News WEB

C'est officiel, après trois RC (release candidate), le navigateur web libre Firefox 3 dans sa version finalisée sera disponible en téléchargement libre mardi 17 juin 2008 au soir côte Ouest des Etats-Unis (soit le lendemain en France).

Au menu du browser signé Mozilla : une barre d'adresse intelligente ou "barre géniale" qui permet d'améliorer la navigation via une fonction d'autocomplétion et de recherche ; des marque-pages en un clic ; un dossier de marque-pages intelligents ; des gestionnaires repensés de modules complémentaires et de téléchargements. Et toujours : la restauration de session, la recherche intégrée, la correction orthographique, le blocage de popups, la mise à jour automatisée... Mozilla a également renforcé la sécurité de l'ensemble (anti-malware, anti-phishing, affichage instantané de l'identité d'un site web, gestionnaire de mots de passe, etc.).

Sous le capot, Firefox 3 s'appuie sur le moteur Gecko 1.9 et intègre quelque 15 000 améliorations par rapport à Firefox 2. Dans un entretien accordé fin mai à NetEco.com, Tristan Nitot, président fondateur de Mozilla Europe, a déclaré : "Nous sommes particulièrement fiers des gains obtenus en termes de gestion de mémoire et d'exécution de JavaScript [...] Firefox 3 est deux à trois fois plus rapide que Firefox 2 et bat, à plate couture, Internet Explorer 7 ".

Mozilla revendique plus de 175 millions d'utilisateurs de Firefox, à ce jour, une part de marché de 20% aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, contre 25% en France et près de 36% en Pologne.
Le Conseil d'Etat aurait finalement avalisé le projet de loi "Internet et création", élaboré à partir des conclusions de la mission Olivennes, indiquait jeudi dans un communiqué Christine Albanel, ministre de la Culture et de la communication. Ce texte, désormais connu comme le projet de loi Hadopi, est censé instaurer le principe de riposte graduée comme réponse au téléchargement illégal des contenus culturels sur Internet.

"La Ministre souligne que le Conseil d'Etat qui s'est livré, au cours des deux derniers mois, à un examen particulièrement approfondi du texte, a validé les différentes options retenues par le Gouvernement pour mettre en oeuvre les "accords de l'Elysée", signés le 23 novembre 2007 par 47 entreprises ou organismes représentatifs du cinéma, de la musique, de l'audiovisuel et de l'Internet", indique le ministère de la Culture dans un bref communiqué.

Tel que défini suite aux conclusions de la missionn Olivennes, ce projet de loi prévoit l'instauration du principe de riposte graduée, avec des sanctions allant d'un simple courrier d'avertissement à la suspension pour une durée donnée de l'abonnement à Internet. Il suggère également que les fournisseurs d'accès à Internet mettent en place un dispositif de filtrage visant à empêcher les échanges illégaux de contenus, notamment en bloquant l'accès aux protocoles de type peer-to-peer (P2P). L'ensemble devait être confié à une autorité indépendante, dite Hadopi (Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet).

Début juin, la rumeur prêtait pourtant au Conseil d'Etat des velléités contestataires. Il aurait en effet estimé que le le blocage de certains sites ou services relevait des compétences de la justice, et ne pouvait se voir transféré à une quelconque autorité, fût-elle mise en place par l'Etat, au risque de ne pas respecter la constitution.

En attendant de plus amples informations, il semblerait que cette position ait été abandonnée, puisque le ministère de la Culture n'évoque pas la moindre réserve de la part du Conseil d'Etat. "Lorsqu'il est favorable, l'avis rendu au Gouvernement par le Conseil d'Etat sur un projet de loi ou de décret prend la forme d'un nouveau projet", indique toutefois le ministère de la rue de Valois, en guise de nota bene. Faut-il comprendre qu'un nouveau projet peut dévier, ne serait-ce que partiellement, de celui qui a été initialement présenté ?

Quoi qu'il en soit, le projet de loi Création et Internet "devrait" maintenant être soumis à la délibération du prochain Conseil des ministres, prévu le 18 juin, le conditionnel n'étant ici pas de notre fait, mais de celui du ministère.
Nouveau rebondissement dans le monde merveilleux du web : Yahoo a confirmé jeudi l'échec des discussions engagées avec Microsoft, à l'heure où Google devient son partenaire publicitaire.

