News WEB

Le logiciel de VOIP Skype a été la cible de pirates et plusieurs utilisateurs ont eu la mauvaise surprise devoir leur compte hacké. Non seulement ces victimes n'ont pu pas se connecter avec leurs identifiants, mais certaines d'entre elles ont aussi observé des transferts monétaires non-autorisés effectués via la fonctionnalité Paypal du logiciel.

"J'ai l'habitude d'utiliser Skype pour parler à mon frère en Allemagne et depuis que mon compte a été hacké, il a pu voir des modifications effectuées sur mon profil ou sur les informations de mon lieu de résidence" déclare Klaus Zimmerman, l'une des victimes.

Silencieux au début, Skype a finalement décidé de répondre aux nombreux emails envoyés par les utilisateurs furieux. L'un de ces derniers a partagé le contenu de cet email avec le magazine The Register : "Suite à cet incident, en cas de perte d'argent, Skype ne peut procéder à un remboursement. Il revient à chaque utilisateur de prendre les mesures de sécurité nécessaires sur les ordinateurs privés".

Un porte-parole de Skype a déclaré : "Nous essayons toujours de déterminer la façon dont les pirates ont hacké les comptes. Il n'y a eu aucune confirmation d'attaque par phishing ou au travers de réseaux sociaux. Par ailleurs, lors de la connexion, le nom d'utilisateur et le mot de passe sont chiffrés, ce qui rend une intrusion humaine peu probable."
Certes, depuis 24 heures, Google Chrome est sous le feux des projecteurs. Pourtant certains s'interrogent sur les conditions d'utilisation du logiciel. Est-ce que Google est en train de m'espionner ?

C'est véritablement l'identification de Chrome comme étant un "Service" de Google qui porte à réfléchir. En effet, le navigateur est placé au même niveau que YouTube ou Blogger. Jusque là, rien de bien méchant. Seulement, par la suite Google déclare que "certains Services sont financés par la publicité et sont susceptibles d'afficher des annonces ou des promotions.". En acceptant le contrat, l'utilisateur donne donc à Google la possibilité éventuelle d'afficher de la publicité au sein du navigateur.

Le plus étrange dans ce Contrat de Licence Utilisateur Final (CLUF), c'est que "Google se réserve le droit, sans toutefois s'y engager, de pré-visualiser, réviser, marquer, filtrer, modifier, refuser ou retirer tout ou partie du Contenu issu de tout Service.". Il est compréhensible qu'un tel filtrage puisse être mis en place sur des services tels Blogger ou YouTube. Mais avec Chrome, Google pourrait-il donc s'interposer entre le logiciel et les sites visités? Enfin plus amusant : "Google peut fournir des outils destinés à éliminer par filtrage les contenus à caractère sexuel". Un monde sans pornographie, le prochain objectif de Google?

Notez que le logiciel Google Desktop est lui aussi identifié comme un service de Google.
le 03/09/2008 à 20:08
Prise en main de Google Chrome
Le navigateur de Google est finalement arrivé et son nom, comme vous le savez probablement déjà, est Chrome. Bien qu'il soit open source, le logiciel n'est disponible en téléchargement que pour les utilisateurs de Windows. Chose appréciable, le fichier d'installation de ne pèse que 475 ko.

L'interface

Avec une interface plutôt dépouillée, Chrome s'inscrit véritablement dans la lignée des produits de Google. En terme d'ergonomie, l'interface s'inspire de celle d'Opera : les onglets de navigation sont placés au-dessus de la barre d'adresse. D'un simple glisser-déposer ces onglets peuvent être ré-ordonnés ou ouverts dans une autre fenêtre. Les utilisateurs de Firefox ne seront donc pas totalement dépaysés. Pour profiter au mieux d'une interface simple, Chrome n'intègre pas de barre d'outils, quant à la barre d'état, celle-ci n'apparaît que très brièvement en bas à gauche lors du chargement d'une page web. Pour l'instant, l'interface reste standard : il n'est pas possible de rajouter d'autres boutons, ni de changer le thème de l'interface.

