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Le groupe Numericable Completel faisait sa rentrée aujourd'hui. Au coeur de l'actualité pour diverses affaires depuis plusieurs mois, l'opérateur de télécommunications repart sur de nouvelles bases, dévoilant lors d'une conférence de presse une nouvelle équipe de direction et de nouveaux objectifs communs au groupe.

Conscient des griefs dont Numericable fait l'objet, Pierre Danon, PDG du groupe depuis le mois de juin, assurait en début de conférence que la situation s'améliorait progressivement, admettant notamment que le service client était passé du "catastrophique" au "pas très bon". Épaulé par ses nouveaux collaborateurs, il a exposé les grands axes de la stratégie qui mèneront le groupe "du renouveau à la conquête".

Une offre Internet plus performante que l'ADSL

Une nouvelle structure de direction commune à Numericable et Completel a été mise en place. Ils ont dévoilé aujourd'hui une nouvelle stratégie. L'infrastructure de Numericable par exemple est l'objet d'un grand plan de rénovation depuis environ quatre ans. Ainsi 3,4 des 9,6 millions de prises présentes chez les particuliers sont raccordées au réseau fibré qui arrive au pied de l'immeuble.

Numericable l'a bien compris, son renouveau passe par une offre à la pointe de la technologie. Car à défaut d'avoir la confiance des consommateurs, l'opérateur multi service propose une offre qui dépasse, du moins sur le papier, celle de ses concurrents utilisant la technologie ADSL.

L'opérateur totalise d'ores et déjà 104 000 foyers connectés en très haut débit à 100 Mbps, tandis qu'un peu plus de 2 millions de prises seraient éligibles à l'offre. L'opérateur a profité d'un amendement qui lui facilitait la tâche, mais ses privilèges ont été révoqués un peu plus tard. De quoi expliquer l'avance qu'il a pris sur son principal concurrent Orange qui ne compte à ce jour que 14 000 fibrés ? Quoi qu'il en soit c'est la solution FTTB qui est employée, et c'est donc l'installation existante qui est utilisée du pied de l'habitation aux prises des particuliers. Ainsi le câblo opérateur fournit depuis quelques temps déjà des modems compatibles avec l'offre "Puissance Fibre". Il prévoit de faire migrer ses clients sans surcout au fur et à mesure du déploiement de son offre.

L'offre grand public est également complétée par un service double play ne comprenant qu'Internet et le téléphone. Il sera lancé le 15 septembre et sera commercialisé 19,90 euros par mois.

Notons toutefois qu'alors que Free et Orange prévoient sur leurs offres FTTH des débits montants (upload) généreux de plus ou moins 50 Mbps, Numericable se contente lui d'un petit 5 Mbps. C'est certes 5 à 20 fois mieux que la majorité des offres ADSL modernes, mais tout l'intérêt de la fibre repose justement sur son aspect (presque) symétrique, c'est du moins ce qui permet de nouvelles applications (le partage de fichiers multimédias en pleine résolution par exemple). Aussi, bien qu'il n'y ai pas de limite de bande passante, le fournisseur d'accès se réserve le droit de brider la connexion des utilisateurs qu'il juge trop gourmands.

La haute définition en standard

La télévision, à l'instar de l'Internet, est tournée vers l'avenir : la nouvelle HD Box qui, comme son nom l'indique, est compatible haute définition, est fournie en standard. Le bouquet de base comprend 9 chaines HD (dont TF1, France 2, Arte et M6) auxquelles viendront s'ajouter 6 autres au mois d'octobre. La nouvelle HD Box Memory intégrant un disque dur de 160 Go permet quant à elle l'enregistrement des programmes et le contrôle du direct (time shifting). Enfin, l'offre de vidéo à la demande, qui propose déjà 5 000 programmes dont 100 en HD, est dorénavant complétée d'une offre de SVOD (donnant accès de façon illimitée à un catalogue en échange d'un abonnement) et d'une offre de catch-up TV qui permet de regarder gratuitement une sélection de programmes en décalé. Une offre dans l'ensemble somme toute assez classique, mais le câblo-opérateur se démarque de la concurrence cuivrée par une diffusion des programmes HD en MPEG-4 à 10 Mbps, plus du double de ses compétiteurs.

Le prestataire de service se lance également dans le domaine professionnel, jusqu'à présent chasse gardée de Completel, en proposant l'offre NumeriPRO aux petites entreprises. Facturée 35 euros par mois, cette dernière propose l'accès à Internet jusqu'à 100 Mbps descendant / 5 Mbps montant et deux lignes téléphoniques avec deux numéros distincts.

