News WEB

Tout en essayant de déterminer quelle sera la nature du navigateur de demain, la Fondation Mozilla s'essaie déjà à de nouvelles technologies. Après un plugin permettant de transformer le navigateur en centre de communication, voici Ubiquity qui nous introduit à la navigation naturelle.

Le problème

Avec Ubiquity, les développeurs tentent de répondre à un problème particulier: diminuer au maximum le nombre d'intéractions avec le navigateur en interpretant au plus naturel une commande de texte. L'auteur de cette extension, Aza Raskin, prend l'exemple où une personne décide d'inviter l'un de ses amis par email dans un restaurant dans lequel ni l'un ni l'autre n'est déjà allé.

"Aujourd'hui cela implique d'entreprendre plusieurs actions discontinues telles que la composition d'un message sur un service de courrier électronique, rechercher l'adresse sur une site de cartographie, recherche des critiques du restaurant sur des sites spécialisés et finalement copier-coller tous ces liens dans le message en cours de composition"

La solution

La réalisation de ces actions peut être largement simplifiée grâce à Ubiquity. Une fois ce plugin installé, il suffit d'enfoncer simultanément les touches CTRL + Espace (ou Option + Espace sous Mac) pour réveler ce qui ressemble à une petite fenêtre de terminal.  Ensuite, il est possible de taper quelques mots-clés pour effectuer naturellement une action. Les développeurs ont associé par défaut un certain nombre d'expressions à des actions populaires. Ainsi,  une commande du type "email Jean" ouvrira un nouvel onglet, se connectera à votre compte Gmail, ouvrira le composeur, remplira automatiquement le champs du sujet avec le titre de la page web visualisée ainsi que son lien formaté dans le corps du message. Bien sûr, vous retrouverez plusieurs autres commandes liées à Google Maps, Wikipédia, la Météo ou encore YouTube.Un plugin flexible

Cependant, Ubiquity est d'autant plus intéressant qu'il est possible d'associer des actions précises à des mots-clés personnalisés puis partager ses derniers sur la Toile. Voici un exemple publié par Aza Raskin.
A en croire Dave Morin, directeur de plateforme chez Facebook, le réseau social aurait atteint les 100 millions d'utilisateurs actifs. L'annonce reste très officieuse car celle-ci a été publiée sur son micro-blog de Twitter. Le seuil symbolique aurait été atteint cette nuit vers 2 heures en France.

Il faut dire que Facebook est sorti de son nid universitaire pour s'étendre très rapidement à travers le monde. Selon une étude de ComScore publiée le 13 août dernier, en un an seulement Facebook aurait connu un taux de croissance moyen de 153% (dont 313% en Europe). Sur les 145 millions de visiteurs uniques, moins de 40 millions d'entre eux proviennent des Etats-Unis.
La concentration est en marche. Iliad, maison mère de Free, a annoncé mardi soir dans un communiqué avoir finalisé l'acquisition de la branche française de Telecom Italia, Liberty Surf Group SAS, plus connue pour ses activités de fourniture d'accès à Internet, commercialisées en France sous la marque Alice.

Le montant de la transaction s'élève à 775 millions d'euros, sur lesquels Iliad estime toutefois pouvoir profiter de réductions d'impôts allant jusqu'à 350 millions d'euros, du fait des déficits enregistrés par sa cible ces derniers temps. Elle sera financée au moyen d'un emprunt d'un milliard d'euros, contracté début juillet auprès d'un syndicat de banques.

En bouclant cette opération, Iliad se félicite d'avoir enrichi son portefeuille d'environ 850.000 clients qui porteront son parc total à « environ 4 millions d'abonnés et une part de marché estimée à 25,5% ». Rapporté au montant global de la transaction, chaque abonné Alice revient donc à environ 480 euros.

