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le 10/10/2008 à 20:27
L'IMAP de GMail sous contrôle
En début de semaine nous vous présentions Mail Goggles, ce petit utilitaire vous empêchant l'envoi de tous messages compromettant après une soirée bien arrosée. Aujourd'hui, la même équipe a mis en place un autre outil tout aussi alléchant visant à vous laisser contrôler les transferts IMAP entre le service web et votre gestionnaire de courriers électroniques.

Comme pour toutes les fonctionnalités de GMail Labs, l'interface de votre compte devra être configurée en anglais. Par la suite il suffira d'activer l'outil "Advanced IMAP Controls" et de se rendre dans la section "Labels". Google a introduit l'IMAP pour GMail en octobre 2007 et à ce jour, c'est l'un des rares webmail, avec AOL ou Fastmail, à proposer ce protocole gratuitement. Rappelons qu'à la différence du mode de connexion en POP3, l'IMAP permet de synchroniser tous les dossiers de votre compte et non pas seulement la boite de réception. Puisque GMail n'utilise pas à proprement parler de dossiers, ce sont les labels qui sont synchronisés avec votre logiciel.

L'outil Advanced IMAP Controls vous permettra de sélectionner quel dossier doit être pris en compte lors de la synchronisation. Par exemple si vous configurez Gmail en IMAP sur votre mobile professionnel, vous opterez pour filtrer ces messages dans un label particulier et n'activerez que ce dernier. 

Jusqu'à présent l'IMAP de Gmail  ne fonctionnait pas de manière standard, notamment à cause de l'usage des labels plutôt que des véritables dossiers. Aussi, lorsque vous supprimiez un message sur votre logiciel de gestion, ce dernier était immédiatement effacé du serveur de Gmail plutôt que d'être conservé en attente avant la prochaine synchronisation. Si vous désirez ajouter une mesure de sécurité, rendez-vous dans la section Forwarding and Pop/IMAP. Vous y trouverez une nouvelle option baptisée Auto-Expunge pour gérer ces paramètres de suppression
Signe des temps ? Après avoir écumé pendant plus de trente ans les couloirs des maisons de disque, et occupé des postes à responsabilité chez Barclay, Mercury, Universal, Warner Music France et EMI Music France, Michel de Souza a choisi de "traverser" le Rubicon, pour reprendre ses propres termes, et de passer du côté de la musique qui se construit, se vend et s'écoute en ligne, autour de communautés et loin de tout support physique. Depuis quelques semaines, Michel de Souza est directeur général de la société Hitmuse. Fondée en 2006, celle-ci se propose de créer un modèle économique alternatif pour que la musique puisse connaitre un sain essor sur Internet.

Discussion à bâtons rompus avec un homme de musique qui aujourd'hui suggère d'accompagner les mutation qui sont en cours avec l'avènement d'Internet plutôt que de tenter d'à tout prix maintenir l'existant… une opinion que, de son propre aveu, il n'aurait peut-être pas tenue il y a quelques années !

Clubic.com : Michel de Souza, bonjour. Comment en arrive-t-on à rejoindre une petite start-up du Net après avoir occupé le poste de directeur général au sein des branches françaises de Warner, puis d'EMI ?

Michel de Souza : j'ai pris cette décision après un long processus de réflexion, à l'issue duquel je suis arrivé à la conclusion que le modèle économique traditionnel de la musique n'avait que peu de chances d'être pérenne. L'opportunité Hitmuse s'est alors présentée. Après en avoir étudié le modèle, j'ai trouvé que celui-ci était à la fois souple et malin. En somme, un peu ce qui manque à l'industrie de la musique aujourd'hui. Je ne crache pas pour autant dans la soupe, et je ne mets pas forcément Hitmuse en concurrence du modèle traditionnel : c'est juste une autre manière de développer la musique. Le couple musique / support, que l'on a connu jusqu'à il y a quatre ou cinq ans, est en train de devenir un couple associant musique et service.

Quelles conclusions tirez-vous des chiffres de l'industrie de la musique enregistrée ? Le piratage est-il seul en cause dans la baisse générale que l'on observe?

