News WEB

Battu à plate couture par Google et Yahoo sur le terrain de la recherche en ligne, Microsoft aurait dans les cartons une arme de poids pour améliorer la pertinence et l'efficacité de son service Live Search : un algorithme baptisé "Browserank", qui serait capable de déterminer l'importance d'une page Web, et donc la place qu'elle devrait occuper dans les résultats d'une recherche donnée, en fonction du comportement des internautes. Microsoft signera-t-il la fin du Pagerank ?

Numéro un mondial de la recherche en ligne, Google doit une partie de son succès à un algorithme baptisé Pagerank, qui permet de classer les pages Web affichées en tant que résultats d'une recherche, en fonction de leur importance relative. A chaque page correspond une note, sur dix, qui, pour simplifier, dépend de trois critères : le nombre de liens externes pointant vers la page cible, la note des pages dont partent ces liens, ainsi que le nombre de liens partant de la page cible vers le reste du Web.

Inventé par Larry Page, le concept de Pagerank a depuis sa création largement évolué, et la "note" conférée par Google à une page Web se voit maintenant pondérée par de nombreux critères, à commencer par la proximité sémantique entre les différentes pages qui se lient les unes les autres.

Selon les chercheurs du centre Microsoft Research Asia en charge du développement du Browserank, il manque aux algorithmes actuellement en vigueur une dimension essentielle : la prise en compte du comportement des internautes, qui se révèlerait selon eux le meilleur indicateur de la pertinence d'une page Web. Si l'internaute passe longtemps sur une page, c'est que celle-ci a de bonnes chances de répondre à sa requête, exposent-ils. De la même façon, plus une page est visitée, et plus elle est susceptible de revêtir un intérêt. Ces mesures doivent toutefois être pondérées par de nombreux critères, à commencer par la taille et le poids d'une page : plus celle-ci est volumineuse, et plus les internautes sont susceptibles d'y passer du temps, etc.

Partant de ce postulat, les chercheurs de Microsoft travaillent à l'élaboration d'un algorithme qui serait capable d'automatiser le traitement de données statistiques en provenance des d'internautes de façon à déterminer dans quel ordre les résultats devraient être affichés lors d'une recherche sur Internet (voir ce document PDF, en anglais).

Pour que l'analyse soit efficace, il faut travailler sur un échantillon représentatif de la population Web mondiale, soit plusieurs millions d'internautes. Pour ce faire, Microsoft suggèrerait d'exploiter les données qui sont remontées aux éditeurs par les différentes "barres" proposées comme extensions à nos navigateurs Web. "Toutes les informations relatives à la vie privée de l'utilisateur sont rigoureusement filtrées", préviennent d'emblée les chercheurs en charge de ce projet, sentant poindre l'inévitable vindicte des hérauts de la confidentialité des données personnelles.

A l'heure où les éditeurs de sites Web usent et abusent des techniques connues permettant d'améliorer artificiellement leur position dans les moteurs de recherche, conférer une telle importance au comportement de l'internaute permettrait sans doute de remettre de l'ordre dans cette entreprise délicate qu'est le SEO, ou Search Engine Optimisation. Google a d'ailleurs déjà commencé à prendre en compte ces données : sur une page de résultats données, les liens les plus cliqués ont de bonnes chances de voir leur positionnement amélioré, afin de refléter les choix de l'internaute.
Le groupe France Telecom a publié aujourd'hui ses résultats pour le premier semestre 2008. Bien que son bénéfice net semestriel soit en baisse de 19,1% à 2,675 milliards d'euros, il dépasse les attentes des analystes qui tablaient sur 2,22 milliards d'euros. Le groupe subit l'alourdissement des impôts sur les sociétés et précise qu'en termes comparables son résultat net est en hausse de 4,4%.

Dans son communiqué France Telecom met également en avant sa réussite sur d'autres objectifs financiers. Ainsi son chiffre d'affaire enregistre une hausse de 1,5% au cours des six premiers mois de l'année à 26,3 milliards d'euros, dépassant de nouveau les attentes du marché. Sa marge brute opérationnelle (MBO) atteint quant à elle 9,675 milliards d'euros, enregistrant une hausse stable de 36,8% par rapport au premier semestre 2007. Enfin, le groupe poursuit son désendettement et passe de 42,1 milliards d'euros au 30 juin 2007 à 38,2 milliards cette année.

