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LVMH fait monter les enchères. Le groupe de luxe vient de remporter une bataille importante sur le terrain de la vente en ligne. Il a fait condamner le site d'enchères en ligne, eBay, à une amende de plus de 38 millions d'euros pour diffusion de produits contrefaits et violation du principe de distribution sélective. Un montant qui illustre plutôt "le prestige des plaignants que de réels dommages" d'après le site qui compte d'ailleurs faire appel "dans les heures qui viennent".

Après 18 mois de procédure, le tribunal de commerce de Paris estime finalement qu'"eBay a commis des fautes en manquant à ses obligations de s'assurer que ses activités ne généraient pas des actes illicites". Les juges ont déclaré que le site d'enchères ne pouvait se considérer seulement comme un hébergeur au sens de la loi. En réponse à ses accusations, Alexandre Menais, directeur Europe de la relation avec les marques chez eBay, souligne le caractère disproportionné de cette décision de justice, allant même jusqu'à le qualifier "d'indécent". Pour lui, "les décisions d'aujourd'hui ne portent pas sur le combat contre la contrefaçon qui n'est qu'un prétexte", il s'agit plutôt pour LVMH "de poursuivre des pratiques commerciales malhonnêtes, visant à exclure toute concurrence, et ce, au détriment de la liberté de choix des consommateurs". Concernant la vente de parfums et cosmétiques, le groupe de luxe se voit effectivement reconnaître le droit de choisir ses distributeurs...

La plainte de LVMH portait sur deux volets, celui de la vente de produits contrefaits de ses filiales Louis Vuitton Malletier et Dior Couture et celui de la diffusion de parfums et cosmétiques de ses filiales Kenzo, Givenchy, Dior et Guerlain.

Avant LVMH, Hermès avait aussi obtenu gain de cause face à eBay, le site ayant été condamné début juin par le tribunal de grande instance de Troyes à payer 20.000 euros de dommages et intérêts au groupe de luxe. "Une condamnation qui ne concernait que la contrefaçon et non les circuits de distribution", explique Alexandre Menais. Depuis, le groupe aurait fait nombre d'efforts pour limiter ce type de pratiques. "Chaque acheteur peut par exemple signaler un produit contrefait afin qu'il soit retiré, nous avons également supprimé les enchères de courtes durées (2 à 3 jours) et garantissons jusqu'à 1000 euros de protection aux acheteurs lésés", poursuit-il.

En plus de ces 38 millions d'euros et de 250.000 euros de frais de procédures à rembourser au groupe LVMH, le tribunal ordonne à eBay de faire cesser et interdire la diffusion des marques de parfums et cosmétiques Dior, Kenzo Guerlain et Givenchy, sous astreinte de 50.000 euros de pénalités par jour de retard. Une menace qui ne convainc pas eBay de retirer les produits concernés puisque le site "compte faire appel", a plusieurs fois répété Alexandre Menais, cet après-midi en conférence de presse. "Nous ne lâcherons pas, nous sommes là pour rester".
le 30/06/2008 à 23:08
Rhapsody lance son MP3 Store !
Après Amazon et Napster, Rhapsody lance à son tour un kiosque de téléchargement de MP3 sans DRM (Digital Rights Management) au Etats-Unis. Dans le cadre d'accords signés avec les 4 majors du disque et des labels indépendants, Rhapsody propose plus de 5 millions de titres au format MP3. Il est possible d'écouter l'ensemble d'un titre, plutôt que les seules 30 premières secondes, avant de l'acheter. Sauf exception, le titre est facturé 0,99 dollar, l'album 9,99 dollars.

Jusqu'ici Rhapsody, entreprise commune de RealNetworks et de Viacom (MTV Networks), privilégiait l'écoute en continu (streaming) de musique pour un abonnement facturé de 13 à 15 dollars par mois, plutôt que le téléchargement. Or, pour mieux concurrencer iTunes d'Apple, leader du marché de la musique en ligne légale, Rhapsody se devait de rendre son offre compatible avec le baladeur le plus vendu au monde : l'iPod d'Apple. La promesse du MP3 sans DRM ? Une utilisation possible sur de multiples terminaux (iPod/iPhone inclus) et des copies "privées" illimitées...