Depuis 2001, l'industrie de la musique enregistrée a dû perdre quelque chose comme 60% de son chiffre d'affaires, et je connais peu d'industries, au sens large du terme, qui sont capables de survivre à une baisse d'une telle ampleur. Imaginez qu'on baisse votre salaire de 60%, vous allez sans doute avoir des comportements radicaux. Ne soyons pas démagogues, le piratage a bien évidemment une part de responsabilité, mais les causes sont multiples. Il y a par exemple une réflexion à tenir autour du prix du CD, et la façon de positionner ce dernier sur le marché. Aujourd'hui, le consommateur est d'autant plus troublé qu'il n'est pas étonnant dans le cycle de vie d'un CD de le voir à quatre ou cinq prix différents sur une année. Dans ces cas là, vous avez tendance à attendre puisque demain est toujours moins cher.

Est-ce qu'on n'a pas parfois l'impression que les gens n'accordent plus guère de valeur à la musique ?

La musique a été banalisée, sans doute en partie à cause de la TV réalité, c'est un fait, mais il ne faut pas pour autant tirer de généralités. Peut-être aussi y'a-t-il un problème avec la qualité ? On le voit bien, si on prend des artistes de qualité comme Mika, Amy Winehouse ou Christophe Whilhem, on atteint des 600 ou 700.000 ventes en France ! Je ne voudrais pas faire l'ancien combattant, mais si vous prenez un album de Led Zep dans les années 70, sur dix titres, huit étaient des tubes potentiels. Aujourd'hui, si vous en trouvez deux sur un CD, c'est proche du miracle. Enfin, on a peut-être un dernier problème : aujourd'hui, la musique ne doit plus être vendue seule, il faut lui associer des services. Pourquoi les gens vont chez Darty pour acheter une machine à laver ? Parce qu'ils savent qu'on va la leur livrer, l'installer, etc. Si au travers de la musique, on accède à quelque chose de plus, il redevient légitime de l'acheter. Mais là, tout reste à inventer.

Pour l'instant, il existe une offre en matière de musique légale sur Internet, mais celle-ci ne décolle pas vraiment. D'après vous, pourquoi ?

Dans un premier temps, on a le problème de l'interopérabilité. Si lorsque vous achetez une voiture, on vous dit que vous n'avez le droit d'aller chercher de l'essence que chez Total, je ne suis pas sûr qu'on favorise les déplacements. Ensuite, on a encore la question des tarifs, évidemment, mais là je n'ai pas vraiment de réponse à apporter. 0,99 euro, est-ce le bon prix pour une chanson ? On n'a pas suffisamment de recul pour en juger, d'autant que l'offre est finalement très uniforme entre les différentes plateformes. Sans oublier qu'aujourd'hui l'offre est relativement pauvre. Là où un iTunes propose quelques millions de titres, il existe depuis les débuts des supports physiques plus de cinquante millions d'œuvres. On a donc une offre qui est infiniment plus restreinte.

Un Contrat de confiance à trouver sur le Net ? Pour ce qui est de l'interopérabilité, l'argument ne tient plus vraiment, du moins pour les ventes de musique à la pièce, puisque tout le monde ou presque accepte aujourd'hui de commercialiser des titres sans DRM.

Le problème s'est également posé aussi pour le CD il n'y a pas si longtemps, sur lequel l'industrie a apposé des verrous restreignant les usages. Ce n'est pas vraiment une bonne idée de culpabiliser l'utilisateur, et de faire comme si on le traitait de voleur à titre préventif. Au bout d'un moment, les idées finissent par faire leur chemin, mais ca n'est pas évident. En tout cas, si 5% des gens qui téléchargent légalement, alors que 95% le font illégalement, il y a forcément un problème quelque part. Après tout, ils ne se sont pas concertés...

S'il était voté en l'état, le projet de loi Hadopi aurait-il une chance de rétablir un équilibre plus sain ?

Je crains qu'avec la loi Hadopi, on essaie de mettre en place une sorte de ligne Maginot, difficile à respecter. Et si la loi n'est pas acceptée, il y'a de bonnes chances qu'elle soit contournée... Internet est le royaume de la fluidité et des échanges rapides, il faut en tenir compte. Bon, je n'aurais certainement pas tenu ce discours il y a quatre ou cinq ans (rires).

Dans ce contexte, quelle est la proposition de valeur d'un site comme Hitmuse ?

