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En matière de courrier électronique, savez-vous quels furent les moments clés en 2008? Et bien la société californienne ProofPoint, chargée de sécuriser l'infrastructure du courrier électronique dans les entreprises, a publié  un compte-rendu des points sensibles de cette année.

Le phishing, cette technique visant à attirer une victime potentielle vers un site frauduleux au travers d'un email présentant un lien hypertexte, continue de progresser cette année. Le mois dernier, ProofPoint reporte qu'un réseau de cybercriminels aurait monté de toutes pièces de faux sites Internet de donations caritatives en invitant les gens à participer pour de soi-disants fonds destinés au relogement des victimes de Katrina. 

Bien sûr, ce qui a fait couler beaucoup d'encre ces derniers temps, c'est véritablement le piratage du compte Yahoo! Mail de Sarah Palin, candidate à la vice-présidence. Le hacker aurait d'ailleurs publié une partie du contenu de sa boite mail sur le site WikiLeaks. Si les experts s'accordent à penser que pirater un service de webmail n'est pas si difficile, tous pointent du doigt Sarah Palin pour ne pas avoir séparé ses courriers professionnels de ses messages personnels.

Peut-être certains d'entre vous se rappellent-ils de ce spam titré "Obama sex video!!!" et affiche infonews@obama.com sur la ligne d'expéditeur. Le message prétendait avoir un lien vers une vidéo pornographique du candidat à la présidentielle Barack Obama avec de jeunes filles ukrainiennes. Bien sûr, en guise de vidéo, la victime se retrouvait avec un cheval de Troie sur sa machine.

Quand la jalousie entre collègue conduit à la paranoïa...les choses se compliquent très vite. En effet, un ancien présentateur de CBS 3 Larry Mendte, a été accusé par son ex-collègue Alycia Lane pour avoir accédé à son compte email 537 fois entre janvier et mai 2008. Évidemment, M.Mendte fut aussitôt licencié...

Voir la liste complète de ProofPoint.
L'album In Rainbows du groupe Radiohead célèbre son premier anniversaire, l'occasion pour leur maison de disque Warner Chappell de révéler les résultats de son audacieuse méthode de distribution. Avec plus de 3 millions d'exemplaires écoulés au total à ce jour, l'initiative est un succès.

Numéro un des ventes au Royaume-Uni et aux Etats-Unis avec 1,75 million d'exemplaires vendus sous forme de CD, numéro un en ligne avec 30 000 ventes en une semaine sur l'iTunes Store américain, on peut désormais déduire que In Rainbows a été distribué à environ 1,12 million d'unités sous forme numérique directement sur le site dédié, sur lequel les internautes pouvaient l'acquérir gratuitement ou pour le montant de leur choix.

Le disque est resté exclusivement disponible par ce biais pendant trois mois et, en dépit d'un grand nombre de téléchargements sur BitTorrent, il a rapporté plus d'argent sur cette période que son prédécesseur Hail To the Thief n'a rapporté au total, toutes voies de distribution confondues. Il a également largement dépassé ce que tous les précédents albums avaient rapporté par le biais d'une distribution en ligne. La maison de disque n'a toutefois pas détaillé ces déclarations, en particulier le prix moyen d'acquisition de l'album pendant l'opération pay what you want (payez ce que vous voulez) n'a pas été dévoilé. L'album a par ailleurs généré 17 millions d'écoutes rémunérées sur le service Last.fm et 1,2 millions de personnes devraient avoir assisté à la tournée au total.

Le groupe ne compte néanmoins pas renouveler l'expérience. C'est effectivement l'initiative de la vente à prix libre qui a défrayé la chronique, et non la musique en tant que telle. Les membres du groupe regrettent d'avoir été interrogés au sujet de la distribution de leur album plutôt que de l'album lui-même. Quoi qu'il en soit, il s'agit d'une leçon riche en enseignement pour l'industrie du disque.
Initialement prévue pour le 13 octobre dernier puis retardée pour cause de crise financière, la présentation du plan France Numérique 2012 a finalement eu lieu lundi matin dans les salons de l'Elysée, mais sans Nicolas Sarkozy, « retenu par la préparation des prochaines conférences sur le système financier international » selon Eric Besson, secrétaire d'Etat à la prospective, qui a donc remplacé au pied levé le président de la République.

