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Alors qu'il semble rencontrer quelques difficultés pour réellement s'imposer auprès des internautes du monde entier, Joost, le service de diffusion TV / vidéo du créateur de Skype, serait sur le point de subir une transformation importante. En effet, plutôt que de chercher à imposer une application complète, les développeurs de Joost auraient désormais l'intention de proposer leur bébé sous la forme d'un simple plug-in qui pourrait s'acoquiner facilement au navigateur Web préféré de l'utilisateur. Ainsi, quelques beta testeurs auraient déjà reçu un mail les invitant à tester cette nouvelle mouture de Joost. Le mail en question précise que les changements ont été effectués pour répondre aux attentes des utilisateurs.

Ce nouveau Joost devrait donc permettre d'accéder aux contenus vidéos du service directement depuis une fenêtre de navigateur Web. Le plug-in exploiterait toujours la technologie P2P pour accéder aux contenus, mais n'emploiera pas Adobe Flash. Rappelons que de nombreux reproches ont déjà été faits à Joost : lenteurs, grosse consommation de bande passante, difficultés pour accéder aux contenus, compétition face à Hulu et aux autres services émergents... Reste maintenant à voir si cette refonte de Joost suffira pour "reprendre le dessus".
Toujours plus loin ! Google a annoncé lundi numériser et rendre accessibles en ligne les archives de journaux afin de permettre à ses utilisateurs d'y effectuer des recherches. Des quotidiens d'envergure comme le New York Times et le Washington Post proposent déjà leurs archives en ligne dans le cadre de Google News Archive depuis 2006, mais Google veut élargir le projet à d'autres journaux moins connus.

Google paiera les frais de numérisation des journaux prêts à rendre l'accès libre à leurs archives depuis son moteur de recherche. Les éditeurs partenaires recevront une partie non définie des revenus publicitaires générés par le biais des liens sponsorisés associés. Dans un premier temps, Google souhaite numériser et rendre accessibles les archives de "quelques" quotidiens nord-américains, dont le Quebec Chronicle-Telegraph. A terme, Google ambitionne de rendre accessibles des millions d'articles publiés ces 250 dernières années.

"Nous ajoutons les journaux à un nombre toujours plus important de contenus hors ligne que nous mettons en ligne", a déclaré Marissa Mayer, VP en charge des produits de recherche chez Google lors de la conférence TechCrunch 50 organisée à San Francisco. Avant d'ajouter : "nous allons mettre en ligne des générations d'auteurs". Les ayants droit vont-ils apprécier ?
Dans le cadre de son bouquet de services Windows Live, Microsoft annonce aujourd'hui le lancement de Windows Live Video Messages Beta. Associé, au moins en partie, à ses nouvelles webcams Microsoft Lifecam, le service consiste en une sorte de répondeur vidéo. Vos interlocuteurs peuvent en effet vous envoyer des messages vidéos, stockés sur le serveur, que vous consulterez à votre discrétion. Utilisant la technologie SilverLight, le portail Windows Live Video Messages Beta fonctionne avec n'importe quel webcam alors qu'il s'intègre à votre liste de contacts Windows Live Messenger.

Les possesseurs de webcams Microsoft devraient toutefois bénéficier d'un petit plus, puisque la dernière version du logiciel les accompagnant se dote d'un gadget Windows Live Video Messages dédié au seul Windows Vista. S'intégrant au volet Windows, ce gadget permet de savoir instantanément le nombre de messages vidéos reçus alors qu'il permet bien entendu leur consultation. Le portail Windows Live Video Messages est accessible ici.
Depuis plusieurs années, les autorités de régulation américaines et européennes demandent aux moteurs de recherche de réduire le temps de conservation des données lorsqu'un utilisateur effectue une requête au travers de ce dernier. Pour répondre à cette demande, Google vient de diminuer cette période de 18 à 9 mois, mais la compagnie avoue avoir atteint le seuil critique avec des conséquences éventuelles tant au niveau de la qualité de son moteur que de la protection de ses utilisateurs.

