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Toute jeune start-up, juchée entre Toulouse et Paris, Goojet ambitionne de mettre en place un pont entre l'Internet traditionnel, consommé depuis un écran d'ordinateur, et le Web mobile, promis à un avenir d'autant plus serein que les offres de data se démocratisent auprès du grand public. Pour établir ce lien, Goojet mise sur un système de widgets (les Goojets, contraction de "good gadgets") : des petits modules réunis au sein d'une application principale, et permettant d'accéder très facilement à des contenus ou des services en ligne depuis son mobile, sans avoir à passer par son navigateur. En phase de bêta test fermé depuis plusieurs mois, Goojet vient tout juste d'ouvrir ses portes au public.

Après avoir créé son compte Goojet via son PC, l'utilisateur pourra paramétrer à loisir les widgets de son choix et les associer aux différents services qu'il utilise déjà. Il devra ensuite installer l'application Goojet sur son téléphone mobile. Développée en Java, celle-ci est donc compatible avec la majorité des terminaux du marché, à l'exception de quelques modèles comme l'iPhone d'Apple. Une fois installée, l'application utilisera la connexion GSM, Edge ou 3G, pour se connecter aux serveurs de Goojet et synchroniser les données enregistrées par l'utilisateur, qui retrouvera donc sur son mobile la page qu'il a constituée depuis son PC.

Moteur de recherche YouTube, Météo, lecture de flux RSS, messagerie instantanée, partage de photos avec Flickr, enchères en ligne avec eBay sont quelques-uns des widgets mis à disposition pour le moment. Chacun s'accompagne de fonctionnalités "sociales", et l'on pourra transmettre un widget ou une information à l'un de ses contacts d'un simple clic. On disposera également d'applications collaboratives, comme une liste de tâches automatiquement synchronisée entre différentes personnes. Le champ des possibles est ouvert pour Goojet, qui prépare la mise à disposition d'un kit de développement et d'interfaces de programmation visant à favoriser la création de nouveaux widgets et l'interconnexion avec d'autres services. Pour un développement simplifié, les widgets sont écrits en HTML.

Semblable, sur le principe, aux pages personnalisables telles que iGoogle, My Yahoo ou Netvibes, Goojet affirme se démarquer par son caractère résolument convergent, au carrefour entre Web traditionnel et Web mobile. Financée par des capitaux risqueurs, la société estime que son audience lui permettra de monétiser son service dès que celle-ci aura atteint une masse critique, au moyen par exemple de widgets sponsorisés. Goojet ne sera cependant pas seule sur ce marché : d'autres, comme Nokia avec Widsets, ou dans une moindre mesure Apple avec son iPhone, ambitionnent d'utiliser le concept de widgets pour accompagner la démocratisation du Web mobile.
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le 10/06/2008 à 22:08
Vodeo lance une offre de VOD sans DRM
Vodeo.tv, service de vidéo à la demande (VOD) spécialisé dans les documentaires et les reportages, a mis en ligne la semaine dernière une nouvelle version de son site Web, et annonce pour l'occasion le passage d'une partie de son catalogue au format DivX, sans le moindre verrou numérique (DRM, ou Digital Right Management). Ils sont nombreux à penser que les DRM constituaient le principal frein au développement du marché de la musique numérique. En irait-il de même pour la vidéo à la demande (VOD), un secteur dans lequel l'offre est systématiquement protégée par le système de gestion des droits de Microsoft ?

"La vidéo à la demande fait appel à des technologies surprotégées, qui font qu'il est plus facile de ripper un DVD que de copier un film téléchargé légalement", commente pour Clubic Frédéric Pie, fondateur de Vodeo.tv. "Traiter les internautes qui viennent consommer comme des pirates potentiels n'est sans doute pas le meilleur moyen de développer le marché de la VOD". Comme dans le domaine de la musique, les DRM entraînent en effet de nombreuses restrictions du point de vue de l'utilisateur : impossible de transférer le fichier pour le lire sur un autre support, ou de consommer la vidéo depuis une machine Mac ou Linux.

