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Après plusieurs tentatives, la Recording industry association of America (RIAA) aura finalement eu la peau du site russe "AllofMP3" qui proposait de nombreuses musiques payantes au format MP3. Ces morceaux étaient proposés sans autorisation de la part des ayants-droits, AllofMP3 se contentait d'une simple licence délivrée par la société de gestion collective russe des droits musicaux.

Suite à la fermeture de AllOfMP3, la RIAA avait quand même poursuivi sa procédure judiciaire afin d'infliger des dommages et intérêts records au site évalués à 1,65 trillion de dollars ! Une somme bien entendue qui ne pourra jamais être réglée étant donné que la société qui éditait AllOfMP3 a été placée en liquidation. Pour la RIAA, cette procédure avait toutefois son importance "de principes", notamment afin de dissuader les éventuels pirates et autres magasins illégaux.

Pendant ce temps, les auteurs de AllofMP3 se sont empressés de créer MP3Sparks, un site similaire qui propose des morceaux MP3 à 15 cents et des albums à un peu plus de 1,5 dollar US. Nul doute que l'attention de la RIAA devrait rapidement se porter sur ce nouveau site...
Orange, filiale de France Telecom, a présenté mercredi à la presse sa nouvelle offre télévisuelle dédiée à la Ligue 1 de football. C'est Xavier Couture, ancien dirigeant de TF1 et de Canal+ et nouveau venu chez Orange, qui a mené la conférence de presse.

Pour suivre en direct les rencontres de Ligue 1 du samedi soir sur la télé et le PC, les téléspectateurs devront s'abonner à une nouvelle chaîne du bouquet Orange TV, sobrement appelée "Orange Foot". Pour cela, ils devront s'acquitter de 6 euros par mois. L'offre, assortie d'un engagement de 12 mois, est gratuite jusqu'au 1er octobre. Elle sera disponible dès le 9 août, date à laquelle débutera le championnat.

Outre les rencontres du samedi soir, diffusées en haute définition, "Orange Foot" proposera un service de vidéo à la demande pour voir ou revoir les buts, les statistiques des matchs, les meilleurs moments d'une rencontre ainsi qu'un magazine de 52 minutes reprenant toute l'actualité de la journée du championnat.

Sur le PC, les abonnés à "Orange Foot" pourront suivre en direct la rencontre du samedi soir dès janvier 2009. Orange proposera également une offre sur la téléphonie mobile 3G. Pour 6 euros supplémentaires par mois, les abonnés pourront suivre en illimité les rencontres et l'actualité de la Ligue 1. Huit matchs de chaque journée de championnat seront diffusés en direct le samedi à 19H et le dimanche à 15H. Un magazine de 5 minutes fera le résumé de chaque journée.

Dès aujourd'hui le site www.foot.orange.fr présente l'offre aux internautes et permet de se pré-inscrire. Les véritables inscriptions débuteront elles le 3 juillet.

Rappelons qu'en février dernier, Orange a acquis les droits de retransmission du match du samedi soir, du magazine du lundi (diffusé entre 17H et minuit) et de tous les droits de diffusion sur la téléphonie mobile. Ces droits concernent la Ligue 1 de la LFP pour les saisons 2008 à 2012.
Lors de Deuxièmes Assises du Très Haut Débit, Free a fait savoir qu'il pensait être en mesure de couvrir 70% de Paris en accès fibre optique d'ici 12 à 15 mois. Selon le fournisseur d'accès, il faudrait environ 60 noeuds de raccordement optiques pour assurer une bonne couverture de la capitale. A ce jour, 40 ont déjà été ouverts. Pour la province, Free évoque 400 000 prises d'ores et déjà raccordables. Free se refuse toutefois à avancer la moindre information quant au nombre d'abonnés déjà fibrés.

Chez Neuf, on parle de 1 million de prises raccordables déjà déployées. Notre confrère Silicon ajoute enfin que le déploiement pourrait être accéléré si l'épineux problème de la mutualisation était réglé. A ce sujet, les FAI alternatifs pointent directement du doigt Orange / France Télécom.
Nouvelle possibilité offerte par le très populaire Google Earth à destination des particuliers et des entreprises : la création de page Web embarquant directement un module de visualisation Google Earth. Google va effectivement proposer une API et un nouveau plug-in qui permettra aux créateurs de sites Web d'embarquer directement un module Google Earth dans une page Web. La visualisation se fera directement depuis la page en question et les internautes n'auront pas besoin d'installer Google Earth ou de le lancer pour voir et naviguer dans l'espace 3D affiché.