Hitmuse est un réseau social autour de la musique, associé à une plateforme de téléchargement. Les deux sont regroupés sous le même toit, ce qui est une approche assez nouvelle en France. Le projet se destine essentiellement aux artistes et aux labels indépendants. Pour faire simple, l'idée est de laisser les musiciens gérer leurs droits, mais l'on met à leur disposition toute une série de services, accessibles à la carte, en fonction de leurs besoins. Ces services passent par les fonctionnalités « sociales » et le service de téléchargement s'ils le souhaitent, ainsi que par des services de marketing, la création d'une boutique personnalisée ou un espace de stockage en ligne.

Tous ces services sont-ils assurés en interne, chez Hitmuse ?

Non, bien sûr, en plus des services conçus en interne, nous travaillons avec un certain nombre de partenaires, comme Spreadshirt pour la confection des tee-shirts personnalisés, ou Digiclick pour la vente de places de concert, mais l'accès à l'ensemble des services disponibles est centralisé au sein de la plateforme Hitmuse, et tout fonctionne sur un mode « à la carte ». Je peux par exemple profiter de la plateforme de stockage, mais aller commercialiser mes morceaux ailleurs, ou assurer ma promotion sur ma page MySpace, etc.

Et la vente directe ?

Notre plateforme de téléchargement payant, Hitload, devrait ouvrir aux alentours du mois de novembre. Les artistes auront alors le choix de commercialiser leurs morceaux directement sur Hitload, ou de nous laisser mettre leurs titres à disposition d'autres services de téléchargement payant, comme Fnac, Virgin et iTune sur le Net, ou Orange et SFR dans le domaine de la téléphonie mobile. Les noms ne sont donnés qu'à titre indicatif, nous sommes encore en phase de négociations avec plusieurs d'entre eux.

Sur Hitload, c'est l'artiste, ou le producteur, qui fixera le prix des morceaux, avec toutefois un minimum de 0,5 euro par titre ou de 4 euros pour un album. Il déterminera également la longueur de l'extrait proposé en écoute gratuite. Sur le montant fixé, on enlève la TVA, et la recette hors taxe est partagée avec Hitmuse : 70% pour le musicien, et 30% pour la plateforme.

C'est donc ainsi que vous comptez monétiser le service ?

De façon générale, oui, nous prélèverons une commission sur les transactions qui sont effectuées par son intermédiaire, sur Hitload mais aussi avec les prestataires externes. Hitmuse dispose par ailleurs d'autres facettes, comme un magazine en ligne dédié à l'actualité de la musique, qui lui sera susceptible de générer des revenus par l'affichage de publicités.

Il s'agit donc d'accompagner le mieux possible les indépendants sur le Web. Peut-on imaginer qu'Hitmuse aille jusqu'à se lancer dans la production ou... revenir au physique, pour les aider à lancer un CD ?

Nous ne nous interdisons rien, et nous pourrions par exemple nous rapprocher d'une maison de disques, pour proposer avec elle une distribution physique aux membres de la communauté Hitmuse. En matière de production proprement dite, rien n'est vraiment prévu, mais c'est une possibilité. C'est l'avantage d'un modèle extrêmement souple, on peut laisser la porte ouverte, même si on décide de ne jamais la franchir.

Quelques chiffres, histoire de voir où en est Hitmuse de son développement ?

Aujourd'hui, sans que nous ayons vraiment communiqué, la communauté Hitmuse compte 100.000 membres, propose 20.000 titres accessibles en ligne et le site réalise environ un million de pages vues par mois. Si le développement se poursuit comme nous le souhaitons, nous devrions être en mesure d'atteindre l'équilibre financier dans les deux à venir. D'ici là, nous espérons pouvoir lancer Hitmuse à l'étranger, une fois que le modèle français sera bien établi.

Que pensez-vous de la récente initiative de MySpace, qui a signé avec les majors pour rendre disponible à l'écoute des centaines de milliers de titres, ou de services comme Deezer ?

Les modes de consommation changent, et le cas MySpace témoigne de l'importance de s'adapter à ces changements. Le site n'est plus du tout ce qu'il était au départ, et ce sont les utilisateurs qui l'ont fait évoluer. Maintenant qu'ils ont signé avec les majors, peut-être les indépendants vont(ils s'en détourner ? Aujourd'hui, tout est poreux, en mouvement permanent, dans le domaine de la musique en ligne, il est difficile de voir à plus de 18 ou 24 mois de façon claire.

