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Fusion 2.0 ? Actionnaire minoritaire de Yahoo avec environ 4% de son capital, le milliardaire américain Carl Icahn vient de faire parvenir une lettre ouverte au président du conseil de la firme de sunnyvale, Roy Bostock, dans laquelle il lui propose d'agir "rapidement pour renégocier une fusion avec Microsoft".

Malgré une offre de rachat amicale de plus de 47 milliards de dollars, Microsoft avait préféré jeter l'éponge début mai, devant l'intransigeance du fondateur de Yahoo, Jerry Yang, qui souhaitait une offre encore plus généreuse de la part de la firme de Redmond.

Clairement hostile à la stratégie de Jerry Yang, qualifié "d'irrationnelle", Carl Icahn a même publié une liste d'une dizaine de nouveaux administrateurs potentiels, favorables à un rapprochement avec Microsoft.

Une démarche qui n'a pour le moment pas été commentée par Yahoo ou Microsoft mais qui bénéficie d'un accueil favorable de la part des marchés financiers.En deux jours, le cours de l'action Yahoo a en effet gagné plus de 8%.
Dans la mesure où les familles n'ont pas forcément le réflexe d'installer des logiciels de contrôle parental sur leurs machines, devrait-il incomber aux fournisseurs d'accès à Internet d'interdire l'accès aux sites véhiculant des contenus relevant de la pédopornographie ? C'est la thèse que défend Nadine Morano, secrétaire d'État à la Famille, qui entreprend aujourd'hui de les rencontrer pour discuter avec eux des modalités d'application de techniques de protection de l'enfance face à la pédopornographie. Annoncée en avril dernier, cette réunion organisée dans le cadre du Comité de suivi de protection des enfants sur Internet présidé par Nadine Morano devrait donner lieu à une série de propositions qui seront présentées en juin.

"Plus de la moitié des parents sont inquiets et 36 % des 11 à 17 ans ont déjà été confrontés à des images choquantes et traumatisantes", affirme Nadine Morano dans un entretien au Figaro. Selon elle, plus d'un million de ces images seraient en circulation sur la Toile. De plus en plus abordables, les ordinateurs équipent souvent les chambres d'enfants qui s'aventureraient sans protection sur le Web.

Afin de réduire les méfaits de la cybercriminalité liée à l'enfance, Nadine Morano estime donc nécessaire de bloquer l'accès aux sites litigieux. "Je rencontre aujourd'hui les fournisseurs d'accès à Internet pour qu'ils interdisent l'accès à tous les sites pédopornographiques et illégaux recensés sur une liste noire établie par le ministère de l'Intérieur", explique la secrétaire d'Etat, sur le modèle de pratiques qui seraient déjà en vigueur en Grande-Bretagne, en Suède ou en Norvège. Elle suggère en outre l'instauration d'un label, qui signalerait et mettrait en valeur les logiciels de contrôle parental jugés efficaces.

Liste noire : un filet aux mailles trop lâches ?

Si toutes saluent l'engagement des pouvoirs publics en faveur de la luttre contre la pédocriminalité, les organisations de défense de l'enfant sur Internet doutent qu'une telle mesure permette de combattre efficacement le phénomène. "Toute mesure allant dans ce sens est bienvenue, mais les systèmes de liste noire présentent toujours des failles", nous explique Homayra Sellier, présidente de l'association Innocence en danger.

Bloquer l'accès aux sites aisément identifiables, au niveau d'un logiciel de contrôle parental ou d'un fournisseur d'accès, est une chose, mais mettre fin aux actes délictueux commis via les Skype, MSN, Facebook et autres forums de discussion en est une autre, insiste Homayra Sellier, qui souligne par ailleurs la nécessité d'une coordination au niveau international. "Internet n'a pas de frontière et de telles mesures n'auront aucun effet sur les pays où aucune législation n'existe", ajoute-t-elle avant d'expliquer sa vision des choses.

"Sans interdire aucunement à l'enfant d'accéder à Internet, la seule solution valable est de l'accompagner, de l'éduquer, de placer l'ordinateur dans un endroit où il y a du passage, de façon à pouvoir intervenir ou expliquer. Rien ne remplace la sensibilisation et la présence des parents", conclut Homayra Sellier. A défaut d'imposer aux parents de surveiller leurs enfants, Nadine Morano envisage tout de même de sensibiliser les futurs enseignants à ces problématiques lors de leur passage à l'IUFM, de façon à ce que ces derniers puissent à leur tour sensibiliser leurs élèves.
A la suite de Neuf Cegetel et de France Telecom, Iliad, maison mère de Free, a dévoilé jeudi de solides résultats pour son premier trimestre 2008. Le groupe a généré un chiffre d'affaires consolidé de 340 millions d'euros sur le trimestre, soit une progression de 22,3% par rapport à la même période en 2007. Cette croissance est essentiellement liée à "la hausse des revenus du secteur haut débit" : +24,7% sur un an, à 333,6 millions d'euros. Quant au CA des services optionnels "à valeur ajoutée", il s'est élevé à 80,1 millions d'euros fin mars (+42,5% sur un an).

