News WEB

C'est en février 2006 à Madrid qu'est née la communauté FON. Depuis, l'idée d'un réseau WiFi international et sécurisé est devenu très populaire grâce à la communauté des Foneros.

Pour quelques euros, FON propose un petit routeur à brancher sur sa box ADSL afin de créer un réseau WiFi public. Le Fonero peut ajuster le débit qu'il souhaite partager avec les autres membres de la communauté, contrôler l'état du trafic et même personnaliser la page d'accueil du hotspot. En créant ce point de connexion, le Fonero aura la possibilité de se connecter à n'importe quel autre hotspot FON à travers le monde. Aussi, FON a mis en place un système permettant au Fonero d'accumuler un peu d'argent sur son compte Paypal lorsque qu'un visiteur externe à la communauté souhaite se connecter à son réseau public.

En embarquant directement dans leur box la technologie de partage public, plusieurs fournisseurs d'accès à Internet se sont associés à FON afin de démocratiser le WiFi. En France, les clients de Neuf Cegetel peuvent activer le service Neuf Wifi FON. Depuis cette semaine, FON compte désormais 1 million de membres pour un total de 300 000 routeurs actifs. A en croire le blog officiel de la compagnie, cela représente dix fois plus que le parc international de T-Mobile.

Martin Varsavsky, fondateur et PDG de FON déclare : "Lorsque nous avons commencé, il y a moins de 3 ans, certains se montraient sceptiques tant sur l'avenir du WiFi que sur le concept de partage. Aujourd'hui tout le monde parle du WiFi et l'utilise. Même l'iPhone 3G d'Apple vous permet de télécharger sur iTunes via le WiFi. "

Les plus curieux d'entre vous pourront visionner la carte internationale des hotspots disponibles.
Numericable a été condamné hier à 150 000 euros d'amende pour publicité mensongère, tromperie, vente forcée et diverses entorses aux règles de la vente à domicile et à distance. Philippe Besnier et Jack Mikaloff, respectivement président et directeur général délégué de Noos à l'époque ont également écopé de 25 000 et 5 000 euros d'amende.

Cette décision du tribunal correctionnel de Meaux fait suite aux plaintes d'anciens clients du câblo-opérateur Noos, de l'association des Déçus du câble et de la DGCCRF. L'affaire qui a débuté en 2006 pour des problèmes techniques et des factures abusives a donné lieu au dépôt de plus de 4 000 plaintes jusqu'en 2007. Seule une vingtaine de plaignants a obtenu gain de cause et recevra des dommages et intérêts, l'association des Déçus du câble, à l'origine d'un grand nombre de plaintes, ayant effectivement été déboutée faute de remplir les critères pour se constituer partie civile.

Dans un communiqué, Numericable déclare "prendre acte de la décision du tribunal de Meaux" et "assumer l'héritage de Noos", confirmant ses nouveaux objectifs : "Avec cette décision, la page de cette période se tourne et Numericable est bien décidé à mettre la relation client au coeur de sa stratégie." Les Déçus du câble quant à eux s'apprêtent de nouveau à porter plainte, cette fois pour harcèlement moral : "Entre 2006 et 2007, Noos a harcelé d'anciens clients en les appelant chez eux tard le soir," rappelle Marcel Lacour, président de l'association. Numericable regarde vers l'avenir mais ne tourne pas encore tout à fait le dos au passé.
Après avoir levé 8.75 millions de dollars en 2005 et 20 millions supplémentaires fin 2006, BitTorrent vient de recevoir, au troisième tour, 17 millions de dollars de la part DCM, Accel et DAG Ventures.

Basée à San Francisco, la compagnie BitTorrent n'est plus seulement le recueil des pirates Internet mais bel bien une plateforme peer-to-peer suscitant l'intérêt des investisseurs qui y perçoivent un nouveau modèle économique. Pourtant après avoir licencié cinq employés le mois dernier, tout ne va pas pour le mieux chez BitTorrent.

En effet, le PDG de la compagnie, Doug Walker, avait misé sur le marché de la vidéo en annonçant des partenariats avec Paramount Pictures, 20th Century Fox, Lionsgate et MTV. Mais cet objectif ambitieux n'a pas porté ses fruits. Plutôt que d'accuser un service de souscription payant pour la lecture de ces vidéos, BitTorrent explique que le téléchargement préalable d'une application, voire d'un plugin est une contrainte pour l'utilisateur et que le protocole P2P jouit d'une mauvaise image. Dans cette optique, Joost a récemment décidé de se doter d'une interface web plutôt que d'un logiciel. Aussi, à cette heure, les revenus de BitTorrent restent liés au marché du jeu vidéo. D'ailleurs, hier, la compagnie a signé deux nouveaux partenariats avec Aeria et IAHGames pour la distribution de jeux multi-utilisateurs.