Composé de 154 points, ce plan s'articule autour de quatre axes principaux : permettre à tous les Français d'accéder aux réseaux et aux services numériques ; développer la production et l'offre de contenus numériques ; accroître et diversifier les usages et les services numériques ; et enfin moderniser la gouvernance de l'économie numérique. En résumé : réduire la fracture numérique et favoriser le développement de la nouvelle économie pour que la France puisse figurer « parmi les grandes nations numériques » à l'horizon 2012.

Garantir l'accès de tous à Internet

Premier volet du plan France Numérique 2012 : ne laisser personne à l'écart des autoroutes de l'information, y compris dans les DOM-TOM, et parvenir à ce que la totalité de la population ait un accès haut débit avant la fin 2012. Pour ce faire, le gouvernement souhaite la mise en place d'une prestation d'accès universel à Internet, et lancera dans ce but un appel d'offres en 2009, l'idée étant de parvenir à une offre d'au moins 512 Kb/s pour moins de 35 euros par mois. « Chaque Français, où qu'il habite, bénéficiera ainsi d'un droit à l'accès à Internet haut débit, opposable à des opérateurs clairement identifiés », affirme le texte.

Le très haut débit n'est pas oublié. Le plan prévoit ainsi de « simplifier la réglementation technique d'ici à fin 2008 en matière de pose de fibre optique » afin d'en accélérer le déploiement. Dans la même optique, le gouvernement indique son intention de publier d'ici la fin de l'année les premiers décrets d'application sur la politique de développement de la fibre optique prononcés dans le cadre de la loi de modernisation de l'économie. Sont concernés la mutualisation des équipements, le pré-câblage obligatoire des immeubles neufs et le « droit à la fibre ». Objectif : quatre millions d'abonnés d'ici 2010.

Développer le haut débit mobile

Internet pour tous passe également par le développement d'une offre variée de fourniture d'accès mobile. Pour répondre à la demande croissante, le plan Besson prévoit de réutiliser pour la 3G les fréquences de la bande 900 MHz, aujourd'hui utilisées par le GSM (2G), réadapter les sanctions du non respect des obligations de déploiement souscrites par les opérateurs dans le cadre de leur licence et créer un réseau rural de téléphonie mobile de troisième génération. Ce dernier aura pour but de mutualiser les investissements des opérateurs au-delà d'un seuil de couverture défini par le régulateur.

L'objectif est donc ici « d'affecter la sous-bande 790-862 MHz des fréquences libérées par l'extinction de la télévision analogique à la couverture du territoire par les réseaux très haut débit fixe et mobile de nouvelle génération ». La procédure d'attribution de ces fréquences sera lancée d'ici à la fin de l'année 2009, mais l'on sait déjà qu'elles profiteront aux trois grands opérateurs mobiles.

Enfin, concernant les bandes de fréquences de la 3G actuelle (les bandes des 2,1 GHz), la candidature de Free/Iliad n'est pas officiellement écartée, mais semble tout de même compromise. Le Plan Besson compte en effet lancer au premier trimestre 2009 un « appel à candidature pour l'utilisation des fréquences disponibles dans les bandes des 2,1 GHz sur la base de trois objectifs : favoriser la concurrence, valoriser au mieux le patrimoine immatériel de l'État et assurer la meilleure couverture possible du territoire ». Dans le même temps, les conditions d'attribution de la bande 2,6 Ghz, utilisée notamment le WiMax américain, seront précisées l'année prochaine.