En France le groupe résiste au contexte difficile : croissance en berne, augmentation des impôts sur les sociétés et nouvelle législation sur la tarification des centres d'appels. L'opérateur historique s'est développé dans le secteur de l'Internet, fort de 7,84 millions d'abonnées à l'ADSL grand public (hausse de 19,1% en un an), de 5,7 millions de clients aux services de Voix sur IP (61% de plus en un an) et d'1,54 million d'abonnés aux services de TV numérique par ADSL (76% de plus). De bons résultats qui viennent compenser le recul constaté sur les services téléphoniques classiques. Du côté de la téléphonie mobile enfin, Orange totalise 24,315 millions de clients.

France Telecom poursuit sa progression dans le monde avec l'acquisition du fournisseur d'accès espagnol Ya.com et une croissance soutenue dans les pays émergents (en progression de 11,2% à base comparable au premier semestre) et totalise 113,8 millions d'abonnés à la téléphonie mobile et 12,2 millions d'abonnés à l'internet haut débit tout autour de la planète. Néanmoins, le groupe a annoncé récemment qu'il abandonnait le rachat du groupe TeliaSonera, largement implanté dans le nord de l'Europe.

Dans ce contexte, l'opérateur a confirmé ses objectifs financiers pour l'exercice 2008 et compte maintenir son taux de MBO ainsi que son taux d'investissement à environ 13% du chiffre d'affaires. Ces bonnes nouvelles ont été accueillies positivement par le marché, le titre prenant près de 2 % ce matin. Enfin, le groupe a annoncé la distribution d'un acompte sur dividende de 0,60 euro par action.
Mediaset en veut décidément à YouTube et poursuit de nouveau le service de partage de vidéos de Google en réclamant 500 millions de dommages et intérêts. Le premier groupe télévisuel italien, fondé et contrôlé par le président du conseil italien Silvio Berlusconi, a effectivement identifié l'équivalent de plus de 325 heures de programmes publiés sans son autorisation.

Le groupe a déjà obtenu gain de cause en Espagne il y a quelques jours. Les tribunaux avaient exigé du géant américain la suspension de la diffusion de programmes appartenant à la chaine espagnole Telecinco.

YouTube pour sa part maintient sa position et confirme sa politique consistant à supprimer les contenus illégaux à la demande des ayants droit. "Les poursuites et les coûts associés sont inutiles » a déclaré la société. Rappelons que le portail vidéo fait déjà face à d'autres poursuites, contre l'américain Viacom mais aussi contre TF1 qui réclame 100 millions d'euros.
Alors que Free multiplie les accords commerciaux avec Canal+, il paraissait surprenant que le fournisseur d'accès à Internet Neuf Cegetel, filiale du groupe Vivendi comme la célèbre chaîne payante, ne joue pas le jeu des synergies. Neuf aura finalement choisi d'attendre la rentrée, et la reprise du championnat de Ligue 1, pour mettre en place une offre promotionnelle liée à Canal+.

Ce sera chose faite, à partir du 9 août : tous les abonnés 100% Neuf Box - anciens comme nouveaux - qui disposent du décodeur Neuf TV HD se verront offrir six mois d'abonnement gratuit s'ils souscrivent à l'offre Canal+ Le Bouquet ainsi qu'aux huit chaînes de l'offre Foot+. L'offre est valable jusqu'au 7 octobre, dans la limite de 20.000 souscriptions, précise le FAI.
Le site internet voyages-sncf.com a subi une panne de plus de trente heures entre mardi matin et mercredi midi. "Mardi à 5H du matin, le site subissait son opération de maintenance hebdomadaire" et une "défaillance matérielle" a empêché les serveurs de redémarrer, a expliqué à l'AFP Christophe Léon, directeur marketing du site de la compagnie ferroviaire.

Mercredi, « à 12H17, le site a été rouvert », mais restait très encombré dans l'après-midi, car il subissait un « afflux massif » d'internautes qui n'avaient pas pu se connecter jusque là.

Jusqu'en milieu de journée mercredi, la page d'accueil du site mentionnait: « La réservation de billets de train est interrompue pour maintenance, afin d'améliorer la qualité de service. Le service sera de nouveau disponible prochainement. Nous vous remercions de votre compréhension ».

Le site voyages-sncf.com a été remanié en mai, et depuis, de nombreux utilisateurs se plaignent de fréquents « bugs ». La panne de mardi et mercredi « n'a rien à voir » avec la mise en place du nouveau site, a assuré Christian Léon, ajoutant qu'avec 700.000 visiteurs par jour, les « bugs » sont « beaucoup plus visibles ».