Cependant, BitTorrent n'en a pas fini avec ses ambitions sur le marché de la vidéo. La firme souhaiterait pouvoir compter sur une large base d'utilisateurs pour attirer les distributeurs de contenu. En parallèle, Ashwin Navin, co-fondateur de la compagnie pense qu'à l'avenir, son service de peer-to-peer serait susceptible d'utiliser les serveurs d'Amazon S3, probablement afin d'y stocker régulièrement des fichiers qui pourront être distribués sur demande par la suite. Navin ajoute que BitTorrent pourrait aussi choisir d'y coupler un modèle de souscription,

Enfin la compagnie doit aussi faire face à une rude concurrence avec iTunes ou Amazon mais aussi du service MySpace Music, Au total, la compagnie aura levé 46 millions de dollars et sans pour autant avoir établit un modèle économique viable.

Certes, BitTorrent a conservé l'aspect communautaire des réseaux P2P mais en proposant des souscriptions pour accéder au contenu diffusé, la compagnie brise l'image du réseau underground libre et ouvert, Après tout, les morceaux téléchargés de l'Apple Store ne nécessitent-ils pas l'installation préalable du logiciel iTunes?
Jeudi dernier, Tim Berners-Lee, souvent considéré comme l'inventeur du world wide web, a dévoilé un nouvel organisme baptisé la "Web Foundation". En regroupant les idées, concepts et savoirs de gros industriels, des experts, des chercheurs, ou des politiciens, la Web Foundation planchera sur la Toile de demain. L'objectif principal de cette organisation sera régi par trois idées phares visant à: promouvoir, démocratiser et renforcer un réseau Internet unique, ouvert et libre.

Le créateur de la Web Foundation explique : "Le web a été principalement dessiné par les pays riches mais ce réseau aurait bien plus de valeur s'il était plus ouvert [...] Bien sûr, les technologies futures doivent être plus intelligentes et plus puissantes. Mais on ne peut pas se contenter de les développer sans écouter ces gens qui n'utilisent pas du tout le web et qui pourtant le ferait si, et seulement si, ce réseau serait différent d'aujourd'hui."

Si cette initiative promet d'être intéressante, on pourrait se demander de quelle manière la Web Foundation se distingue-t-elle du W3C et du WSRI, lesquels sont aussi sous la direction de Berners-Lee. En faisant figure d'autorité sur les développeurs web, le W3C régule les standards des langages Internet tels que le HTML, le CSS ou le XML. Ce consortium met en avant l'accessibilité du site Internet afin que son contenu puisse être consulté sur l'ensemble des navigateurs. Le WSRI est né d'un rapprochement entre le laboratoire des sciences informatiques et de l'intelligence artificielle du MIT et de l'école des sciences électroniques et informatiques de l'université de Southampton. Cet organisme regroupe des chercheurs scientifiques qui détermineront si l'architecture du web répond aux usages de l'Internet de demain notamment sur le plan de la vie privée et des outils communautaires.

La Web Foundation utilisera plusieurs stratégies pour organiser des levées de fonds et déjà, elle a reçu 5 millions de dollars de la part Alberto Ibargüen, président de la fondation de John S. et James L. Knight visant à promouvoir le journalisme.
L'Arcep a publié un rapport sur l'état du déploiement du WiMAX en France pour les autorisations d'utilisation des fréquences de boucle locale radio (BLR) dans la bande 3,4-3,6 GHz délivrées le 25 juillet 2006. A ce jour, les résultats de cette étude, menée au cours de l'été 2008, sont plutôt décevants. L'Arcep a dénombré 524 sites dont 512 opérationnels pour lesquels les titulaires d'autorisation(s) ont mis en oeuvre des offres commerciales auprès de plusieurs milliers de clients (particuliers et professionnels). L'analyse permet de discerner deux types d'offres qui seront proposées par les acteurs de l'Hexagone. En effet, certains titulaires envisagent de lancer un forfait haut-débit sans fil, à mi-chemin entre l'internet fixe et la 3G.

En parallèle, certaines collectivités titulaires proposeraient un modèle orienté spécifiquement vers l'aménagement numérique du territoire, pour la couverture des zones blanches de l'ADSL. Si ces projets promettent un bel avenir du WiMAX en France, au 30 juin dernier, il y aurait dû y avoir 3564 sites déployés. Alors comment expliquer ce retard ?

