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le 12/08/2008 à 23:56
Un incident bloque l'accès à Gmail
Hier, les utilisateurs de Gmail à travers le monde ont eu la mauvaise surprise de ne pas pouvoir accéder à leur boite électronique. Si l'accès IMAP ou POP était fonctionnel depuis un logiciel de courrier, pendant deux longues heures, l'interface du service web présentait un triste message d'erreur: Zorgloob

La compagnie a posté un billet sur le blog officiel de Gmail expliquant que ce problème a fait suite à un incident sur le gestionnaire de contacts, ce qui a empêché le bon chargement du site Internet. Par ailleurs, le site de support américain présente une note d'excuse expliquant que vos messages électroniques n'ont subit aucun dommage et qu'il peut y avoir des délais dans la réception et l'envoi des emails.

L'incident s'est produit hier entre 19h et 21h (heure française).
Après avoir été partiellement filtrée au Danemark et poursuivie dans de nombreux pays, la justice italienne franchit un cap en réclamant aux fournisseurs d'accès du pays de bloquer The Pirate Bay, le plus gros traqueur BitTorrent du monde, l'accusant de mettre à disposition des utilisateurs de nombreux contenus illégaux. En effet, le procureur Giancarlo Mancusi a ordonné le blocage du nom de domaine ainsi que celui des adresses IP utilisées par le site internet.

Dans un billet publié sur son blog en réponse à ce blocage, l'équipe de The Pirate Bay s'en prend à Berlusconi. Le procureur serait un ami de ce dernier et cette décision serait directement liée au fait qu'il soit la personne la plus puissante dans le domaine des médias en Italie. Les administrateurs de la baie des pirates estiment également que l'Italie « souffre d'un mauvais contexte puisque l'IFPI (Fédération internationale de l'industrie phonographique) a été fondée en Italie pendant ses années fascistes et qu'ils ont maintenant un dirigeant fasciste".

The Pirate Bay s'est empressée de réagir et propose d'ores et déjà plusieurs méthodes pour contourner le blocage. En changeant simplement l'adresse IP du site et en utilisant l'adresse labaia.org (la baie en italien), le site est de nouveau disponible depuis la plupart des fournisseurs d'accès. L'utilisation du service OpenDNS est également mise en avant, permettant de passer au travers des filtres des FAI.

Cette nouvelle péripétie dans l'histoire de The Pirate Bay montre bien la virulence de la guerre l'opposant aux créateurs et diffuseurs de contenus. Ces derniers mettent en oeuvre de nombreuses solutions dans l'optique d'endiguer le piratage, le plus souvent en vain, loin de stratégies plus commerçantes comme celle récemment engagée par la MPAA dont on attend toujours les premières conclusions.
A 20h08, heure locale, a été donné aujourd'hui le coup d'envoi des Jeux Olympiques de Pékin. Un événement sans commune mesure en termes de retentissement médiatique, qui s'inscrit cette année dans un contexte très particulier, et devrait offrir, comme tous les quatre ans, son lot de sensations aux amateurs de performances sportives. Alors que résonnent dans le stade de Pékin les échos de la cérémonie d'ouverture, Clubic.com vous propose quelques adresses permettant de suivre en direct l'événement, même si vous ne disposez pas d'un téléviseur dans votre entourage immédiat.

France Télévisions et Canal +, qui détiennent les droits de diffusion des JO pour la France, proposent tous deux un flux en direct accessible sur Internet. Chez France Télévisions, on diffuse au moyen d'un lecteur faisant appel à la dernière bêta de la technologie Silverlight 2 de Microsoft, ce qui impose donc l'installation d'un plug-in dédié, et limite l'accès aux plateformes compatibles, mais permet à la chaîne d'offrir une véritable bibliothèque des contenus vidéo disponibles, classés par discipline, sans oublier l'indispensable direct. Zattoo permet de regarder les JO en live, quel que soit son OS

Du côté de Canal+, le flux en direct est diffusé au moyen du lecteur Windows Media Player de Microsoft. Là encore, il faudra donc disposer d'une plateforme compatible, et par exemple procéder à l'installation du plugin dédié si l'on utilise Firefox sous Windows.

