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D'après Les Echos, le site de commerce électronique CDiscount aurait pour projet de proposer prochainement un nouveau service dédié à la VOD (vidéo à la demande) en ligne. Un service de diffusion entièrement gratuit qui serait financé par la publicité. Dans le cadre de ce projet, CDiscount aurait déjà approché le groupe UGC. Information confirmée par l'intéressé, même s'il précise que pour le moment rien n'est fait et que rien ne sera fait si la chronologie des médias n'est pas respectée. A l'heure actuelle, il faut environ 7,5 mois après sa sortie en salle pour qu'un film puisse être diffusé en VOD.

Pour le moment, rien d'officiel n'a été annoncé et personne encore ne s'est risqué à proposer de la VOD gratuite en France. L'ensemble des offres VOD actuelles sont effectivement payantes.
Christine Albanel mettra à profit la présidence française de l'Union européenne pour défendre le modèle issu des accords de l'Elysée auprès des différents états membres. Lors d'une point presse consacrée aux priorités européennes de la France dans le domaine de la culture et des médias, la ministre de la Culture a défendu l'idée d'une politique commune des 27 états membres autour de la question de la protection du droit de l'auteur et de la lutte contre le piratage.

"Il s'agit avant tout d'avancer dans notre réflexion commune pour trouver les meilleurs voies pour défendre la création européenne face au défi de l'internet", a-t-elle souligné, avant de préciser que l'idée n'était "bien entendu" pas "de chercher à imposer une quelconque "approche française"" au reste de l'Union. Pour la ministre, l'objectif serait de parvenir à un consensus autour de trois points.

Premier point : conférer une "dimension contractuelle" aux engagements pris par les différents acteurs des secteurs de la culture et d'Internet, de façon à ce que l'offre légale évolue en parallèle de la lutte contre le piratage. En second lieu, Christine Albanel souhaite bien évidemment promouvoir le principe de riposte graduée, au sein duquel des messages d'avertissement sont envoyés de façon systématique, ou presque, lorsqu'ils téléchargent illégalement, avant que d'éventuelles sanctions soient prises. Enfin, la ministre souhaite que chaque état élabore comme il l'entend le dispositif répressif enclenché suite aux avertissements de la riposte graduée.

Le dernier point n'est pas anodin, dans la mesure où les députés européens se sont déjà prononcés contre la suspension de l'abonnement à Internet, partant du principe qu'une telle sanction constituait une atteinte aux libertés individuelles. Un lointain souvenir pour Christine Albanel, qui souligne que "cette majorité très courte et hétéroclite semble s'être évanouie" et ajoute que "la commission Culture du Parlement européen, qui a examiné le 2 juin dernier deux amendements au "Paquet Télécom" dont la teneur était identique à celle de cette motion, les a rejetés à une très large majorité".
Porte-drapeaux de la France numérique, les secrétaires d'Etat Luc Chatel et Eric Besson veulent faire un bilan de la mise en oeuvre de la loi pour la confiance dans l'économie numérique ou LCEN.

Comme les lois DADVSI et Hadopi, la LCEN du 21 juin 2004 fait couler beaucoup d'encre. Présenté comme "le texte fondateur d'un droit de l'internet autonome du droit de l'audiovisuel français", la LCEN est censée durcir les sanctions contre la cybercriminalité, renforcer la protection des consommateurs et préciser la responsabilité des hébergeurs et des fournisseurs d'accès internet. Or, avant même l'adoption du texte, des parlementaires de gauche et des organisations telles que la Ligue des Droits de l'Homme et Reporters sans frontières ont critiqué le manque de clarté d'articles relatifs aux prestataires techniques.

En avril dernier, l'Association des services internet communautaires (ASIC) s'est opposée "à l'éclatement du statut d'hébergeur ", au glissement vers le statut d'éditeur responsable des contenus diffusés, prôné par Jean Dionis du Séjour, député centriste, dans un rapport d'application de la LCEN. "Si un régime aménagé de responsabilité a été créé par l'UE et le législateur français, c'est pour protéger les droits des tiers et la liberté d'expression des risques de censure privée", ont souligné Pierre Kosciusko-Morizet et Giuseppe de Martino, co-présidents de l'ASIC.

Outre la question de la responsabilité des prestataires techniques (FAI et hébergeurs), d'autres problématiques se font jour, dont l'évolution des modèles économiques des acteurs du Net parallèlement au développement rapide, anarchique parfois, de la publicité sur internet ainsi que l'augmentation du niveau d'exigences des utilisateurs, devenus des consomm_acteurs.