Michel de Souza, merci.
À Vienne, des chercheurs ont mis au point un groupe de six ordinateurs relié en réseau au moyen de 200 KM de câble optique. La particularité ? Ces ordinateurs reposent sur une méthode de 

chiffrage quantique qui fait appel à des formules mathématiques complexes. Par nature, la théorie quantique est supposée inviolable.

Anton Zeilinger, un chercheur de l'Université de Vienne explique à la BBC : "tous les schémas de sécurité quantique sont basés sur le Principe d'Incertitude de Heisenberg, c'est-à-dire sur le fait qu'on ne peut mesurer une information quantique sans en perturber sa nature. " Ainsi, il serait donc impossible pour une personne tierce de rejoindre un réseau sans que ce dernier ne soit affecté. 

L'équipe de scientifiques a donc travaillé à base de photons, lesquels circulent plusieurs millions de fois d'un bout à l'autre du câble fourni par Siemens. Au bout du câble se trouve une boite contenant un détecteur de lumière. Pour chaque photon détecté, une clé chiffrée est générée afin de sécuriser les données transitant d'un point à l'autre du réseau. Si un pirate rentre sur le réseau, les photons seront perturbés. C'est donc le détecteur de lumière qui signalera l'intrusion et le réseau s'éteindra automatiquement pour ne pas subir de dommages.

Pourtant, le système ne semble pas avoir convaincu tout le monde. En effet, docteur Hannes Huebel, de l'Université de Viennes affirme: "nous sommes en discussion avec les banques et les assurances, mais ils préfèrent perdre 10 millions plutôt que d'avoir un système interrompu pendant deux heures...pour eux, c'est plus avantageux [...] Ils nous faudra donc leur démontrer que le système peut rester actif pendant plusieurs semaines".
David Kernell a été inculpé par la justice américaine pour avoir piraté Sarah Palin. L'étudiant de 20 ans, fils d'un élu démocrate du Tennessee, va comparaitre devant le tribunal de Knoxville, où il devra répondre de l'accusation "d'accès intentionnel sans autorisation" à l'une des boites e-mails de la candidate républicaine à la vice-présidence des États-Unis et colistière de John McCain.

Le contenu d'un certain nombre de courriers électroniques avaient été publiés sur la Toile sous forme de captures d'écrans, dévoilant des échanges entre Sarah Palin et Sean Parnell, respectivement gouverneur et vice-gouverneur de l'Alaska, par le biais d'une adresse personnelle hébergée par Yahoo!. Il s'avère que la loi américaine impose l'émission et l'archivage de toute correspondance relative aux fonctions de gouverneur par le biais d'une messagerie officielle. En utilisant sa messagerie personnelle, Sarah Palin pouvait supprimer ses messages, ce qui est interdit.

David Kernell risque 5 ans d'emprisonnement et une amende de 250 000 dollars. Il a d'ores et déjà annoncé qu'il plaiderait non coupable. En attendant, il n'est autorisé à utiliser un ordinateur que pour le courrier électronique et ses études, et il a interdiction de quitter le Tennessee sans autorisation écrite.
Vendredi dernier, en stipulant qu'« aucune restriction ne doit être imposée aux droits et libertés des usagers sans une décision d'un juge judiciaire », le président de la Commission Européenne José Emmanuel Barroso a rejeté en bloc la demande de Nicolas Sarkozy concernant le retrait de l'amendement 138 du député européen Guy Bono qui s'oppose frontalement au projet de la loi de riposte graduée. Cependant, le magazine Le Point révèle que la lettre de M.Barrosso n'aurait certainement pas dû être rendue publique. 

C'est Martin Selmayr, la porte-parole de la commissaire européenne Viviane Reding qui aurait publié la lettre, ce qui aurait largement énervé M.Barrosso. En parlant de "dysfonctionnement grave »,  M.Barrosso serait rentré dans "une colère noire en découvrant qu'un communiqué de la Commission européenne avait été mis en ligne sans son consentement et sans que les autres commissaires européens se soient concertés". Dans le collimateur du Président de la République, Viviane Reding a donc changé de position pour soutenir l'amendement 138. Le journal Le Figaro a d'ailleurs publié une lettre où la commissaire explique qu'elle ne se rendra pas aux Rencontres cinématographiques de Dijon un événement qui devrait regrouper les lobbys du milieu cinématographiques en colère : "Dans ces circonstances, je juge inapproprié, en tant que Membre de la Commission Européenne, de venir à Dijon intervenir dans ce débat national. La Commission se doit de rester neutre pendant la durée du débat français en cours et d'essayer de calmer le jeu [...] Comme la Commission vient de le rappeler, l'ordre juridique communautaire laisse aux États membres une latitude nécessaire pour parvenir à un juste équilibre entre plusieurs droits fondamentaux potentiellement touchés par la 'riposte graduée'".