Quel que soit son système - Windows, Mac OS ou Linux, on pourra par ailleurs se tourner vers l'application Zattoo, toujours en version bêta, qui permet de suivre, en direct, le flux diffusé par de nombreuses chaînes de télévision... à commencer par celles du groupe France Télévisions. Bien évidemment, la rédaction de Clubic.com décline toute responsabilité si les liens et applications évoqués ci-dessus venaient à porter préjudice à votre productivité ;-)
Si depuis des années, l'email reste l'activité favorite des internautes, le domaine de la recherche progresse de manière fulgurante. En effet, selon une analyse du cabinet d'études Pew Internet & American Life Project rapportée par le New York Times, près de la moitié des utilisateurs (49%) consulte un service tel que Google, Yahoo! Search et cie. Ainsi, le nombre des personnes utilisant un moteur de recherche a progressé de 69% entre janvier 2002 et mai 2008. En comparaison, la lecture des emails n'a augmenté que de 15% sur cette même période.

D'après cette étude les internautes ayant reçu une éducation universitaire et dont le revenu annuel est supérieur à $50 000 (soit 33 200€) par an sont les plus enclins à effectuer des requêtes. D'une manière générale, cette tranche de la population possède une ligne Internet depuis plus d'un an et se connecte sur la Toile en haut-débit. Ce sont les hommes qui s'adonnent le plus à cette activité. En 2002, ils représentaient 33% de ce groupe contre 53% aujourd'hui. La part des femmes est de 45%.

Les analystes expliquent cette progression par "un volume toujours plus dense des blogs, des sites d'actualités ou des archives d'images et de vidéos [...] Les utilisateurs se rendent non seulement sur les moteurs principaux mais aussi sur ceux conçus pour indexer le contenu d'un site particulier" . Greg Sterling, rédacteur pour le magazine Search Engine Land confirme : "Je dirais qu'il y a tellement de contenu en ligne qu'aucun autre outil n'est mieux adapté à gérer ce volume d'informations. Le moteur de recherche est devenu un outil essentiel pour presque tous les Internautes"

Déjà en 2005, le cabinet d'études avait observé une forte croissance dans ce même domaine entre juin 2004 (30%) et septembre 2005 (40%); un phénomène expliqué alors par le tapage médiatique autour de l'entrée en bourse de Google.
Même au royaume des pirates subsistent quelques règles... Trois journalistes français ont été exclu de la conférence Black Hat de Las Vegas, pour avoir usé d'outils de surveillance permettant la récupération d'informations sur les réseaux utilisés dans les salles de presse de l'événement. S'il est courant, lors de la Black Hat, d'essayer de mettre en défaut la vigilance des professionnels de la sécurité présents sur place, la presse est traditionnellement épargnée.

La Black Hat de Las Vegas reunit chaque année, au mois d'août, le gratin mondial de la sécurité informatique pour une série de conférences, ateliers et présentations techniques. Tirant son nom des "black hats", ces hackers spécialisés dans le vol d'information, elle voit se côtoyer durant quelques jours chercheurs en sécurité, éditeurs, administrateurs réseau, étudiants, sans oublier quelques hackers pure souche.

Au sein de la Black Hat se trouve le Wall of Shame - Mur de la Honte, parfois surnommé Wall of Sheep pour Mur des moutons - où sont exposées les informations personnelles de ceux qui se seraient laissé aller à profiter du réseau ouvert aux participants sans soigneusement protéger leurs accès : une façon plutôt efficace de contraindre ces spécialistes de la sécurité à respecter les conseils qu'ils prônent à longueur d'année. Chacun doit donc faire preuve de vigilance... sauf ceux qui se connectent depuis la salle de presse, considérée comme une zone protégée des appétences des experts.

Dominique Jouniot, Mauro Israel et Marc Brami, du magazine Global Security Mag, auraient pourtant entrepris de se mettre à l'écoute de certaines connexions transitant par le réseau des salles de presse de la Black Hat. Non sans succès, puisqu'ils seraient allé, quelques minutes plus tard, soumettre leurs découvertes aux administrateurs du Wall of Shame, une façon selon eux de stigmatiser les comportements parfois légers de la profession. Le hic est que les journalistes concernés, employés par les publications CNet et eWeek, n'ont que très moyennement apprécié que certains de leurs confrères "sniffent" les identifiants leur permettant de se connecter à leurs outils de travail en ligne.

