News WEB

le 24/09/2008 à 23:01
Firefox mis à jour en version 3.0.2
Le navigateur open source de la fondation Mozilla, Firefox, vient d'être mis à jour en version 3.0.2. Plusieurs failles de sécurité, dont deux critiques, ont été patchées notamment les plantages faisant suite à une corruption de la mémoire virtuelle. Avec cette version 3.0.2, les développeurs ont aussi corrigé plusieurs problèmes de stabilité et de mise en page de certaines pages web.

Mozilla annonce aussi que le bug concernant la personnalisation de la barre d'outils a été résolu les plantages liés à l'utilisation des lecteurs d'écran. Par ailleurs, les utilisateurs Mac seront ravis d'apprendre que les raccourcis clavier sont désormais fonctionnels.

Pour plus d'informations sur cette mise à jour rendez-vous ici
Dans le cadre de l'étude du "paquet télécom", le Parlement européen s'est prononcé ce matin à une très large majorité en faveur d'un amendement qui compromet fortement le concept de riposte graduée tel que souhaite le voir voté le ministère de la Culture. Cet amendement, numéro 138, prévoit en effet qu'aucune restriction aux libertés et droits des consommateurs en matière d'information et d'expression ne puisse être prise sans l'intervention de la justice. Appliquée au domaine de l'Internet, cette proposition contrecarre l'idée même de suspension de l'abonnement à Internet d'un consommateur, l'un des piliers de la future loi ""Création et Internet". Les amendements 133 et 166, qui condamnent quant à eux le principe de filtrage des réseaux, ont également recueilli les votes de la majorité des parlementaires.

"En vertu du principe selon lequel aucune restriction aux droits et libertés fondamentales des utilisateurs finaux ne doit être prise sans décision préalable de l'autorité judiciaire en application notamment de l'article 11 de la charte des droits fondamentaux, sauf en cas de menace à la sécurité publique où la décision judiciaire peut intervenir postérieurement", énonce cet amendement, proposé par les députés Guy Bono et Daniel Cohn-Bendit.

"Cet amendement garantit que le projet de loi français sur la riposte graduée qui évacue l'autorité judiciaire au profit d'une autorité administrative ne pourra pas voir le jour en Europe. Il confirme ainsi clairement la résolution du Parlement européen du 10 avril dernier qui avait déjà soulignait que la coupure de l'accès à internet est disproportionnée", commente Guy Bono dans un communiqué émis à l'issue du vote. L'amendement 138 a finalement recueilli 573 voix pour, et 54 voix contre.

L'amendement 166 compromet quant à lui l'idée de filtrer automatiquement les réseaux pour y freiner la circulation de contenus soumis au droit d'auteur, une composante moins visible mais bien réelle des accords de l'Elysée passés en novembre dernier entre le gouvernement, les ayants droits et les fournisseurs d'accès à Internet. "Les états membres doivent s'assurer que toute restriction aux droits de l'utilisateur à accéder à du contenu, à des services ou à des applications, doit être appliquée par des mesures appropriées, en accord avec les principes de proportionnalité, d'efficacité et de dissuasion. Ces mesures ne doivent pas avoir pour effet d'ingérer avec le développement de la société de l'information (...) et ne doivent pas interférer avec les droits fondamentaux des citoyens, parmi lesquels le respect de la vie privée et une juste procédure", précise l'amendement 166.

Si le 166 défend des libertés d'ordre général, le 133 indique quant à lui que les "états membres doivent s'assurer que les autorités compétentes ne puissent mandater une technologie qui faciliterait la surveillance des internautes, comme une technologie qui enregistrerait ou surveillerait les actions de l'utilisateur et / ou interfèrerait avec l'activité du réseau pour le bénéfice d'une tierce partie".