Outre l'abandon progressif de l'analogique au profit de la télévision numérique, le plan Besson s'intéresse également à la télévision mobile personnelle (TMP). Il prévoit ainsi le déploiement de deux réseaux de TMP, avec un objectif de couverture de 70% de la population d'ici 2012. Les technologies DVB-H et DVB-SH (qui utilise en complément le satellite) font figure de favorites.

Protéger les contenus numériques

« Développer l'offre légale de contenus numériques » était l'un des points que devait aborder le projet de loi « création et Internet », dont le passage devant le Sénat est prévu pour la fin du mois. Le plan Besson reprend à son compte cette thématique, et propose différentes pistes d'études, à commencer par la mise en place d'un observatoire public des technologies de marquage de contenus, ainsi que d'un groupe de travail chargé d'étudier comment détecter les contenus protégés par le droit d'auteur lors de leur envoi sur les sites de partage.

« Le fichage méticuleux des oeuvres à protéger et la mise en oeuvre de procédés de vérification automatique induiront une raréfaction des copies illicites en libre accès, et rendront leur recherche moins aisée. Partant, elles réduiront grandement les risques de poursuite par les détenteurs de droit lésés », suppose le plan Besson, qui propose donc la création d'un répertoire national des oeuvres. Il suggère par ailleurs que les mesures techniques de protection contre la copie (DRM) soient évincées du domaine de la musique numérique, au profit de ces technologies de marquage.

De DRM, il sera toutefois toujours question pour les contenus audiovisuels. « les DRM sont les seules à même de faire respecter la chronologie des médias et les fenêtres d'exploitation successives, dont dépend le financement de toute l'industrie de contenus filmés », analyse le texte.

L'impopulaire redevance pour copie privée ne sera pas amenée à disparaitre, mais le plan Besson indique que le fonctionnement de la commission qui préside à ses destinées doit être revu de fond en comble : cette dernière devrait par exemple se voir dotée de moyens propres, « affectés à la réalisation d'études indépendantes, portant sur l'usage par les consommateurs des supports de copie assujettis à la rémunération », ou s'ouvrir « aux secteurs de l'économie nouvellement assujettis » dès le printemps 2009.

Industrie du logiciel et... vente liée !

Désormais considéré comme la première industrie de biens culturels, avec un chiffre d'affaires annuel supérieur à celui du cinéma, le jeu vidéo « à la française » devrait être encouragé, estiment les auteurs du plan Besson, ce pour quoi il suggère une refonte du cadre juridique qui l'entoure, et la mise en place de soutiens à la création. De logiciel libre, il n'est guère question, même si une mention semble avoir été ajoutée in extremis. Aucun engagement ne semble toutefois avoir été pris en la matière, au grand dam de l'April, qui réclamait la mise en place d'un objectif visant à garantir qu'au moins 20% des marchés publics logiciels soient alloués à des propositions « open source ».

En revanche, un engagement est pris en faveur de l'« affichage séparé des prix des logiciels et systèmes d'exploitation pré-installés », démarche qui semble pour l'instant laissée à l'appréciation du distributeur mais pourrait être généralisée en 2009, après qu'un groupe de travail dédié aura été créé.

Renforcer la confiance numérique

L'avenir sera numérique, ou ne sera pas. Alors que l'administration électronique poursuit sa progression, « il est nécessaire d'aller plus loin dans la sécurité des accès et de garantir des échanges à forte valeur d'engagement » selon le plan Besson. Pour ce faire, il prône la généralisation de la carte d'identité électronique. « Nous avons souhaité développer un outil d'authentification ultra-sécurisé qui permettra de prouver sans faille son identité sur internet », a déclaré lundi Eric Besson. La confiance passerait également par la protection des données personnelles, au sujet de laquelle la Cnil devrait être sollicitée, mais aussi par la luttre contre la cybercriminalité, qui devrait être renforcée.

