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Mauvaise nouvelle pour les fabricants de disques dur. Avec quelques mois de retard, la jeune pousse française Agematis annonce le lancement chez l'opérateur Alice du premier service de stockage en ligne illimité au tarif particulièrement compétitif de 5 euros par mois.

Une solution baptisée "Alice Back-Up", sans contrainte de volume, entièrement sécurisée, permettant de sauvegarder automatiquement l'intégralité du contenu d'un disque dur. Contrairement à d'autres services de disques virtuels, "Alice Back-up" n'autorise toutefois pas la consultation en ligne ou le partage avec d'autres internautes des informations sauvegardées.

Pour le moment limitée aux seuls clients Alice ADSL, la solution de sauvegarde illimitée devrait néanmoins être prochainement proposée par Agematis sur son propre site Steek.com et sans doute aiguillonner d'autres grands noms des NTIC, télécoms ou portails web, qui multiplient depuis quelques mois les offres de stockage en ligne sans toutefois aller aussi loin que la jeune pousse hexagonale...

Après la musique avec EMI, les jeux avec Metaboli ou la vidéo avec TF1 et M6, ce service de stockage avec Agematis permettra enfin à Alice de facturer de nouveaux services à valeurs ajoutée à un parc estimé à plus de 950 000 clients.
Les très riches heures de la langue française, accessibles à tous, sur le Web et gratuitement. Reverso, société spécialisée dans les services de traduction automatique, annonce cette semaine l'ouverture d'un site dédié à la consultation du Littré, dictionnaire de la Langue française, que connaissent - ou devraient impérativement connaitre ! - les amateurs de belles lettres. Le Littré, qui tient son nom de son principal auteur, Emile Littré, est un dictionnaire dont la première édition a été publiée par Hachette entre 1863 et 1872. Il offre un panorama de la langue française telle qu'on la parlait et l'écrivait à la fin du XIXe siècle, à l'époque des Flaubert, Rimbaud et autres Gautier.

Près de 80.000 entrées sont accessibles en ligne, chacune d'entre elles étant accompagnée d'une ou plusieurs citations visant à replacer les termes étudiés dans leur contexte. Habillée, chez Reverso, d'un moteur de recherche "plein texte", cette transposition en ligne du Littré dépourvue de publicités - pour l'instant - constitue un produit d'appel pour les autres services édités par la société, dictionnaires et traducteurs automatiques. Aujourd'hui tombé dans le domaine public, le Littré était déjà accessible gratuitement sur la Toile, sous une forme baptisée XMLittré.
Le "sans DRM" est à la fête ! Parallèlement à la sortie de sa version 4.5, Napster propose désormais l'ensemble de son catalogue sans DRM (256 kb/s). Comme il l'avait annoncé en janvier, le service américain de musique en ligne fournit en téléchargement plus de 6 millions de titres au format MP3 sans "verrou", à 0,99 $ le titre, 9,95 $ l'album.

Napster n'est pas le premier à opter pour un large catalogue de MP3 sans DRM (Digital Rights Management), des acteurs comme Amazon MP3, eMusic ou 7Digital se sont déjà lancés. Cependant, Napster offre le plus large catalogue de titres disponibles sans "verrou numérique". Par ailleurs, les 4 majors du disque et des milliers de labels indépendants se sont associés à cette initiative, dont les seuls internautes connectés depuis les Etats-Unis peuvent, à ce jour, bénéficier.

Cerise sur le gâteau, le Napster store, sur lesquels sont proposés les MP3 sans DRM, est compatible avec de multiples systèmes d'exploitation, Windows, Mac OS X, Linux, etc. La promesse du DRM-less ? Une utilisation possible sur de multiples terminaux (iPod/iPhone inclus) et des copies "privées" illimitées. Quoi qu'il en soit, Napster n'abandonne pas la vente de fichiers audio avec DRM au format WMA (Windows Media Audio). Ainsi, les offres Napster de téléchargement par abonnement (12,95 $/mois ou 14,95 $/mois pour Naspter To Go) restent liées à ces fichiers protégés.
Après un an et demi de test, Google vient d'ouvrir les portes d'un ambitieux - et controversé - projet : Google Health, un dossier médical personnel en ligne destiné à centraliser l'ensemble des informations relatives à la santé de l'internaute. Dans cet espace protégé par mot de passe, ce dernier est invité à détailler son profil médical, réunir les prescriptions émises par des médecins ou rassembler les résultats de ses analyses, de façon à pouvoir y accéder en tout temps, et à pouvoir les transmettre aisément aux professionnels de la santé de son choix. Google Health intègre par ailleurs une base de données de documents relatifs aux maladies les plus courantes, et propose un service d'annuaire spécialisé, permettant de localiser rapidement médecins, cliniques ou pharmacies.