Déjà, l'année dernière, sous la pression de ces mêmes autorités, Google, Yahoo et Microsoft avaient réduit ce temps d'archivage. Cependant, la commission européenne a insisté pour obtenir plus d'informations sur cette pratique et s'inquiète de fuites éventuelles de données personnelles. Les autorités ont donc envoyé un dossier (PDF) à l'intention du géant de Mountain View, lequel leur a retourné cette réponse (PDF) le 8 septembre dernier. Sur le blog officiel de la firme californienne, Peter Fleischer, du département de protection des droits privés annonce : "nous rendrons les adresses IP anonymes au bout de 9 mois sur nos serveurs "

Pour sa part, Google estime que cette limite de conservation entrainera inévitablement un ralentissement de l'innovation notamment parce que les ingénieurs utilisent ces données afin d'améliorer continuellement le moteur de recherche. Par ailleurs, Niels Provos du département de sécurité chez Google explique que l'analyse du trafic permet aussi de déterminer tout élément suspect sur la Toile et contribue donc à renforcer la sécurité de l'utilisateur : " nous analysons les données à la recherche d'anomalies ou d'indices qui puissent suggérer la présence de malwares ou d'attaques de phishing au sein de nos résultats de recherche ou d'attaque sur nos services et produits, et d'autres menaces pour nos utilisateurs"Par ailleurs, Google annonce une modification de Google Suggest, une technologie couplée à son moteur de recherche qui permet d'effectuer plus rapidement des requêtes en se basant sur l'historique de l'utilisateur. Google Suggest a récemment été implanté par défaut le moteur de Google. La compagnie archive aléatoirement 2% de vos recherches afin d'affiner les résultats et d'accélérer le processus cependant, après les nombreuses interrogations vis-à-vis de la licence d'utilisation de Google Chrome, la compagnie a décidé de purger régulièrement des données toutes les 24 heures.
En juin dernier, la branche française de l'Internet Society (ISOC) qualifiait la riposte graduée de liberticide. Les Chapitres européens de l'Internet Society ont récemment publié un aide mémoire dans lequel ils condamnent à leur tour le projet de loi création et Internet (aussi appelée Hadopi), et en particulier la méthode dite de riposte graduée.

Cette dernière permet aux pouvoirs publics de priver de connexion les internautes qu'ils jugent pirates. Ainsi l'ISOC estime que la riposte graduée est une « réponse disproportionnée" qui va à l'encontre de l'objectif de développement de contenus créatifs en ligne que s'est fixé la Commission européenne en janvier 2008, ajoutant que "les mesures et les sanctions proposées reflètent un manque de compréhension de ce qu'est Internet". La commission souligne que la coupure de la connexion des foyers empêche l'accès à de nombreux services, comme la déclaration d'impôt et la gestion bancaire en ligne par exemple, mais aussi à l'éducation. "De nombreux foyers ne seraient plus capable de participer à part entière à la société moderne sans accès internet", note l'ISOC.

D'autant que "le cadre légal exact de cette surveillance n'est pas encore clair", et dans le cas français, "les données relatives aux supposés pirates ne correspondraient pas nécessairement à celles des véritables infracteurs". En effet, quid des intrusions sur les réseaux sans-fil des particuliers, une pratique à la portée de nombreux pirates en herbe ? Sans compter que si plusieurs utilisateurs accèdent à Internet au sein d'un même foyer, tous sont punis. Avec la riposte graduée, un honnête internaute peut voir son accès coupé jusqu'à ce qu'il obtienne gain de cause auprès des tribunaux, une démarche qu'on sait lente et fastidieuse, puisque le principe de présomption d'innocence n'est pas appliqué ici.

Enfin, l'ISOC constate que "l'industrie de la création n'a pas encore adapté son activité économique à Internet", accusant les majors et autres représentants du secteur de la création de ne pas avoir encore "adapté leur activité et leurs modèles économiques à la nouvelle donne engendrée par l'environnement numérique". L'Internet Society regrette notamment qu'en dépit d'importantes subventions publiques pour promouvoir des systèmes de gestion numérique des droits, aucune solution de DRM interopérables n'ai pu voir le jour. De plus, elle note très justement "qu'il est impossible d'affirmer que si ces actes étaient empêchés, les internautes concernés achèteraient les même fichiers multimédia (le plus souvent des morceaux de musique ou des films) au prix de détail actuel, par exemple sur CD ou sur DVD."

Sur le plan technique, les mesures sont "bancales" tandis que sur le plan juridique elles sont "probablement impossibles à mettre en oeuvre d'une façon non-discriminatoire". Sur le plan de la vie privée enfin, la quantité de données personnelles collectée au sujet des abonnés faisant l'objet d'une enquête est extrêmement importante, et "une protection non adéquate, une perte ou un détournement de ces données causeraient un préjudice particulièrement grave". Ainsi l'Internet Society conclut que "ce qui est appelé riposte graduée n'est pas une réponse appropriée au problème du téléchargement illégal. » Ces conclusions viennent à point à l'heure où ce sujet revient en débat devant le Parlement européen.
Si vous utilisez Facebook alors peut-être avez-vous installé l'application "Photo of The Day", un petit module permettant de présenter chaque jour une nouvelle photo de National Geographic. Et bien, si tel est le cas, sachez que l'on vous a piégé !

