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Au Japon, c'est depuis son mobile que l'on achète, télécharge ou... pirate de la musique. Dans un communiqué, la RIAJ (Recording Industry Association of Japan) se félicite cette semaine de la fermeture d'un site Internet baptisé "Daisan Sekai" (le Troisième monde), lequel proposait gratuitement au téléchargement des morceaux de musique pourtant couverts par le droit d'auteur. Selon la branche japonaise de l'Ifpi, le site comptait un million d'utilisateurs uniques, qui téléchargeaient illégalement de la musique... depuis leur mobile.

"Le marché de la musique mobile, qui a atteint 680 millions de dollars en 2007 (au Japon, ndlr) est maintenant l'un des principaux piliers de l'industrie japonaise de la musique", commente la RIAJ. Dans son rapport d'activité annuel, l'association indique avoir enregistré 464 millions de téléchargements légaux pour 2007, dont seulement 30 millions ont été effectués depuis un ordinateur. Sur la même période, elle estime à 399 millions le nombre de fichiers téléchargés illégalement sur un téléphone en 2007, et se félicite de cette première qu'est la fermeture d'un site dédié au "piratage mobile". Répartition ordinateur / mobile pour les téléchargements légaux - source RIAJ
Avec un chiffre d'affaires en hausse de 9% sur un an, s'établissant à 15,06 milliards de dollars, Microsoft confirme pour le troisième trimestre de l'année sa place de leader sur le marché du logiciel. L'éditeur réalise, pour les trois mois clos au 30 septembre, un bénéfice net de 4,37 milliards de dollars, en hausse de 1,8% sur un an et correspondant à 0,48 dollar par action. En dépit de ces résultats, Microsoft a choisi de pondérer ses prévisions pour l'ensemble de son exercice fiscal, et dit maintenant s'attendre à un chiffre d'affaires annuel compris entre 64,9 et 66,4 milliards de dollars, alors qu'il tablait sur 68 milliards à la fin du mois de juin.

Vraisemblablement dopées par le lancement des éditions 2008 de Windows Server et SQL Server, les divisions "Business" et "Server and tools" enregistrent une forte progression, avec un chiffre d'affaires trimestriel s'établissant à 4,949 milliards de dollars pour la première et 3,406 milliards pour la seconde. La division Entertainment and devices, qui réunit des produits comme la XBox ou le baladeur Zune, enregistre quant à elle un léger retrait, avec des recettes qui passent de 1,929 à 1,814 millliards de dollars, une récession que Microsoft explique notamment par les résultats exceptionnels enregistrés l'an dernier avec le lancement du titre Halo 3.
Alors que des rumeurs annonçaient en septembre dernier que le service en ligne Deezer allait être disponible en version iPhone, rumeur infirmée quelques jours plus tard par la jeune pousse française à l'origine du service, il semble que cette dernière soit revenue sur sa décision.

Depuis quelques heures, c'est en effet une application nommée "Deezer" qui est disponible depuis l'"App Store" pour les iPhone et les iPod Touch et qui permet d'utiliser une partie des services "fixes" de la société proposées en version mobile. Il ne sera pas possible en effet de sélectionner l'écoute en continue (streaming) d'une musique de son choix mais il sera possible en revanche d'accéder à différentes webradios ou smartradios.

Les webradios sont classées par genre musical (chanson française, électro, film, Jazz, Pop ) alors que les smartradios permettront pour leur part d'écouter différentes musiques en rapport avec un même auteur. Pour le reste, ce sont les titres des musiques affichées ainsi que dans certains cas les pochettes d'albums qui sont disponibles, le service pour iPhone ne disposant pas pour le moment de publicités mobiles. A noter que Deezer en version mobile fonctionne à la fois en WiFi ou en 3G.
Le Sénat a rendu publiques ses propositions relatives au projet de loi création et internet, projet qui intègre le principe polémique de riposte graduée. Réunie mercredi, la commission des affaires culturelles de la chambre haute du Parlement a déclaré "souscrire à la logique préventive du projet de loi", tout en adoptant 50 amendements !