Enfin, l'opérateur multi service va prochainement proposer l'offre Homezone qui, combinée à une offre de téléphonie fixe et à une ligne de téléphonie mobile sur son MVNO, permettra de profiter des conditions de l'offre de téléphonie fixe (l'illimité vers 45 destinations) depuis son portable lorsqu'on est à portée de son modem.

Un service client qui revient de loin

Avec une offre de pointe sur le papier, reste à être à la hauteur dans la pratique. C'est justement l'un des points sur lequel Numericable est le plus critiqué.

Pour améliorer sa relation avec le client, l'opérateur a ouvert plusieurs boutiques (69 sont ouvertes à ce jour, 142 son prévues pour fin 2009) et a amélioré celles existantes. L'assistance téléphonique a enregistré une baisse du nombre d'appel de 30% depuis un an. Des mesures de Numericable révèlent que la durée d'attente moyenne est inférieure à 1 min 30 et que 88% des appels sont traités avec satisfaction. Le portail d'assistance quant à lui a été revu et corrigé. La DGCCRF enfin a constaté une baisse constante des réclamations depuis 2007. Pierre Danon se veut confiant, il estime que dans un an, la situation sera "acceptable". Espérons-le !

Premiers pas vers la transparence

Le manque de transparence était l'un des reproches fait à Numericable. Ce dernier répond partiellement à cette accusation en promettant de publier chaque semestre quelques chiffres clés et une partie de ses résultats financiers.

On apprend ainsi aujourd'hui que le chiffre d'affaires du groupe s'élève pour le premier semestre 2008 à 640 millions d'euros et que 170 millions d'euros ont été investis, dont une part importante pour le déploiement de la fibre optique. Le groupe n'a en revanche pas souhaité communiquer sur d'hypothétiques bénéfices nets.

Numericable compte 3,5 millions d'abonnements à la télévision, 930 000 à l'Internet et 650 000 au téléphone fixe. L'opérateur ne souhaite toutefois pas communiquer le nombre d'abonnés à son offre de téléphonie mobile, ajoutant qu'il n'a pas d'objectif de parts de marché sur ce segment. Completel pour sa part compte 4450 entreprises clientes.

Le groupe fraichement constitué met donc les bouchées doubles en s'attaquant de front à tous les points qui lui faisaient défaut. Reste à fournir en pratique ce qui est proposé en théorie !
En avril 2007, les chercheurs d'IBM se sont penchés sur le développement de A-Browser, un navigateur mettant l'accent sur l'accessibilité et destiné aux personnes à la vue réduite. Cette fois, la compagnie dévoile un nouveau projet bien plus ambitieux, le Spoken Web. En Inde, les chercheurs du laboratoire d'IBM travaillent sur la mise en place d'un réseau parallèle à Internet, lequel serait accessible non seulement pour les personnes souffrant d'un handicap mais aussi à partir des téléphones portables.

En effet, en Inde, "le nombre des appareils mobiles est supérieur à celui des PC connectés à Internet, nous voulons donc nous assurer que tout ce que nous faisons au travers d'un navigateur sur PC puisse être effectué à partir d'un téléphone mobile" déclare Guruduth Banavar, directeur du département. En Inde le prix d'un PC et d'une connexion web reste élévé tout comme le taux d'analphabétisation (64% de la population). Cette nouvelle technologie baptisée Spoken Web se base sur le protocole HSTP (hyper speech transfer protocol) et utilise le langage VoiceXML (Voice eXtensible Markup Language). Il en résulterait des pages web optimisées (VoiceSites), qui disposeront de leurs propres liens (VoiceLinks). Banavar explique : "cette technologie est un réseau telecom Internet mondial de VoiceSites que l'on peut qualifier de sites web accessibles par commandes vocales et qui se trouvent sur un réseau téléphonique plutôt que sur Internet."

Les utilisateurs peuvent accéder au Spoken Web à partir d'un numéro gratuit et fabriquer leurs propres VoiceSites à partir de modèles pré-configurés sur le serveur. Le réseau des VoiceSites pourrait éventuellement créer des liens vers les sites de la Toile traditionnelle "mais cela impliquerait que les sites web classiques offrent une compatibilité tant au niveau de la technologie VoiceXML que de l'agencement du contenu" ajoute Banavar.