Dans un premier temps, l'utilisateur est invité à remplir son profil : poids, taille, groupe sanguin, etc., puis à saisir l'historique de ses maladies ou traitements ; l'objectif étant que ces informations puissent, à sa demande, être transmises à un médecin. Google indique avoir déjà développé des accords avec certains centres médicaux, pharmacies ou laboratoires aux Etats-Unis. Dans ce dernier cas, l'utilisateur pourra par exemple importer directement les résultats de ses analyses à son profil Google Health. Quelques fonctionnalités, comme la possibilité de planifier des alertes pour la prise de ses médicaments, ou la détection de conflits entre différentes prescriptions, enrichissent le service.

"Par la présente, j'autorise Google à partager les informations médicales contenues dans mon profil Google Health (...) avec les entités ou individus que j'aurais désigné, afin de leur permettre de me fournir des soins médicaux et dans le but de partager ces informations avec les autres personnes que j'aurais choisies", expliquent les conditions d'utilisation du service. En dépit d'un ton rassurant, et de la mention récurrente du choix laissé à l'utilisateur, le service soulève un problème immédiat : l'internaute lambda aura-t-il envie d'héberger ces données, parmi les plus confidentielles dont il dispose à son propre sujet, sur les serveurs d'une grande société comme Google ?

Outre la confidentialité des données, que Google est censé garantir contractuellement, se pose en effet la question de la protection de ces dernières, et de leur utilisation commerciale même si pour l'instant, aucune publicité n'est intégrée au service. Que se passerait-il si un hacker s'introduisait sur les serveurs de Google, ou si un employeur peu scrupuleux essayait de vérifier les antécédents médicaux de ses employés ? Le domaine semble toutefois suffisamment prometteur pour que les grands acteurs du Web se penchent sérieusement sur la question : en octobre dernier, Microsoft annonçait le lancement de HealthVault, un dispositif similaire.
Aujourd'hui, les interactions entre les offres de musiques mobiles d'Apple et les derniers baladeurs connectés iPhone et iPod Touch sont plus que limitées. Il est certes possible d'acheter et de télécharger par WiFi depuis ces terminaux de nouveaux titres mais il n'est possible ni d'acheter des sonneries ni d'accéder à la totalité du catalogue iTunes associé.

Et ce sont sur ces points qu'Apple compte revoir sa stratégie de musique mobile. Selon les blogs du New York Times, la firme de Cupertino s'apprêterait dans les prochaines semaines à faire une annonce forte pour dévoiler de nouveaux usages notamment au niveau des sonneries ou des autres services mobiles musicaux proposés.

Apple chercherait ainsi à renégocier une partie des contrats avec les majors de l'industrie musicale pour autoriser l'achat de sonneries depuis les iPhone et iTouch sans avoir à passer par un PC ou un Mac. De même, si tous les morceaux ne peuvent pas pour le moment être transformés en sonnerie, Apple cherche à étendre son catalogue de musiques "compatibles". Surtout que le service s'avère très rentable, facturé 0,99$ de plus que le prix d'une musique classique.

Dans le même temps, en plus des musiques complètes et des sonneries, Apple travaillerait sur les "ringback tones" (ou "sonnerie de retour") pour utiliser la musique de son choix en guise de tonalité d'appel. Ainsi, quand un contacte compose votre numéro de téléphone, c'est cette musique qui sera utilisée en guise de sonnerie d'attente. Enfin, Apple voudrait également commercialiser ses musiques et services mobiles directement en utilisant les réseaux cellulaires 2G ou 3G (sur le nouvel iPhone) et non plus uniquement en WiFi comme c'est le cas actuellement. Mais les majors de l'industrie musicale pourraient demander à être payées davantage dans ce derniers cas, le téléchargement de titres par les airs étant plus lucratif pour les opérateurs mobiles.

Les enjeux financiers sont importants, l'iPhone commercialisé depuis le mois de juin aux Etats-Unis associé à l'ouverture cette année de sa distribution dans près de 50 nouveaux pays va permettre d'adresser selon Piper Jaffray un public potentiel de 575 millions d'utilisateurs de mobiles contre "seulement" 153 millions dans les six pays où il est actuellement mis en vente. Et pour rendre ce marché plus dynamique, Apple pourrait passer par deux phases importantes : proposer un prix de vente variable des titres acquis (contre 0,99€ le titre aujourd'hui) et proposer une offre d'écoute illimitée via un abonnement supplémentaire mensuel ou annuel. C'est d'ailleurs ce dernier point que souhaite développer Nokia avec son "Music Store" et son offre "Comes With Music" qui permet en achetant des mobiles compatibles d'écouter gratuitement pendant un an tout le catalogue de différentes majors.
Toute jeune société basée à Brest, Cezzer ambitionne de proposer aux internautes qui ne disposent d'une connexion à très haut débit de profiter des joies de la vidéo à la demande, sans pour autant subir les aléas de leur ligne ADSL à 512 Kb/s. Adressée à tous ceux qui ne se situent pas dans une zone d'éligibilité au triple play, le boîtier Cezzer permet à l'internaute d'avoir à se servir de son ordinateur, en se branchant à la fois sur la télévision et sur le modem ou le routeur, de façon à accéder directement au Net. La commercialisation débutera début juin, avec un premier modèle permettant d'accéder à quelque 3.000 titres, films et contenus TV, du service de VOD TF1 Vision.