Comment en est-on arrivé là ? Yahoo, après avoir rejeté l'offre de rachat à 44,6 milliards de dollars présentée par Microsoft début 2008, qualifiant l'offre de sous-évaluée, a cherché une alternative auprès d'acteurs du Net pour freiner les ardeurs de l'éditeur. De son côté, Microsoft était prêt, un temps, à réévaluer son offre à la hausse, puis, dans un second temps, à négocier une prise de participation dans le portail internet.

Au grand regret de Carl Icahn, milliardaire américain qui détient 4,3% de Yahoo, le portail a écarté la proposition de Microsoft et privilégié la signature d'un partenariat avec son rival, Google, leader du marché des technologies de recherche et de la publicité en ligne. Dans le cadre de cet accord non exclusif, des publicités seront placées par Google sur le site web et le moteur de Yahoo. La firme californienne co-fondée et dirigée par Jerry Yang estime que le partenariat rapportera 800 millions de dollars de revenus par an, lui permettant d'augmenter son cash-flow à 450 millions de dollars (au lieu de 250 millions) sur les 12 premiers mois du partenariat. Microsoft a qualifié la démarche d'anticoncurrentielle, comme il l'avait fait à l'annonce du rachat de DoubleClick par Google.

Jeudi soir au Nasdaq, l'action Yahoo a perdu 2,63 $ pour clore à 23,52 $. En revanche, l'action Microsoft a gagné 1,12 $ pour terminer à 28,24 $. Enfin, Google, "l'éternel vainqueur", a vu son action augmenter de 7,75 $ pour afficher 552,95 $ à la clôture des marchés le 12 juin 2008.
Alors que la version finale de Firefox 3.0 devrait être disponible le 17 juin prochain, Opera Software a publié ce jour la version de son dernier navigateur fétiche : Opera 9.5. Evolution majeure de la précédente version, Opera 9.5 apporte un nombre important de nouveautés et viendra donc se dresser contre les prochaines versions de Firefox, d'Internet Explorer ou de Safari.

Opera 9.5 propose donc une amélioration de la vitesse de navigation, compatibilité Opera Link (possibilité de retrouver ses préférences sur n'importe quel appareil). On trouve aussi la possibilité de synchroniser les favoris et le Speed Dial (possibilité de charger des pages multiples et de les afficher sous forme de miniature).

En outre, on retiendra surtout l'arrivée du Quick Find, une fonctionnalité qui permet de retrouver une page internet déjà visitée simplement en tapant un ou plusieurs mots clés dans la barre d'adresse. Une fonctionnalité que Firefox pourra proposer dans sa version 3.0 à travers l'"Awesome Bar".

La sécurité est aussi au rendez-vous avec de nouveaux outils contre les malwares et le pishing via Haute Secure, Netcraft et PhishTank. Des améliorations de vitesse sont aussi à noter au niveau du client email et RSS ... On citera aussi des optimisations du client BitTorrent embarqué (compatible peer Exchange) et un système de récupération des fenêtres et onglets fermés.

- Télécharger Opera 9.5 pour Windows
- Télécharger Opera 9.5 pour Mac OS X
- Télécharger Opera 9.5 pour Linux
Plus haut, plus loin, plus fort ? Co-fondateur et président 'technologie' de Google, Sergey Brin a réservé son billet pour l'espace auprès de l'agence Space Adventures. Le montant de l'avance ? 5 millions de dollars. Quant au prix total d'un voyage touristique à destination de la station spatiale internationale (ISS), il est supérieur à 35 millions de dollars, a indiqué Eric Anderson, CEO de Space Adventures, mercredi lors d'une intervention à l'Explorers Club, New York City.

Heureux trentenaire, Brin devrait faire partie d'un vol spatial effectué par la navette russe Soyouz en... 2011. Patience, donc. "Je crois beaucoup à l'exploration et au développement commercial de l'espace, et j'ai hâte d'avoir la possibilité d'y aller», a déclaré Brin. A noter : Google sponsorise le Lunar X Prize, un concours doté de 30 millions dollars (conception d'un robot capable de parcourir une distance de 500 mètres à la surface de la Lune et d'envoyer en retour des donnés, images et autres, vers la Terre).