A l'heure des Assises du numérique, Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, secrétaire d'Etat à l'industrie et à la consommation, et Eric Besson, secrétaire d'Etat chargé du développement de l'économie numérique, lancent une consultation publique "destinée à évaluer le bilan d'application de la loi pour la confiance dans l'économie numérique et à dresser des perspectives d'amélioration de sa mise en oeuvre". La consultation est ouverte jusqu'au 18 juillet 2008.
Fin 2006, Sun amorce le grand virage de Java vers l'open source, avec la publication d'environ 95% de son code source sous licence GPL. Cette semaine, l'éditeur a fait savoir que les 5% restants passeraient également bientôt en open source, de façon à ce que le code de Java, qui combine un langage de programmation orienté objet et un environnement d'exécution, soit accessible dans son intégralité. La licence publique générale, ou GNU GPL, stipule que le code source d'un logiciel doit pouvoir être diffusé et modifié à l'envi, tant que les éventuelles modifications apportées sont elles aussi publiées sous cette licence.

"Nous avons passé sous licence GPL tout ce pour quoi nous avions le droit de le faire, l'été dernier. Il restait quelques obstacles, comme les pans de code relatifs aux images 2D ou à la rasterisation, qui appartenaient à une société qui ne voulait pas que nous le diffusions comme de l'open source", explique Simon Phipps, responsable de la stratégie open source chez Sun.

Après des négociations, réussies, "le dernier élément qui pose problème est un composant de Java lié à la gestion du son", poursuit-il. "Nous avons finalement décidé que son propriétaire risquait de ne pas aller dans notre sens, et nous allons réécrire ce code de zéro". L'opération devrait prendre quelques mois, à l'issue desquels Java serait donc 100% open source.
A l'occasion de sa réunion internationale organisée à Paris, l'ICANN, organisation de supervision du Net et des noms de domaine, a annoncé la libéralisation des extensions génériques sur internet pour 2009. "Dès le premier trimestre, les 1,3 milliard d'internautes pourront acquérir des adresses génériques, en déposant des mots courants comme '.amour', '.haine' ou encore des noms propres", a indiqué Paul Twomey, CEO de l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), dans un entretien paru le 23 juin 2008 dans Les Echos.

Mais la libéralisation des extensions inquiète. Quel budget devra débourser une entreprise pour protéger son nom, ses marques, produits et services ? Les particuliers seront-ils également dans l'obligation d'acheter des noms de domaine pour que d'autres ne les utilisent pas à mauvais escient ? L'an dernier, l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) a constaté une augmentation de 18% du nombre de plaintes pour cybersquattage (dépôt de noms de domaine correspondant à un nom connu, afin de profiter du trafic créé ou d'obtenir une contrepartie de la part de celui qui souhaiterait récupérer le suffixe concerné).

L'ICANN, qui cherche à se départir d'une image pas toujours flatteuse, parle de cette libéralisation comme d'une ouverture au monde. Cette "ouverture" devrait lui permettre d'augmenter ses revenus puisque l'organisation touche une somme sur chaque nom de domaine vendu (près de 162 millions à ce jour, dont 72 millions de '.com', 12 millions de '.de' et 1,1 million de '.fr').

Créée en 1998 à l'initiative du Département américain du commerce, l'ICANN reste critiquée pour le caractère arbitraire de certaines de ses décisions et l'influence toujours marquée des Etats-Unis.
Les artistes, parents pauvres des débats qui entourent la protection du droit d'auteur sur Internet ? Alors que députés, associations de consommateurs et maisons de disque polémiquent autour du projet de loi "Création et Internet", 52 artistes de tous bords politiques entrent dans le débat, et signent dans le Journal du dimanche une tribune appelant à la lutte contre le téléchargement illégal. Ce faisant, ils manifestent un soutien explicite au projet de loi Hadopi voulu par Nicolas Sarkozy et Christine Albanel.

"Nous sommes inquiets, très inquiets. La France a créé les droits d'auteur. La France adore la culture. La France aime aussi beaucoup l'Internet haut débit et, à outrance, les téléchargements de musique ou de films", rappellent les signataires, au nombre desquels Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Diam's, M Pokora, Keren Ann, Charles Aznavour ou Bob Sinclar. "Internet nous fait partager le monde. On ne peut que s'en réjouir. Mais ne soyons pas hypocrites. Aujourd'hui, de bonnes âmes essaient de faire croire que la liberté de tout faire, donc de faire tout et n'importe quoi sur Internet est un droit de l'homme que rien ne saurait contrarier sauf à tomber dans une forme de dictature préhistorique. Eh bien non!".

