News WEB

La vidéo à la demande (VOD) semble devenir un terrain d'investissement de plus en plus considéré. Après les offres des différents FAI lancées les unes après les autres à grand renfort de partenariat avec les majors du film, c'est maintenant le géant de la distribution Carrefour qui se lance à son tour dans la bataille.

Un partenariat a été conclu avec Glowria, un spécialiste du genre puisqu'il fournit déjà Neuf Cegetel ou la Fnac. Le service est déjà lancé en Espagne et en Belgique, et le groupe souhaite l'introduire en France durant le dernier semestre de cette année. Le communiqué commun aux deux sociétés révèle que cette offre vise le haut du tableau, puisque l'espoir est de "renforcer sa position d'acteur majeur dans la diffusion de biens culturels et devenir le leader de la distribution de vidéo sur internet". Gageons que cette annonce n'est pas que marketing et qu'elle amènera un concurrent sérieux dans le domaine.
Le site PC Inpact nous apprend que le gouvernement tenterait de faire signer une charte de "confiance en ligne" à l'ensemble des FAI français et ce, avant le 10 juin, soit dans quelques jours.

Le contenu de cette charte vise a priori à améliorer la sécurité sur le Net en protégeant les mineurs des contenus pornographiques, notamment. Les dispositions qu'elle prévoit impliquent de façon très poussée l'ensemble des protagonistes du Net français. Ces derniers devront par exemple mettre davantage en avant "les risques existants en matière de sécurité des données et des équipements" et "les moyens techniques [...] pour s'en prémunir", ainsi que des informations précises sur les moyens d'éviter le spam ou les escroqueries comme le phishing. Les logiciels de contrôle parental devront être également clairement décrits et des guides proposant des "conseils de vigilance" seront mis à la disposition des internautes.

Mais cela ne s'arrête pas là. Les signataires devront également prévoir la possibilité d'intervenir proactivement sur les équipements distribués à leurs abonnés afin de réagir par des mesures adaptées à d'éventuelles nouvelles menaces. Cela passe en particulier par le blocage de certains ports, par exemple.

La mise en place d'une charte établie entre le FAI et l'abonné est également préconisée. Celle-ci devrait inciter les distributeurs du Net à sensibiliser davantage les utilisateurs aux règles existantes. Une "modalité de suspension de la possibilité de publier par des personnes autres que le créateur de l'espace en l'absence de toute mise à jour, modification, intervention ou modération d'un contenu depuis trois mois" est également prévue, visant clairement les blogs et autres espaces d'échanges non contrôlés.

Le "signalement" est également une notion fortement présente dans ce texte. Cela passe tout d'abord par l'obligation pour les FAI de mettre en place des procédures simplifiées pour l'internaute qui constaterait un contenu illégal. La charte prévoit également des "engagements pris auprès des autorités" par les signataires du texte pour signaler "les contenus et les comportements faisant apparaître un risque immédiat pour la sécurité des personnes et des biens". Un "service d'obligations légales performant" serait également imposé aux fournisseurs d'accès à Internet afin d'accélérer les procédures d'identification en cas de réquisition ou de "demandes officielles non standard".

Enfin la conservation et la transmission des données font également partie des mots d'ordre de la charte. La limite de rétention des données est fixée à un an et les FAI doivent permettre "aux autorités de déterminer l'identité de l'internaute".

Joint par nos soins, le cabinet du Ministère ne nous a pour l'instant fourni aucune autre information, notamment quant aux solutions techniques éventuellement préconisées. Cette question est d'autant plus intéressante que les dispositions satisfaisant ces diverses demandes peuvent être utilisées à d'autres fins. On pense notamment au blocage des ports. Attendons de voir quelle sera la réaction des FAI qui ne saurait se faire attendre.Mise à jour : le cabinet du Ministère nous a joints au téléphone pour apporter quelques précisions. Durant l'entretien, nous avons ainsi appris que le document présenté par PC Inpact est en réalité un document de travail qui n'a pas valeur définitive, la volonté affichée étant celle d'une concertation avec les FAI. Par ailleurs, la date du 10 juin n'est pas celle de la signature de cette charte, mais bel et bien la date d'une réunion de travail sur ce sujet, comme vous pouvez d'ailleurs le vérifier sur le site des assises du numérique.
L'Autorité de régulation des communications électroniques (Arcep) s'était déjà prononcée pour pour "une mutualisation effective des réseaux entre opérateurs d'offres à très haut débit", demandant à France Telecom de faire une offre de location de ses fourreaux "dans des conditions économiques raisonnables".