La mise en place du réseau Spoken Web nécessiterait la participation de plusieurs acteurs tels que des commerçants ou des agences. Cela permettrait notamment à l'utilisateurs de recevoir plusieurs types de contenus locaux. IBM travaille actuellement avec un opérateur local, par la suite, la compagnie décidera de la commercialisation de cette technologie.
L'opérateur historique jouerait-il la montre ? France Télécom Orange (FTO) vient en effet d'annoncer que le déploiement de son réseau Internet à très haut débit, via la fibre optique, serait retardé d'un an. Cette annonce a été confirmée lors de la conférence "i2010: quelle société de l'information pour demain ?", après la publication, mardi, d'une lettre du directeur exécutif France du groupe de télécommunications Louis-Pierre Wenes, dans la Correspondance de la presse. Ce retard serait imputable à « un manque de clarification du cadre réglementaire ».Alors que les opérateurs concurrents Free et SFR comptent, respectivement, investir un milliard d'euros dans la fibre, que la Loi de Modernisation de l'Économie (LME) vient d'être publiée au Journal officiel (5 août 2008), mentionnant les modalités de mutualisation du réseau national, cette annonce brouille d'autant plus les pistes. En 2006, France Télécom avait annoncé un « prédéploiement », qui visait à raccorder à la fibre de 150.000 à 200.000 clients sur plus d'un million de clients raccordables fin 2008, pour un investissement total d'environ 270 millions d'euros.

Le déploiement de la fibre en France représente une étape majeure dans la modernisation du pays. Depuis plusieurs années les opérateurs cherchent à renouveler une infrastructure de télécommunication en fil de cuivre vieille de près d'un siècle, et qui a généralement demandé d'énormes travaux de génie civil. L'opérateur historique, France Télécom, propriétaire de la marque Orange, présente dans plusieurs pays d'Europe (Espagne, Pologne, Royaume-Uni, France), est accusé, de profiter de sa position dominante sur ce marché des « tuyaux de communication ». Free rétrocèderait ainsi près de sept euros à FTO, pour chaque ligne dégroupée.

Avec la LME, le groupe se voit désormais dans l'obligation de « partager » ses infrastructures lourdes avec ses concurrents sur le marché. Certains comme Neuf et SFR ont, eux, choisi de déployer une partie de leur réseau le long des lignes de chemin de fer et voies fluviales afin d'en faciliter l'installation. Mais ils s'associent également avec d'autres comme Free pour revendiquer auprès de FTO un accès aux boucles locales.

Car si tout le monde s'accorde sur le principe d'une mutualisation des fibres optiques, la question du lieu de cette mutualisation reste complexe. Comme pour l'ADSL, Free propose de la gérer depuis les dizaines noeuds de raccordement optiques (NRO) parisiens, tandis que France Telecom lui propose une connexion directe, mais plus laborieuse, aux pieds des 90.000 immeubles de la capitale (Fiber To The Home ou FTTH). Resterait alors aux syndics le choix du fournisseur. Problème: la mutualisation au pied du bâtiment serait plus complexe à mettre en place pour les challengers de FTO.Reste que tous les opérateurs n'ont pas attendu ces décisions pour commencer leur déploiement de fibres sur les boucles locales et même jusqu'au pied des bâtiments. Pour preuve, Numéricable avait en juillet dernier été bousculé par les autres opérateurs, après la diffusion d'une pétition, qui visait à justifier un amendement autorisant la société à déployer sa fibre au sein de ses réseaux ADSL préexistants (sous prétexte de « rénovation »), sans le consentement du syndic.L'Institut de l'Audiovisuel et des Télécommunications (Idate) estimait en 2006 que le remplacement du haut débit classique par le très haut débit commencera à être significatif en 2010/2012. Le très haut débit devrait représenter 27% (FTTH à 18%) du total de la base « broadband » en 2015.
Bien que Chrome, de Google, ait quelque peu tendance à accaparer l'attention depuis sa sortie, les Norvégiens d'Opera Software n'entendent pas rester sur la touche et annoncent cette semaine la sortie d'une première version bêta d'Opera 9.60, la future évolution de leur navigateur. Trois mois après la sortie d'Opera 9.5, cette version ne chamboulera pas l'existant, mais intègrera quelques petites nouveautés.