La rapidité

En se basant sur WebKit et un nouveau moteur JavaScript "V8", l'affichage des pages est extrêmement rapide. Nous avons observé des performances un peu meilleures que celles de Firefox 3.0.1 et comparables à celles de Safari 4. En termes de stabilité, Chrome introduit une nouvelle technologie multi-processus par laquelle chaque onglet peut être géré indépendamment des autres. Ainsi si une page web mal codée devait rendre la navigation du site impossible, cela n'affecterait pas l'utilisation des autres onglets. Par la suite l'utilisateur n'aurait qu'à fermer cet onglet et/ou à analyser l'état de son processus sur un gestionnaire de tâches directement embarqué dans Chrome.

L'historique

Chrome analyse précisément l'historique de votre navigation pour vous présenter au démarrage - ou à l'ouverture d'un nouvel onglet - une liste des sites les plus visités sous forme de vignettes au côté d'un moteur de recherche et d'une liste des favoris récents. Bien sûr, il est aussi possible de déterminer votre page d'accueil par défaut. Chrome propose aussi une page interne listant l'intégralité de votre historique classée par date ainsi qu'un moteur de recherche dédié.

Les outils

Chrome intègre un mode de navigation privée. Lorsque ce dernier est actif, aucune page visitée n'est enregistrée dans l'historique du navigateur ou l'historique des recherches. Par ailleurs aucun cookie ne sera conservé. Aussi, les développeurs web seront ravis d'apprendre, que l'inspecteur d'éléments des pages, accessible depuis un clique droit, donne des informations très précises sur l'architecture du code HTML et de la feuille de style.

Les particularités

L'utilisateur devra néanmoins se familiariser avec quelques particularités. Exit le champ de recherche, celui-ci est désormais fusionné avec la barre d'adresse pour former la "Omnibox". Il est possible de choisir son moteur de recherche favori dans les options du navigateur. Bien sûr, Google en a profité pour placer le sien par défaut. Notez que pour entrer dans le mode plein écran, il est inutile de presser la touche F11 : cela ne fonctionnera pas! Il faudra avoir préalablement crée un raccourci de la page web. Plutôt contraignante, heureusement que cette procédure n'est pas requise pour le visionnage des vidéos.

Un navigateur perfectible

Avec Chrome, Google prétend proposer un outil optimisé pour les applications Internet d'aujourd'hui. Il est vrai que le moteur JavaScript est très performant. Cependant, le navigateur ne semble pas prendre en charge les flux RSS; il ne lit pas non plus les fichiers XML.

Au lendemain de sa sortie, les performances de Google Chrome et la stabilité du logiciel sont plutôt prometteuses. Mais cela suffira-t-il à convaincre les utilisateurs de Firefox habitués à leurs précieuses habitudes de surf ?
Microsoft a introduit un nouveau service dans son célèbre logiciel de messagerie instantanée, MSN Messenger ou Windows Live Messenger. Baptisé "Tbot", ce service prend en réalité la forme d'un contact qu'il faut ajouter à sa liste d'amis.

En effet, une fois l'adresse "mtbot@hotmail.com" ajoutée à votre liste, vous pourrez vous adresser à ce "robot" pour qu'il effectue pour votre compte des traductions en temps réel. Le Tbot prend en charge les langues sources suivantes : Allemand, Anglais, Arabe, Chinois, Coréen, Espagnol, Français, Italien, Japonais, Néerlandais et Portugais. Il peut ensuite traduire l'une de ces langues en Allemand ou en Anglais.

Une fois la langue source et cible sélectionnées il suffit d'écrire une phrase à Tbot pour qu'il puisse la traduire automatiquement et instantanément. En somme, il s'agit d'un service de traduction, alternatif à ceux que l'on trouve déjà sur le Web qui permettra aux utilisateurs de Windows Live Messenger de gagner quelques précieuses secondes...
Google s'apprête à mettre à jour son service en ligne Picasa Web Albums et à publier une nouvelle version bêta du gestionnaire de photographie Picasa 3.0.