En effet, une équipe constituée de chercheurs de l'université de Foreth-ICS et de l'institut de recherche Infocomm ont mis au point un petit stratagème pour démontrer la dangerosité potentiel des applications circulant sur le réseau communautaire. Les chercheurs ont volontairement placé du code malveillant dans l'application en question afin de générer des requêtes HTTP et saturer un serveur de test. A chaque clique de souris, l'application retournait une requête de 600 ko sur le serveur. L'équipe annonce que ce code aurait pu largement être développé avec du JavaScript automatisant ces requêtes à intervalles réguliers.

"L'adoption massive des réseaux communautaires par les internautes nous offre une chance unique d'étudier les failles exploitables qui transformeront ces lieux en plateformes d'activités antisociales et illégales telles que des attaques de déni de service, de prolifération de malware, de spam ou de violation de vie privée."

Vous trouverez le rapport complet de cette étude ici
Après avoir lancé avec succès (mais aussi avec controverse) son encyclopédie libre, gratuite et éditable, la fameuse Wikipédia, Jimmy Wales a décidé d'entreprendre un nouveau projet tourné vers une tendance très en vogue : l'écologie ou le "Green". Avec "Wikia Green", Wales espère effectivement regrouper des informations importantes qui permettront à n'importe qui de se renseigner et d'adopter des réflexes ou un style de vie écologique.

Pour cela, Wikia Green propose 6 principaux thèmes : les guides, les informations locales, les informations sur le mouvement Green, l'exposition des modes de vie Green, les problèmes environnementaux et la présentation de la Green Science et des technologies qui l'accompagne. Wikia Green relate tout cela dans des explications censées être claires et précises, accessibles à tous et écrites à partir d'un point de vue clairement orienté vers l'écologie.

Uniquement proposé en anglais pour le moment, Wikia Green devrait être traduit en plusieurs langues prochainement si l'on en croit les propos tenus par Jimmy Wales. En attendant, vous pouvez y jeter un oeil en vous rendant sur cette page.
Afin de connaître l'impact réel de Google Chrome sur les internautes de l'hexagone, le baromètre Xiti Monitor a publié une étude du trafic Internet en France pour la journée du 3 septembre dernier. D'emblée, le navigateur de Google rafle la quatrième place avec 1,01% et, en quelques heures seulement, devance le norvégien Opéra. En comparant le trafic web entre le 1er et le 3 septembre, Xiti a pu observer l'impact de Chrome sur l'utilisation des autres navigateurs. En affichant une baisse d'utilisation de 0,31%, le leader du marché, Internet Explorer, fut certainement touché par la sortie de Chrome, mais ce sont surtout les utilisateurs de Mozilla Firefox qui ont téléchargé et essayé le navigateur de Google (-2,61%). A la troisième place, Safari, n'a reculé de 0,48%.

Pour l'analyse de ces chiffres, il important de considérer le lancement très récent de Chrome. Xiti Monitor affirme d'ailleurs qu' "il ne faut bien sûr pas tirer de conclusion hâtive sur les résultats de cette première journée qui peuvent notamment être le reflet de comportements spécifiques." S'il est certain que le lancement de Google Chrome fut pour le moins, triomphant, ni Mozilla, ni Opéra ne semblent inquiets pour leur avenir. Dans un entretien publié sur Neteco, Tristant Nitot, président de Mozilla Europe, reconnaît que le moteur JavaScript V8 de Chrome est intéressant "mais il faut attendre de voir en vrai ce que ça donne" déclare-t-il. Ces propos sont soutenus par Brendan Einch, directeur des opérations techniques chez Mozilla, qui a récemment publié un test du moteur JavaScript TraceMonkey - lequel sera embarqué dans le prochain opus de Firefox et afficherait de meilleures performances que celui de Chrome. Au cours d'un entretien recueilli par le magazine The Register, Jon von Tetzchner, PDG d'Opera déclare : " nous avons repéré certaines influences d'Opera comme les onglets placés au-dessus la barre d'adresse, les fonctions de Speed Dial et de recherche - mais cela signifie que nous faisons les chose bien". Plutôt que d'afficher une inquiétude face au succès de Google Chrome, Tetzchner adopte une attitude résolument anti-Microsoft : " s'ils prennent des parts de marché à Microsoft alors c'est aussi bien pour nous - parce que leur intégration des standards est mieux que celle d'Internet Explorer".