Aujourd'hui, Vodeo propose à la vente 200 vidéos libres de tout DRM, soit 5% d'un catalogue de quelque 4.300 titres. Pour ce faire, il a fallu convaincre les producteurs qu'ils ne s'exposaient pas forcément à voir leurs contenus éparpillés aux quatre vents. "Le risque de piratage est moins grand pour un documentaire que pour une superproduction américaine, mais il faut aussi voir que ces contenus, un peu rares, ont bien plus de chances d'être piratés si aucune offre légale n'existe", explique Frédéric Pie.

Après quelques jours, ces 200 vidéos représenteraient déjà le tiers des ventes réalisées par Vodeo sur la période. Cet engouement est en partie imputable à l'effet d'annonce, et au relai médiatique, mais augure tout de même de bonnes choses pour le fondateur de Vodeo, qui va maintenant chercher à développer cette offre sans DRM. Les premiers accords ont été conclus sur une durée limitée à quatre mois, une façon de pousser les producteurs à mettre le pied à l'étrier sans les intimider. On pourra donc maintenant graver sur DVD, transférer sur baladeur, ou consommer depuis un Mac ces contenus dont le prix reste identique à celui de la version avec DRM qui était en vigueur jusqu'ici, soit de un à six euros environ.

Dans le cadre de sa nouvelle version, Vodeo inaugure par ailleurs une offre en forme de produit d'appel : chaque semaine, un documentaire sera proposé en streaming pendant sept jours, sans publicité, et gratuitement. Seule l'inscription au service Vodeo sera requise.
Orange se renforce dans la musique à la fois fixe et mobile. Quelques jours après le lancement de l'offre de SFR à 12 euros par mois permettant de télécharger de façon permanente et illimitée des musiques depuis un mobile ou un PC parmi un catalogue de 500 000 titres, Orange lance aujourd'hui une offre similaire au même prix... mais avec un catalogue de titres multiplié par deux.

Baptisée "Musique Max", elle va permettre à l'opérateur de conquérir de nouveaux clients, de développer son chiffre d'affaires et d'offrir des contenus pour développer son audience web et mieux la monétiser. "Il s'agit de la première alternative crédible au piratage" précise Jérôme Hénique, le directeur du marché résidentiel de l'opérateur. Car Orange s'essaye depuis 2002 à la musique numérique et a généré en 2007 37 millions de téléchargement de titres depuis un PC et 16 millions de titres depuis un mobile.

La nouvelle offre de téléchargement illimité, de façon permanente, et à la fois depuis un PC et un mobile, va donc s'appuyer sur un catalogue de plus d'un million de titres. EMI Music France, Sony BMG, Universal, Warner Music France, Believe et Scorpio Music sont autant de maisons de disque qui ont donné leur accord pour proposer leurs musiques en téléchargement. "Nous sommes en cours de finalisation de négociation avec d'autres labels indépendants", a précisé de plus un représentant d'Orange. Tous les genres musicaux seront représentés à l'exception de la musique classique, Orange préparant une offre dédiée dans ce secteur qui verra le jour dans les prochains mois.

L'offre "Musique Max" s'appuie sur des musiques numériques avec MTP (mesures techniques de protection ou DRM) au format Windows Media, Orange proposant une synchronisation des titres depuis un logiciel propriétaire (Orange Media Player), un équivalent d'iTunes. Il sera possible de transférer ses musiques vers 5 supports au maximum (lecteur multimédia audio/vidéo, baladeur audio) mais il ne sera pas possible en revanche de les stocker sur un disque dur externe ou de les graver, "pour éviter le piratage", précise Orange. Une solution de synchronisation fixe/mobile est également prévue avec une livraison simultanée des titres sur le PC et sur le mobile, le portail Orange World se chargeant alors d'identifier le mobinaute et lui proposer ou re proposer le téléchargement des derniers titres sélectionnés, le tout par les airs. Les titres acquis seront définitivement acquis, même en cas de changement de PC ou de mobile. L'offre étant sans engagement (il est possible de s'abonner uniquement un mois), elle permettra donc de continuer à utiliser les musiques déjà téléchargées même après la fin de son abonnement.