Présenté devant sept ministres du gouvernement, le plan France Numérique se veut un moteur pour l'ensemble des secteurs de l'état français, de l'éducation avec la création d'une véritable université numérique, à l'économie. Tout en favorisant le télétravail ou la création du statut d'auto-entrepreneur, il envisage le développement conjoint des infrastructures, du commerce et de l'administration électronique. En parallèle, le gouvernement insiste sur la nécessité de former et sensibiliser aux usages numériques, tout en dynamisant la recherche.

Sur la gouvernance enfin, la France pose désormais de façon ouverte la question de la gestion du réseau, aujourd'hui confiée à l'Icann, association indépendante à qui l'on reproche souvent sa trop grande proximité avec les Etats-Unis. « L'Internet est désormais une infrastructure vitale, mondiale, d'intérêt général et doit être régulé comme tel », a déclaré Eric Besson. Le décompte est maintenant lancé.
Entre deux procès et après avoir introduit quelques innovations mineures, le célebrissime site d'enchère eBay ambitionne de "réinventer la manière de vendre, acheter et louer des biens immobiliers sur Internet" en lançant eBay Immo.

Il s'agit ni plus ni moins d'un site de petites annonces immobilières, et non d'enchères. La publication des annonces est gratuite pour 14 jours. Elles peuvent intégrer 12 photos, une vidéo (service disponible fin octobre), un descriptif de 30 lignes et être géolocalisées sur une carte interactive. Bien que le communiqué soit muet à ce sujet, nul doute qu'à l'instar des enchères, de nombreuses options payantes seront disponibles. De nombreuses catégories sont disponibles : vente, achat, location, location saisonnière, et ce partout en France, de résidence principale, secondaire, cave, bureau, parking, chambre d'hôte ou encore gîte.

Quelques services complémentaires sont également proposés, comme une rubrique aide et conseils qui porte bien son nom puisqu'elle propose des astuces et informations pour vendre, acheter et louer, ou encore un service de cotation qui permet d'obtenir gratuitement une estimation d'un bien immobilier.

Ce nouveau service est d'ores et déjà disponible à cette adresse.
Selon un article du New York Post, le géant Facebook pourrait prochainement proposer une plateforme d'écoute musicale, et ce, afin d'afficher un service compétitif face MySpace Music.

Mark Zuckenberg, PDG de Facebook, serait actuellement en discussion avec plusieurs sites communautaires spécialisés dans la musique en streaming tels que Rhapsody.com, iLike.com, Lala.com ou encore iMeem.com. Aussi, plusieurs maisons de disque auraient été contactées pour mettre en oeuvre une stratégie, laquelle serait cependant différente de celle de MySpace. En effet, Facebook ne souhaiterait pas créer un service dédié en interne, ni signer des licences de distribution directement auprès des fournisseurs. A l'heure actuelle, les utilisateurs de Facebook peuvent déjà utiliser des applications dédiées telles que celles de iLike ou Rhapsody mais ne dispose pas d'une branche musicale à part entière. A en juger par les motivations de la firme, l'on pourrait imaginer que Facebook signe un accord avec une plateforme existante telles que Amazon ou Rhapsody.

De son côté, MySpace est réputé pour accueillir plusieurs artistes qui ont misé sur la popularité du réseau pour se faire connaître, et ce, bien avant la création du service MySpace Music. C'est le 25 septembre dernier que la filiale de NewsCorps a officiellement lancé son service d'écoute musicale en streaming; une semaine plus tard, plus d'un milliard de morceaux auraient été écoutés. Après avoir enregistré une croissance globale de 153%  (ComScore) entre juin 2007 et juin 2008 - dont plus de 300% en Europe -  Facebook a récemment dépassé MySpace en terme de visiteurs uniques.

Cela suffira-t-il à la firme de Mark Zuckenberg pour attirer les mélomanes de MySpace?
Révélée par le Journal du Dimanche, l'information selon laquelle le chef de l'état avait vu son compte en banque piraté a été confirmée dimanche par l'Elysée. Une enquête a été ouverte afin de déterminer comment des pirates ont pu se procurer les coordonnées bancaires de Nicolas Sarkozy, et effectuer sur Internet des paiements débités sur le compte du président de la République.