Avec la VOD traditionnelle, l'internaute sélectionne son contenu, paie, et télécharge un flux qui sera stocké, de façon temporaire ou définitive, sur le disque dur de son ordinateur ou de sa box opérateur. S'adressant à des internautes qui n'ont pas une connexion permettant ce type de consommation, Cezzer a opté pour un mécanisme quelque peu différent. Son boîtier embarque un disque dur de 40 Go, sur lequel sont stockés en permanence 25 films, automatiquement renouvelés au bout d'un certain laps de temps.

Lorsque l'utilisateur souhaite regarder l'un de ces films, il valide la location, règle la somme due, et commence instantanément sa séance. S'il souhaite consulter une vidéo qui n'est pas sur le disque, il la sélectionne en ligne, et attend le lendemain pour commencer à la regarder, le téléchargement étant effectué de façon transparente pendant la nuit. Avantage de cette solution : le boîtier est transportable, et permet par exemple de sélectionner à l'avance les films que l'on souhaiterait visionner pendant ses vacances. Notamment équipé d'une sortie HDMI, il permettrait la consultation de vidéos haute définition.

Accompagné d'une petite télécommande aux fonctions minimalistes, ce boîtier vise un public de néophyte, qui redoute les contraintes techniques de la VOD consommée depuis un ordinateur. La firme a pour l'instant refusé de nous communiquer le prix définitif de son boîtier, qui devrait toutefois se révéler supérieur à 100 euros. Une somme relativement élevée, que l'absence d'abonnement ou de frais autres que le tarif de location des contenus compense aisément selon elle. Le tarif des vidéos fournies par TF1 Vision s'échelonnera de 1,99 à 4 ,99 euros, des montants comparables à ceux que l'on retrouve sur la version Web traditionnelle du service.
Moderniser la Constitution? Lors de la présentation du 28e rapport d'activité de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), vendredi 16 mai, son président Alex Türk a exprimé vouloir "faire reconnaître le caractère constitutionnel du droit à la protection des données personnelles" avec une inscription dans le préambule de la Constitution de 1958, qui rappelle les droits fondamentaux. "Treize des 27 pays de l'Union européenne ont déjà fait ce travail", a-t-il noté.

À travers son rapport 2007, la Cnil, pour le moment rattachée au budget de la Justice, alerte sur de nombreuses pratiques à risque et réclame notamment son indépendance financière. Elle souhaiterait pour cela que l'ensemble des acteurs du monde informatique paie des frais d'inscription. "Cela pourrait nous permettre de dégager plus de budget pour notamment nous implanter à une échelle locale", a d'ailleurs déclaré Alex Türk.

Pour lui, "du lever au coucher, nous sommes tous plus ou moins soumis" à "un double traçage". D'abord "un traçage dans l'espace (mettant) en cause la liberté d'aller et venir" à travers le développement des systèmes de biométrie, de vidéosurveillance ou de géolocalisation. Ensuite "un traçage dans le temps qui met en cause la liberté de pensée et d'expression", via les moteurs de recherche ou les réseaux sociaux qui pourraient potentiellement aboutir à l'obligation de se justifier trente en plus tard de "ce que vous avez dit à 20 ans".

C'est d'ailleurs pourquoi il faut, selon lui, rendre anonymes les systèmes de traçabilité par radio fréquence (puces RFID). L'exemple type étant le passe Navigo utilisé dans le métro parisien, qui associe les données de validation (date, heure et lieu de passage) au numéro des abonnées pendant 48 heures. Il regrette également l'instauration du passeport biométrique, au mépris de l'avis de la Cnil du 11 décembre 2007 uniquement publié le 4 mai, quelque jour après la décision gouvernementale. Elle portait notamment sur la création d'une base de données centrale ainsi que le recueil des empreintes de huit doigts alors que la réglementation européenne n'en envisage que deux.