"Musique Max" sera disponible à partir du 12 juin à un prix de 12 euros par mois (pendant l'été, les deux premiers mois sont offerts pour les nouveaux clients Origami Star ou Internet, tv et téléphonie ADSL). Seuls les PC sous Windows peuvent l'exploiter. Côté terminaux, 130 références de mobiles sont compatibles avec l'offre. L'iPhone d'Apple n'en fait pas partie.

Détail intéressant, la data mobile permettant d'accéder au portail Orange World, de synchroniser ses musiques ou de re télécharger des titres déjà acquis sera offerte - comprise dans le forfait -. A noter que l'opérateur propose une offre illimitée en nombre de titres téléchargés mais précise qu'une "limite" de 500 titres par mois est tout de même fixée pour éviter les "téléchargements massifs".
Google a lancé aujourd'hui en France un programme qui permet au plus grand nombre de visualiser les bâtiments de leur ville en 3D grâce à Google Earth. Ce programme est disponible en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Avec le programme Villes en 3D, les collectivités locales peuvent partager avec le public des données en 3D sur leur ville grâce à Google Earth.

Google propose donc aux collectivités locales de leur soumettre les données 3D de leurs villes afin d'intégrer leurs modélisations / représentations dans Google Earth. De cette façon, Google espère proposer un logiciel encore plus complet, tandis que les collectivités pourront se servir de ces représentations pour communiquer auprès du public, des professionnels du secteur privé, des visiteurs de la ville et même des organismes de la collectivité. Le programme "Google Villes en 3D" est disponible via ce lien.
le 10/06/2008 à 21:56
Free propose M6 HD à ses abonnés
Free a annoncé avoir enrichit son bouquet de chaînes Haute Définition (HD) en accueillant la chaîne "M6 HD". Les abonnés ADSL équipés de la Freebox HD peuvent ainsi désormais accéder aux programmes en haute définition de la chaîne et profiter des contenus HD comme les matches de l'Euro 2008, les fictions françaises ou séries (Prison break, NCIS, Desperate Housewives, Au secours les enfants reviennent). Cette chaîne est proposée aux abonnés ADSL équipés de la Freebox HD sans surcoût, dans le cadre de leur forfait haut débit à 29,99 euros/mois.

Testée par nos soins, il s'avère effectivement que cette chaîne propose une qualité d'image supérieure. Cependant, même si le flux est bel et bien codé en 1080i, la compression est telle que de nombreux défauts restent très visibles. En effet, alors que le flux HD d'Orange occupe quelque 12 Mbps, celui de Free ne demande "que" 5 à 6 Mbps. Elle est encore loin donc la qualité d'un disque Blu-ray par l'ADSL. L'arrivée prochaine de la fibre optique comblera-t-elle cette différence ? En attendant, vous pouvez retrouver M6 en Haute Définition sur le canal 47 du bouquet Freebox TV.
Le logiciel de géonavigation de Google, Google Earth, n'a pas fini de nous étonner aussi bien au niveau de ses fonctionnalités, qu'au niveau de ses contenus ! Aujourd'hui, la nouveauté se porte sur cette deuxième option puisque Google Earth nous offre maintenant la possibilité de naviguer dans les quatre parc d'attraction Disney que l'on trouve aux Etats-Unis et plus précisément en Floride.

La modélisation comprend 1500 bâtiments en 3D et couvre aussi la modélisation d'une vingtaine d'hotels liés aux parcs. Tout cela est complété par des éléments multimédia : photos, vidéos... Pour visualiser cette modélisation du parc, il suffit de disposer de la dernière version de Google Earth, d'activer l'option "bâtiments 3D " ou "building in 3D" dans la fenêtre en bas à gauche. Il suffit ensuite de rechercher "Disney World" et de cliquer sur les oreilles de Mickey dorées (qui ne semble apparaître que lorsque le logiciel est en anglais, vous pouvez pour cela modifier la langue dans les options du logiciel) pour accéder aux différents éléments 3D... A quand la même chose pour Disneyland Paris ?
Comme prévu, Bouygues Telecom devrait bientôt dévoiler son offre d'abonnement haut débit ADSL à travers une nouvelle offre. Attendue pour la rentrée scolaire, cette offre devrait être associée à deux appareils : le modem routeur nommé Bbox et un boîtier TV avec un disque dur de 120 Go + Tuner TV HD et prise HDMI. Au niveau réseau, les deux boîtiers devraient dialoguer via Ethernet, CPL ou WiFi.