A travers le monde, les opérateurs se sont accordés sur l'usage du WiMAX 802.16e plutôt que 802.16d. En effet, non seulement la norme 802.16e affiche de meilleures performances mais elle permet le nomadisme pour les appareils portables compatibles. Seulement cette technologie est arrivée en retard et les équipements industriels ne prennent pas tous en charge cette norme, explique l'Arcep.

L'autorité de régulation a décidé de suivre le déploiement des titulaires d'autorisation(s) et recevra un rapport de leur avancement tous les six mois. La nouvelle échéance prévue par l'Arcep pour la finalisation du déploiement est décembre 2010.
C'est finalement avec quelques jours d'avance que nous connaissons le sort de Napster. Le distributeur américain Best Buy a effectivement annoncé aujourd'hui en faire l'acquisition pour 121 millions de dollars (un peu plus de 85 millions d'euros), ramenés à 54 millions de dollars après déduction de la trésorie de la plateforme musicale.

Le conseil d'administration de la boutique de téléchargement légal de musique a approuvé à l'unanimité l'offre de Best Buy à 2,65 dollars par action, près du double du cours de clôture de vendredi. Ce dernier, qui avait chuté de presque 60% depuis Novembre, a décollé suite à l'annonce, dépassant les 2,50 dollars tout au long de la journée. Le rachat comporte plus de 700 000 abonnés et une plateforme de téléchargement légal disponible notamment sur mobile.« Cette transaction permet à Best Buy de construire de nouvelles relations régulières avec des clients », a déclaré dans un communiqué Brian Dunn, le directeur opérationnel du détaillant. Ce qui tombe plutôt bien puisque Best Buy commercialise justement "les appareils et les solutions leur permettant d'accéder aux contenus partout où ils veulent, quand ils le veulent, comme ils le veulent". On comprend bien l'intérêt que porte ce mastodonte de la distribution américaine pour une entreprise qui enchaine les déficits depuis quelques années. La chaine a par ailleurs assuré qu'aucun des 140 employés de Napster, basés à Los Angeles, ne serait inquiété, la direction devant également rester inchangée.

Apple et Nokia, qui produisent des dispositifs destinés à lire de la musique, disposent tout deux d'une boutique de musique en ligne. En France, la plateforme Fnac Music va de pair avec un important catalogue de baladeurs adaptés. Ce rachat effectué par l'un des plus importants distributeurs d'électronique grand public des États-Unis tendrait-il à prouver que la musique dématérialisée ne peut exister qu'en complément d'une offre matérielle ? On peut effectivement supposer que Best Buy va donner un grand coup de pouce au chat casqué en l'associant à la vente de baladeurs, par le biais de promotions par exemple, tandis que la vente de musique sur sa plateforme induira des ventes de baladeurs... La boucle est bouclée !
Le portail de vidéos en ligne Dailymotion annonce cette semaine la signature d'un accord avec les sociétés d'auteur du monde de l'audiovisuel SACD, Scam et ADAGP, selon les termes duquel il s'engage à leur reverser des droits pour la diffusion des oeuvres de leurs répertoires proposés sur son site.

Les auteurs d' "oeuvres cinématographiques et audiovisuelles documentaires et de fiction, y compris les captations de spectacles vivants, ainsi que des oeuvres des arts graphiques et

plastiques" devraient donc être rémunérés dès que leurs contenus sont diffusés sur Dailymotion, du moins pour la partie "contenus officiels", où les vidéos sont soumises par des partenaires et non par le tout venant.

"Cet accord est le premier du genre négocié entre sociétés d'auteurs et une plateforme de partages de vidéos. Il s'applique pour le monde entier.", se félicite Dailymotion dans un communiqué. Un an après que Deezer, ex Blogmusik.net, soit rentré dans le rang en signant un accord de partage de revenus avec les artistes du monde de la musique représentés par la Sacem, Dailymotion se lance donc dans une démarche similaire à destination du monde de l'audiovisuel.

Pour Laurent Duvillier, délégué général de la SCAM, cet accord constitue " les prémices d'une coexistence bénéfique entre le légitime respect des droits des auteurs et la formidable opportunité de circulation des oeuvres et d'accès à la connaissance qu'offre Internet". Alors que les internautes manifestent un goût de plus en plus prononcé pour les sites qui permettent d'accéder gratuitement à du contenu soumis au droit d'auteur, la démarche semble effectivement plus productive qu'une répression à outrance. Reste à voir si l'équilibre entre la part des recettes publicitaires pouvant être reversée aux auteurs et les revenus que ces derniers sont en droit d'attendre conviendra à tous.