La mise à jour de Picasa Web Albums intègre une fonction de reconnaissance automatique des visages. L'identification des personnes sur les photos est à n'en pas douter une fonctionnalité en vogue ces temps ci, tenons en pour preuve l'engouement pour la fonction tag du réseau social Facebook, sur lequel l'ensemble de la procédure se fait entièrement manuellement. Avec sa technologie, Google simplifie grandement le processus puisque le service détecte automatiquement les visages. Après analyse, les photographies d'une même personne sont regroupées et il ne reste plus à l'utilisateur qu'à renseigner le nom de la personne. Au fil des ajouts dans les galeries, l'application est capable de suggérer automatiquement des tags en se basant sur les photographies précédentes.

Mike Horowitz, chef de produit de Picasa, a déclaré à notre confrère CNET que leur technologie fonctionne bien "quand la personne fait face à l'appareil photo", avouant qu'il y a "un certain nombre de facteurs qui limitent les chances de réussite, en particulier les vues de profil et les conditions de lumières difficiles". Cette fonctionnalité est le fruit d'une acquisition effectuée en 2006 par le géant du web, qui avait alors acheté Neven Vision, une société spécialisée dans la reconnaissance photographique. Enfin, il est dorénavant possible de publier des photos sur le service directement par e-mail, une fonction que les mobinautes branchés apprécieront.

L'application Picasa 3 quant à elle intègre quelques nouveautés, comme un créateur de diaporama sous forme de vidéo, un nouvel outil de retouche locale (pour effacer les imperfections) et un visualisateur de photos (compatible RAW). Quelques améliorations ont également été apportées du côté du mode collage et il est désormais possible de créer sa composition manuellement et d'exporter le résultat en haute définition pour une éventuelle impression. Aussi, Picasa se synchronise automatiquement avec Picasa Web Albums lors d'une modification des métadonnées ou de la retouche d'une photographie. La synchronisation ne peut malheureusement pas se faire dans l'autre sens, du service en ligne vers l'application.

Toutes ces nouveautés devraient être disponibles aujourd'hui à 21 heures, heure française, soit deux heures avant la sortie présumée du navigateur internet Chrome. Le téléchargement de Picasa 3 se fera sur cette page (uniquement pour Windows dans un premier temps) tandis que les modifications dans Picasa Web Albums seront accessibles depuis le service.
Dévoilée mercredi dernier, la seconde bêta d'Internet Explorer 8 promettait de corriger de nombreuses erreurs de la version précédente. Pourtant une semaine après son lancement, certains utilisateurs ne restent pas convaincus du potentiel lié à cette bêta.

Christian Stockwell, développeur au sein de l'équipe Internet Explorer chez Microsoft avait déclaré : " pour IE8, nous concentrons aussi nos efforts dans la gestion de la mémoire. A ce jour, nous avons résolu près de 400 bugs [...] Nous avons aussi amélioré la gestion de la mémoire sur les pages web utilisant de l'AJAX. Pour l'utilisateur, cela réduit considérablement la mémoire consommée par IE". Cependant, selon Craig Barth, développeur chez Devil Mountain Software, la consommation de mémoire pour IE 8 bêta 2 est 52% plus élevée que pour IE7 et Mozilla Firefox.

Barth s'est adonné à une série de tests sur IE 8 bêta 2, IE 7 et Firefox 3.0.1. Sur chacun de ces navigateurs les mêmes sites web de référence ont été visités. Par ailleurs, les plugins de Microsoft Silverlight et Adobe Flash Player étaient installés pour chaque butineur. Après avoir mis en pratique ce scénario, Barth a analysé que IE8 bêta 2 avait englouti 380 Mo des 2 Go de mémoire vive de la machine contre 250 Mo pour IE7 et 159 Mo pour Firefox 3.0.1. Barth conclut : "lors du démarrage de Windows XP, le système d'exploitation tout entier consomme entre 130 et 150 Mo [NDLR : de mémoire vive] avant d'ajouter "IE8 est plus gourmand que XP".

Barth explique que les performance du navigateur sont aussi affectées par l'usage du multi-threading, une technologie permettant d'exploiter pleinement les processeurs."Selon moi, avec IE8, Microsoft vise les machines de dernières génération".