On sait peu de chose sur l'abonnement à proprement parler, si ce n'est qu'il sera dépourvu de durée d'engagement. Une offre quadruple play avec téléphonie mobile comprise pourrait aussi voir le jour... Affaire à suivre ! Quoi qu'il en soit avec les rachats récents de Club-Internet et d'Alice, l'arrivée d'un nouvel acteur sur le terrain des FAI ne devrait pas être une mauvaise chose pour les consommateurs.
Iliad, maison mère du fournisseur d'accès à Internet Free, confirme aujourd'hui la conduite de négociations exclusives avec Telecom Italia en vue de racheter sa branche française, connue sous la marque Alice, pour un montant avoisinant 800 millions d'euros. Soumise à l'approbation du comité d'entreprise et aux autorités de la concurrence françaises, la transaction pourrait être bouclée avant la fin du troisième trimestre 2008.

Dernier opérateur ADSL indépendant en France, Alice compte environ 980.000 abonnés ADSL. De quoi permettre à Free, qui en revendique aujourd'hui 3,1 millions, de passer la barre des quatre millions d'abonnés et de renforcer sa position de premier opérateur ADSL alternatif sur le marché français, avec environ 26% des parts, contre 21,5% pour son concurrent Neuf Cegetel, aujourd'hui filiale à part entière de SFR.

Avec une offre à 800 millions d'euros, soit environ 800 euros par abonné Alice, Iliad coiffe au poteau le câblo-opérateur Numericable, qui avait formulé courant mai une offre à 780 millions d'euros dans le but d'acquérir les activités françaises de Telecom Italia.

"Le prix payé serait fondé sur une valeur d'entreprise maximum de 800 millions d'euros et serait

soumis à certaines clauses d'ajustement. La valeur d'entreprise reflètera d'une part la base d'abonnés actifs et d'autre part la valeur des déficits fiscaux reportables des activités acquises", commente Illiad.

Sain sur le plan financier, Free a vraisemblablement pu contracter sans difficultés une dette lui permettant d'acquérir Alice sans compromettre ses chantiers en cours, comme le déploiement de la fibre optique ou la mise en place d'une offre de mobilité. Reste à savoir maintenant comment se passera l'intégration des 1.400 employés d'Alice au sein d'Iliad, et quelles seront les modalités de transfert pour les 980.000 foyers et entreprises concernés.
Nous vous l'annoncions dès cet hiver, le groupe Bouygues va prochainement lancer une offre ADSL. Co-fondateur de Neuf Telecom en partenariat avec Telecom Italia au milieu des années 90 avant de se recentrer dans la seule téléphonie mobile, l'entreprise française s'apprête néanmoins à faire son grand retour dans les télécoms fixes et ainsi devenir un opérateur "intégré", comparable à Orange ou à l'ensemble SFR + Neuf Cegetel.

Alors que ces offres étaient annoncées pour le mois dernier pour les professionnels et à la fin de l'année pour les particuliers, Bouygues a attendu le mois de juin pour choisir son infrastructure réseau. C'est Neuf Cegetel qui a remporté le marché pour un accès à 1 000 noeuds de raccordement. Ce réseau permettrait l'accès à environ 60 % de la population française. Il est par ailleurs surprenant de voir Bouygues faire appel à un concurrent direct, puisque SFR a lancé une OPA qui devrait lui permettre d'acquerir au 13 juin les 20% de Neuf Cegetel qui lui manque.

Un mouvement stratégique qui apparaît en tout cas comme bien tardif de la part de Bouygues Telecom mais qui aura le mérite de clarifier un marché des télécoms qui s'organise autour de 3 grands pôles : Orange, SFR + Neuf Cegetel, Bouygues Telecom et de deux pôles secondaires : Iliad/Free et Numéricable, cherchant l'un comme l'autre à acquérir la quatrième licence UMTS pour devenir à leur tour des opérateurs "intégrés".
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