"La création, les métiers qui y sont liés, notre activité sont plus que fragilisés, mis en péril, par la déferlante des échanges d'oeuvres sans autorisation ni rémunération des artistes et des autres ayants droit", poursuivent-ils. S'ils admettent que les mentalités et les modes de consommation évoluent avec l'essor d'Internet, ou qu'il est nécessaire de défendre l'interopérabilité, ils refusent que l'on puisse piller impunément leurs oeuvres.

"Notre bonheur est de chanter ou de jouer et nous voulons que demain d'autres que nous aient la chance que nous avons eue hier. Le projet de loi, proposé par la ministre de la Culture, issu de la mission menée à l'automne dernier par Denis Olivennes, nous donne de très bonnes cartes pour qu'Internet, la culture et la création soient réconciliés. Nous le soutenons", concluent-ils.Liste des signataires : Etienne Daho, Christophe Maé, Kery James, Sinik, Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Jenifer, Stanislas, Raphaël, M Pokora, Keren Ann, Thomas Dutronc, Eddy Mitchell, Isabelle Boulay, Maxime Le Forestier, Martin Solveig, Marc Lavoine, Calogero, Gérard Darmon, Pascal Obispo, Jacob Devarrieux, Elie Seimoun, Alain Bashung, Bernard Lavilliers, Rachid Taha, Bob Sinclar, Psy4delarime, Abd Al Malik, Anis, André Manoukian, Charles Aznavour, Alain Souchon, Mademoiselle K, Soprano, Arthur H, BB Brunes, Liane Foly, Emmanuelle Seigner, Ridan, Renan Luce, Zita Swoon, Johnny Hallyday, Empyr, Kenza Farah, Shine, Camaro, Diam's, Renaud, Romane Cerda, Cali et la Grande Sophie.
Le DivX diffusé en continu et en instantanée sur Internet a souvent été associé au service en ligne Stage6. Un service qui était alors opéré directement par DivX, mais qui a été fermé au grand regret de certains. Il faut dire que Stage6 avait l'avantage de proposer une résolution et une qualité d'image nettement améliorées par rapport à Youtube ou Dailymotion.

Des développeurs ont toutefois décidé de faire renaître Stage6 de ses cendres, enfin presque... A travers un nouveau service baptisé Vreel, ces développeurs proposent désormais un espace pouvant accueillir des fichiers allant jusqu'à 1 Go pour charger et diffuser des vidéos en streaming au format DivX.

Comme pour Stage6, la qualité est au rendez-vous et des vidéos HD sont notamment présentes. On remarquera aussi la possibilité de pouvoir enregistrer le fichier .divx sur son disque pour pouvoir ensuite le visionner depuis une platine de salon. Quelques vidéos, pas franchement légales s'y trouvent aussi et il y a fort à parier que les ayants-droits ne tarderont pas à se manifester à ce sujet... Espérons tout de même pour son lancement que Vreel ne connaîtra pas le même sort que Stage6...
"ALife4Sale.com", c'est le nom qu'a décidé de donner Ian Usher à son site Internet. En français, cela donne "Une vie à vendre" et après avoir découvert le projet de ce britannique résidant en Australie, on se dit que ce site porte particulièrement bien son nom !

Après avoir vécu une séparation visiblement douloureuse avec sa femme avec qui il a partagé 12 ans de sa vie, cet homme de 44 ans a décidé de changer complètement de vie... Pour répartir de zéro, avec un chèque en poche et pour tirer un trait définitif sur sa précédente vie, Ian Usher a donc décidé il y a quelques mois de tout mettre en vente : maison, travail, amis, loisirs, véhicules, équipements... Tout y passe et tout se retrouve sous une seule et même enchère sur eBay.

Ainsi, au meilleur enchérisseur il promet : de confier sa maison, de lui présenter ses amis, de lui faire partager ses loisirs... Le patron de Ian Usher, qui travaille dans un magasin de tapis, s'est aussi engagé à prendre, au moins à l'essai pendant deux semaines, le meilleur enchérisseur. Ian Usher veut simplement repartir avec son passeport, ses vêtements et son portefeuille.

Lancées dimanche, les enchères devraient durer 7 jours. A l'heure actuelle, elles se trouvent à 300 100 dollars australiens (un peu plus de 184 000 euros).
Alors que les maisons de disque et 52 artistes occupant le devant de la scène offrent un soutien explicite au projet de loi Hadopi, un "homme de l'ombre" tente de renouveler le modèle de la vente de disques en mettant en place un dispositif inédit qui permettra la création d'un CD à la demande. L'internaute sera amené à composer lui même la liste des titres qu'il désire voir figurer sur son disque, ainsi qu'à choisir les visuels, livrets et autres bonus qui l'accompagneront.