La Cnil relève aussi une "explosion", en 2007, des demandes de consultation des données personnelles dans les fichiers des forces de l'ordre, notamment ceux des Renseignements généraux (RG). Elle dispose, pour les traiter, d'un budget de 12 millions d'euros et a obtenu 15 postes supplémentaires en 2008 pour atteindre un total de 120. Toujours moins que ses homologues européens, notamment britannique, dont le budget atteindrait 30 millions d'euros pour 260 agents.

Au delà de la modification du préambule de la constitution, la grande question sera donc de savoir si la CNIL aura les moyens financiers de son ambition...
Pragmatiques les opérateurs. Prenant acte du fait que la diffusion de son bouquet de télévision sur ligne ADSL ne touchera, au mieux, que la moitié des foyers français, l'opérateur Orange confirme ses ambitions dans ...le satellite.

Quelques semaines après l'annonce d'un partenariat avec Eutelsat et l'utilisation des satellites HotBird et AtlanticBird, l'opérateur précise que son offre de télévision par satellite sera lancée dès le 3 juillet.

"La quasi-totalité des foyers pourra s'abonner à une offre triple play d'Orange (à partir de 29,90€/mois). En fonction de son lieu de résidence, le client sera équipé de la TV d'Orange soit via l'ADSL, soit via une installation qui combine la réception ADSL et satellitaire. Tous les clients triple play d'Orange auront ainsi accès à des dizaines de chaines gratuites, et des bouquets de chaines optionnelles dès le 3 juillet." précise l'opérateur dans un communiqué.

ADSL, Fibre optique, Réseaux cellulaires 3G et désormais diffusion par satellite... Orange confirme ainsi un certain pragmatisme technologique pour diffuser son bouquet de télévision au plus grand nombre. Reste à savoir si la combinaison de ces modes de diffusion donnera également des idées au groupe Vivendi, maison mère du bouquet Canal Satellite mais également de l'opérateur SFR / NeufCegetel...
YouTube poursuit le développement de ses interfaces de programmation (API), ouvertes en mars dernier, en annonçant cette semaine la mise en place d'une passerelle entre la console Playstation 3 et ses serveurs. Concrètement, les développeurs de jeu disposeront donc d'une API dédiée leur permettant de proposer aux joueurs l'envoi direct de séquences vidéo enregistrées en jeu vers le service YouTube. Une fois l'API nécessaire ouverte, cette fonctionnalité pourra être implémentée dans les titres à venir, mais également greffée aux jeux actuels par le biais d'une mise à jour, indique YouTube. Elle serait d'ores et déjà disponible sur le titre Mainichi Issho, distribué gratuitement au Japon.
La fondation Mozilla vient de mettre en ligne la première Release Candidate de la version 3 de son navigateur vedette, Firefox, dont la sortie est toujours attendue pour le courant du mois de juin. Après cinq bêta successives, le développement de Firefox 3 touche donc à son terme : une version Release Candidate, ou RC, signifie en effet que l'ensemble des fonctionnalités de la déclinaison finale sont implémentées, et que les développeurs sont maintenant à la recherche des derniers bugs ou dysfonctionnements pouvant subsister.

Si Mozilla respecte son calendrier, vingt mois environ auront séparé Firefox 3 de la précédente évolution majeure du logiciel, Firefox 2, dont la première mouture a été mise en ligne en octobre 2006. Particulièrement attendue, cette version 3 est censée corriger l'un des principaux défauts de Firefox 2, une consommation parfois excessive de ressources, et tout particulièrement de mémoire vive.

Passée au moteur de rendu Gecko 1.9 avec Firefox 3, la fondation Mozilla évoque des performances deux fois supérieures lors du lancement de Gmail ou de la suite bureautique en ligne Zoho Office qui, tous deux, font largement appel au JavaScript. Le benchmark SunSpider confirme ce gain de performances, puisque la RC1 de Firefox 3 effectue l'ensemble des tests en 3.105 ms, contre 13.741 ms pour Firefox 2.0.14. Les développeurs auraient en outre corrigé des "centaines de fuite" du côté de la gestion de la mémoire vive, et mis en place un nouveau dispositif d'allocation destiné à réduire les effets de la fragmentation.

De nouvelles fonctionnalités (voir la liste complète, en anglais) accompagnent logiquement cette nouvelle mouture du logiciel, comme un module de vérification de l'identité d'un site Web, une protection contre les malwares, un gestionnaire de téléchargement amélioré, ou une meilleure intégration visuelle avec les systèmes Windows, Mac OS et Linux. En attendant la version finale qui sera sans doute précédée d'une ou plusieurs autres RC, Firefox 3 RC1 peut d'ores et déjà être téléchargé, en français, depuis nos serveurs, et installé à des fins de test, en ayant bien à l'esprit qu'il ne s'agit pas encore d'une version parfaitement aboutie du logiciel : versions Windows, Linux et Mac OS X.
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