menottes numériques ». Ces mesures de protection apposées sur les contenus culturels numériques sont présentes sur la musique en ligne, certains livres numériques mais aussi sur les supports physiques comme les DVD et les Blu-Ray pour la vidéo.

Si le Conseil d'Etat considère déjà qu'il est légal d'utiliser un logiciel libre pour lire des contenus protégés par DRM, Jean-Christophe Becquet, vice-président de l'April s'insurge sur ces « DRM qui visent à créer artificiellement de la rareté et à établir un contrôle de l´usage dans le cercle privé, jusqu'ici impossible à mettre en œuvre ».

En ce sens, un projet de loi vient d'être déposé devant l'Assemblée nationale par le député radical (siégeant au groupe UMP) Michel Zumkeller. Celui qui a interpellé le ministre de la Culture à propos de SeedFuck souhaite créer une « licence globale visant à financer les droits d'auteur dans le cadre d'échanges de contenus audiovisuels sur Internet ». Les deux positions sont donc sensiblement proches.

Le député explique que le montant moyen de la licence devra s'établir aux environ de 5 euros par mois et par abonné, afin d'établir une véritable correspondance économique avec l'impact de légalisation du téléchargement.

Il propose donc un article unique visant à compléter les dispositions de l'article L. 111-1 du code de la propriété intellectuelle sous cette forme : « Une licence globale à palier est versée par les titulaires d'un accès Internet. Cette cotisation leur permet de télécharger des contenus audiovisuels. Le montant de cette cotisation perçu par les fournisseurs d'accès Internet, varie par palier de 0 euro mensuel pour une personne ne téléchargeant pas, à un montant de 10 euros pour une personne téléchargeant beaucoup ». Si le projet a le mérite d'être proposé, reste que ce sont les ayant-droits qui seront les plus difficiles à convaincre…
Pascal Béglin est Président de Streamwide, diplômé de l'Ecole polytechnique et de Télécom ParisTech. Lauréat du Prix de l'entrepreneur en 2003, il est membre du jury du Prix des technologies numériques de Télécom Paristech, qui se tiendra à Paris jeudi 6 mai. Organisé par Télécom ParisTech et par Télécom ParisTech alumni, l'association des diplômés, il récompense un promoteur de la société numérique, un manager d'entreprise, et un innovateur dans le cadre des nouvelles technologies.

Pascal Béglin, bonjour. Vous êtes dans le jury du Prix des technologies numériques, dont vous étiez lauréat en 2003. Qu'apporte un prix comme celui-ci pour un entrepreneur ?

L'intérêt du prix est de donner une certaine légitimité vis-à-vis du reste de la France. Il permet d'être plus connu dans l'environnement télécom. Il est beaucoup plus confidentiel qu'un prix comme les Spiffy Awards, notamment parce qu'il manque d'une couverture médiatique. Cela dit, c'est un prix français, donc qui n'a pas vocation à donner une légitimité vis-à-vis du reste du monde. Nous ne sommes pas au centre du monde comme peut l'être la Silicon Valley, et donc il faut encore passer par une implantation à l'étranger pour survivre sur le marché télécom, ne serait-ce que pour amortir les frais de R&D. Streamwide s'est implanté dans plusieurs pays, notamment aux Etats-Unis, près de New-York. C'est aussi une façon de ne pas laisser les entreprises américaines se développer sur un marché très peu compétitif - les Etats-Unis - pour ensuite venir se développer sur nos terres.

Personnellement, c'est aussi un acte civique d'être dans le jury. J'essaye de contribuer après avoir reçu. Cela me semblait naturel, d'autant que c'est un moment sympa, qui me permet de voir des connassances, et de parler des grandes tendances avec eux, etc. C'est une question d'éthique personnelle : il me semble important de participer au développement des entreprises de haut technologie en France.

On entend parfois (souvent) que la France manque d'innovation, vous êtes de cet avis ?

C'est exactement l'inverse. En France, particulièrement dans notre domaine, il y a plus d'innovation qu'aux Etats-Unis. On sait juste beaucoup moins bien la marketer. L'innovation est moindre aux USA, mais chaque nouveauté crée toute une mayonnaise. En France, beaucoup d'entreprises sont beaucoup plus innovantes, mais on leur reproche d'être trop petites, de ne pas gagner d'argent, alors que pour la même taille et des pertes plus importantes dans la Silicon Valley, on considérera que c'est normal. Les Français ont un complexe en matière de taille, de technologies. Alors que dans le domaine de l'IP par exemple, nous sommes bien en avance, car c'est un marché hautement compétitif. On voit des offres à 29,99 euros en France, alors qu'aux Etats-Unis, on trouve une version dégradée à 120 dollars. Une entrée agressive et un marketing nouveau autour du concept de box ont permis à Xavier Niel de déclencher beaucoup d'innovations. Sur ce point, nous n'avons pas à avoir honte, car nous sommes bien en avance sur les Etats-Unis. Mais pour des équipementiers télécom, le marché français ne suffit absolument pas.