C'est cette fois Numericable qui est dans le viseur de l'autorité ainsi que du Conseil de la concurrence, qui souhaitent que le câblo-opérateur soit soumis aux mêmes obligations que l'opérateur historique en ce qui concerne le déploiement du très haut débit. Numericable possède en effet l'un des plus importants réseaux fibrés pour les particuliers en France avec son FTTLa (fibre jusqu'au dernier amplificateur). Le Conseil "est favorable à la mutualisation envisagée par le projet de loi qui vise à obliger l'opérateur qui a déployé la partie terminale d'un réseau en fibre optique. Le Conseil souhaite que cette obligation s'impose à tous les opérateurs qui ont fibré l'immeuble, y compris les câblo-opérateurs. En effet, il convient d'éviter que les habitants d'un immeuble restent captifs du premier opérateur y ayant déployé la fibre." Numericable avait anticipé ce type de demande, comme le prouve le partenariat établi avec Neuf Cegetel dans les Hauts-de-Seine.

Ces demandes sont en accord avec l'article 29 de la future loi de modernisation de l'économie, qui concerne l'accès au très haut débit et aux nouvelles technologies de l'information et de la communication. Cette mesure prévoit en effet la réalisation, dans les immeubles, d'un réseau unique de fibre optique ouvert à tous les opérateurs. Cette loi sera votée par les deux assemblées début juillet.
C'est en avril de cette année que le groupe Hermès, confectionneur de luxe, avait attaqué le site d'enchères en ligne eBay pour contrefaçon. L'avocat du groupe, Emmanuel Colomes, indiquait à l'époque : "Nous considérons qu'ils (eBay) participent au phénomène de contrefaçon même s'ils s'en défendent". Une utilisatrice du célèbre moteur de vente en ligne avait en effet vendu par ce biais trois sacs Hermès, dont deux contrefaits, pour un montant total de 3 000 euros. Le groupe réclamait 30 000 euros de dommages et intérêts à eBay.

Le Tribunal de Grande Instance de Troyes a donné raison à Hermès, estimant que le site n'était pas simplement complice de la contrefaçon, mais bien responsable, au même titre que l'accusée. eBay a donc été condamné à verser 20 000 euros à Hermès.

Etant donné la difficulté pour eBay de vérifier l'ensemble des très nombreux produits qui sont échangés par son biais, cette décision pourrait avoir des conséquences importantes, d'autant que d'autres groupes comme Dior ou Vuiton se sont également attaqués au problème de la contrefaçon sur eBay.
McAfee publie pour la deuxième année consécutive un classement des domaines nationaux les plus dangereux. Ce classement est basé sur la propre technologie SiteAdvisor de l'éditeur et analyse 9,9 millions de sites web appartenant à 265 domaines (.fr, .de...). Les résultats "distinguent" essentiellement des pays asiatiques et de l'Europe de l'Est. La triste première place revient à Hong Kong, dont 19,2% des sites représentent une menace pour les utilisateurs (attaque de virus, vers, trojans, spam ou encore liens avec d'autres sites dangereux).

Suivent notamment la Chine (11%), la Roumanie (6,75%) et la Russie (6%). Des noms de domaines "génériques" figurent également en très bonne place : 3e position pour le domaine .info et 9e place pour le domaine .com. Dans le bas du tableau, on trouve la Finlande avec un taux de seulement 0,05% , le Japon, la Norvège, la Slovénie et la Colombie et, pour les domaines génériques, les sites en .gov. La France réalise un score honorable en se classant à la 30e place (1,33% de domaines .fr considérés comme dangereux).
Microsoft ne devrait pas publier de nouvelle version de beta de son prochain navigateur Web, Internet Explorer 8, avant le prochain mois d'août. Pour rappel, la première version beta avait été publiée en mars dernier.