Enfin, synergies obligent, le MP3 Store de Rhapsody sera également utilisé par MTV, iLike (une application musicale utilisée sur le réseau social Facebook) et par ses partenaires, dont le portail internet Yahoo et l'opérateur mobile américain Verizon Wireless, à travers son service VCAST Music.
Daniel Dove, 26 ans, risque jusqu'à dix ans de prison pour avoir administré le site EliteTorrents.org, fermé en 2005 suite à une action conjointe du FBI et de la MPAA, l'association qui défend les intérêts des studios américains. Bien connue des amateurs de P2P, l'équipe d'EliteTorrents s'était notamment illustré en diffusant la première copie illégale du long métrage Starwars 3, la revanche des Siths. Accusé de complot et de contrefaçon, Daniel Dove persiste à plaider non coupable. Il vient pourtant d'être condamné par un tribunal populaire. La sentence sera rendue le 9 septembre prochain.

Les deux autres administrateurs du site, Scott McCausland et Grant Stanley, ont choisi de jouer profil bas et de reconnaitre les torts qui leur étaient imputés. Stanley a finalement écopé de cinq mois de prison et de 3.000 dollars d'amende. McCausland a également été condamné à cinq mois de prison, assortis d'une période de probation pendant laquelle il a dû abandonner sa distribution Linux au profit de Windows, de façon à ce que la justice puisse installer sur sa machine un logiciel de contrôle.

Selon l'accusation, Daniel Dove entretenait à domicile un serveur privé grâce auquel il diffusait les nouveautés récemment piratées à un groupe de bénévoles dotés de connexions Internet à très haut débit grâce à laquelle ils procédaient à l'essaimage des fichiers sur le réseau BitTorrent.
Début juin, 52 musiciens montent au créneau pour soutenir le projet de loi Création et Internet, récemment présenté par Christine Albanel. Une invitée surprise vient de joindre sa voix mélodieuse à l'appel lancé par cette partie de la scène française. En des termes très simples, Cindy Sander, candidate malheureuse, explique en quoi le téléchargement illégal a sapé le démarrage de son premier titre, le bien nommé "Papillon de lumière".

Pour ceux qui seraient passé à côté de ce phénomène médiatique qu'est Cindy Sander, retour en arrière. Le radio crochet télévisé Nouvelle Star recale, lors des premiers castings de son édition 2008, Cindy Sander, une esthéticienne passionnée de chanson, qui puise son inspiration chez des voix telles que Céline Dion. En coulisses, la jeune femme se dit déçue, estime que le jury de l'émission n'a pas su apprécier la mesure son talent, et affirme haut et fort qu'on ne l'arrêtera pas de chanter.

Avide de victimes faciles, la Toile française s'embrase pour le phénomène Cindy Sander, et les vidéos des prestations de la jeune femme tournent de blogs en forums, jusqu'à ce que certains animateurs TV en fassent leur mascotte temporaire. Reportages, interviews et plateaux se succèdent : une artiste est née ? Arrive alors le projet de disque, mais surtout, le premier single : "Papillon de Lumière", lancé sur le Net. Le phénomène Cindy Sander est tel que le groupe M6 (auquel appartient aujourd'hui Cyréalis, éditeur de Clubic.com) décide de produire ce titre via l'une de ses filiales.

Quelques semaines après le lancement, celui-ci ne totalise qu'environ 6.000 ventes. Un résultat décevant pour celle qui se voyait en haut de l'affiche, aux côtés des Voices telles que son idole, Céline Dion. Dans une interview vidéo publiée sur son blog, elle explique les raisons de l'échec, et rejoint la cause des artistes en lutte contre le téléchargement illégal. La transcription qui suit est littérale.

"Déjà je dirai que je suis très très contente de la vente de mon single. Parce que je me dis que avant que tout ça démarre, j'ai mis cette chanson en téléchargement légal sur le net", commence Cindy Sander. "Parce que je pensais pas bien sûr à la suite, je pensais pas à la signature avec une maison de disque. Et faut être réaliste, il y a eu plus de 200.000 téléchargements. Donc moi je pars d'un principe que si le CD aurait été fait tout de suite, bin j'en aurais déjà vendu plus de 200.000". Cindy Sander, ou l'art du syllogisme ?

"Donc pour moi c'est déjà une très très bonne place avec tout ce qui a été téléchargé. En plus, j'étais devant Mariah Carey, donc c'est déjà pas mal", poursuit la diva. "Je m'attendais pas du tout à être première, ça j'en étais même sûre. Mais voilà j'espère que ça se passera mieux pour le deuxième, le deuxième titre, et surtout faut se dire une chose, c'est que tous les artistes c'est pareil".