De son côté, le président de la République Française n'en démord pas et reste bien déterminé à faire sauter l'amendement 138. Nicolas Sarkozy aurait d'ailleurs chargé son secrétaire d'État Luc Chatel de mettre en oeuvre de nouvelle tentative pour retirer l'amendement de Guy Bono. Plutôt que de viser la suppression d'un seul article qui a été accepté à 88% par la Commission Européenne, la France souhaite à présent retirer du texte définitif du Paquet Telecom toutes les mentions faisant référence au droit d'auteur ... Bien sûr, l'amendement 138 fait partie du lot, même si ce dernier ne traite pas directement la question mais plutôt des droits fondamentaux des internautes. Pour Luc Chatel, il s'agit désormais de convaincre Viviane Reding.
Premier échec pour Google ? Selon une étude réalisée par Xiti Monitor, le département d'études du groupe AT internet, la part de marché européenne de Chrome, le nouveau navigateur web de Google, serait retombé de 1,59% en Août à tout juste 1,03% fin septembre.

"L'engouement des internautes pour Google Chrome semble donc faiblir. Et le navigateur se place au 5ème rang du classement» observe la société qui a réalisé cette étude entre le 22 et le 28 septembre.

Un recul de sa part de marché qui place donc Google Chrome loin derrière l'Internet Explorer de Microsoft, Firefox de Mozilla, Safari d'Apple et même Opera, très puissant en scandinavie.

Sur le seul marché français, une précédente étude de ce même XiTi Monitor avait néanmoins placé Chrome devant Opera. Reste à savoir si Google mettra à profit sa gigantesque audience (près de 27 millions d'internautes rien qu'en France) pour promouvoir ce nouveau logiciel.
le 09/10/2008 à 23:45
Entretien avec Opera Software
Hier, Opera Software a annoncé la sortie de la version 9.6 de leur navigateur. Afin de promouvoir cette nouvelle version et de sensibiliser les Français aux standards du web, l'équipe norvégienne sillonne les campus des grandes villes de l'Hexagone. A cette occasion Clubic s'est entretenu avec Johan Borg, vice-président du département des produits pour le grand public, Charles McCathieNevile, chargé du respect des standards W3C et Dieu Anh Le Vu, assistante Marketing.

Clubic.com : Lorsque l'on voit les autres navigateurs intégrer les fonctionnalités que vous avez inventées, telles que la navigation par onglets, la navigation web gestuelle ou le Speed Dial, vous répondez généralement être plutôt flattés qu'outragés. Mais les développeurs de ces autres navigateurs vous demandent-il la permission de reprendre telle ou telle fonctionnalité ?

Johan Borg : Non, pour être franc il n'y a aucune communication. Quoiqu'en y repensant, c'est arrivé une fois et c'est Microsoft qui nous a téléphoné à propos d'une fonctionnalité mineure, ils voulaient s'assurer que cela ne nous dérangeait pas ».

Charles McCathieNeville : Nous communiquons discrètement avec les équipes des autres navigateurs principalement en ce qui concerne les failles de sécurité. C'est sans doute le plus important. Si jamais on découvre que quelque chose ne va pas alors on les prévient ».

On dit souvent qu'Opera est le navigateur le plus rapide. En revanche quels sont les points négatifs que vous recevez le plus fréquemment de la part de vos utilisateurs ?

CM : Que ce n'est pas super populaire ! (rires).

JB : C'est une bonne question, certains souhaiteraient changer les boutons ou certains éléments de l'interface. La demande qui revient le plus souvent, c'est la possibilité d'avoir des extensions comme Firefox.

CM : Mais en fait, on intègre des outils similaires directement dans le navigateur. Par exemple, Dragonfly est l'équivalent de Firebug et UserJS est le GreaseMonkey d'Opera.