Avant Brin, une poignée de fortunés ont joué les touristes de l'espace, dont un certain Mark Shuttleworth : mentor sud-africain de la distribution Linux Ubuntu, fondateur de Canonical.
Contre toute attente, Mozilla a publié aujourd'hui la Release Candidate 3 de son prochain navigateur : Mozilla Firefox 3.0. Initialement, il ne devait pas y avoir de publication entre la sortie de RC2 et l'arrivée de la version finale du logiciel, finalement un bug dans la version Mac OS X aura eu raison de ce plan initial...

La Firefox 3.0 RC3 corrige donc un bug sous Mac OS X et... c'est tout ! Les versions Windows et Linux restent en effet identiques à la RC2. Vraisemblablement, cette nouvelle version inattendue ne devrait pas bouleverser le planning de Mozilla qui compte bien livrer la version finale de Firefox 3.0 aux internautes d'ici la fin du mois !

En attendant, Firefox 3.0 RC3 peut être téléchargé au travers des fiches accessibles via les liens suivants :
- Télécharger Mozilla Firefox 3.0 RC3 pour Windows
- Télécharger Mozilla Firefox 3.0 RC3 pour Mac OS X
- Télécharger Mozilla Firefox 3.0 RC3 pour Linux
Le groupe Canal+ et Sony Computer Entertainment France ont décidé de s'associer afin de permettre à tous les possesseurs de PSP de visionner directement sur leur console portable une sélection des meilleurs films et vidéos proposés en VOD (Video On Demand : vidéo à la demande) par CanalPlay.

C'est donc à partir du 18 juin prochain que vous aurez accès, pour la première fois en France sur PSP, à des films plus ou moins récents, à des séries exclusives, ou encore à des mangas. Pour cela, il vous suffira d'aller faire un petit tour, depuis votre PC, sur le site www.canalplay.com, de faire votre choix parmi toutes les vidéos disponibles (2500 films, 1900 contenus jeunesses, etc.), de la télécharger sur votre PC, avant de pouvoir en disposer sur votre console via une connexion USB (Menu PSP : Paramètres -> Connexion USB). Une fois ceci fait, le film est alors disponible immédiatement, et pour une durée de 48 heures.

Pour Guy Lafarge, Président de Canal+ Distribution, "permettre aujourd'hui et pour la première fois à 2 millions d'utilisateurs de PSP d'accéder à la richesse et diversité de notre offre de vidéos est une grande satisfaction pour le Groupe Canal+. Notre ambition est de permettre au plus grand nombre d'accéder à nos contenus, à domicile ou en mobilité. La simplicité et rapidité déconcertante du "synch and see" permis par Sony répond en tous points à nos attentes, à savoir offrir les meilleurs programmes, dans une qualité d'image irréprochable et avec l'assurance d'un niveau de protection optimum, mais en toute transparence et en toute simplicité pour l'utilisateur. Nous sommes ravis d'offrir à CanalPlay une vitrine telle que la PSP, véritable bijou de technologie et d'ergonomie".

"À l'image de sa grande soeur la PS3, l'univers de la PSP dépasse largement les frontières du jeu vidéo", ajoute Georges Fornay , Président de Sony Computer Entertainment France. "Faut-il le rappeler, La console de jeux portable PSP est aujourd'hui le lecteur audio/vidéo le plus vendu sur le marché français. Dès le mois de juin, la vidéo à la demande sera disponible sur PSP et c'est pour nous une énorme satisfaction et la garantie d'un service de très grande qualité que de s'associer au Groupe Canal + pour proposer cette toute nouvelle fonctionnalité. Nous savons combien les Français ont une sensibilité toute particulière au cinéma et c'est un service d'avant garde que nous proposerons là à 2 millions de clients".
Alors que Firefox 3 s'apprête à être finalisé après la sortie d'une seconde RC la semaine dernière, ça bouge également du côté du navigateur Opera qui passe lui aussi le stade de la Release Candidate pour sa prochaine version 9.5. Jon von Tetzchner, le président d'Opera, va même jusqu'à publier un communiqué annonçant la sortie imminente ("very soon") de la version finale.