En premier lieu, Opera s'est intéressé à la possibilité de synchroniser les mots clé et l'historique des saisies utilisateur dans la barre d'adresses avec Opera Link, qui permet ensuite d'accéder à ces informations depuis une autre machine. Cette première bêta d'Opera 9.60 offre par ailleurs la possibilité de prévisualiser d'un clic le contenu d'un flux RSS ou Atom, ce qui permettra par exemple de consulter les dernières actualités d'un site sans s'embarrasser à charger son interface.

Du côté du client de messagerie, un mode bande passante limitée fait son apparition : activé, il permettra de limiter les échanges lors de la récupération des emails. Ainsi, seules les premières lignes d'un message seront téléchargées sur un compte POP, l'utilisateur ayant ensuite la possibilité de récupérer l'intégralité du mail. En IMAP, Opera n'effectuera le rapatriement des données qu'à la demande. Enfin, de nouvelles options de suivi font également leur apparition.

L'éditeur, qui continue donc à miser plus sur une suite logicielle que sur un simple navigateur, avec l'intégration d'un lecteur de flux RSS ou d'un client de messagerie, affiche sur son site les notes de version et la liste des nouveautés.
L'inventeur du World Wide Web, Tim Berners-Lee s'interroge sur une éventuelle prise en charge du format SVG dans Internet Explorer.

Le format graphique SVG, Scalable Vector Graphique, permet de représenter une forme géométrique en interprétant les données d'un code XML. SVG est notamment utilisé pour les cartes géographiques. A la différence de l'image matricielle, l'image vectorielle peut être agrandie à l'infini. La plupart des navigateurs web embarque directement le support natif du format SVG. Berners-Lee déclare : " Si vous observez les navigateurs, vous vous rendrez compte que la plupart d'entre eux supporte le SVG [...] Je vous laisse deviner celui qui a traîné dans la prise en charge de ce format".

Contrairement à Mozilla Firefox ou Safari sur Intel ou Opéra, Internet Explorer requiert le téléchargement d'un plug-in développé par Adobe avant de pouvoir visualiser une image dans ce type de format vectoriel. Cependant, après avoir annoncé le rachat de Macromedia en avril 2005, Adobe entend remplacer ce plugin par la technologie concurrente de Flash et la compagnie a annoncé que le développement de son plugin SVG viendra à échéance le 1er janvier 2009.

Microsoft avait intégré VML (Vector Markup Language), un autre format de graphique vectoriel mais en 2001, le consortium W3C en charge de réguler les standards du web et présidé par le même Berners-Lee a recommandé le format SVG. AP recueille les propos d'un porte-parole de Microsoft : " Cela fait longtemps que nous réfléchissons sur la prise en charge du format SVG. Nous recevons une forte demande de la part des développeurs web pour le support de ce format et nous savons que cette requête est prioritaire".

Pourtant, interrogé par The Register à ce sujet Chris Wilson, architecte de la plate-forme IE avait déclaré en mars dernier : "Nous devons d'abord choisir quelle technologie nous devrons prendre en charge. Il nous faut d'abord achever un travail avant de passer à quelque chose d'autre et risquer de tout bâcler; une erreur que nous avons déjà commise dans le passé.". Internet Explorer 8 dont la bêta 2 est sortie le 27 août dernier, ne devrait donc pas répondre aux demandes des développeurs web.

Après l'échéance du 1er janvier prochain, que fera Microsoft? La technologie de Silverlight pourrait-elle tracer un nouveau chemin ?
Pour le SNEP, qui représente les intérêts des éditeurs de musique en France, le constat du premier semestre 2008 est sans appel : avec des ventes de disques toujours en baisse, et un secteur de la musique numérique qui ne parvient absolument pas à compenser le déclin du marché physique, il devient de plus en plus urgent de définir un cadre précis venant régir les échanges de biens culturels sur Internet et... enrayer une fois pour toute le piratage, toujours considéré comme la principale source des maux du secteur.

- 12,2% sur un an

Le marché de gros de la musique enregistrée connait, pour le premier semestre 2008, une baisse de 12,2% pour atteindre 279 millions d'euros. Les ventes de musique sur supports physiques (CD, singles et vidéos musicales) connaissent sans surprise une baisse plus importante, évaluée à 17,7%. Les singles sont les plus touchés par la crise, avec un chiffre d'affaires en baisse de 45,2% sur un an.

Du côté des ventes numériques en revanche, la croissance est toujours au rendez-vous, mais avec 36 millions d'euros de recettes sur les six premiers mois de 2008, on peine à compenser l'érosion des ventes de disque. Le numérique enregistre toutefois une progression de 56,9% sur un an, bien plus marquée en France qu'au niveau mondial, pour lequel la hausse n'est que de 15%.