Brian Prince, d'eWeek, se demande ainsi dans un article intitulé "Comment je me suis fait hacker à la Black Hat" comment a-t-il pu envoyer en clair son mot de passe sur le réseau. "Il n'y a pas de bonne réponse à cette question. Je peux juste dire que l'application que j'employais ne m'imposait pas l'utilisation d'un VPN SSL (1) pour un contrôle à distance", commente-t-il.

De leur côté, les trois fautifs expliquent n'avoir cherché qu'à sensibiliser leurs confrères à l'importance de ne jamais laisser la moindre faille dans sa politique de sécurité, et qualifient l'incident de "plaisanterie". Les responsables de l'évènement semblent toutefois n'avoir que moyennement goûté la boutade, et les trois journalistes concernés pourraient se voir interdire l'accès aux futures Black Hat ainsi qu'à la rencontre DefCon, après avoir été immédiatement exclu de l'édition 2008.

A l'heure où se multiplient points d'accès ouverts et amateurs de wardriving (2), cette anecdote sera une nouvelle fois l'occasion de rappeler qu'il convient de ne se connecter aux sites et services sensibles, tels qu'un système d'information d'entreprise ou un site de banque, que depuis un réseau un minimum sécurisé.

(1) VPN, pour Virtual Private Network, une sorte de "tunnel" entre deux points du réseau. SSL, pour Secure Sockets Layers, un protocole de chiffrement des données envoyées par le navigateur.

(2) Wardriving : procédé visant à repérer des réseaux WiFi ouverts pour en utiliser la connexion ou en détourner des informations.
La nouvelle génération des services Internet est largement basée sur les manipulation de flux RSS. Nombre de services permettent de créer des badges personnalisés au sein desquels se mêlent les derniers billets de votre blog ou les dernières photos que vous avez mises en ligne. Aujourd'hui, Microsoft présente FrameIt, un service Internet permettant de styliser vos flux RSS afin de pouvoir les afficher dans un cadre photo numérique doté d'un accès WiFi. S'il n'est pour l'instant disponible qu'en anglais, le service est ouvert au public en phase bêta. Une fois connecté avec votre identifiant Windows Live, vous serez invité à suivre une présentation de démonstration.

FrameIt reformate l'apparence du contenu d'un flux (textes ou images) grâce à une mise en forme stylisée. Aussi, il est possible de faire converger plusieurs sources de médias vers un nouveau flux unique. Par défaut, FrameIt vous invite à intégrer directement Live Spaces ou SmugMug mais le choix de la source est personnalisable. Plusieurs thèmes graphiques sont proposés et classés par catégorie (actualité, éducation, galerie photos, divertissement...).
Que les Freenautes se réjouissent, le fournisseur d'accès à Internet vient d'annoncer un renforcement de son service d'assistance de proximité initialement dévoilé en octobre 2007. Lorsque le support téléphonique n'a pas su répondre au problème d'un abonné, ce dernier peut demander à ce qu'un technicien se déplace directement chez lui dans les deux heures suivantes. Ce procédé est maintenant étendu à 22 nouvelles agglomérations soit 70 villes au total dans l'Hexagone. En cas de dysfonctionnement, ce nouveau service est joignable du lundi au vendredi de 8 heures à 22 h 15 au 0811 92 30 XX (remplacer xx par le numéro du département).

Attention cependant, car si depuis le 1er juin dernier la loi Chatel interdit aux FAI d'utiliser des numéros surtaxés pour leur support téléphonique, la filiale d'Iliad a contourné cette directive en transformant sa hotline en prestation de service payant. La liste des villes couvertes pourra être consultée dans le communiqué de presse publié par Iliad (pdf).
Le Google Music Store n'est pas pour tout de suite.... Près de trois ans après le lancement de MusicSearch, un premier service de recherche de fichiers musicaux disponible aux Etats-Unis, Google a choisi le dynamique marché chinois pour dévoiler "Music One box", un nouveau service de recherche de fichiers MP3, nettement plus structuré.

Accessible uniquement depuis la Chine à l'adresse www.google.cn/music, le service indexe pour le moment le catalogue du site musical Top100.cn puis lui renvoie des internautes souhaitant écouter voire télécharger le morceau. Il permet également d'accéder à des bases de données sur les artistes chinois ou encore de consulter des paroles de chansons.

"Google Music OneBox s'inscrit dans la volonté de Google de rendre l'information plus accessible" nous explique une représentante de Google qui précise que le service ne s'accompagne d'aucun partage de revenus avec ses partenaires chinois.