De plus en plus saturé, le marché de la fourniture d'accès à Internet se voit désormais concentré entre les mains de quatre acteurs principaux : Orange, Iliad, Neuf Cegetel et le câblo-opérateur Numéricable. A l'heure actuelle, aucune information n'a encore été donnée quant à la migration des comptes Alice vers les services de Free.
Alors que la bêta 2 d'Internet Explorer 8, la prochaine version du navigateur Internet de Microsoft, est attendue pour les jours à venir, les responsables du projet lèvent le voile sur l'une des fonctionnalités phare de cette nouvelle mouture : un module censé permettre à l'internaute de garantir le respect de sa vie privée et la protection de ses informations personnelles lorsqu'il surfe sur Internet.

Les plus facétieux d'entre vous penseront bien évidemment à la possibilité de naviguer sur des sites à caractère pornographique sans se faire repérer, d'où le surnom de "porn mode" parfois attribué aux options de ce type. La question soulève toutefois des enjeux plus importants, à commencer par la possibilité offerte à chacun d'évoluer sur le Web sans laisser de traces qui permettraient de l'identifier.

InPrivate, pour les paranoïaques du Web ?

"Il est important de pouvoir effacer les traces qu'est susceptible de conserver la machine utilisée pour le surf, mais aussi de savoir à qui l'on envoie des données lorsqu'on est en ligne et d'avoir la possibilité de bloquer les communications dont on ne veut pas", explique pour Clubic.com Ryan Servatius, responsable produit au sein de l'entité Internet Explorer Business Strategy de Microsoft.

Partant de cette problématique, Microsoft s'apprête à introduire, avec Internet Explorer 8, quatre fonctionnalités dédiées à la protection de la vie privée. La plus importante d'entre elle, baptisée "InPrivate Browsing", a récemment fait l'objet d'un dépôt de marque de la part de Microsoft. Elle consiste à ouvrir une nouvelle instance du navigateur (autrement dit, une nouvelle fenêtre), au sein de laquelle aucune trace de la navigation ne sera conservée sur la machine locale : historique, cookies et fichiers temporaires seront automatiquement supprimés au fil du surf. Cette instance sera identifiée par l'ajout d'une mention InPrivate au niveau de la barre d'adresses.

Une seconde option consistera à permettre à l'utilisateur de supprimer facilement son historique, tout en y conservant toute mention faite d'un site inscrit dans les Favoris, de façon à pouvoir toujours profiter de ces références lors d'une recherche ultérieure.

La troisième, "InPrivate Blocking", interviendra lorsqu'une page Web, à laquelle vous faites a priori confiance, fait appel à des contenus extérieurs (bannières de pub par exemple, widgets) susceptibles de recueillir certaines de vos informations de navigation. Il sera alors possible de bloquer la transmission de ces données. Enfin, IE 8 permettra à l'internaute de s'abonner à des "listes noires" d'adresses Web de façon à leur interdire définitivement l'accès à ces informations.

"Sur le Web, la tendance est au mash-up (une application Web combinant des données en provenance de plusieurs sites ou services, ndlr), un concept qui permet de considérablement améliorer l'expérience utilisateur, mais qui peut se révéler dangereux pour la vie privée de l'internaute", commente Ryan Servatius. Le navigateur Safari d'Apple propose déjà un mode de "surf anonyme". Firefox en est pour l'instant dépourvu, mais diverses extensions permettent de pallier cette lacune.
Alors que le taux de pénétration d'Internet en France ne cesse de grimper, il devient de plus en plus difficile pour les opérateurs de conquérir de nouveaux clients. Orange, large numéro un sur ce marché avec près de 8 millions de clients, vient de lancer une offre promotionnelle qui vise à lui permettre de recruter de nouveaux abonnés, au détriment de la concurrence : le FAI propose en effet de rembourser les frais de résiliation entrainés par l'abandon d'un abonnement chez la concurrence à hauteur de 60 euros pour toute souscription à l'une de ses offres Internet, avec ou sans TV, pour une durée de douze mois minimum. Sur son site, où est présentée cette promotion, Orange parle d'une "reprise d'engagement", et précise que l'offre est valable jusqu'au 1er octobre prochain.