Alors que l'on attend la première lecture du projet de loi Création et Internet, dite loi Hadopi, avant la fin de l'année, le cabinet de Christine Albanel risque de devoir revoir rapidement sa copie s'il ne veut pas présenter devant les Chambres françaises un texte diamétralement opposé aux conclusions du parlement européen. "On ne joue pas comme ça avec les libertés individuelles. Le gouvernement français doit revoir sa copie!", se félicite Guy Bono. Au niveau européen, le texte devra toutefois encore passer devant le Conseil de l'Union et la Commission européenne, qui pourraient se montrer plus conciliants à l'égard du modèle de riposte graduée à la française. Il reste également à s'entendre sur ce qu'englobe la notion de libertés individuelles lorsqu'on la rapporte à l'accès à Internet.
La DGCCRF, Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, a publié son baromètre pour le premier semestre 2008. Si le nombre de plaintes globales a augmenté par rapport au dernier trimestre de 2007, l'application de la loi Chatel semble porter ses fruits.

Sur les 6 premiers mois de l'année, la DGCCRF a enregistré 70 005 plaintes contre 65 624 au trimestre précédent. L'étude révèle que les réclamations des clients se concentrent toujours les produits de communication et de téléphonie qui représente 28,3% réclamations totales de la première moitié de 2008. C'est légèrement plus qu'au second trimestre de 2007 (28,1%).

Dans le secteur de la téléphonie et Internet, 23% de ces plaintes mettent en lumière la non exécution de la prestation promise par le vendeur. Un cinquième des clients affirme que l'opérateur ou le FAI n'a pas pris en compte leur demande de résiliation. Aussi, la facture reçue est contestée dans 15% des cas, cela représente une hausse de 44% par rapport au trimestre précédent.

Cependant, depuis l'entrée en vigueur de la loi Chatel au 1er juin dernier, le nombre de plaintes dans le secteur de la téléphonie-communication a baissé par rapport aux cinq premiers mois de l'année. Rappelons que par la loi Chatel, les services de hotline sont désormais accessibles depuis un numéro de téléphone non-surtaxé avec un temps d'attente gratuit pour les appels passés depuis le réseau de l'opérateur. Par ailleurs, l'opérateur ou le FAI promet une prise en charge des demandes de résiliation dans les 10 jours avec une restitution des avances et dépôts de garanties.
Depuis janvier 2007, les deux cabinets d'étude GfK et NAP Conseil ont mis en place une étude en temps réel du marché de la vidéo à la demande dans l'hexagone. Cet outil permet de mesurer les dépenses des foyers français en VoD payantes en prenant en compte les principales plateformes spécialisées, soit 80% du marché et 100% des ventes effectuées sur ordinateur et IPTV (via une box ADSL). D'ailleurs, cette année, le baromètre VoD GfK-NPA a intégré les offres de DartyBox.

Depuis le premier semestre 2008, 6 millions de téléchargements ont été enregistrés, un chiffre qui a presque doublé par rapport à l'année dernière. La vidéo à la demande par abonnements (SVoD) est de plus en plus populaire avec 25 000 souscriptions vendues chaque mois. Avec une progression de plus de de 93%, les films les plus populaires sont d'origine américaine. Quant aux oeuvres françaises, elles ont progressé de 20%. Parallèlement, sur les trois catégories privilégiées (séries TV, titres jeunesse et adulte), le prix moyen de la location d'une vidéo a augmenté en passant à 3,80 euros contre 3,30 euros len 2007.

A l'avenir, le baromètre prévoit d'inclure les offre de Vodeo et FTVI ainsi que les services de rediffusion différée (catch-up TV).
le 22/09/2008 à 22:38
The Pirate Bay continue sa croissance
Le site de partage de fichiers torrents, The Pirate Bay continue sa croissance et comptabilise 1,288,514 fichiers et 14,786,539 visiteurs uniques. A titre de comparaison, en décembre 2006, la base de données avait enregistré 576,080 torrents et 4,274,698 visiteurs.

Le cofondateur de The Pirate Bay, TiAMO, déclare :

"Aujourd'hui nous avons atteint 3 millions d'utilisateurs enregistrés (sans compter ceux qui ont été bannis ou ceux dont le statut n'a pas été confirmé). Aussi, pendant une bonne partie de la journée nous comptabilisons plus de 14 millions de visiteurs uniques. Un grand merci à tous nos utilisateurs pour avoir fait de ce site ce qu'il est devenu. Tant que vous continuerez à utiliser ce site, de le remplir de contenu et de partager, nous continuerons à grossir."