Ces derniers visent à rendre la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) "irréprochable et efficace" et à la mettre "au service des pouvoirs publics". Selon les termes de la commission, les amendements ont également pour objectif de "mieux concilier les droits des créateurs et ceux des internautes".

Comment ? Par le biais d'une sanction "alternative" à celles prévues par le projet de loi. Le Sénat, historiquement plus conservateur que l'Assemblée nationale, souhaite aussi étendre la saisine de la Haute autorité aux éditeurs de logiciels et aux entreprises de communication audiovisuelle. L'institution estime, enfin, qu'il est nécessaire de "sécuriser les internautes". Pour ce faire, les opérateurs proposeraient une mention "claire et lisible" dans les contrats "sur l'obligation de surveillance de l'accès internet de l'abonné et sur les sanctions possibles" en application de la loi. Par ailleurs, les FAI devraient proposer un moyen de sécurisation de l'accès figurant sur la liste agrée par l'Hadopi. L'installation d'un tel dispositif, souligne la commission, "permet de faire valoir la clause d'exonération de responsabilité prévue en cas de décision de sanction".

Pour finir, à travers ses amendements, la commission des affaires culturelles du Sénat préconise l'adaptation des obligations pesant sur les opérateurs. Cette adaptation passerait notamment par la suppression de la référence explicite à un "filtrage des contenus". Enfin, la commission souhaite que les engagements des professionnels (accords de l'Elysée) soient cadrés et se traduisent par un renforcement de l'offre commerciale légale de contenus culturels (audio, vidéo, etc.)

Le projet de loi sera examiné par le Sénat, en séance publique, à partir du 29 octobre 2008.
Le peer to peer devrait générer quatre fois plus de trafic dans les cinq prochaines années, d'après une récente étude du cabinet MultiMedia Intelligence. Il devrait ainsi peser 8 pétaoctets mensuels (soit 8 millions de gigaoctets) sur l'ensemble du trafic mondial en 2012, contre 1,6 Po en 2007.

D'après l'étude, le téléchargement pair à pair représenterait aujourd'hui 44,0% du trafic grand public mondial. "Le peer to peer est réputé pour le partage illicite de musique, au grand désarroi des ayant-droits", indique Frank Dickson, directeur des recherches pour MultiMedia Intelligence. Il tempère toutefois : "Cette solution émerge comme une manière viable de distribuer légalement du contenu", et se veut rassurant : bien que le téléchargement légal n'ai jusqu'à présent représenté qu'une faible part du trafic (avec la distribution de quelques distributions Linux notamment), il devrait exploser et progresser dix fois plus vite que le téléchargement illicite dans les prochaines années. Le peer to peer, décentralisé par nature, présente l'avantage d'être économique pour le distributeur de contenu.

Il inquiète en revanche les fournisseurs d'accès, car bien que le streaming de vidéo depuis des sites de partage comme YouTube connaissance une impressionnante progression, représentant une importante part de la bande passante utilisée, cette solution de client à serveur n'occupe les connexions que dans un sens. Le peer to peer quant à lui occupe la bande passante dans les deux sens. De plus, l'augmentation du partage de contenu vidéo depuis Internet présente une menace pour les fournisseurs d'accès, qui sont le plus souvent aussi fournisseurs de contenus vidéos payants par le biais de leurs offres télévisuelles.