A l'approche de la rentrée, les concurrents d'Orange s'activent également pour tenter de recruter de nouveaux abonnés. Chez Darty par exemple, on tente de concilier distribution et fourniture d'accès, en offrant deux mois d'abonnement à tout consommateur qui achèterait un ordinateur et s'engagerait pour 12 mois à l'une de ses offres Internet.
La latence a un coût. Amazon a découvert que chaque 100ms de latence lui coûte 1% de ses ventes. Google a aussi remarqué que chaque .5 seconde de retard dans la génération des pages de résultats réduit son trafic de 20%. "

Ouch! un peu de retard dans la livraison d'une page, et les utilisateurs sont déjà ailleurs, à cliquer sur un site qui répond vite et bien. C'est impressionnant. Comment faire pour éviter la latence ? Accélérer le serveur ou le faire évoluer est évidemment la première idée, mais il y a d'autres stratégie : les traitements asynchrones, qui lancent une opération en tâche de fond, mais sont capables d'occuper l'utilisateur pendant ce temps, les architectures BASE et non plus ACID (où la vitesse de réaction a priorité sur la cohérence des résultats).

- Latency is Everywhere and it Costs You Sales - How to Crush it
Un groupe de hackers a réussi à pénétrer la base de données des hôtels Best Western et pourrait avoir dérobé les noms, les adresses et les informations bancaires de l'ensemble des clients à travers le monde ayant séjourné dans ces hôtels depuis 2007. En tout, plus de 1300 hôtels serait concernés avec 8 millions de victimes potentielles.Le Sunday Herald a révélé que jeudi dernier, un hacker aurait réussi a exploiter une faille dans le mécanisme de réservation de Best Western. Par la suite il aurait vendu les détails de cette méthode à un réseau de la mafia russe. Il semblerait que ce pirate ait réussi à insérer un cheval de Troie dans les ordinateurs d'un hôtel pour se connecter avec les identifiants d'une personne ayant des droits d'accès suffisamment élevés pour accéder aux serveurs principaux.

"Best Western a immédiatement désactivé les comptes-utilisateurs en question. Nous sommes en discussion avec nos partenaires de cartes de crédit afin de s'assurer que toutes les procédures standards sont bien suivies et que les intérêts de nos clients sont protégés." déclare un porte-parole du groupe Best Western.
le 25/08/2008 à 21:25
La lente adoption de l'IPv6
Voilà vingt ans déjà que le protocole Internet de version 4 (IPv4) est utilisé par les serveurs web. Ce protocole arrive à saturation car il est limité à 4 294 967 296 adresses IP. Pour contourner cette limite, il est possible d'utiliser des techniques de translation d'adresses NAT. Cependant, la véritable solution réside dans l'IPv6, un protocole en cours de développement depuis 1992. Nerim, qui fut le premier fournisseur français à y avoir basculé son réseau en mars 2003 explique qu' "avec une population humaine de 50 milliards d'habitants, où chaque personne disposerait d'une centaine d'accès Internet il y aurait assez d'adresses pour que chaque ordinateur, imprimante, téléphone mobile, console de jeu, système d'alarme, réfrigérateur, cafetière ... ait un accès Internet complet avec une adresse IP unique pour chaque appareil.".

Arbor Network qui distribue des solutions de sécurité aux principaux fournisseurs d'accès à Internet dans le monde, estime que le protocole IPv4 arrivera à saturation dès 2010. Pendant un an, en partenariat avec l'Université du Michigan et une centaine de FAI, Arbor a mesuré l'adoption du de l'IPv6. Selon cette étude, si la part du trafic Internet sur IPv6 a augmenté depuis l'année dernière, elle reste encore très faible, voire vraiment inquiétante: "moins d'un centième de 1% du trafic Internet global".

Scott Iekel-Johnson, Ingénieur chez Arbor Network déclare à VNUnet : "Il y a beaucoup d'inquiétude sur la lenteur de cette adoption."

Jay Daley directeur Directeur des enregistrements de l'extension tld .UK chez Nominet explique : "La Chine par exemple est l'un des plus gros utilisateurs de IPv6 [...] Il arrivera un moment ou votre site web ne sera accessible que par les pays développés qui utilisent encore l'IPv4, et vous ne pourrez pas vendre vos produits directement à ces marchés émergents."