A 36,2 euros par mois hors TVA, l'ARPU haut débit (CA moyen par abonné) est légèrement inférieur à celui enregistré au quatrième 2007, mais a tout de même progressé de 1,3 euro sur un an. Enfin, Free, filiale Internet d'Iliad, revendique 3.041.000 d'abonnés haut débit équipés d'une Freebox (pour un forfait unique à 29,99 €/mois au 31 mars 2008), contre 2,9 M fin décembre. Par comparaison, Neuf Cegetel revendique 3,29 M de clients haut débit à fin mars, Orange 7,62 M.
Mozilla réfléchit à un projet baptisé simplement Data visant à utiliser le célèbre logiciel Firefox pour effectuer une estimation du trafic des sites web, comme le font Alexa ou Compete. Si cette initiative se concrétise, cela fera un nouvel outil à disposition des professionnels du web, peut-être plus fiable pour les sites européens.

Comme l'explique Techcrunch, il y a 3 façons d'effectuer ce genre de mesures :
- installer un logiciel sur les ordinateurs des internautes : c'est la méthode d'Alexa ou Compete, qui n'est pas assez précise en raison de la difficulté à couvrir un échantillon d'internautes représentatifs
- suivre le trafic directement sur les sites : c'est la méthode de Quantcast ou Comscore (j'avoue ne pas comprendre comment ils peuvent avoir l'autorisation de publier des données, et comment cela peut couvrir suffisamment de sites pour être exploitable)
- utiliser les données des fournisseurs d'accès : c'est la méthode de Hitwise

Mozilla envisage d'ajouter une fonctionnalité dans Firefox, qui consisterait à regrouper les informations sur le surf des utilisateurs du navigateur. Bien entendu seuls ceux qui souhaitent activer cette option seraient concernés, et la collecte resterait anonyme. D'après Mozilla, il suffirait qu'1% des 170 millions d'utilisateurs acceptent de partager leurs données de navigation pour que les statistiques soient fiables.

Outre les problèmes de confidentialité (qui rebuteront nombre d'utilisateurs), Mozilla aurait à résoudre le manque de représentativité de ses utilisateurs, qui n'ont pas les mêmes habitudes que les autres internautes. Cela dit, si le nombre de participants est largement supérieur à celui d'Alexa, les évaluations de Mozilla pourraient être plus fiables... Affaire à suivre !
Une nouvelle attaque en ligne a profité de mauvaises configurations des forums phpBB : les sites compromis effectuent alors une série de redirections, pour finir sur des sites qui tentent différentes attaques sur Internet Explorer ou RealNetworks RealPlayer media player. phpBB est fréquemment inclus dans les campagnes de scan de masse, et, malheureusement, il semble que des sites piratés l'an dernier aient aussi eu des problèmes cette année encore.

Et avec php dans le nom, c'est encore de la mauvaise publicité pour la plate-forme.

- Half-Million Sites Mostly Running PHPBB Forum Software Hacked In Latest Attack
- Cyberinsecure
Dissuasion massive ? Deux "rois du spam", Sanford Wallace et Walter Rines, viennent d'être condamnés à verser plus de 200 millions de dollars au réseau social Myspace. Un montant "historique", confiait la firme à l'Assiociated Press, mardi 13 mai.

La filiale de News corp. estime à plus de 700.000 le nombre de messages reçus par ses membres dans cette affaire. D'après la loi fédérale Can-Spam de 2003, chaque violation rapporte 100 dollars à Myspace et le triple si l'acte est "volontaire et prémédité".

À la tête de Cyber Promotions dans les années 90, une entreprise qui pouvait envoyer jusqu'à trente millions de pourriels par jour, Sanford Wallace a déjà été condamné à 4 millions de dollars en 2006. En parallèle, MySpace conduit un autre procès contre le spammeur de haut niveau, Scott Richter. Les pirates n'ont qu'à bien se tenir.
Deezer, ex Blogmusik et pionnier de la musique gratuite légale en streaming en France, poursuit son développement et annonce cette semaine la signature d'un accord avec le numéro un des maisons de disque, Universal, selon les termes duquel le service devrait pouvoir ajouter près d'un million de titres à son catalogue, avec des artistes tels qu'Amy Winehouse, Portishead, Kanye West, Ayo, U2 ou Alain Bashung. Les modalités financières de cette association n'ont pas été précisées.

Deezer, qui revendique un million de visiteurs uniques par jour, propose aux internautes l'écoute légale et gratuite de musique, cette dernière étant financée par les publicités affichées sur les pages du site. Pour la France, l'offre d'Universal viendra s'ajouter aux accords déjà signés par Deezer avec Sony BMG, la Sacem et la SPPF, qui représente les indépendants, en vue de l'exploitation de leurs catalogues.

Les relations n'ont pourtant pas toujours été cordiales entre les deux partenaires du jour. En août dernier, le premier reprochait ainsi au second d'utiliser sans son accord certains des titres de son catalogue, un désaccord sur fond d'alliances entre frères ennemis, puisque Deezer venait de trouver le moyen d'assurer sa promotion sur le portail de Free alors qu'Universal signait un accord avec Neuf Cegetel.