"On est tous dans le même bateau. Les ventes de singles et d'albums deviennent très très dures depuis qu'il y a tous ces téléchargements à droite à gauche", conclut Cindy Sander, avant d'asséner : "Donc arrêtez ces téléchargements, vous nous faites mourir". Celle dont le succès est né du Web l'accuse aujourd'hui de tuer sa carrière. Douce ironie du sort ?
Comme prévu de longue date, c'est aujourd'hui que Bill Gates, président exécutif de Microsoft quitte ses fonctions opérationnelles au sein du géant des logiciels, un groupe qu'il a lui même créé il y a maintenant 33 ans et qui a fait sa fortune. C'est pour mémoire en 1975 que Micro-Soft voit le jour, outre-atlantique au nouveau-mexique, sous l'impulsion de Bill Gates mais aussi de Paul Allen, l'un des co-fondateurs historiques du groupe. Du BASIC, à Excel, en passant par MS-DOS, Windows et toutes ses déclinaisons, Microsoft s'érige rapidement comme un acteur incontournable de l'informatique au point d'abuser de sa position dominante dans le milieu des années 1990. Sous l'impulsion de Bill Gates, le groupe a bien sûr enregistré de fabuleux succès mais aussi de sévères échecs (Microsoft Bob, Tablet PC, etc). Le plus célèbre restera sans aucun doute le loupé de la vague Internet en 1995, Microsoft et Bill Gates ne croyant pas à un réseau ouvert et gratuit mais plutôt à un réseau fermé, propriétaire et payant, The Microsoft Network.

En quittant ses fonctions quotidiennes pour ne rester que président de Microsoft, Bill Gates confie les rennes de sa société à une équipe exécutive composée de Steve Ballmer, Ray Ozzie et Craig Mundie pour former ce qu'il conviendrait d'appeler le Microsoft 2.0. Une équipe qui aura fort à faire pour relever les défis d'aujourd'hui, l'avenir de Microsoft étant plus que jamais incertain face au géant Google notamment, un géant que l'éditeur a bien du mal à contrer, l'alliance ratée avec Yahoo ! en étant probablement la meilleure illustration.

Quant à Bill Gates, aujourd'hui âgé de 51 ans, il va se consacrer entièrement à sa fondation caritative, la Bill & Melinda Gates Fundation fondée en 2000. Philanthrope à ses heures, Bill Gates souhaite s'investir personnellement dans un grand nombre de causes lui tenant à coeur comme l'éradication de la malaria ou la réduction de la fracture numérique. Rappelons que la Bill & Melinda Gates Foundation a déjà versée plusieurs milliards de dollars pour financer la recherche médicale sur le SIDA, la malaria ou encore d'autres maladies et efforts de solidarité. Des opérations caritatives qui sont régulièrement l'objet de critiques, les activités de la fondation manquant parfois de lisibilité. Enfin, si Bill Gates n'est plus employé à plein temps de Microsoft, il reste président du groupe alors qu'il sera également consulté sur certains projets.
A l'instar de DailyMotion avec son programme MotionMaker, Google annonce l'ouverture de son programme de partage de revenus sur YouTube, sa plate-forme de diffusion et de partage de fichiers vidéos.

Mais contrairement à ce qui se pratique sur Blogger.com, autre plate-forme du groupe d'ailleurs ouverte à la vidéo et partageant les revenus adSense avec n'importe quel utilisateur en faisant la demande, Youtube restera sélectif, vérifiant non seulement la qualité du contenu mais également sa légalité et sa popularité.

"Sur Blogger, le contenu est essentiellement textuel et nos robots peuvent effectuer ce travail de filtre. Sur Youtube, nous préférons encore le confier à des humains, pour éviter toute mauvaise surprise à nos annonceurs" explique une représentante de Google.

Outre le partage de revenus issus du programme publicitaire AdWords/AdSense, les internautes sélectionnés bénéficieront également d'une légère optimisation de leurs pages, d'un nouveau design avec un visuel distinctif ou encore d'une fonction faisant démarrer automatiquement la vidéo.