Depuis 2002, et afin de préparer cette migration, l'Union Européenne a investi 90 millions d'euros et prévoit que d'ici à 2010, un quart du trafic Internet européen soit en IPv6.

En France, Orange s'était lancé dans l'expérience en juin 2005 mais l'expérimentation semble avoir été abandonnée. La filiale de l'Iliad, Free.fr, propose à ses clients dégroupés une connectivité IPv6 depuis septembre 2007.

Vous pouvez télécharger l'étude de Arbor Network en anglais et dans son intégralité ici.
Selon une étude menée par Marshal, une firme américaine spécialisée dans la sécurité Internet, 150 milliards de spams sont envoyés chaque jour. Cela représente à peu près 85% du trafic quotidien des courriers électroniques. Avec la démocratisation des technologies anti-spam, on aurait tendance à croire que la prolifération du pourriel aurait largement diminuée avec le temps; et bien non, au contraire. En effet, après s'être intéressé au sujet en 2004, le cabinet Forrester Research avait révélé que sur un panel de 6000 victimes du spam, 20% d'entre elles avait procédé à un achat suite à la réception d'un courrier indésirable. Quatre ans plus tard, l'étude de Marshal montre que cette proportion a augmenté à 29%.

Michael Whitehurst, vice-président chez Marshal s'inquiète: "l'étude met en abyme une vérité qui dérange. Souvent on se demande pourquoi il y a autant de spams. Tout simplement parce qu'il y a assez de gens qui achètent leur produits pour le rendre profitable aux yeux des spammeurs.". En fait, il est estimé que pour obtenir un million d'adresses électroniques de victimes potentielles, le spammeur ne paierait que 5 dollars...

Il existe plusieurs types de pourriels. Voici une représentation graphique proposée par Marshal. Notez que les emails vérolés se propagent de plus en plus.

L'Europe serait le continent le plus spammé du globe. Parmi les pays les plus touchés, les Etats-Unis arrivent en tête de liste suivis de la Russie et du Brésil. La France ne s'en sort pas trop mal, elle ne figure pas dans la liste du top 10.
La popularisation des nouvelles technologies web a changé la donne pour la fondation Mozilla. En effet, la rapidité du navigateur Firefox est désormais centralisée sur son moteur JavaScript. Pour Firefox 3, les développeurs ont donc retravaillé le compilateur SpiderMonkey, initialement développé par le créateur-même du JavaScript, Brendan Eich. Aujourd'hui Firefox 3 est trois fois plus rapide que Firefox 2. Selon la fondation, le moteur JavaScript de Firefox 3.1 promet d'être 20 à 40 fois plus rapide.

Prévu pour la fin de l'année, Firefox 3.1 embarquera TraceMonkey, un tout nouvel interpréteur JavaScript qui ajoute à SpiderMonkey la technologie du "tracé". Dr Michael Franz et Andreas Gal, deux chercheurs scientifiques de l'Université de Californie, à l'origine du "tracé" expliquent que cela permet d'enregistrer le mécanisme d'exécution du JavaScript et de compiler automatiquement un code qui pourra être réutilisé lors une exécution similaire.

"Je suis ravi d'annoncer la sortie de TraceMonkey, une évolution du moteur JavaScript de Firefox pour la version 3.1" avait déclaré le développeur Mike Shaver à InfoWorld.

TraceMonkey sera intégré au prochain moteur JavaScript de Firefox 4, Tamarin, lequel prendra aussi en charge la machine virtuelle d'Adobe, ActionScript. Ce nouveau moteur devrait concurrencer celui d'Apple, SquirrelFish, qui sera embarqué à Safari 4.

Pour illustrer ces nouvelles performances, Mike Schroepfe, vice-président chez Mozilla a mis en ligne une vidéo de démonstration du moteur TraceMonkey. Vous retrouverez aussi quelques tests comparatifs sur le blog de Brendan Eich.
LoadingChargement en cours