TorrentFreak estime que chaque jour, 7 à 8 millions de recherches sont effectuées sur The Pirate Bay.
A l'âge de 16 ans, la jeune américaine Whitney Harper utilisait régulièrement le logiciel Kazaa pour télécharger de la musique... ce qui n'échappa pas à la maison de disque MediaSentry qui fit appel à la RIAA. Ars Technica rapporte qu'à l'époque, c'est le père de Harper qui fut premièrement la cible de MediaSentry. Après les aveux de Whitney, le juge Xavier Rodriguez proposa à la RIAA de lui infliger une amende de 200 dollars par chanson alors que la peine minimum réclamée par la RIAA est de 750 dollars par morceau.

En effet, Rodriguez estima qu'à l'époque, Whitney Harper n'était pas pleinement consciente de la conséquence de ses actes. La jeune fille aurait affirmé : "ne pas avoir la connaissance ni la compréhension de l'échange de fichiers sur les réseaux de distribution en ligne ou des entraves aux droits d'auteurs". Par ailleurs, le logiciel Kazaa ne faisait pas explicitement mention que le contenu de son réseau pouvait contenir des fichiers illégaux.

Aux Etats-Unis, chaque entrave au Copyright Act peut être suivie d'une peine s'échelonnant entre 750 dollars et 30 000 dollars. Dans certains cas, cette somme pourrait atteindre 150 000 dollars. Cependant, le juge conserve la possibilité d'arbitrer cette peine. Avec 37 actes jugés illégaux, Xavier Rodriguez a donc proposé que Whitney Harper verse à la RIAA 7400 dollars de dommages et intérêts ou de laisser l'organisme s'adresser au jury pour qu'il puisse établir une autre peine. De son côté, la RIAA estime cette somme beaucoup trop basse et préfère donc laisser le jury décider du degré de punition.

Lors du procès de Thomas, Richard Gabriel, de la RIAA avait déclaré que pour les 28 000 chefs d'accusation enregistrés par les maisons de disque, la RIAA se satisferait de la peine fixée par le juge lors du procès et que ses motivations étaient surtout d'ordre éducatif. Pourquoi donc l'organisme n'accepte-t-il pas la peine fixée par M.Rodriguez ? Car, en 2005, lorsque le père de Whitney avait été mis en accusation par la RIAA, la somme demandée pour les dommages et intérêts était deux fois moins importante qu'aujourd'hui.

Par ailleurs, la RIAA a affirmé que ses campagnes contre l'utilisation du P2P n'étaient pas prétexte à gagner de l'argent et que les procédures légales entrainaient systématiquement une perte d'argent. N'est-il donc pas étrange que l'organisme ait l'intention de continuer à perdre de l'argent en prolongeant le jugement en cour fédérale afin d'obtenir des dommages et intérêts plus élevés?
La semaine dernière, à New York, s'est tenu l'événement technologique Interop, une série de conférences au cours desquelles la norme 802.11n est revenue sur le devant de la scène. A ce jour, si le 802.11n n'a toujours pas été standardisé par l'IEEE, certains fabricants de routeurs ont déjà pris les devants pour tirer partie des avantages de ce prochain standard.

Parmi ces avantages, notons trois modes opératoires, à savoir le 802.11n seul, 802.11b/g seul, et un mode mixte. Lors de cette conférence, les experts ont affirmé que le canal de fréquence 2,4GHz tend à être saturé, pour cette raison, le 802.11n est aussi compatible avec le champ de fréquence 5GHz afin d'émettre des transferts de données plus importants en utilisant deux canaux distincts.

Par ailleurs, la nouvelle technologie MIMO (entrées multiples, sorties multiples) permet d'utiliser plusieurs antennes à la fois pour le routeur et pour le récepteur (ordinateur), et ce, afin d'opérer des transferts de données plus rapides et/ou à plus longue portée qu'avec le standard WiFi actuel (IEEE 802.1.1). BetaNews rapporte les paroles de Chis kozup, responsable des solutions mobiles chez Cisco : "MIMO permettra d'améliorer considérablement les performances des transmissions 802.1.1b/g."