Rappelons qu'Opera 9.5 apporte quelques améliorations au navigateur alternatif telles qu'une meilleure intégration à l'interface du système d'exploitation utilisé (notamment sur Mac OS X), un nouveau moteur de rendu améliorant notamment la prise en charge des CSS 3, la synchronisation des signets en ligne, un nouveau moteur Javascript compatible ECMA Script 4, des performances revues à la hausse (Opera étant déjà réputé pour son affichage rapide des pages), ou encore quelques fonctionnalités d'accessibilité comme un mode Lecteur d'écran (non visuel). D'autres nouveautés incluent une barre d'adresse refondue permettant de retrouver n'importe quel mot dans une page web visitée précédemment, et une meilleure intégration avec Opera Mini, la version mobile du navigateur.

- Télécharger Opera 9.5 RC pour Windows et Linux
- Télécharger Opera 9.5 RC pour Mac OS X
Toujours en verve, l'UFC-Que Choisir reproche à Numericable "de tuer la concurrence", à Free "de contourner la loi". D'après l'association de consommateurs, "en décidant de facturer à ses clients 0,34 euro chaque minute passée auprès de l'assistance téléphonique, Free pensait contourner les nouvelles dispositions de la loi Chatel" qui mettent un terme aux numéros surtaxés pour les hotlines (NDLR : depuis le 1er juin 2008). Faute de pouvoir surtaxer l'appel, Free a choisi de facturer la prestation. "Mauvais tour de passe-passe ?"

En pratiquant de la sorte, la filiale internet du groupe Iliad "se met en contradiction avec une autre règle de base des FAI : l'obligation de résultat", affirme l'association. Avant de poursuivre : "si Free a la possibilité de facturer un service à valeur ajoutée (aide à l'installation...), il n'a en revanche pas le droit de faire payer au client un service qui entre dans le cadre de son service après-vente. Visiblement, l'opérateur va devoir revoir sa copie". Iliad n'a pas commenté. En revanche, Numericable a qualifié de "mensongers et diffamatoires" les propos de l'association sur la fibre optique.

Un amendement voté le 10 juin 2008 à l'Assemblée nationale permettrait au câblo-opérateur "de pénétrer dans les immeubles où il est déjà présent et de déployer ses infrastructures sans que les copropriétés... aient leur mot à dire. Cela signifie en outre que Numericable va pouvoir 'fibrer' jusqu'à 10 millions de foyers, les plus rentables, au nez et à la barbe des autres opérateurs". Pour sa défense, Numericable affirme être le seul "à avoir effectivement ouvert son réseau à un opérateur concurrent, dans le cadre d'un contrat portant sur plus de 100.000 prises en mars dernier".
A la suite de Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur, s'engage en faveur du blocage des sites pédopornographiques. "Nous ne pouvons tolérer cette exploitation sexuelle des enfants qu'est la cyber-pédopornographie. Nous nous sommes mis d'accord : l'accès aux sites à caractère pédopornographique sera bloqué en France", a déclaré la ministre, mardi, lors d'un atelier consacré à la lutte contre la cybercriminalité dans le cadre des Assises du numérique chères à Eric Besson.

Comme prévu, les fournisseurs d'accès internet (FAI) sont mis à contribution. Le gouvernement cherche-t-il à faire des prestataires techniques des policiers du Net ? La France se dirige-t-elle vers un filtrage massif et liberticide ? Michèle Alliot-Marie veut "rassurer". La ministre affirme : "il ne s'agit pas de créer un 'big brother' de l'internet. Il n'a jamais été question de bloquer ou de filtrer tous les sites ; je suis très attachée à cette liberté fondamentale qu'est l'accès à internet".

Quel dispositif sera mis en oeuvre ? A partir de septembre 2008, une plateforme automatisée "permettra à chaque internaute de signaler automatiquement toute forme de malversation constatée sur internet", des sites pédopornographiques à l'apologie du terrorisme. La plateforme, couplée à un site de prévention, transmettra les informations à la justice "lorsque les faits seront caractérisés", a précisé la ministre. Enfin, "la plateforme, par le biais d'une liste noire, transmettra aux FAI la liste des sites à bloquer. C'est donc l'Etat qui prendra la responsabilité d'informer du caractère pédopornographique d'un site internet en vue de son blocage". Big Brother vous regarde ?
LoadingChargement en cours