Bien que le contenu précis de cette beta 2 soit pour le moment assez flou, on nous promet des changements importants et une disponibilité dans 25 langues différentes. Les améliorations devraient notamment concerner les performances liés à l'interprétation des scripts, tandis que le mode "compatibilité" devrait être plus efficace.

Pour le moment, la date de sortie de la version finale d'Internet Explorer 8 reste pour le moment inconnue. Rappelons que le navigateur de Microsoft aura toutefois une concurrence assez importante en face de lui avec les versions Windows de Firefox 3.0, d'Opera 9.5 et de Safari 3.1.
Dernière ligne droite pour la fondation Mozilla avant de lancer Firefox 3.0 dans sa version finale ? Possible ! La fondation a publié aujourd'hui sa RC2 ou Release Candidate 2, laquelle vient corriger un certain nombre de bugs qui avaient été répertoriés après la sortie de la première RC.

A priori, si aucun nouveau bug fâcheux ne voit le jour, la prochaine version à voir le jour devrait bien être la mouture finale du logiciel. La fondation Mozilla devrait donc tenir son calendrier et Firefox 3.0 pourrait voir le jour vers la mi-juin.

- Télécharger Firefox 3.0 RC 2 en français
L'IGN annonce la disponibilité de la version 3D du Géoportail pour Mac OS X. Jusqu'ici, le plug-in Terra Explorer, développé par la société Skyline Software, était uniquement disponible sous Windows. Une version Linux est également sortie récemment, ce qui rend désormais le service de cartographie 3D multi plates-formes. A la sortie du plug-in pour Windows, les critiques de la part des communautés Mac et Linux avaient été nombreuses à ce sujet, au regard du statut de service public de l'IGN.

Il y'a cependant des nuances à apporter à cette disponibilité. Ainsi, la version Mac OS X du plug-in est uniquement compatible avec Safari 3.1.1, et donc réservé aux utilisateurs de Tiger et Leopard (version Intel ou PowerPC). Du côté de Linux, Firefox est le seul navigateur reconnu, et seules les versions 32 bits de Linux sont compatibles. Le plug-in peut être obtenu depuis les liens suivants :
- Télécharger le plug-in Terra Explorer pour Linux
Le Conseil d'Etat poursuit son étude des différents points liés à la loi antipiratage et aurait l'intention de supprimer purement et simplement un point important de ce texte qui soulève, depuis son annonce, bien des controverses.

En effet, selon notre confrère Les Echos, le Conseil d'Etat aurait décidé de réviser les pouvoirs alloués à l'Hadopi (la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet). Souvent présenté comme un nouveau gendarme sur Internet pour sanctionner le piratage, dans le texte initial, l'Hadopi doit être en mesure notamment de demander aux FAI de procéder à un filtrage des accès. En d'autres termes, de demander le blocage de la consultation de certains sites. Ce pouvoir rentre toutefois en conflit avec celui octroyé jusqu'à présent à la justice. Un "transfert de pouvoir" avait bien été évoqué par le ministère de la Culture, mais visiblement le Conseil d'Etat ne verrait pas cela d'un bon oeil. Pour ce dernier, un transfert de ce pouvoir serait tout simplement anticonstitutionnel.

Les FAI qui sont nombreux à demander à ce que ce point soit révisé devraient donc être satisfaits par la position du Conseil d'Etat qui devrait être officialisée dans les jours à venir. A noter que pendant ce temps, Christine Albanel a annoncé il y a quelques jours dans une entrevue que le projet de loi contre le piratage devrait être examiné en première lecture en juillet prochain au Sénat et à la rentrée au Parlement. La ministre tablerait à présent sur une publication de la loi pour le 1er janvier 2009 au lieu de la rentrée comme prévu... Cette date semble effectivement plus réaliste étant donné que certains points ne semblent pas faire l'unanimité. A moins que la loi ne soit présentée en urgence avec une seule lecture, possibilité qu'écarte Christine Albanel pour l'instant.
LoadingChargement en cours