L'émergence d'une Silicon Valley à la française pourrait-elle améliorer l'image de l'innovation ?

Pour la Silicon Valley à la française, le problème est plus large. Il y a plein de choses qui vont avec la Silicon Valley. Aux Etats-Unis, les startups bénéficient du Small business act, alors qu'en France il y a encore une forte ségrégation anti-PME dans les grands groupes. Déclarer « Saclay est la Silicon Valley à la française » ne sert à rien. Une Silicon Valley à la française ne se décrète pas. Il faut développer les mentalités, le capital-risque, créer un marché de la liquidité. Ce n'est pas une construction ex-nihilo technocratique qui la fera émerger. Il y a un problème de loi : les grandes entreprises doivent se sentir responsables du développement des sociétés de high-tech. La ségrégation est un frein, car il y a un conservatisme français en la matière. On aime les grands champions, qu'on fait grossir, sans conscience que l'innovation vient des petites entreprises. Il faut apprendre à prendre des risques, ou on ne parviendra pas à innover. Les grandes entreprises françaises ne donnent pas l'exemple.

Aux Etats-Unis, jamais je n'ai entendu dire « Vous êtes trop petit », alors que chez nous, la question est systématiquement posée. Il va falloir beaucoup de temps avant que cette discrimination positive arrive en France, et il va falloir que le gouvernement décide de faire évoluer les mentalités par la loi. On parle depuis des années de Small business act à la française, et on l'attend toujours.

Il y a aussi aux Etats-Unis un contrôle des petites entreprises par les grandes. On le voit avec les verrouillages installés par les systèmes d'exploitation, notamment sur le marché de la mobilité...

Le système d'exploitation, c'est comme le standard des cassettes vidéos. Tout le monde se bat pour l'avoir, mais au final, une fois que quelqu'un l'a obtenu, c'est le film qui est dessus qui fait la différence. Aujourd'hui, il y a une bataille entre les systèmes d'exploitation. Android s'imposera probablement, mais tout l'intérêt réside de toute façon dans les applications. La bataille des systèmes a un intérêt, car c'est une certaine forme de contrôle du marché, mais ça n'a aucun impact vu de l'utilisateur. C'est réservé aux geeks, ou a une communauté de développeurs. Monsieur Tout-le-Monde n'en a rien à faire, du moment que ça marche. Pour nous, ça a un intérêt, comme pour tous les gens qui veulent développer des applications. Et nous préférons évidemment les systèmes plus ouverts, comme Android. De toute façon, la question ne se posera bientôt plus sur la diversité des systèmes. Le marché va être bipolaire : Android contre Apple. Le reste, c'est une bataille d'arrière-garde. Il n'y aura rien d'autre sur PDA grand-public avant un bout de temps.

Pascal Béglin, je vous remercie.
Celui qui était accusé d'avoir piraté le compte Yahoo de Sarah Palin vient d'être reconnu coupable. Selon la cour du Tennessee, David Kernell est confondu pour intrusion informatique et dissimulation de preuves. Cet étudiant de 22 ans paie donc les conséquences de son intrusion dans la boîte mail de la colistière républicaine lors des élections présidentielles aux Etats-Unis.

Pendant la campagne, David Kernell, fils d'un député démocrate et aussi connu sous le nom de Rubico avait diffusé des copies d'écran du compte Yahoo de la candidate (gov.palin@yahoo.com). Pas vraiment un hacker, il s'était contenté de retrouver la "question secrète" d'activation du compte de Sarah Palin. Cette dernière étant : « quelle est votre Highschool ? », Rubico avait alors simplement entré « Wasilla », ville d'Alaska dont la candidate avait largement parlé dans les médias. Dès lors, il eut accès aux messages privés mais aussi professionnels de la républicaine.

Cet acte avait provoqué un tollé du fait de l'utilisation professionnelle par Sarah Palin d'un compte destiné à un public large. Cette pratique est même interdite par la loi américaine, qui prévoit que « tout courriel officiel doit être envoyé depuis un compte officiel », pour des raisons de transparence.

Bien qu'il encoure jusqu'à 20 ans de prison (dissimulation de preuves), David Kernell a été remis en liberté conditionnelle à l'issue du verdict. Il pourrait cependant écoper d'une peine plus douce d'un an de prison et de 100.000 dollars d'amende si les juges ne retiennent que les faits d'intrusion informatique. Un piratage couteux, donc.
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