JB : Généralement ces critiques tournent autour des points forts de nos concurrents, et notamment le fait qu'Opera ne soit pas open source.

Justement, à ce sujet, pourquoi avoir décidé ne pas ouvrir votre code source aux développeurs ?

JB : Pour faire comme Netscape, non je crois pas ! (rires).

CM : On n'a pas la motivation d'être open source. On ne veut pas perdre de temps.

JB : On ne veut pas dire du mal de l'open source, mais Firefox n'est qu'une couche sur le code de Netscape. Finalement, le plus intéressant dans ce système, c'est l'interface graphique à laquelle les utilisateurs peuvent collaborer avec les thèmes ou les extensions.

CM : Et puis notre modèle permet de payer les développeurs.

Dans la version 9.6 d'Opera vous avez travaillé sur Opera Link, la fonctionnalité de synchronisation des données. Pourrait-on envisager une synchronisation sur les serveurs d'Opéra avec des services web pour proposer quelque chose de similaire à MobileMe d'Apple ?

JB : Opera Link est environnement de développement sur lequel on peut rajouter plusieurs fonctionnalités. Cela peut donc être envisageable.

CM : Nous allons à notre rythme et nous faisons ce qu'il faut pour que l'outil soit utilisable. Nous avons encore beaucoup de travail sur Opera link. Nous ne souhaitons pas copier intégralement MobileMe mais effectivement nous allons dans cette direction.

Opera est très attaché à l'optimisation du web, comment réagissez-vous face à des applications web 2.0 faisant usage du JavaScript, parfois à outrance ?

CM : Et bien nous essayons d'alléger la page en intégrant directement dans le navigateur des éléments de l'interface de programmation de ces services web. Par exemple, une simple fonctionnalité tel qu'un menu déroulant peut faire plusieurs dizaines de lignes de code et nous réduisons tout cela à une ou deux lignes dans le moteur d'Opera. Au final, l'affichage de la page est plus rapide et la consommation de mémoire vive est globalement réduite. Aussi, nous essayons de sensibiliser les gens aux standards du web.

Quelles sont vos relations avec le consortium W3C ?

CM : Et bien en fait je faisais partie de cet organisme avant. Nous sommes deux ou trois chez Opera à venir de ce milieu.

Si Opera n'existait pas, quel navigateur utiliseriez-vous ?

CM : Il faudrait l'inventer ! (rires). J'ai essayé plusieurs navigateurs par le passé et si j'utilise Opera aujourd'hui c'est parce qu'il me donnait la possibilité de bloquer les publicités ! Je pense que j'utiliserais Omniweb.

JB : Moi, ça serait Flock, juste parce qu'il est beau.(rires)

Parlons un peu d'Opera Mobile. Lorsque je surfe sur mon téléphone, vous compressez les pages web sur votre serveur pour me les renvoyer plus rapidement. Pourrions-nous imaginer qu'un jour Opera y intègre des publicités côté serveur ?

JB : Techniquement, c'est tout à fait possible à réaliser.

CM : Nous n'intégrerions de la publicité que si cela porte un intérêt pour l'utilisateur.

JB : Pour cela il faudrait être sûr de bien cibler l'utilisateur. Les publicités contextuelles de Google dans les résultats du moteur de recherche, par exemple, ne sont pas toutes pertinentes.

Microsoft travaille sur Internet Explorer Mobile 6, Google a levé le voile sur Chrome Light pour Android et Mozilla prépare son navigateur mobile Fennec. Tout cela ne vous fait-il pas peur?

JB : Internet Explorer Mobile 6? Ca fait quoi... 7 ans qu'ils travaillent dessus ?! (rires)

CM : Pour Opera Mobile, nous avons inventé un affichage qui s'adapte à l'écran. Mais nous avons encore beaucoup de choses à faire. Le logiciel peut être encore largement amélioré.

JB : Nous vendons Opera Mobile aux opérateurs et aux fabricants de téléphones. Ce modèle est particulièrement développé au Japon. Cela fait dix ans que nous sommes sur le marché du téléphone portable. Je pense qu'il sera plus difficile pour Mozilla de pénétrer sur ce secteur.

Et Chrome Light n'est-il pas une nouvelle menace pour Opera Mobile?