Cependant, certains points ne font toujours pas l'unanimité. Ainsi, certains experts pensent que le mode d'opération mixte, par exemple, pourrait entrainer des lenteurs de connexion notamment parce que les réseaux en 801.11b/g seul et 802.11n ne sont pas distincts. Aussi, l'utilisation du canal 5GHz est trop volatile car elle ne peut être forcée et dépend de la fréquence disponible dans les environs. Pour Cisco, les routeurs devraient être certifiés par le département de la sécurité intérieure (DHS) pour l'utilisation de la fréquence 5GHz.

Finalement, la norme 802.11n pourrait être bientôt finalisée et standardisée par l'IEEE.
A l'occasion du Mozilla Add-ons Workshop (aka MAOW), un cycle d'ateliers autour des technologies Mozilla (Firefox, Thunderbird, XUL...) organisé le 20 septembre 2008 à Paris, La Cantine, Tristan Nitot, président fondateur de l'association Mozilla Europe, fait le point sur cet événement dédié à la communauté de développeurs.

Clubic – Tristan Nitot, bonjour. William Quiviger est depuis peu chargé du développement de la communauté Mozilla. Quel est précisément son rôle ?

Tristan Nitot – William dispose à la fois d'une expérience communautaire et marketing forte. Avant de rejoindre Mozilla, il a travaillé pour la communauté WiFi FON en France et pour plusieurs ONG en Europe et en Afrique. Désormais, au sein de l'équipe Mozilla, son rôle consiste à animer le marketing communautaire, à accompagner les communautés locales dans leurs actions. Comme vous le savez, dans les communautés, il y a beaucoup d'enthousiasme, une énergie qu'il faut savoir canaliser et soutenir financièrement. C'est un travail important !

Y compris pour mener à bien le Add-ons Workshop Paris 2008 ?

Exactement, et c'est une première ! William a étudié les possibilités, y compris budgétaires - un budget de 15.000 euros (location de salle, invitations, cocktail, etc.) a été validé par mes soins - pour cet événement. J'ajoute que ce Workshop est le fruit d'un partenariat entre Mozilla Europe et l'association Xulfr.org, mais il ne saurait être sans l'engagement de nombreux bénévoles, sans l'engagement de la communauté.

Combien de membres compte la communauté Mozilla ? Combien d'extensions sont disponibles actuellement ?

Du côté de la communauté, il y a, d'une part, les contributeurs qui participent au développement et aux tests de logiciels Mozilla. On identifie actuellement 40.000 développeurs, autrement dit 40.000 comptes Bugzilla actifs. D'autre part, autour de ce noyau, se développe un écosystème qui n'intervient pas sur Bugzilla. Au sein de cet écosystème, il est possible de développer une extension sur addons.mozilla.org, par exemple. A ce propos, nous venons de passer le cap des 5000 extensions. Adblock Plus, Tab Mix Plus, IE Tab, Fasterfox font aujourd'hui partie du top 10 des extensions Firefox (cf. extensions.geckozone.org/).

Revenons au Mozilla Add-ons Workshop. Quels sont les objectifs d'un tel évènement ?

L'évènement, ateliers et conférences autour des technologies Mozilla, s'adresse aux développeurs web qui connaissent au minimum HTML, CSS et JavaScript, et souhaitent réaliser des extensions pour les solutions du projet. Pour l'occasion, nous avons enregistré 150 inscrits de France, pour la plupart, mais aussi d'Allemagne et de Slovénie. Nous comptons notamment sur les interventions de Brian King, secrétaire de la communauté de développement Mozdev.org, et de Wladimir Palant, développeur d'Ad-Block Plus.

A cette occasion, les membres de la communauté auront obtenu des informations utiles pour mieux comprendre comment créer une extension, développer une application XulRunner, mieux appréhender FUEL, le Mozilla Build System ou encore le développement d'un composant XPCom en C/C++. Il s'agit, enfin, de s'informer et d'échanger sur la contribution au projet Mozilla.

Autre chose, que pensez-vous de l'arrivée de Google sur le marché des navigateurs web avec Chrome ?