SACD : Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques
Scam : Société de gestion collective des droits d'auteur dans le domaine du multimédia
ADAGP : Société française de gestion collective des droits d'auteur dans les arts visuels (peinture, sculpture, photographie, multimédia, etc.)
Après la téléphonie mobile et la fibre optique, les opérateurs alternatifs reviennent à la charge contre France Télécom. Réunis au sein de l'Aforst, ils viennent d'envoyer une lettre à l'Arcep demandant à l'autorité des télécoms de se pencher sur la question des prix de gros dans le domaine de l'accès à Internet.

Selon ce document, dont la teneur est rapportée par Les Echos, France Télécom aurait en 2006 perçu 392 millions de recettes dues à la différence qui existe entre les tarifs pratiqués par l'opérateur historique et les coûts réels qu'engendrent les prestations afférentes, à savoir la location de ses infrastructures.

"Sur les 400 millions d'euros de profits réalisés sur les ventes externes pour l'ensemble des comptes publiés en 2006, au moins 392 millions de revenus restent totalement injustifiés, en plus du revenu réglementaire admis pour les prestations soumises à une obligation d'orientation vers les coûts", affirment ainsi les opérateurs alternatifs, qui demandent réparation.

Ainsi réunis, ils appellent l'Arcep à faire pression sur France Télécom pour ce dernier «révise ses tarifs actuels pour les mettre en conformité avec une orientation sur ses coûts réels", et demandent une surveillance active des comptes de ce dernier.
Des pirates ont infiltré un des serveurs du CERN quelques heures seulement après le lancement du grand collisionneur d'hadrons (ou LHC), la semaine dernière. Les pirates de la Greek Security Team ont décidé de tourner le couteau dans la plaie au moment même où l'une des plus importantes expérience scientifique du monde débutait, en modifiant la page d'accueil du site d'une des expériences liées au "grand tunnel générateur de trou noir". Ce LHC est effectivement au coeur de la polémique depuis quelques semaines car certains craignent qu'il pourrait être la cause de la fin du monde, une hypothèse que réfutent les scientifiques de l'organisation européenne pour la recherche nucléaire.

Ces derniers se veulent rassurant, précisant que bien que le serveur piraté soit relié à d'autres serveurs utilisés par l'expérience, ils n'auraient pu qu'éteindre l'un des services de récupération de données, ce qui n'aurait pas mis en danger la dite expérience. Il semble s'agir de hackers qui souhaitaient simplement démontrer les failles de sécurité dont le CERN est victime, ils n'ont causé aucun dommage.

Le site internet concerné a depuis été fermé par le CERN.
En plus d'un moteur JavaScript ultra rapide, Firefox 3.1 embarquera un nouveau système de navigation sécurisé. Depuis plusieurs années, le navigateur d'Apple, Safari possède le mode Private Browsing. Plus récemment, Google Chrome est entré dans la danse avec Incognito. Enfin, pour Internet Explorer 8, Microsoft travaille déjà sur InPrivate.

Initialement prévu pour Firefox 3.0, ce mode de navigation privée a été ajourné faute de temps. Cependant, pour le prochain opus du logiciel, attendu à la fin de l'année, les développeurs ont désormais tracé les grandes lignes à suivre. Ainsi, durant cette session de surf, l'ensemble des cookies seront stockés en mémoire puis effacés à la fermeture de l'application. Par ailleurs, les sites visités ne seront pas enregistrés dans l'historique du navigateur. En conséquence, les liens cliqués ne seront donc pas marqués d'une couleur violette. Lorsque l'utilisateur démarrera une session privée, les outils de sauvegarde des mots de passe ou de remplissage automatique des formulaires seront désactivés. Notez aussi qu'à la fermeture du navigateur, tous les téléchargements au cours de cette session seront vidés du gestionnaire et toutes les connexions privées seront désactivées.

A en croire les équipes de Mozilla, Apple, Google ou Microsoft, les navigateurs de demain seront extrêmement rapides et chacun met en avant les qualités de son moteur JavaScript. Aussi, pour nous autres utilisateurs, il devient de plus en plus difficile de déterminer lequel de ces logiciels est le plus performant. Finalement, le choix pourrait se porter sur les fonctionnalités réelles du navigateur et notamment la gestion de notre vie privée. A cet égard, Firefox 3.1 promet d'être même niveau de ses concurrents.

Vous trouverez plus de détails sur le wiki des développeurs.
LoadingChargement en cours