Voyages-sncf.com a réalisé en 2007 un volume d'affaires en hausse de 21% à 1,86 milliard d'euros, dont 1,6 milliard pour les seuls billets de trains (+22%). Ce sont près de 38 millions de billets de trains qui y ont été achetés, soit un quart des billets de la compagnie ferroviaire avec des pics pouvant aller jusqu'à 152.000 tickets en une seule journée.
En juin dernier, l'équipe en charge du développement de YouTube lançait une nouvelle fonctionnalité : la possibilité, pour le créateur d'une vidéo, d'intégrer dans cette dernière, des légendes ou annotations, de façon à commenter leurs propres contenus. Google souhaite manifestement aller plus loin dans le développement de l'interactivité des vidéos sur YouTube, puisque la firme vient d'annoncer l'acquisition de la start-up Omnisio, spécialisée dans ce genre de services.

"L'équipe Omnisio affiche une superbe expertise technique dès qu'il s'agit d'outils vidéo avancés, et avoir ce genre de talents au sein de YouTube devrait nous permettre d'aller plus loin dans l'exploration de nouvelles méthodes pour améliorer l'expérience utilisateur sur YouTube", se félicite l'acquéreur.

Entre autres choses, Omnisio offre la possibilité d'associer à une vidéo des images ou des textes, ce qui permet par exemple de synchroniser une présentation à une conférence retranscrite en vidéo. Le service propose également d'assembler au sein d'une vidéo des extraits de contenus provenant de sources diverses, de chapitrer ses vidéos ou encore de marquer les personnes apparaissant à l'écran, à la façon des photos sur Facebook.

Enfin, Omnisio met à disposition des interfaces de programmation (API), censées faciliter la réalisation de vidéos interactives avancées et personnalisées. Le montant de la transaction n'a pas été dévoilé.
Scrabulous, une application en forme de clone du célèbre Scrabble présentée sous la forme d'un add-on Facebook, n'aura finalement droit de cité sur les pages américaines et canadiennes du célèbre réseau social. Menacés par les sociétés Hasbro et Mattel, propriétaires des droits du Scrabble, les concepteurs de Scrabulous ont finalement choisi de céder, et de retirer leur application des pages de Facebook en Amérique du Nord. Pour l'instant, Scrabulous est encore accessible aux membres français de Facebook.

"C'est un événement malheureux et nous n'en sommes pas ravis, surtout que Mattel a porté l'affaire devant les tribunaux en Inde au cours des derniers mois", a expliqué mardi à l'AFP l'un des deux créateurs de Scrabulous, Rajat Agarwalla.

Ses fondateurs affirment que lors de son lancement, en 2005, aucune version en ligne du Scrabble n'était proposée par les ayant-droits. Depuis, la donne a changé : Hasbro a finalement lancé début juillet sa propre application Facebook sur le concept du Scrabble, et annoncé son intention d'entamer des poursuites à l'encontre de Scrabulous. Aujourd'hui, Scrabulous compterait environ 530.000 joueurs par jour, contre... quelques milliers seulement pour le Scrabble lancé par Hasbro.

Les créateurs de Scrabulous semblent toutefois avoir trouvé la parade : si Scrabulous ressemblait trait pour trait au célèbre Scrabble, leur nouvelle application, baptisée Wordscraper, adopte un système de comptage des points, une apparence, et des règles qui varient de celles du célèbre jeu de société, même si le concept reste similaire. Des différences suffisamment marquées pour éviter de nouvelles poursuites ?
Le groupe télécom Iliad vient d'annoncer le succès d'une syndication bancaire d'un montant de 1,2 milliard d'euros, souscrite auprès d'une douzaine d'institutions parmi lesquelles BNP Paris, Calyon, RBS ou encore la Société Générale.

"Les lignes bancaires permettront d'une part de financer l'acquisition d'Alice et d'autre part de refinancer et d'augmenter la ligne de crédit existante. Le succès de cette opération souligne la solidité financière du Groupe et valide la stratégie de croissance rentable." précise le groupe dans un communiqué.