La téléphonie mobile représente le gros des ventes, avec 20,3 millions d'euros de chiffre d'affaires, devant les téléchargements à l'acte sur Internet (12,4 M€) et les offres de type streaming et abonnement qui, avec 3,3 millions d'euros, enregistrent toutefois une croissance de 370% sur un an.

De la valeur de la musique...

Toute la profession caresse l'espoir de voir repartir à la hausse les ventes de CD, mais l'on commence à admettre ouvertement que l'essor du numérique entraine de nouveaux modes de consommation de la musique, une tendance contre laquelle il serait stérile de lutter. La fin des combats d'arrière-garde ? Si les canaux de distribution se multiplient, il importe toutefois pour le SNEP de ne pas perdre de vue la question, primordiale aux yeux des producteurs, de la valeur de la musique.

"Rien ne dit qu'une forme d'exploitation prendra le pas sur les autres à l'avenir. Il faut donc s'habituer à ce que les sources de revenus se multiplient", explique Christophe Lameignère, président du SNEP, pour qui les offres d'abonnement illimité, ou les sites d'écoute gratuite financés par la publicité posent un problème de taille : la baisse, dans des proportions importantes, de la valeur unitaire d'un morceau de musique. Le problème du secteur serait donc double : il importe d'attirer les consommateurs vers les nombreuses offres légales disponibles, mais aussi de réfléchir à la façon dont ces offres peuvent correctement valoriser la musique.

"Internet est le seul endroit où la consommation de biens culturels n'est pas organisée", commente Christophe Lameignère. La branche française de l'IFPI, qui appelait déjà de ses voeux la loi "Création et Internet" en avril dernier, continue à y placer ses espoirs : endiguer le piratage, c'est forcer les consommateurs à se tourner vers les offres légales, et donc stabiliser ces dernières autour de modèles permettant aux éditeurs de renouer avec la croissance.

Hadopi : première lecture avant Noël

Au coeur d'une rentrée parlementaire mouvementée, difficile pour les deux chambres de se consacrer à l'épineux dossier de la loi "Création et Internet", autrement appelée loi Hadopi, du nom de l'Autorité qu'elle est censée instituer. Initialement prévue pour le mois de septembre ou d'octobre, la première lecture pourrait finalement n'avoir lieu qu'en fin d'année, repoussant la promulgation de la loi au printemps 2009. "L'engagement du président de la République sur ce dossier est intact", rappelle Hervé Rony, directeur général du SNEP. Les difficultés seraient donc d'ordre "technique, mais pas politique".

Quoi qu'en dise le SNEP, le caractère éminemment politique du dossier est incontestable, en témoigne les virulentes réactions au concept de riposte graduée aussi bien en Europe qu'en France. On se souviendra également des débats houleux qui avaient accompagné la réflexion autour des dossiers licence globale et loi DADVSI. Une façon d'aplanir ces difficultés serait-elle de procéder à la première lecture au cours d'une de ses sinistres soirées de décembre, où la majorité des députés préfère aux bancs froids de l'Assemblée la chaleur d'un bon fauteuil ?

"On retrouvera la santé pour une raison simple : la musique est indispensable à la société", conclut sur une note d'optimisme Christophe Lameignère. Les maisons de disque le sont-elles également ? D'aucuns estiment que le marché de la musique serait bien plus vivant s'il n'était pas figé dans le carcan des modèles de distribution actuels. D'autres rappellent que s'il tourne pour beaucoup autour de la musique dite "enregistrée", le marché de s'y limite certainement pas.
Aux Etats-Unis, AOL est bien décidé à conserver ses visiteurs actuels même si cela doit se traduire par des moyens plutôt inhabituels : permettre à l'internaute de consulter les emails de leur comptes Yahoo, Gmail ou Hotmail. En effet, America Online vient de lancer une toute nouvelle page d'accueil utilisant les interfaces de programmation des trois autres webmails afin d'automatiser la mise à jour d'un petit module de prévisulisation, lequel n'est pas sans rappeler celui présent sur la page d'accueil de Yahoo!

