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Faille temporelle ? Alors que la chronologie des médias prévoit qu'un film ne soit proposé à la location ou à la vente sur les services de vidéo à la demande que plusieurs semaines après sa sortie en DVD, le groupe Canal + annonce cette semaine que la comédie Disco verra simultanément le jour en DVD, en Blu-ray et en VOD le 2 octobre prochain. Le film Disco, réalisé par Fabien Onteniente sera donc lancé à la fois sur supports physiques destinés au commerce de détail et de façon dématérialisée par l'intermédiaire des portails CanalPlay et Canal + Mobile. Le groupe précise par ailleurs que l'achat d'un DVD ou d'un Blu-ray de Disco confèrera le droit de télécharger gratuitement la version numérique.

Producteurs et éditeurs de films soutiennent habituellement l'idée selon laquelle la mise à disposition d'une offre numérique risque de porter préjudice aux ventes de supports physiques, et c'est justement la raison d'être de ce que l'on appelle la "chronologie des médias", ligne directrice qui régit les délais séparant la sortie d'un film en salles, sa parution en DVD, sa commercialisation en VOD puis les diffusions en TV payante et TV gratuite.

Motif de cette décision inédite ? Le groupe explique vouloir "répondre aux attentes du spectateur en multipliant les modes d'accès" à ses contenus, favoriser la "diffusion et la compréhension des nouveaux usages" qu'il tente de développer avec CanalPlay et... "offrir des alternatives positives à la piraterie". Disco est en effet disponible depuis plusieurs mois sur les réseaux d'échange de fichiers P2P - le film a tout de même totalisé 2,5 millions d'entrée - et Canal + sait sans doute que la campagne de communication qui accompagnera le lancement de son film en DVD suscitera une recrudescence des téléchargements illégaux.

La VOD constituera-t-elle une véritable alternative au piratage ? Il est encore trop tôt pour se prononcer, mais les différents acteurs du marché français placent leurs espoirs en ces nouvelles formes de distribution. TF1, qui déplore que les séries américaines dont il acquiert les droits pour de petites fortunes, soient téléchargées illégalement avant même leur première diffusion en France, a pour sa part entrepris de les proposer en VOD dans les heures qui suivent leur passage à l'antenne américaine. Initiée avec Heroes, cette formule sera reconduite avec les huit séries américaines qui composent la grille annuelle de TF1 (sont notamment concernées Gossip Girl, Terminator - The Sarah Chronicles, Heroes, Dr House.
Dailymotion supporte à son tour les sous-titres, quelques semaines seulement après YouTube. Le service de partage est désormais capable d'incruster de véritables sous-titres sur les vidéos, et ce dans plusieurs langues. Jusqu'à présent il fallait intégrer le texte à la vidéo avant l'encodage et la publication, impliquant un grand nombre de contraintes.

Le challenger français se démarque du service de Google en mettant à disposition un outil qui permet de sous-titrer ses vidéos directement en ligne, bien qu'il soit toujours possible d'importer un fichier indépendant comme à l'accoutumée. Les sous-titres dynamiques quant à eux sont des liens qui permettent de renvoyer sur d'autres vidéos Dailymotion. "Cette fonctionnalité va permettre de rendre plus accessible un certain nombre de vidéos," a déclaré Martin Rogard, directeur France de Dailymotion dans un communiqué. "Cet outil ouvre de nouvelles perspectives aux partenaires de Dailymotion."

Le Monde.fr a effectivement utilisé cette fonctionnalité en partenariat avec le site américain Politico.com pour "mettre à disposition du lectorat français, qui suit de près le duel Obama - McCain, les chroniques vidéos décalées et décoiffantes de James Kotecki". Décidément, après Google qui indexe l'audio des discours des deux candidats, les élections américaines semblent inspirer les innovations !