Rencontre avec Joachim Garraud, DJ, remixeur, producteur ; plus connu des adeptes des clubs que du grand public en dépit de ses collaborations avec des grands noms de la scène actuelle comme David Guetta ou Jean-Michel Jarre, à l'occasion de la sortie de son premier album, Invasion 2008, que l'internaute pourra donc personnaliser à loisir.

"La notion de partage modifie la valeur des choses. Or Internet favorise le partage, et l'on ne peut pas criminaliser cette tendance. Malheureusement, il se trouve que la musique est le contenu le plus facile à pirater, et qu'aujourd'hui la plupart des gens éprouvent le même plaisir à écouter un CD ou un MP3", explique Joachim Garraud à Clubic.com. "Puisqu'il parait impossible de redonner sa pleine valeur au morceau en tant que tel, il faut que le CD en tant qu'objet retrouve de l'importance".

"Pour le cinéma, on pensait que ça serait différent, mais finalement, ça ne l'est pas. Aujourd'hui, les gens préfèrent le plus souvent regarder un film téléchargé sur leur ordinateur portable que d'aller dans les salles". Fort de ce constat, Garraud ambitionne donc de livrer clé en main le CD de son choix à l'internaute, et se sert de son premier album comme d'une expérience pilote.

A partir du 5 juillet, date de sortie officielle de cet opus qui ne sera distribué que sur Internet, l'internaute se verra offrir la possibilité de sélectionner les titres de son choix parmi une liste de cinquante morceaux originaux et remix signés Garraud pour composer son CD. Il pourra ensuite déterminer la nature du CD qui sera pressé (standard, carbone, ou gold), et faire son marché parmi différents livrets, bonus (DVD vidéo par exemple) et coffrets. Enfin, différents visuels seront proposés, avec la possibilité de faire inscrire un message personnalisé au dos de l'album.

"Pour un CD standard, avec le livret de base, et une douzaine de titres, il faudra compter environ 15 euros". La version luxe, avec deux CD, un DVD bonus, un livret de 80 pages, atteindrait quant à elle une quarantaine d'euros. "Dans tous les cas, vous recevez votre album, chez vous, en 48 heures", souligne le DJ. "En parallèle, nous allons essayer de rendre le site vivant, avec des exclusivités, des morceaux mis en vente pour seulement quelques jours, etc. Enfin, nous proposerons au téléchargement payant des morceaux en WAV 24 bits échantillonnés à 96 KHz, au prix du MP3, histoire que les gens comprennent ce que c'est que le bon son".

"Le plus dur a été de synchroniser le site, et le dispositif de commande en ligne, avec le système informatique de la société qui presse les disques, ainsi qu'avec la Poste, qui assure les livraisons en France", explique encore Joachim Garraud, qui, par la suite, verrait bien cette plateforme commercialisée en marque blanche auprès d'artistes ou de distributeurs intéressés. "Elle permettrait par exemple à un groupe de proposer ses albums dans un pays pour lequel il n'a ni maison de disques, ni accord de distribution", justifie-t-il, endossant sa casquette de producteur.

En attendant de savoir si cette initiative recueillera les suffrages des internautes, aujourd'hui peu enclins à se déplacer en magasin pour acheter des disques, Garraud et son équipe reconnaissent réfléchir au moyen de lutter contre le piratage d'un album dont les titres se retrouveront immanquablement sur les réseaux d'échange.
Microsoft perd une nouvelle bataille face à Alcatel-Lucent. La justice américaine a confirmé une décision prise en avril par une cour de San Diego, condamnant l'éditeur américain pour violation de deux brevets. Résultat, Microsoft devra verser 368 millions de dollars à l'équipementier réseau franco-américain, plus les intérêts, soit 512 millions de dollars au total.

Une porte-parole d'Alcatel-Lucent s'est déclarée satisfaite de la décision du 20 juin 2008 : "nous avons toujours pensé que notre dossier était solide. Nous sommes satisfaits". Microsoft, de son côté, a déclaré vouloir faire appel de cette décision.

Cette affaire s'inscrit dans le cadre d'un plus large différend de propriété intellectuelle qui oppose les deux parties depuis 2002, avant la fusion entre Alcatel et Lucent. L'équipementier, lui-même accusé par le numéro un mondial du logiciel d'utiliser sans autorisation quatre de ses brevets 'communications unifiées', a été disculpé en mai dernier. Initialement, le juge administratif chargé du dossier avait estimé qu'il existe une violation sur l'un des quatre brevets. Réunie en commission plénière, la Commission américaine du commerce international (ITC) a révisé la décision et déclaré que le droit de propriété intellectuelle n'a pas été bafoué dans cette affaire.
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