D'après une source proche de l'enquête, citée par l'AFP, il se s'agirait que d'un "classique piratage informatique, sans doute dû à un ou des escrocs de faible envergure", qui ne savaient peut-être même pas que le compte qu'ils pirataient était celui de Nicolas Sarkozy. Seules de petites sommes auraient été débitées, avance une autre source, citée par le JDD, notamment pour ouvrir des abonnements de téléphonie mobile.

L'intéressé a logiquement porté plainte, courant septembre. L'enquête sera conduite par la brigade criminelle de Paris et la brigade financière, sous l'égide du procureur de la République de Nanterre, Philippe Courroye. Luc Chatel, secrétaire d'Etat à la consommation, a déclaré dimanche qu'il n'était pas exclu que des sanctions soient prises au sein de la banque s'il était avéré qu'il y avait eu « mauvaise utilisation des données personnelles" confiées à cette dernière. Tous égaux face aux pirates ?
Après avoir illégalement téléchargé des chansons via le logiciel peer-to-peer Kazaa, la jeune Américaine Whitney Harper avait été trainée en justice par l'organisme de surveillance MediaSentry représentée par la RIAA. Les lobbys de l'industrie musicale avaient demandé à ce que le Copyright Act soit respecté, c'est-à-dire, qu'une peine entre 750 et 30 000 dollars soit infligée pour chaque acte jugé illégal; dans le cas présent, il s'agit de 37 téléchargements. Cependant, le juge Xavier Rodriguez  estima qu'à l'époque des faits la jeune fille n'avait pas  : «  la connaissance ni la compréhension de l'échange de fichiers sur les réseaux de distribution en ligne ou des entraves aux droits d'auteurs ». Il proposa donc une remise de peine de 200 dollars par morceau téléchargé, soit une amende de 7400 dollars. De son côté, la RIAA avait le choix d'accepter cette peine ou de laisser les jurés décider de la peine. 

En jugeant cette sentence trop faible, la RIAA s'était donc tournée vers les jurés en espérant pouvoir augmenter la somme de dédommagement pour la maison de disque MediaSentry. Cette décision fut largement contestée, car l'association avait affirmé à plusieurs reprises qu'elle se satisferait de la peine fixée par le juge lors du procès et que ses motivations étaient surtout d'ordre éducatif. Cependant, la RIAA semble avoir changé de stratégie et annonce désormais qu'elle se pliera à la décision du juge Rodriguez. Peut-être s'agit-il pour la RIAA d'un moyen de rehausser son image publique. Plus vraisemblablement, peut-être l'association craint-elle, que l'avocat de Whitney Harper se tourne vers l'argument utilisé dans l'affaire opposant Capitol Records à Jammie Thomas, à savoir la mise en opposition de la distribution intentionnelle de fichiers illégaux et la mise à disposition de ces derniers.
Dévoilée premièrement aux États-Unis le 17 septembre dernier par Tapan Bhat, la nouvelle page d'accueil de Yahoo! est actuellement testée par un groupe restreint d'internautes et annonce un changement de stratégie pour le moins marquant du portail de Sunnyvale. Aux côtés du nouveau service de Yahoo! Profiles dévoilé hier et du concept de l'inbox 2.0 présenté par Jerry Yang au CES de janvier dernier, la page d'accueil de Yahoo! s'inscrit dans l'esprit de YOS - Yahoo! Open Strategy.

Dans cette optique, la nouvelle page s'ouvre aux interfaces de programmation tierces et embarque une barre latérale configurable sur laquelle l'utilisateur pourra placer les outils de son choix. Votre compte Flickr, mais aussi, Twitter, YouTube ou encore Hulu seront désormais accessibles depuis Yahoo.fr. Par ailleurs, tout comme la nouvelle page de AOL, il sera possible de configurer plusieurs comptes emails tels que Gmail ou AOL Mail.  Notez que la firme travaille aussi sur une solution d'Open ID.