Reste à savoir si ces promesses de gains et ces nouvelles fonctionnalités suffiront pour attirer les auteurs les plus talentueux.
Opprobre générale ? L'association des fournisseurs d'accès et de services internet (AFA) associe sa voix au concert de protestations engendrées par le projet de loi "Création et Internet", défendu par le gouvernement et la ministre de la Culture, Christine Albanel. Rejoints pour l'occasion par Free, qui a déserté les rangs de l'association il y a quelques années, les fournisseurs d'accès à Internet fustigent un texte qui "pénalise à l'excès les internautes et les fournisseurs".

Dissonances entre les accords de l'Elysée et le projet de loi

Principal point d'achoppement : pour l'AFA, "le dispositif aujourd'hui proposé pour lutter contre le téléchargement illégal va au delà des engagements des parties sur plusieurs points". Selon les termes des accords de l'Elysée, passés en novembre dernier, les FAI devaient en effet s'engager à entamer une démarche de réflexion concrète, accompagnée de phases de test, autour de la question du filtrage des contenus, de façon à endiguer les échanges illégaux.

Le texte du projet de loi prévoit quant à lui qu'un tribunal de grande instance puisse "ordonner à la demande des titulaires de droits sur les oeuvres et objets protégés (...) toute mesure de suspension ou de filtrage des contenus portant atteinte à un droit d'auteur ou un droit voisin, ainsi que toute mesure de restriction de l'accès à ces contenus, à l'encontre de toute personne en situation de contribuer à y remédier ou de contribuer à éviter son renouvellement".

"L'application de ce texte permet donc d'imposer aux fournisseurs d'accès internet la mise en oeuvre de mesures de filtrage portant sur les contenus mais aussi sur le réseau (restriction d'accès)", résume l'AFA, qui juge prématurée une telle décision, en faisant remarquer qu'elle est contraire aux accords passés en novembre, la possibilité de conférer au juge un tel pouvoir.

Les FAI soulignent en outre l'absence de recours de la part des titulaires de la ligne recevant des messages d'avertissement, ainsi que la nécessité de définir clairement les modalités de la suspension de l'abonnement à Internet. Bien que Christine Albanel ait affirmé, lors de la présentation à la presse du projet, que le téléphone et la télévision seraient maintenus dans les cas de suspension, le texte ne comporte aucune mention explicite de ce détail. Elle admettait d'ailleurs que les modalités techniques restaient à définir.

"Le projet de loi reste muet quant à la prise en charge financière des frais supportés par les opérateurs, alors que les sanctions financières appliquées aux fournisseurs d'accès pour chaque manquement à leurs obligations sont très élevées (jusqu'à 5000 euros par acte)", remarque encore l'AFA, qui déplore également l'absence de décisions définitives concernant la valorisation de l'offre légale.

"En multipliant les charges, les pouvoirs publics prennent le risque d'affaiblir la capacité des acteurs de ce secteur à investir dans des projets d'équipements numériques essentiels qui rendront la France innovante et compétitive. Ils prennent aussi la responsabilité de favoriser dans le même temps l'augmentation des prix", concluent les FAI, sur qui pèse l'épée de Damoclès d'une éventuelle taxe destinée au financement de la TV publique.

Le filtrage, filtré par la Commission européenne ?

Christine Albanel insiste sur le bon accueil réservé au principe de riposte graduée au niveau européen, et promet de défendre son projet devant le Parlement de Bruxelles. Le consensus n'est pourtant pas gagné. Dans le cadre du Paquet Télécom, la commission LIBE (Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures du Parlement européen) viendrait ainsi d'adopter un amendement soumettant tout filtrage obligatoire à une autorisation de la Commission Européenne.

Pour Guy Bono, auteur d'un amendement visant à dénoncer le caractère anticonstitutionnel de la suspension de l'abonnement à Internet et approuvé par une courte majorité au Parlement européen début avril, "l'adoption de cet avis rappelle que les mesures de filtrage obligatoires sont considérées par le Parlement européen comme disproportionnées, inefficaces et en contradiction avec la protection de la vie privée".

Envoyé au Sénat, le texte "Création et Internet" devrait être débattu à la rentrée parlementaire, et donnera certainement lieu à des discussions houleuses. Attaqués sur le front du financement de la télévision publique, comme sur celui du téléchargement illégal, les fournisseurs d'accès à Internet, n'auront pas grand mal à faire valoir leurs arguments auprès de l'opposition, qui se fera sans doute un plaisir de pointer du doigt les carences du texte soutenu par Christine Albanel et par le chef de l'Etat, qui a encore récemment insisté sur la nécessité de ne pas laisser le droit d'auteur pâtir des libertés octroyées par Internet.
Le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth, a fait savoir que 7 millions de français ont télédéclaré leurs impôts cette année sur Internet. La campagne de télédéclaration s'est terminée mardi dernier à minuit.