Doit-on pour autant continuer à craindre le filtrage ou le bridage du peer-to-peer, même après le virage vers le légal ? MultiMedia Intelligence prédit à ce sujet l'arrivée d'une seconde génération de réseaux de partage, utilisant par exemple ce qu'on appelle le P4P, une évolution du P2P qui prend en compte le placement géographique des internautes, dans l'optique d'optimiser les échanges (augmenter les débits en limitant les distances et en privilégiant les connexions entres abonnés d'un même fournisseur d'accès), et en réduisant par conséquent les coûts pour les fournisseurs d'accès qui payent cher les échanges (peering) sur de longues distances ou avec d'autres fournisseurs.
A l'issue du traditionnel Conseil des ministres, la ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel a annoncé mercredi que le projet de loi sur la réforme de l'audiovisuel a été adopté. Cette réforme, qui prévoit la suppression progressive de la publicité sur les chaînes du groupe France Télévisions, suscitera la création de deux nouvelles taxes, la première visant les opérateurs télécoms (opérateurs mobiles et fournisseurs d'accès à Internet), et la seconde les chaînes de télévision privées. Elle programme également une indexation de la redevance sur l'inflation, qui devrait donc conduire cette dernière à augmenter chaque année de quelques euros.

Selon les termes de ce projet de loi, les opérateurs mobiles et FAI se verront donc taxés à hauteur de 0,9% de leur chiffre d'affaires, dès que celui dépasse 5 millions d'euros par an, pour financer la télévision de service public. Sont toutefois exclues de l'assiette de la taxe les sommes associées aux " prestations d'interconnexion et d'accès", ainsi que les "sommes acquittées au titre des prestations de diffusion ou de transport des services de communication audiovisuelle", précise l'article 21 du projet de loi.

Les chaînes privées verront quant à elles leur chiffre d'affaires taxé à hauteur de 3%, mais profiteront d'un assouplissement des règles publicitaires (heure d'horloge, passage de 6 à 9 minutes de pub par heure), et d'une révision de leurs obligations en matière de production audiovisuelle. Le débat parlementaire doit commencer à l'Assemblée nationale selon la procédure d'urgence pendant la seconde quinzaine de novembre, et se poursuivra début décembre au Sénat.
Si le réseau communautaire Facebook avait légèrement dépassé MySpace en mai dernier, Cnet rapporte que selon étude du cabinet Nielsen Ratings, la filiale de NewsCorps serait revenue en pôle position. Cependant, la tendance pourrait rapidement s'inverser, car avec seulement 1% de croissance aux États-Unis entre septembre 2007 et septembre 2008, MySpace n'entre plus dans le top 10 des réseaux à croissance rapide. En comparaison, le nombre de visiteurs uniques sur Facebook serait passé de 18 millions à 39 millions, ce qui représente une hausse de 116%.Toujours aux États-Unis, Facebook n'arriverait cependant qu'en sixième position des réseaux à croissance rapide. La palme reviendrait au service de micro-blogging Twitter qui, malgré sa faible part de marché aurait enregistré une croissance de 343% et comptabilisait 2,35 millions de visiteurs en septembre 2008. En seconde et troisième position, nous retrouvons respectivement les réseaux Tagged.com (+330%) accueillant plus de 70 millions de membres pour 3,85 millions de pages vues le mois dernier et Ning (+251), un service web permettant créer votre propre réseau communautaire.

Peut-être la crise financière actuelle y est-elle pour quelque chose, mais le réseau professionnel LinkedIn, sur le point de proposer des versions localisées de son service, a vu son audience grimper de 193% . Le site de radio Last.fm, racheté par CBS en mai 2007 aurait comptabilisé 21 millions de membres en mars dernier dans plus de 200 pays. Sur cette dernière année, Last.fm a continué de croitre et se place juste devant Facebook avec une progression de 121%.

Derrière MyYearBook et Bebo, Multiply, qui vient de signer un partenariat avec Microsoft pour recevoir la base des utilisateurs des groupes de discussion de MSN, devance Reunion.com, un service ciblant les 50-60 ans.
Le Parlement européen a voté mercredi en faveur du plan pour un Internet plus sûr proposé par l'exécutif en février. Successeur d'un plan lancé en 2005, le programme 2009-2013 vise à mieux protéger les mineurs "des contenus illicites en ligne et de comportements préjudiciables comme le harcèlement et la manipulation psychologique à des fins d'abus sexuels (grooming)."