Pour Google, cela doit offrir de nouvelles opportunités de création. On peut par exemple imaginer qu'une compagnie aérienne profitera de ce module pour proposer à l'internaute une "simulation en 3D" du parcours qui sera effectué par un avion lors d'un voyage. Elle pourrait également être employée par des agences pour faire apparaître en 3D des buildings ou des maisons.

Le plug-in et l'API seront gratuits. Google espère cependant générer de l'argent avec ce nouveau module en plaçant de la publicité localisée en fonction des données géographiques exploitées dans la fenêtre embarquée.
Plus de terminaux, donc plus d'adresses IP. C'est ce que souhaite l'Union Européenne en favorisant la mise en place du protocole IPv6, ce qui offrirait "plus d'adresses dans le cyberespace qu'il n'y a de grains de sable sur toutes les plages du monde (2^128 adresses)". Pour cela, elle prévoit que 25% du réseau européen passe en IPv6 avant 2010.

L'adresse IP qui signifie Internet Protocol est un identifiant unique attribué à toute machine qui se connecte à Internet. L'actuel protocole, IPv4, qui est utilisé depuis 1984, fournit 4,3 milliards d'adresses dont seulement 16% resteraient libres. "En encourageant les utilisateurs de l'Internet et les fournisseurs d'accès à adopter le protocole internet le plus récent (Internet Protocol version 6, ou IPv6), il sera possible d'augmenter considérablement le nombre d'adresses IP, de la même manière que lorsque les numéros de téléphone ont été allongés au XXe siècle", souligne un communiqué de mardi. L'IPv6 doit par exemple permettre de relier en réseau un très grand nombre de petits appareils simples (éclairage public, bâtiments intelligents, capteurs sans fil, appareils domestiques). D'ailleurs l'Icann, organisation à but non lucratif chargée de l'adressage des noms de domaine, à déjà fait part du passage de six des treize "serveurs racine" de l'Internet vers le protocole IPv6.

L'Union européenne a investi 90 millions d'euros depuis 2002 pour préparer cette migration. Elle demande désormais aux États membres de faire du secteur public un pionnier du déploiement de ce nouveau protocole et devrait contacter une centaine des principaux sites européens afin qu'ils montrent l'exemple. Les deux versions du protocole IP seront amenées à cohabiter un temps, mais certains FAI (Fournisseurs d'accès Internet) tels que Free proposent déjà l'IPv6 a leurs abonnés. Encore un pas donc vers l'Europe du tout numérique et de la mobilité...
Selon une information publiée par le journal Les Echos, la Commission Albis va devoir revoir à la baisse le montant de la taxe sur la copie privée sur certaines gammes de produits (à commencer par les enregistreurs de salon à base de disques durs). En effet, le Conseil d'Etat aurait tranché en la faveur des industriels qui demandait cette révision à la baisse de la taxe.

Pour rappel, dès juillet 2006 la Simavelec (Syndicat des industries de matériels audiovisuel électroniques) avait demandé à ce que la rémunération sur les disques durs intégrés aux centres multimédias soit annulée. Pour la Simavelec les taux fixés et infligés par la Commission d'Albis étaient excessifs. L'avis final du Conseil d'Etat serait désormais attendu pour la fin du mois et la Commission d'Albis devra alors réviser à la baisse certains montants de la taxe dans les 6 mois qui suivent. Cette nouvelle intervient alors que la Commission d'Albis (dont l'existence ne devrait pas être remise en cause) doit très prochainement se pencher sur le cas des disques Blu-ray. Les taxes sur la copie privée font débat
Alors que l'on se rapproche de la sortie de la version finale de Firefox 3.0, la fondation Mozilla a décidé cette nuit de procéder à la sortie d'une nouvelle RC (Release Candidate). La fondation estime effectivement que l'actuelle version Release Candidate (RC1) comporte de nombreux bugs qu'il faut absolument corriger avant de procéder à la publication de la mouture finale.

La RC2 devrait ainsi comporter des corrections pour environ 40 bugs répertoriés. Quant à la date de sortie de la version finale, Mozilla se veut rassurant et estime que la sortie de la RC2 ne devrait pas affecter son planning. Ainsi, Firefox 3.0 finalisé devrait bien voir le jour d'ici la mi-juin, quant à la RC2 elle devrait être postée aux alentours du 5 juin prochain.