Une opération fraîchement accueillie par les marchés financiers puisque le cours de l'opérateur reculait de 2,6% en cours de matinée, à la bourse de Paris, mais qui devrait néanmoins lui permettre de racheter Alice et ainsi de retrouver la seconde place sur le marché français du haut débit, derrière Orange mais devant Neuf Cegetel ou Numéricâble.
La vérité est ailleurs ? Gary McKinnon, citoyen de la couronne britannique considéré par les autorités américaines comme l'un des plus grands hackers de tous les temps, pourraient finalement se voir extradé vers les Etats-Unis, où il encourra de 10 à 70 ans de prison, et jusqu'à 1,75 million de dollars d'amende, pour s'être introduit dans des systèmes informatiques gouvernementaux sensibles tels que ceux du Pentagone ou de la NASA entre 2001 et 2002. McKinnon, accusé d'avoir causé plus de 900.000 dollars de dommages lors de ses intrusions, a toujours affirmé que ses agissements étaient motivés par la volonté de découvrir ce que le gouvernement américain nous cache, à commencer par l'existence d'une vie extraterrestre.

En 2004, alors que McKinnon est détenu par la justice britannique, les autorités américaines réclament son extradition pour des chefs d'inculpation qui vont du piratage informatique au détournement de trafic en passant par le vol d'identifiants ou la suppression de fichiers critiques. La Grande Bretagne bloque la procédure pendant deux ans, le temps de mener sa propre enquête, bien qu'elle n'ait jamais officiellement inculpé le prévenu. Courant 2006, les Etats-Unis reviennent à la charge, et réclament une nouvelle fois l'extradition, ce que finissent par accepter les autorités britanniques, après avoir obtenu l'assurance que McKinnon ferait l'objet d'un juste procès.

L'intéressé, qui refuse d'être jugé outre Atlantique, fait alors appel de cette décision. Rapidement rejeté, son premier recours est suivi d'un second, devant la plus haute instance de justice du Royaume-Uni. Les cinq juges en charge du dossier ont une nouvelle fois rejeté sa demande, et McKinnon court donc maintenant le risque de se voir extradé. Celui qui refuse qu'on l'assimile à un terroriste, craint que les Etats-Unis ne fassent de lui un exemple, voire un bouc émissaire, pour dissuader tous ceux qui caresseraient l'espoir de s'introduire dans les systèmes informatiques gouvernementaux, et entend maintenant porter l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'Homme.

McKinnon est accusé d'avoir dérobé plus de 950 mots de passe, supprimé des fichiers au sein des machines d'une base de la Navale américaine. Il se serait également introduit dans 53 machines de l'armée américaine, dont certaines en charge de la défense et de la sécurité du territoire, dans 26 ordinateurs de la Marine, 16 systèmes appartenant à la NASA, ainsi que dans une machine du département de la Défense. Ses actes auraient conduit à l'arrêt de plus de 2.000 ordinateurs pendant 24 heures, une interruption de service estimée à environ 900.000 dollars.
Près de 20.000 Parisiens ou visiteurs de passage se connecteraient chaque mois aux points d'accès sans fil WiFi récemment mis en place par la ville de Paris dans certains lieux publics comme les mairies d'arrondissement, les jardins publics ou les bibliothèques, rapporte Le Parisien dans son édition du 30 juillet. Des 400 bornes mises en place par la municipalité, celles qui habillent les jardins publics recevraient les faveurs des Parisiens, puisque 12.000 connexions seraient enregistrés dans les parcs de la ville. Parmi ces derniers, les parcs Monceau (VIIIe arrondissement) et Montsouris (XIIIe) seraient les plus prisés.

Lancé en juillet 2007, le service Paris WiFi avait fait l'objet d'un appel d'offres remporté par Alcatel-Lucent et SFR. Les bornes WiFi sont pour mémoire accessibles dans la limite des horaires d'ouverture des bâtiments et sites qui les abritent. La carte de ces points d'accès pourra être consultée sur le site paris.fr.

Si le service fait l'unanimité parmi les geeks et les cadres, satisfaits de pouvoir relever leurs emails tout en bronzant au soleil, le WiFi parisien ne fait pas que des heureux. A la bibliothèque Sainte-Geneviève, dans le Ve arrondissement, une vingtaine d'agents municipaux ont par exemple obtenu que les deux bornes installées soient débranchées à la rentrée, au motif que la présence de ces émetteurs radio dans leurs murs leur faisait risquer leur santé. En dépit d'assertions rassurantes émanant de la Ville, d'autres bibliothèques demandent que soient désactivés ces points d'accès pour les mêmes raisons. Une étude destinée à analyser les éventuels dangers associés au WiFi devrait être commanditée à l'Inserm d'ici la fin de l'année.
LoadingChargement en cours