En créant la surprise générale, Google a suscité la curiosité des journalistes mais aussi des blogueurs, ce qui lui a valut une large couverture médiatique. En effet, si déjà plus de 76 000 billets traitants d '"Internet Explorer 8" sont référencés dans l'annuaire de blogs Technorati, le moteur a tout de même indexé plus de 12 000 articles consacrés à "Google Chrome" contre à peine 1600 pour "Firefox 3.1". Bien que la version bêta 2 d'Internet Explorer 8 ait été lancée à la fin du mois d'août, le site français de Google News ne répertorie à l'heure actuelle que 189 articles dans lesquels les termes "Internet Explorer 8" sont mentionnés contre 663 articles pour "Google Chrome" pourtant lancé une semaine plus tard.

Cependant, malgré le buzz généré, pour Google, le pari n'est pas encore gagné. En effet, si certains services de la compagnie ont connu un franc succès tel que Gmail ou Google Calendrier, d'autres, pourtant largement médiatisés, comme Google Checkout n'ont pas eu la même chance. Alors quel sera l'avenir pour Google Chrome ? Va-t-il continuer de grignoter des parts de marché? ou se faire doucement oublier ?
le 08/09/2008 à 22:59
Google met à jour Gmail pour... IE6
Bien que la guerre des navigateurs batte son plein, avec la sortie concomitante de Chrome, Internet Explorer 8 bêta 2 et des premières alpha de Firefox 3.1, une portion non négligeable des internautes surfant sous Windows XP ne s'est jamais donné la peine de mettre à jour ou d'installer un navigateur autre que celui qui était historiquement intégré à l'OS : Internet Explorer 6. Google vient de procéder à la mise à jour de sa messagerie Gmail, de façon à ce que les adeptes d'IE6 ne soient pas tentés de s'en détourner, faute d'une parfaite compatibilité.

"L'actuelle version de Gmail pousse les navigateurs récents dans leurs derniers retranchements, et à l'origine, nous ne pouvions la rendre accessible à ceux d'entre vous qui utilisent IE6", explique sur son blog l'équipe Gmail. Elle affirme avoir, au cours des derniers mois, collaboré à la mise au point d'un patch permettant d'améliorer l'exécution du JavaScript au sein d'IE6, afin que le navigateur puisse correctement gérer les fonctionnalités de Gmail. "Nous avons par ailleurs simplifié quelque peu l'interface utilisateur lorsque le navigateur est IE6 de façon à améliorer la stabilité", ajoutent les ingénieurs en charge de Gmail.

Suite aux modifications apportées, les internautes qui surfent avec IE6 devraient maintenant pouvoir profiter des fonctions de coloration, des émoticones, du mode invisible, du gestionnaire de contacts complet et de l'intégration d'AIM. Ils ont aussi - du moins lorsque l'utilisation d'IE6 ne leur est pas imposée par une quelconque politique d'entreprise, la possibilité de migrer vers un navigateur plus récent, mais ceci est une autre histoire.
Le spécialiste de l'imagerie aérienne et fournisseur d'informations satellitaires GeoEye, a annoncé le succès du lancement de GeoEye-1, un satellite destiné à fournir des images de la Terre très haute résolution aux utilisateurs de Google Earth et au gouvernement américain. L'opération a eu lieu sur la base militaire de Vandenberg en Californie à 11h50 heure locale (18h50 GMT).

Avec ce lancement, GeoEye honore un contrat d'une valeur de 500 millions de dollars, signé en septembre 2004, dans le cadre du programme National Geospatial Intelligence Agency (NGA) NextView. Il vise à compléter, avec le satellite Ikonos, les outils d'imagerie commerciale à disposition de la NGA, dans le cadre de sa mission de sécurité nationale.

Conçu pour prendre des clichés à quelque 681 kilomètres de la Terre, et se déplaçant à une vitesse de sept kilomètres par seconde, GeoEye-1 fournira des images de 41 centimètres par pixel en noir et blanc et de 1,65 mètre en couleurs. Les images commerciales auront elles une résolution de 50 centimètres au maximum en raison de certaines dispositions légales. Selon les dires de GeoEye, le nouveau satellite pourra prendre des images haute résolution de tout le Nouveaux Mexique en seulement une journée. Il devrait commencer les prises de vues avant la fin de l'année 2008.

GeoEye-1 a été construit par General Dynamics Advanced Information Systems (Arizona), un spécialiste de l'électronique de défense. L'outil d'imagerie a pour sa part été réalisé par le spécialiste, des fluides et des systèmes de défense ITT. La firme est d'ailleurs actuellement en train de construire la deuxième version de GeoEye dont le lancement est prévu pour 2011.
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