Les testeurs de IE 8 bêta 2 ont noté plusieurs autres problèmes. Ainsi, sous Windows XP SP3, il n'est pas possible de revenir sur IE 7 sans avoir préalablement procédé à la désinstallation du service pack. Plus amusant, le site Internet Windows Live meeting ne reconnaît pas Internet Explorer 8 bêta 2 comme navigateur compatible.

Puisque le logiciel n'en est qu'au stade de la bêta, ces problèmes ne doivent pas surprendre; ils sont régulièrement remontés aux développeurs de Microsoft. La semaine dernière, l'équipe d'Internet Explorer nous a confirmé que le logiciel allait entrer en phase d'optimisation. Nous espérons donc que ces problèmes seront fixés pour la mouture finale de IE 8.
Si les Etats-Unis ont longtemps constitué un point de passage obligé pour les communications électroniques, la donne est en train de changer. Plaque tournante de 70% du trafic Internet mondial il y a dix ans, les Etats-Unis ne verraient aujourd'hui plus transiter que 25% des échanges, selon les résultats d'une étude menée par Andrew M. Odlyzko, professeur à l'université du Minnesota, et relayée par John Markoff, du New York Times. Selon Markoff, cette tendance serait lourde de conséquences pour les Etats-Unis, aussi bien sur le plan économique qu'au niveau stratégique et politique.

En termes de renseignement par exemple, un domaine dans lequel les Etats-Unis disposent d'atouts de poids suite au vote du Patriot Act, en octobre 2001. Cette loi, qui favorise la surveillance des réseaux par des services comme la CIA ou la NSA, serait d'ailleurs l'une des causes de la désaffection connue par le Web américain. Entreprises, universités et organisations auraient ainsi de plus en plus souvent tendance à déplacer leurs serveurs des Etats-Unis vers des pays voisins comme le Canada ou vers l'Europe, de façon à garantir la confidentialité de leurs informations. De ce fait, l'impact serait également économique, portant préjudice aux opérateurs et prestataires de service locaux.

Enfin, alors que de nombreuses organisations dénoncent la main-mise des Etats-Unis sur l'Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) - l'organisation censément indépendante qui gère l'adressage des différents noms de domaine de premier niveau et les serveurs racine de l'Internet - Markoff constate la dimension résolument géopolitique de la nouvelle architecture du réseau mondial, au sein de laquelle certaines forces tentent de garantir leur indépendance vis à vis des autres états. "Ce n'est guère différent des autres infrastructures dont un pays a besoin", commente K. C. Claffy, chercheur au sein de la Cooperative Association for Internet Data Analysis, "vous ne voudriez pas que quelqu'un détienne vos routes à votre place".
Serait-il possible de profiter du Wi-Fi lors d'un voyage en voiture? Voilà la question que se pose Microsoft accompagné de chercheurs de l'université de Washington et du Massachusetts. Le principal problème pour profiter d'une telle connectivité sans fil est le changement d'un réseau à un autre, au fil du chemin de la voiture. Pour les logiciels de messagerie instantanée par exemple, cela entraine des déconnexions intempestives et au final, l'utilisateur sera contrarié par cette expérience.

"Les protocoles Wi-Fi sont plutôt fragiles lorsque l'on s'y connecte à l'extérieur et sur un appareil mobile" explique un chercheur de Microsoft Ratul Mahajan avant d'ajouter que ces appareils sont "artificiellement limités pour communiquer avec un seul point d'accès ou une seule station à la fois même s'il y a d'autres stations dans les environs"

Pour résoudre ce problème, les chercheurs ont donc créé un algorithme capable de pronostiquer les chances qu'une transmission par paquets soit reçu sur une station auxiliaire,laquelle pourrait alors être utilisée en cas de déconnexion. Mahajan précise qu'il n'encourage pas la navigation Internet en voiture pour le conducteur (!) mais perçoit tout de même un potentiel d'utilisation pour les passagers ou les appareils embarqués au véhicule, notamment pour la mise à jour automatique des cartes GPS.