"Tous les acteurs du marché prennent conscience que nous sommes en pleine révolution musicale. Cet accord unique démontre encore une fois, qu'il existe des solutions et des démarches positives pour répondre à une nouvelle configuration de la demande, reposant sur un accès libre et légal à la musique", commentent les deux fondateurs de Deezer.
Microsoft annonce la disponibilité d'une nouvelle version de l'outil de contrôle parental du service Windows Live. En plus de limiter l'accès aux sites web, l'outil en ligne permet désormais de soumettre l'ajout d'utilisateurs sur la liste de contact de ses enfants à l'approbation des parents. Ceci s'applique quelque soit le mode de connexion des enfants, depuis un ordinateur ou un téléphone portable.

L'annonce de cette fonctionnalité fait notamment suite à une demande de l'association e-Enfance, qui lutte contre les risques liés aux nouvelles technologies de communication pour les enfants. Les logiciels de messagerie instantanée, et notamment Windows Live Messenger de par sa popularité, sont fréquemment vus comme un danger potentiel pour les jeunes utilisateurs, qui manquent parfois de vigilance lorsqu'il s'agit d'ajouter des utilisateurs à leur liste d'amis. Christine du Fretay, présidente de l'association e-Enfance accueille la nouvelle fonctionnalité avec enthousiasme : "Il était très important pour la sécurité des ados de réagir. Quand on pense que 70% des internautes entre 10 et 18 ans sont sur MSN/Windows Live Messenger, je me réjouis de ce nouvel outil de contrôle parental, unique sur le marché, qui va permettre aux parents de vérifier que leurs enfants ne dialoguent pas avec des inconnus. Maintenant les parents n'auront plus à craindre que leurs enfants chattent avec n'importe qui : cette nouvelle possibilité de surveillance des copains virtuels va permettre d'instaurer un dialogue parents-enfants comme il est d'usage pour les copains rencontrés dans le monde réel". La fonctionnalité de contrôle parental de Windows Live nécessite une installation préalable sur le site Windows Live. Une fois installée, les parents peuvent ajouter les Windows Live ID de leurs enfants et accéder à leurs demandes d'ajout d'amis afin de les valider. A noter que le service semble connaître des problèmes de connexion à l'heure où nous écrivons ces lignes.
Dix huit mois après l'annonce d'un plan d'investissement d'un milliard d'euros dans la fibre optique, Maxime Lombardini, Directeur Général de l'opérateur Free, accueillait hier matin Eric Besson, tout nouveau secrétaire d'Etat à l'économie numérique, dans l'un de ses tous premiers noeuds de raccordement optiques (NRO), situé dans le 15e arrondissement parisien.

Une rencontre qui a également permis aux dirigeants de Free de faire un peu de lobbying en faveur d'une meilleure mutualisation des infrastructures en fibre optique.

Car tout en poursuivant l'installation de fibre optique dans certains immeubles, Free entend pouvoir exploiter la boucle locale optique déployée par ses concurrents dans de meilleurs conditions.

Comme pour l'ADSL, Free souhaiterait notamment mutualiser cet accès au niveau des NRO tandis que France Telecom lui propose une connexion directe mais plus laborieuse, aux pieds des 90 000 immeubles de la capitale...
Rêve de linguiste, la recherche en langage naturel peut désormais être testée par les internautes sur les contenus de Wikipedia par l'intermédiaire d'un outil conçu par la société Powerset. Reposant sur l'interprétation de phrases construites plutôt que sur une sélection de mots clé et d'opérateurs booléens, la recherche en langage naturel est censée permettre de s'adresser à un moteur de recherche comme on parlerait à un interlocuteur.

Soutenu par Tim Berners Lee, l'un des pères fondateurs du Web actuel, le principe de "recherche naturelle" consiste à analyser de façon sémantique et syntaxique la proposition entrée à l'internaute, voir comment les mots employés par l'internaute s'articulent, pour déterminer le sens exact de sa recherche. Plutôt que de saisir des mots disparates, on posera donc sa question sous la forme d'une phrase complète.

"Contrairement aux autres moteurs de recherche, qui indexent des mots clé, Powerset effectue une analyse linguistique des phrases qu'il est amené à lire", explique la firme dans un communiqué. Autrement dit : comprendre le sens des mots au lieu de simplement repérer leurs occurrences dans d'éventuelles pages de résultat.

En gestation depuis plus de deux ans, le projet de Powerset lui a valu l'attention des plus grands tels que Google ou Microsoft qui, selon la rumeur, aurait envisagé de racheter cette société fondée en 2005 et basée à San Francisco. Cantonné aux pages anglophones de Wikipedia, Powerset offre effectivement des résultats différents de ceux que retournent un moteur traditionnel, et se révèle très efficace sur certaines requêtes. En ira-t-il de même lorsque Powerset tentera d'indexer l'infinie variété des pages présentes sur le Web ?
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