Je suis forcément partagé. La concurrence n'est pas confortable, surtout lorsqu'une société internet aussi efficace que Google se présente sur le marché. La pression sur Mozilla, qui n'est pas une société, mais une organisation à but non lucratif, est plus marquée. Toutefois, si elle n'est pas confortable, la concurrence est nécessaire et favorise l'innovation, c'est une bonne chose pour l'utilisateur et pour le Web. Par ailleurs, je rappelle que Mozilla et Google ont reconduit leur accord sur trois ans. Enfin, en tant que libriste, je ne peux que me réjouir que Google ait opté pour le libre et l'open source. J'ai testé Google Chrome et, pour une première version bêta, le moteur est bon. C'est indéniable.

Dans ce contexte, le défi pour Mozilla est double : technologique, d'une part, de communication, d'autre part. Nous devons continuer à fournir, avec Firefox, un navigateur performant, rapide, meilleur que d'autres et, toujours, centré sur l'utilisateur. Par ailleurs, notre projet doit mettre l'accent sur la communauté et le partage de l'information par le biais de nombreuses actions, mais pas à n'importe quel prix. Firefox est le navigateur des internautes, et doit le rester.

Tristan Nitot, merci.
le 19/09/2008 à 22:31
Yahoo! Search, sur un air de Deezer
Depuis peu, le moteur de recherche de Yahoo! propose une nouvelle fonctionnalité permettant à l'utilisateur d'écouter les morceaux de musique de son choix dans leur intégralité simplement au travers d'une requête. Ainsi, il suffit de taper le nom de l'artiste, par exemple R.E.M, pour retrouver quelques chansons mises en valeur par Yahoo!. Lorsque le titre est sélectionné, un petit lecteur, le Yahoo! Media Player, s'ouvre au bas de la page proposant quelques fonctionnalités basiques de lecture. Il est aussi possible d'effectuer plusieurs recherches et de sélectionner différents morceaux afin de constituer une liste de lecture à la volée.

Le catalogue de musique est fourni par la bibliothèque de Rhapsody, une filiale de Real Networks qui a racheté Yahoo Music en février dernier. En proposant cette écoute en streaming, Yahoo transforme son moteur de recherche en une véritable plateforme multimédia et, si elle s'avère populaire, cette fonctionnalité pourrait bien faire de l'ombre aux service tels que Deezer.

Par ailleurs, Yahoo! met à disposition un petit JavaScript à placer dans le code de votre site Internet afin de bénéficier du Yahoo! Media Player pour partager vos morceaux sur la Toile.
Bien que le sujet soit étudié depuis plusieurs années par différents moteurs de recherche, l'indexation des contenus présentés au sein d'une vidéo reste un art relativement délicat, auquel Google semble avoir décidé de s'atteler comme le montre le récent service Google Audio Indexing, surnommé Gaudi sans que l'on sache s'il faut y voir une référence au célèbre architecte et intégré aux "Google Labs". Initialement conçu comme une petite application destinée à la page personnalisable iGoogle, Google Audio Indexing permet d'effectuer une recherche parmi un corpus de vidéos relatives à la campagne électorale actuellement en cours aux Etats-Unis.

Google Audio Indexing sera donc capable de localiser les différentes occurrences d'une requête donnée. La page de résultats affiche une version modifiée du lecteur vidéo YouTube, sur lequel est marquée chaque apparition des termes entrés par l'utilisateur, avec la possibilité de visualiser directement la portion de discours concernée. L'interface permet par ailleurs de partager les résultats obtenus avec d'autres.

Dans la mesure où le corpus de vidéos proposé est essentiellement composé des discours de Barack Obama et John McCain, Google Audio Indexing constitue un bel outil pour qui veut étudier la rhétorique des deux candidats en suivant les préceptes de l'analyse du discours assistée par ordinateur. Google s'abstient de détailler la technique mise en oeuvre pour indexer le contenu audio de ces vidéos, mais laisse entendre que le projet n'a évidemment pas vocation à rester cantonné à la sphère des discours politiques. A tester via ce lien.
LoadingChargement en cours