CM : Non, ca ne nous fait pas peur. Au contraire, cela développe l'esprit de compétition. Pour reprendre le proverbe d'un de mes collègues sud-africains : le matin, dans le désert, la gazelle se lève et sait qu'elle devra courir pour ne pas être mangée par le lion. Mais le lion sait aussi qu'il devra courir pour chasser la gazelle et ne pas mourir de faim. Au final, l'important pour tout le monde, c'est de courir et d'aller de l'avant !

Pensez-vous développer pour la plateforme Android ou l'iPhone?

JB : Le marché de l'iPhone n'est pas très intéressant notamment parce qu'Apple bloque le développement. En revanche, pour Android, il faut voir ce que ça va donner. Si cela devient populaire alors effectivement, cela peut être intéressant.

Pensez-vous qu'il soit pertinent d'intégrer de nouvelles technologies web dans Opera Mobile comme Flash ou Silverlight?

CM : J'aimerais bien que Flash disparaisse, le web est mieux sans Flash! (rires). Flash complique la vie du développeur web. Aujourd'hui il est possible de remplacer Flash en utilisant les standards du web.

JB : Par ailleurs, ce serait plus simple si Flash ne nécessitait pas l'installation d'un plug-in.

Et après Opera 9.6?

JB : Il y aura Opera 10! (rires)

CM : Oui, nous travaillons actuellement sur Opera 10.

Pas de version 9.7 donc?

JB : Mmmm on ne sait pas encore. Opera 9.6 est une version intermédiaire.

CM : En fait, Opera 10 ne devrait pas trop tarder et sortira plutôt dans quelques mois que dans quelques années.

Merci
Google, qui propose déjà un système d'alertes par courrier électronique, s'apprêterait à mettre en place un service équivalent reposant sur la syndication de contenus et les désormais fameux "flux RSS", comblant ainsi son retard sur la concurrence puisque Yahoo et Live Search offrent déjà cette possibilité. L'information, qui court depuis plusieurs mois sous forme de rumeur, aurait été confirmée au site Search Engine Land, qui évoque un lancement assez proche, sans pouvoir préciser sa date.

Pour une personne soucieuse de son identité numérique, un tel service permettra par exemple d'être automatiquement alerté dès qu'une nouvelle occurrence de son nom est identifiée dans l'index de Google. De la même façon, un dispositif d'alertes automatiques permettra d'être tenu au courant, en temps réel ou presque, de la naissance de pages Web traitant de tel ou tel sujet qui vous est cher. Google propose déjà de suivre un sujet donné par RSS sur ses services de recherche de blogs et d'actualité, mais n'est pas encore allé jusqu'à l'étendre à son moteur principal.
Dans quelques jours, Orange donnera le coup d'envoi d'« Orange cinéma séries », un bouquet de cinq chaînes. Alors que l'opérateur télécom n'a toujours pas trouvé un accord avec l'industrie du cinéma (indispensable pour obtenir une autorisation de diffusion), Orange a annoncé ce matin une date de lancement : le jeudi 13 novembre 2008. Après le foot, Orange a décidé de s'attaquer au second pilier de Canal+ : la fiction.

Cinq chaînes de télévision "classiques" plus une interactive qui permettra de revoir à la demande un programme jusqu'à trente jours après sa programmation. Les cinq chaînes sont thématisées :
- Orange Cinémax : la chaîne du grand spectacle, des stars du box-office et de la HD
- Orange Cinéhappy : le cinéma pour toute la famille
- Orange Cinéchoc : le cinéma d'action
- Orange Cinénovo : le cinéma indépendant
- Orange Cinégéants : les films de légende

Objectifs : atteindre le plus vite possible les 100 000 abonnés tout en étant exclusivement proposé sur Orange TV. 40 films inédits seront diffusés par mois. 75 films par an seront diffusés en première exclusivité. Orange a signé avec de grands studios (mais ne veut pas révéler pour quels montants) : Warner Bros, Gaumont, HBO, MGM, INA, Bac films, Wildside, SND.

Les programmes

Chaque année, plus de 1.200 films seront proposés. On retiendra Michael Clayton, P.S. I Love You, Harry Potter et l'Ordre du Phénix, Ocean's thirteen, Je suis une légende, The Dark Knight, le Chevalier noir, Rocky Balboa, Quantum of Solace, Le petit Nicolas, le prochain film de Jean-Pierre Jeunet, etc.