Un nouveau service de recherche qui devrait en tout cas permettre à Google de consolider ses positions sur un marché chinois toujours dominé par Yahoo ou Baidu, sans pour autant bouleverser celui du téléchargement audio, toujours dominé par Apple avec son Music Store, mais que ses concurrents Yahoo, AOL, Microsoft ou encore MySpace adressent déjà avec leurs propres kiosques de téléchargement... Google hésiterait il à bousculer la firme de Steve Jobs ?
Tout en essayant de déterminer quelle sera la nature du navigateur de demain, la Fondation Mozilla vient de dévoiler Snowl, une nouvelle extension officielle pour le navigateur Firefox actuellement en phase bêta. Avec Snowl, les chercheurs de Mozilla ont pour ambition de transformer votre navigateur en un centre de communication unifié qui regroupera vos emails, flux RSS voire vos SMS.

Quelle que soit l'origine du message, cela n'a pas d'importance car au final, ils sont de même nature. Par ailleurs, il est important d'avoir une interface adaptée à la gestion d'une communication complète. En terme d'ergonomie, Snowl embarque deux outils de poids: un moteur de recherche interne indexant l'ensemble de vos messages et une gestion de ces derniers par onglets.

Pour installer cette extension, rendez-vous sur la page officielle. Puisqu'il s'agit d'un prototype vous devrez avoir préalablement crée un compte d'accès aux modules expérimentaux. Une fois Firefox redémarré, vous accéderez aux fonctionnalités de Snowl depuis le menu Affichage sur la barre d'outils.
L'intervention de Dan Kaminsky, le chercheur en sécurité à l'origine de la découverte d'une faille inhérente au protocole DNS (Domain Name System) était attendue comme l'un des points forts de la "Black Hat". Il n'aura finalement pas eu à dévoiler les modalités techniques d'exploitation de cette vulnérabilité puisque d'autres s'en sont chargés avant lui, mais a pu analyser la réponse des éditeurs et équipementiers concernés à cette découverte sans précédent.

Cette vulnérabilité du protocole DNS - lequel assure la correspondance entre un nom de domaine et l'adresse IP de la machine hébergeant le site - affectait aussi bien les serveurs de cache déployés par les fournisseurs d'accès à Internet que les postes clients utilisés par les internautes, sans distinction relative au système d'exploitation employé. En théorie, elle permettait à un pirate d'aller opérer des modifications au sein des informations stockées en cache sur les serveurs chargés d'opérer les redirections DNS, selon la technique dite du cache poisoning. Il devenait alors possible de rediriger les requêtes d'un internaute vers le site Web de son choix.

Selon Kaminsky, 70% des entreprises présentes au classement Fortune 500 auraient aujourd'hui procédé aux corrections nécessaires à la résolution de cette faille. 15% d'entre elles aurait essayé, mais se seraient trouvées confrontées à des problèmes de translations d'adresses IP. Enfin, les 15% restants n'auraient appliqué aucun correctif à l'heure actuelle.

Kaminsky a par ailleurs révélé qu'un autre chercheur, Pieter de Boer, a été capable de localiser cette faille seulement 51 heures après qu'elle eut été rendue publique, tout en sous-entendant que si une personne avait été capable de le faire, d'autres y étaient sans doute parvenues. Ce que confirme un autre spécialiste, HD Moore, fondateur du projet Metasploit : selon lui, la faille aurait été exploitée sur l'un des serveurs de l'opérateur américain AT&T. Pendant quelques minutes, les internautes entrant l'adresse google.com dans leur navigateur et passant par ce serveur auraient été redirigés vers une page affichant des publicités. Il a par ailleurs révélé que les serveurs de messagerie électroniques étaient également vulnérables, dans la mesure où eux aussi font appel au protocole DNS.

Bien que Kaminsky se soit refusé à rendre publique les modalités d'exploitation de cette faille, le simple fait de dévoiler son existence a donc donné à d'autres les pistes suffisantes pour l'identifier rapidement. "Même si cette faille est maintenant corrigée, il existe d'autres scénarios dans lesquels du trafic non chiffré peut être perdu au profit d'un attaquant", a-t-il prévenu en conclusion. On trouvera la présentation (format .ppt) de Kaminsky sur son site Web.
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