Par ailleurs, la Commission européenne, initiatrice du projet, veut adapter le programme Safer Internet aux nouveaux usages et services en ligne, des réseaux sociaux au microblogging.

Doté d'un budget de 55 millions d'euros, le programme inclut : la sensibilisation de l'opinion publique, la création de points de contact nationaux de signalement de contenus illicites, un encouragement à l'autorégulation et, enfin, la création d'une base de connaissances, fruit d'une coopération entre chercheurs actifs dans le domaine de la protection en ligne des enfants. Le nouveau programme devrait être approuvé par le Conseil de l'UE avant la fin 2008.
"SatManage est le seul système au monde de gestion de réseau de satellites. Pour l'analyse des réseaux satellitaires, un accès rapide à un historique volumineux est essentiel : nous devons accéder aux vitesses CGI dans une dizaine de tables de données historiques, chacune contenant des dizaines de Go de données, et plus de 500 millions de lignes. "

Les partitions permettent ici de découper les données en portions plus petites, et de diriger habilement les recherches pour gagner en performances. Comme toujours, moins on manipule de lignes, plus on va vite.

- Using Partitioning to Manage Satellite Networks
Art délicat que celui de l'explication de texte. Alors que le projet de loi « Création et Internet » devrait faire son premier passage devant la Chambre haute du parlement français à partir du 29 octobre prochain, Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication en a présenté mardi après-midi ce texte déjà fortement controversé aux membres de la Commission des Affaires culturelles du Sénat.

Contesté au niveau européen, en dépit de l'intervention directe de Nicolas Sarkozy, le projet de loi "Création et Internet" prévoit pour mémoire que soit mis en place, en France, le principe de riposte graduée. Selon ce dernier, une autorité indépendante, mise en place par l'Etat, est chargée de dissuader les internautes de télécharger illégalement des oeuvres culturelles sur Internet. Pour ce faire, elle dispose d'un arsenal répressif et progressif, en trois temps : envoi d'un courrier électronique d'avertissement, envoi d'un courrier recommandé, puis suspension temporaire de l'abonnement à Internet.

De l'avis général, le concept de riposte graduée ne va pas sans soulever de nombreuses questions et pour préparer le terrain aux futurs débats qui se tiendront au Sénat, puis à l'Assemblée, Christine Albanel a donc tenté d'expliciter quelque peu son projet, en commençant par en rappeler le principe : l'idée n'est pas d'enrayer définitivement le téléchargement illégal, mais d'en détourner la majorité des internautes, sur le mode de la dissuasion. L'objectif précis n'est cependant chiffré, et la ministre s'est contentée d'indiquer qu'obtenir une diminution de plus de 50% serait déjà un résultat probant.

Des chiffres, il en faut pourtant. La Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) devrait être en mesure d'envoyer 10.000 courriers électroniques d'avertissement et jusqu'à 3.000 courriers recommandés par jour, a déclaré Christine Albanel, confirmant par là un chiffre déjà avancée par le cabinet de la rue de Valois dans sa communication. Enfin, la Hadopi serait capable de prendre jusqu'à mille "décisions" par jour.

Bien que ces chiffres puissent paraitre disproportionnés au regard du budget de fonctionnement alloué à l'Hadopi, la chose n'aurait rien d'irréalisable : celle-ci ne jouerait en effet que le rôle d'une "boîte noire", chargée d'opérer les transitions entre l'ayant droit, qui la saisit après avoir constaté une infraction, et l'internaute, qui reçoit la menace ou la sanction. Un système qui, au passage, permettrait de garantir la confidentialité des données personnelles, puisque les informations relatives à l'individu concerné resteraient cantonnées à l'Hadopi, laquelle opèrerait sous contrôle de la Cnil.
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