Il est intéressant de noter que cette nouvelle page d'accueil ressemble beaucoup au nouveau service iGoogle dévoilé ce matin par le géant de Mountain View. Les différents modules sont aussi accessibles depuis une barre latérale située à gauche de la page. Cependant, pour Yahoo, il s'agit véritablement d'un enjeu bien plus important. En effet, outre-Atlantique, le portail se doit de conserver sa pôle position en tête des sites les plus visités. Face à la dominance de Google sur le marché de la recherche, Yahoo! mise donc sur la puissance de ses services périphériques. Cependant, il serait légitime de s'interroger sur l'avenir du service de page personnalisable Mon Yahoo! ou la manière dont il se distinguera de Yahoo.fr

Face à la situation de crise que la firme doit endurer depuis que Jerry Yang a refusé la proposition non sollicitée de rachat de la part de Microsoft, Yahoo! semble prêt à prendre tous les paris nécessaires pour trouver une stratégie viable à long terme tout en conservant son indépendance. 

Notez que le site de partage de photos Flickr, filiale de Yahoo!, vient aussi d'officialiser sa nouvelle page d'accueil dévoilée dimanche dernier.
Le roi des herboristes derrière les barreaux ? D'après Spamhaus, une organisation de lutte contre le spam, la Federal Trade Commission américaine et les autorités néo-z&landais seraient parvenues à enrayer, au moins partiellement, les activités du groupe HerbalKing, responsable de l'envoi de millions de courriers électroniques non sollicités à travers le monde. D'après l'une des firmes en sécurité associée à l'enquête, le réseau de machines zombies - ou botnet - utilisé par les membres de HerbalKing compterait quelque 35.000 machines, et serait en mesure d'expédier jusqu'à dix milliards de courriers par jour. Au plus fort de ses activités, il aurait représenté jusqu'au tiers du volume de spam mondial, et rapporté plusieurs millions de dollars à ses fondateurs.

Il aura fallu plusieurs mois d'enquête pour remonter jusqu'aux deux responsables de HerbalKing, animateurs au travers de quatre sociétés d'un réseau dont les membres évolueraient aussi bien en Australie qu'en Chine, en Russie ou aux Etats-Unis. Lance Atkinson, néo-zélandais, et Jody Smith, Texas, qui n'en sont pas à leurs premières démêlées avec la justice en matière de spam, ont vu leur matériel saisi, et devront répondre de leurs actes devant la justice. Une pilule (bleue ?) qui pourrait bien se révéler difficile à avaler : en mai dernier, deux autres rois du spam ont été condamnés à verser au réseau MySpace la bagatelle de 230 millions de dollars pour l'avoir inondé de messages non sollicités.
En octobre 2007, après avoir ignoré une lettre d'avertissement de la RIAA pour téléchargements illégaux, Jammie Thomas, fut condamnée à payer 222 000 dollars pour avoir partagé 24 chansons sur la Toile, soit 9250 dollars par morceau. Cependant, le juge ordonna un second procès après qu'il a décidé que le jury n'avait pas pris en compte les bonnes instructions. En effet, pour sa défense, Thomas affirma n'avoir jamais partagé de chansons et présenta un disque dur sans traces de logiciels peer-to-peer. Puisqu'aucune preuve ne peut être apportée dans le partage de fichiers, Jammie Thomas ne peut donc être accusée que d'avoir mis ces fichiers à disposition.

De son côté, la RIAA entend bien gagner ce procès, et pour ce faire, les avocats ont publié un ordre d'appel réfutant la nécessité de recommencer le procès dans la mesure où un verdict est déjà tombé. La RIAA ajoute qu'elle détient des preuves que Mme Thomas a bien "distribué du contenu illégal sur Internet" mais ne souhaite certainement pas dépenser plus d'argent dans ce procès.
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