Après la sortie de Firefox 3.0, Mozilla devrait se concentrer sur Firefox 3.1 qui pourrait apporter le support du "Cross-site XMLHttpRequest" et des optimisations diverses. Si tout va bien, Firefox 3.1 pourrait être disponible d'ici la fin de l'année.
Alors que vont être lancés les Etats généraux de la presse "à l'automne", le président de la République, Nicolas Sarkozy, s'est exprimé, mardi sur RTL, à propos du "considérable problème" que représente l'Internet pour la presse traditionnelle.

"La démocratie ne peut pas fonctionner avec une presse en permanence au bord du précipice", a-t-il expliqué en évoquant un problème "capitalistique (...) Comment voulez-vous que les gens achètent leurs journaux en kiosque s'il est gratuit sur Internet", s'est-il interrogé. "Il y a un problème de diversification, un problème de seuil. Ce n'est pas sain que le journal soit gratuit (...) sur Internet il y a peut-être plus de lecteurs, mais pas plus de recettes", évoquant ainsi le marché restreint de la publicité.

Il souhaite donc, "pour rétablir un minimum de viabilité pour la presse", rassembler les acteurs du secteur pour essayer de "trouver des solutions". Car pour le chef de l'Etat français, "il y a un gigantesque problème de distribution. Il faut donc aider la presse écrite à faire du portage à domicile, ce qui créera des emplois et qui permettra d'avoir son journal tôt le matin". Ironie ?
Entre Intel et Bruxelles, le torchon brûle. La Commission européenne serait prête à infliger une amende au fondeur américain pour pratiques commerciales restrictives et abus de position dominante, rapporte le Financial Times Deutschland.

L'autorité européenne en charge de la concurrence aurait accumulé les preuves attestant du non-respect des règles communautaires en la matière par le fabricant américain, rapporte le quotidien dans son édition du 27 mai 2008, en référence à des sources "proches du dossier". Dans ce contexte, après avoir étudié la réponse d'Intel à une communication de griefs transmise l'été 2007, puis ordonné en février 2008 une intervention dans les locaux européens d'Intel et de plusieurs de ses revendeurs, Bruxelles pourrait infliger une amende allant jusqu'à 10% du chiffre d'affaires global du numéro un mondial de microprocesseurs. La décision serait attendue pour la fin de l'été.

Pour mémoire, Intel est soupçonné par l'autorité européenne de pratiques anticoncurrentielles sur le segment des processeurs x86. La multinationale aurait pratiqué des tarifs inférieurs aux coûts et proposé de nombreuses ristournes aux fabricants de matériel informatique pour mieux évincer du marché son principal concurrent : Advanced Micro Devices (AMD).
Une mesure efficace, mais excessive. La SCPP (Société civile des producteurs photographiques, dont Sony BMG, EMI, Universal et Warner) vient de rendre public un sondage commandé à Ipsos et démontrant, selon elle, l'aval de la population française concernant la riposte graduée.

D'après l'enquête "réalisée dimanche par téléphone auprès de 1010 personnes constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus", 74% des sondés seraient favorables à sa principale disposition, à savoir: un avertissement par mail, puis par lettre recommandée, suivi, en cas de récidive, de la suspension temporaire de l'abonnement (de 10 jours à un an). Résultat, la SCPP a en urgence convoqué les journalistes lundi à l'Olympia.

Une sanction, bien qu'efficace, "90% des Français (et 88% de ceux téléchargeant illégalement) déclarant qu'ils arrêteraient de télécharger illégalement s'ils recevaient deux messages d'avertissement", qui reste excessive selon l'Asic (l'Association des services internet communautaires), car "bannir, même temporairement, des internautes de la société de l'information, ce n'est pas seulement les empêcher de télécharger des contenus illicites, c'est aussi et surtout leur interdire toute utilisation d'un vecteur de communication et d'expression devenue indispensable".

En parallèle de leur rejet en avril par le Parlement européen, une pétition rassemblant quelque 10.000 signatures estime que ces "propositions vont instaurer une infraction à laquelle correspondra une sanction administrative, automatique et aveugle, sans possibilité de défense réelle devant un juge".

De plus, il semblerait que la formulation de la question posée par Ipsos revenait à choisir entre une condamnation pénale, pouvant aller jusqu' à trois ans de prison et 300.000 euros d'amende, et la riposte graduée. Autre enseignement du sondage: 80% des sondés souhaitent que les créateurs soient rémunérés. Mais par qui ?
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