Par la suite il sera intéressant de voir la manière donc ces recherches évoluent en rapport au nouveau protocole IEEE 802.11r, développé spécialement pour résoudre ces problèmes de déconnexion lors d'un appel en VOIP. Enfin, peut-être Microsoft envisagera-t-il d'intégrer cette technologie à Windows Embedded NavReady 2009, leur nouveau système de navigation GPS basé sur Live Maps.
La rumeur était fondée ! Google a confirmé lancer le 2 septembre 08 la version bêta de son propre navigateur web open source : Google Chrome. Ce matin, seul le comic book de présentation, dévoilé dès lundi par le dessinateur McCloud sur blogoscoped, est accessible à tous."L'interface du navigateur est simple, dépouillée (...) Comme la page d'accueil classique de Google, Google Chrome est propre et rapide (...) Sous le capot, nous avons réalisé les fondations d'un moteur capable de bien mieux gérer la complexité des applications web d'aujourd'hui. Chaque onglet est placé dans un 'sandbox' isolé (...) Nous avons amélioré la vitesse et le temps de réponse. Nous avons également développé un moteur JavaSript plus puissant, V8, pour gérer la prochaine génération d'applications web", ont déclaré deux ingénieurs de Google sur le blog du moteur de recherche.

Avant d'ajouter : "Pourquoi nous lançons Google Chrome ? Parce que nous croyons que nous pouvons apporter une valeur ajoutée aux utilisateurs, et en même temps, participer au développement de l'innovation sur le web".

Chrome devrait par ailleurs intégrer l'outil Gears mis au point par Google, permettant un accès déconnecté (offline) à un service en ligne (online).

A n'en pas douter Google Chrome va bousculer le marché du browser. Plus que Microsoft Internet Explorer, qui domine le marché (IE étant préinstallé sur les PC sous Windows), c'est Firefox qui devrait être directement concurrencé, alors que la filiale commerciale de la fondation Mozilla et la firme de Moutain View viennent tout juste de renouveler l'accord financier les unissant. D'autres, comme Safari d'Apple et Opera, auront également fort à faire pour élargir leurs bases d'utilisateurs.

"Un concurrent de plus dans le domaine des navigateurs, en Open-Source en plus, c'est une bonne nouvelle ! Ca devrait stimuler plus encore l'innovation", commente Tristan Nitot, président de Mozilla Europe.

Aujourd'hui, la plupart de ces acteurs coopèrent. Ainsi Google a utilisé des composants du WebKit d'Apple et de Mozilla Firefox. Quoi qu'il en soit, dans un premier temps, la bêta de Chrome sera uniquement disponible sous Windows. Les utilisateurs de Linux et de Mac OS X devront patienter.
Peter Cullen, responsable de la stratégie de confidentialité chez Microsoft, estime que Google a jusqu'à 10 ans de retard sur le numéro un mondial du logiciel. Provocation ? Hommage rendu à une société internet fondée en 1998, soit 23 ans après la firme créée par Bill Gates et Paul Allen ? "Google est une grande entreprise, certains de ses produits sont excellents, mais vous savez, sur certains points, je pense que Google se situe où Microsoft se trouvait il y a 7 ou 10 ans", a déclaré Cullen, dans un entretien vidéo accordé à ZDNet Australie et mis en ligne le 29 août 2008.

D'après Cullen, Google n'a pas assez investi dans la confidentialité de ses services, en particulier Street View. "Chez Microsoft 40 personnes travaillent à temps plein, et 400 personnes à temps partiel sur les problématiques de confidentialité", affirme Peter Cullen, avant d'ajouter : "Google n'a pas - en tout cas si j'en crois ce que j'ai lu sur eux - évolué en ce sens". "Nous pensons à la confidentialité dès la conception du produit, plutôt qu'à la manière de réagir en cas de réactions négatives", a-t-il insisté.

Ces attaques peuvent-elles aider Microsoft à grappiller des parts sur Google dans le domaine du search et de la publicité ? Google en doute. Interrogé par ZDNet un porte-parole du moteur a indiqué : "plutôt qu'un unique département 'confidentialité' (...) nous avons de nombreux juristes spécialisés et des équipes dédiées aux affaires publiques à travers le monde, dont le travail consiste à réfléchir à l'implication de la confidentialité dans le développement de produits".
LoadingChargement en cours