Cette nouvelle fonctionnalité, pour l'instant disponible uniquement sur le site américain, fait partie d'un projet de développement plus ambitieux. Par la suite, l'utilisateur sera en mesure de personnaliser le contenu et les services accessibles depuis cette page, voire d'y ajouter des liens et des flux RSS personnels. AOL précise que ces nouveaux changements seront intégrés à cette page dans les prochaines semaines.

Bill Wilson, Vice President du département Programming chez AOL déclare : "AOL est le premier gros portail à proposer cette agrégation de courriers électroniques. Nous savons que les gens possèdent plusieurs comptes emails sur différents services [...] et nous souhaitons rendre la consultation des messages plus simple"..

A noter : pour utiliser cette nouvelle fonctionnalité, il faudra initialement autoriser AOL à accéder à votre compte lors de la première identification. Ce processus est généralement requis lorsqu'une application web souhaite communiquer avec l'interface de programmation d'un service tiers.
Après avoir officialisé il y a deux semaines l'acquisition du fournisseur d'accès Alice, Iliad confirme la suppression chez ce dernier de 320 à 340 postes.

C'est effectivement ce qu'ont annoncé hier aux représentants du personnel Cyril Poidatz, président du conseil d'administration d'Iliad, et Maxime Lombardini, directeur général du groupe. Les suppressions d'emplois concernent uniquement le siège social parisien et c'est donc la quasi-totalité de ses 390 salariés qui est invitée à partir volontairement d'ici au 1er mars 2009. La maison mère du fournisseur d'accès Free a en effet assuré qu'aucun employé ne ferait l'objet d'un départ forcé jusqu'à cette date, les licenciements ne débutant qu'après. En revanche, aucun des 1 000 employés des plateaux téléphoniques basés à Bordeaux et à Marseille ne sont touchés.

Racheté pour 775 millions d'euros, Alice compte à ce jour près de 900 000 abonnés, qui viennent s'ajouter à ceux de Free, portant le nombre total à environ 4 millions. De quoi relancer la guerre pour la deuxième place du classement contre Neuf et ainsi stimuler de nouvelles offres et innovations ?
le 10/09/2008 à 22:24
Deezer signe avec la Warner
Le célèbre service d'écoute de musique gratuit sur Internet, Deezer, directement financé par la publicité en ligne, a annoncé ce jour la signature d'un partenariat avec la maison de disque Warner Music International. Cet accord mondial porte sur la mise à disposition du contenu musical de WMI et sur un partage des revenus publicitaires.

Les  titres et les artistes de  WMI seront donc disponibles  sur  le  site  de  Deezer  en  écoute  libre,  illimitée  et  légale, dans ce cadre les deux sociétés partageront le chiffre d'affaires généré par la publicité. Deezer  mettra  à  disposition,  dans  un  premier  temps,  les  titres  de  Warner  Music sur  la  France  et  prochainement  sur  le  Royaume-Uni  et l'Allemagne,  après  ouverture  de  ses  bureaux.  Dans  le  cadre  de  cet  accord,  les  équipes  de  WMI  pourront  ajouter  des  contenus  éditoriaux  à destination des utilisateurs de Deezer.

Pour rappel, Deezer avait déjà signé avec les maisons de disques Universal, EMI, Sony BMG, ainsi qu'avec certains indépendants.
le 10/09/2008 à 22:24
Le premier plugin pour Google Chrome
L'une des raisons principales du succès grandissant de Mozilla Firefox réside incontestablement dans la multitude des plugins que l'on peut lui adjoindre afin d'ajouter au navigateur une nouvelle fonctionnalité particulière. Parmi ces plugins, l'un des plus populaires est GreaseMonkey qui permet à l'utilisateur de modifier l'apparence d'une page web particulière pour par exemple la personnaliser.

Kazuho Oku, un développeur japonais, travaille actuellement sur un plugin similaire pour Google Chrome. Baptisé GreaseMetal, ce projet est encore au stade initial de développement mais semble déjà fonctionnel avec certains scripts. Une fois installé, l'utilisateur démarre sa session de surf en cliquant sur Greasemetal.exe. L'application crée un serveur web local qui envoie les scripts au navigateur. Google Chrome démarre automatiquement en se connectant sur le canal AutomationProxy - un canal de communication intégré pour tester l'interface de Chrome. Enfin le JavaScript est exécuté régulièrement dans chaque onglet.

Pour l'instant il n'y a pas d'interface graphique pour la gestion des scripts et l'utilisateur devra donc manuellement les placer dans le dossier automatiquement crée par l'assistant d'installation "Userjs" au sein de "Mes Documents".
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