"Le nombre de déclarations collectées est à ce jour de 7 millions 349.543, soit un chiffre sensiblement égal à celui réalisé en 2007 à même date [...] Cette stabilité des résultats d'une année sur l'autre peut être considérée comme très positive dans un contexte où la réduction d'impôt de 20 euros est désormais réservée aux seuls nouveaux télédéclarants", souligne le ministre. En effet, il est important de souligner que la réduction de 20 euros n'est désormais octroyée qu'aux nouveaux télédéclarants.

A l'heure actuelle, un peu plus de la moitié des 35 millions de foyers fiscaux recensés en France paye l'impôt sur le revenu. La télédéclaration permet à l'administration de réaliser de précieuses économies. Cette forme de déclaration affiche effectivement des coûts de traitement moins élevés que les déclarations classiques papier.
Le site "note2be" qui proposait aux élèves de noter leurs profs, a été de nouveau condamné cet après-midi par la cour d'appel de Paris. Le site Internet ne pourra plus diffuser les noms des professeurs notés par leurs élèves.

Le 3 mars dernier, "note2be.com" avait déjà été condamné à éliminer toute "donnée nominative", mais son propriétaire, Stéphane Cola, avait décidé de faire appel. Le corps professoral avait vivement protesté contre ce site, estimant que cela ressemblait à de la délation : les élèves restaient, eux, anonymes.

Stéphane Colas voulait en fait réveiller les consciences : "C'est aussi un mouvement de fond. Plusieurs écoles en France ont déjà mis en place une notation des professeurs et c'est un phénomène très important à l'étranger".

Selon nos constatations, depuis la première condamnation, "note2be" ne permet plus aux élèves de noter leurs profs, mais leurs établissements. La confirmation en appel cèlera-t-elle la fin définitive de ce site ?
Jean-Francois Copé a remis mercredi au Président Sarkozy sa copie sur l'avenir de la télévision publique sans publicité. Ce rapport préconise notamment de financer l'audiovisuel public par une taxe sur internet et le mobile. Susceptible de rapporter 210 millions d'euros par an, cette taxe, entre 0,5% et 0,8% du CA des fournisseurs d'accès internet et des opérateurs mobiles, est vivement critiquée.

Est-ce pertinent de supprimer la publicité des chaînes télévisées publiques et de compenser le manque à gagner par une taxe sur les secteurs innovants dans une France moribonde ? Est-ce raisonnable de déresponsabiliser les uns (les chaînes publiques, dont les équipes chargées de la pub s'inquiètent) et de freiner l'expansion d'un secteur jeune et dynamique ? Est-ce justifié de risquer une augmentation du prix de détail de l'accès à l'heure où les pouvoirs publics communiquent sur "l'internet haut débit pour tous" ?

La Fédération française des télécoms (FFT) a réaffirmé son "opposition déterminée" à une taxe "extrêmement dangereuse pour ce secteur, qui est l'un des moteurs de la croissance en France". De son côté, l'Association des services internet communautaires (ASIC) déclarait le mois dernier à l'heure des premières conclusions de la commission Copé, "une taxation de l'internet, quel que soit son périmètre, pour financer la télévision relève d'une vision tournée vers le passé : taxer la marine à vapeur pour financer la marine à voile". Ce jour, un porte-parole de la Commission européenne a indiqué que Viviane Reding, commissaire en charge de la société de l'information et des médias, n'est pas favorable à un nouvel impôt "sur les secteurs moteurs de la croissance".

Outre la taxe sur le CA des opérateurs et la redevance, la commission Copé préconise de financer l'audiovisuel public par un prélèvement sur les chaînes privées. Avant son arrêt total en 2012, la publicité sur les écrans de France Televisions devrait être arrêtée après 20h en 2009. Nicolas Sarkozy serait favorable à un arrêt dès le 1er janvier, et non au 1er septembre. Une fois l'aval du Président de la République obtenu, un projet de loi devrait être soumis au parlement à la rentrée.
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