1.000 heures de séries seront proposées par an. Dès novembre, les "Orangenautes" découvriront : John Adams (revient sur l'indépendance des USA), En analyse (un psy reçoit des patients du lundi au jeudi, le vendredi, c'est lui qui passe en analyse), Generation Kill (guerre en Irak), Le Comeback (avec Lisa Kudrow), Sur écoute (série policière), Les Soprano, La caravane de l'étrange... Dès décembre : True Blood (le créateur de Six Feet Under s'intéresse aux vampires).

L'offre proposera par ailleurs quelque 200 documentaires, 300 heures de série jeunesse (dont les toons) et des magazines tels "L'hebdo cinéma" présenté par Sophie Soulignac, "Grand public !" et "360°" (actu ciné), "Sériescope" (l'actu des séries), "Gamezone" (l'actu des jeux vidéos), L'"Actors Studio" de James Lipton, etc.

Enfin, comme avec "Orange Foot", l'opérateur a souhaité mettre l'accent sur les services :
- Après la diffusion d'un programme, celui-ci sera disponible pendant 30 jours à la demande
- Dès janvier, si les téléspectateurs ratent le début d'un programme, ils pourront revenir au début grâce à une fonction "Redémarrage"
- Il est possible de suivre "Orange cinéma séries" simultanément sur cinq écrans différents à condition de se procurer une seconde Livebox (coût supplémentaire de 7 euros par mois).
- Sur le PC, les programmes seront proposés à partir d'un portail internet : orangecinemaseries.fr
- Possibilité de télécharger un programme sur un baladeur multimédia (compatible Windows Media)
- Des programmes seront exceptionnellement proposés à la demande (sans surcoût) à l'occasion de la diffusion d'un film ou d'une série. Par exemple, lorsque Ocean's thirteen sera proposé sur le bouquet, les téléspectateurs pourront également regarder Ocean's eleven et Ocean's twelve. Idem pour les sagas "Rocky" et "Pokemon".

Les prix

Il faut obligatoirement être abonné Orange et disposer d'une Livebox pour accéder au bouquet "Orange Cinéma Séries".
- Orange cinéma séries sur TV+PC : 12 euros par mois (gratuit jusqu'au 30 novembre)
- Orange cinéma séries sur Mobile : 6 euros par mois (gratuit jusqu'au 12 janvier 2009)
Aujourd'hui la société norvégienne Opera Software lance officiellement la version 9.6 de son navigateur. Au menu : plusieurs fonctionnalités visant à optimiser le système de communication embarqué à Opera ainsi que des outils de convergence. C'est en 1994 que Jon S Von Tetzchner, le PDG actuel de la firme, et son collègue Geir Ivarsøy, ont décidé de lancer une alternative à Mosaic. Près de 15 ans plus tard, Opera est largement prisé par les développeurs web pour son souci de prise en charge des standards web régulés par l'autorité W3C.

Au travers d'un mode d'utilisation adapté, le gestionnaire de courrier électronique M2 est désormais optimisé pour les connexions Internet à bas débit. Pour les utilisateurs ayant souscrit à des mailling-list, il est maintenant possible de suivre ou d'ignorer des contacts ou des conversations. L'outil de synchronisation Opera Link permet déjà de sauvegarder les favoris, les notes, la configuration de la barre d'outil. La version 9.6 ajoute le transferts des moteurs de recherche personnalisés et l'historique de navigation. Ainsi le passe d'Opera Desktop à Opera Mobile sera quasi transparent. L'équipe a aussi mis en place une fonctionnalité de prévisualisation des flux RSS et les performances du navigateur ont été optimisées.

Aujourd'hui, selon une étude mondiale menée par Market Share, Opera aurait une part de marché de 0.69%, un chiffre sur lequel le PDG Jon S Von Tetzchner s'arrête et qu'il explique par l'absence de prise en compte d'Opéra sur de nombreux systèmes comme la Wii ou Opera Mini.

En revenant sur l'histoire de la compagnie, et son modèle économique Jon S Von Tetzchner explique au magazine NetEco que : "pour l'utilisateur n'ayant jamais utilisé Opera, je pense que cette version offre des raisons intéressantes de l'essayer." avant d'ajouter : "les prochaines innovations d'Opera seront les plus intéressantes".
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