Un premier exemple de vidéo sous-titrée est donc d'ores et déjà disponible, tandis qu'il est possible de sous-titrer ses propres vidéos en cliquant sur le lien "Ajouter des sous-titres".
Un hacker a publié cette semaine les modalités d'exploitation d'une faille affectant les logiciels Quicktime et iTunes, mis à jour il y a environ une semaine par Apple. Cette vulnérabilité tient au paramètre quicktime type= ?>, qui ne gèrerait pas correctement les chaînes de caractères à partir du moment où celles-ci sont trop longues. Par ce biais, il serait possible de provoquer un dépassement de mémoire tampon, en faisant lire à Quicktime un contenu préalablement modifié, y compris lorsque le logiciel est appelé sous forme de plug-in par un navigateur Web comme Internet Explorer ou Firefox ou lorsque ses composants sont utilisés par une application tierce comme iTunes.

L'effet immédiat serait dans la plupart des cas la fermeture inopinée du logiciel concerné, mais il serait possible à un pirate d'intégrer au sein d'un fichier vidéo un pan de code qui pourrait alors être exécuté localement sur la machine de l'utilisateur, sans aucune intervention de ce dernier.

Bien que les modalités d'exploitation aient été publiées sur un site spécialisé, le risque parait relativement minime aux différents éditeurs en sécurité qui se sont fait l'écho de cette faille. Les plus anxieux pourront toutefois désactiver le plug-in Quicktime de leur navigateur, en attendant qu'Apple sorte un correctif, afin de ne pas risquer d'être infecté par un contenu diffusé sur le Web.
Qui arrêtera Google ? D'après les chiffres publiés jeudi par l'institut d'analyse ComScore, la firme de Mountain View a rassemblé sur le mois d'août 2008 63% des recherches effectuées en ligne par les internautes américains, son meilleur score sur les cinq derniers mois. Ses concurrents directs pâtissent de cette montée en puissance : Yahoo se positionne en deuxième place avec 19,6% des recherches, un résultat en baisse de 0,9%, devant Microsoft qui, avec 8,3% des recherches, enregistre une baisse de 0,6%. Arrive ensuite le moteur Ask.com, qui avec une croissance de 0,3%, totalise 4,8% des recherches.

Une fois exclues les recherches d'images, de vidéos publiées par les internautes ou d'informations locales, les internautes américains auraient envoyé 11,75 milliards de requêtes aux moteurs sur le mois d'août. 7,4 milliards d'entre elles auraient été effectuées sur le moteur de recherche de Google. Leader incontesté sur le segment de la recherche en ligne, Google passe également, en termes d'audience pure, devant son concurrent Yahoo, dont le portail a longtemps été le site le plus visité aux Etats-Unis. Les différents sites de Google totalisent, pour le mois d'août, 144,7 millions de visiteurs uniques, devant ceux de Yahoo (141,5 millions), Microsoft (123,5 millions) et AOL Time Warner (110,6 millions).

Alors que Yahoo s'apprête à dévoiler la nouvelle version de son portail, les deux concurrents pourraient cependant entamer un rapprochement. Après que la tentative de rachat de Yahoo par Microsoft pour 44,6 milliards de dollars a échoué, Google entend en effet maintenant placer ses liens sponsorisés sur le portail Yahoo.com... une démarche qui n'a pas l'heur de plaire aux différentes instances de régulation américaines, qui craignent que cet accord risque d'entraver le marché de la publicité en ligne outre-Atlantique et dans le reste du monde.
Si son lancement fut largement promu sur le net, le service de vidéo en ligne Joost, n'a pas reçu la popularité qu'il attendait. Selon la compagnie, le fait que le contenu de Joost nécessite le téléchargement d'une application tierce est un frein pour le consommateur. Il s'agit d'ailleurs de l'un des arguments évoqués précédemment par BitTorrent.com. Dans cette optique, Joost a annoncé le 5 septembre dernier le lancement d'une nouvelle plateforme au sein de laquelle les vidéos pourraient être lues simplement au travers du navigateur.

Aujourd'hui, le service est disponible mais, pour y accéder, il faudra tout de même avoir téléchargé un plugin de 7 Mo compatible sur Windows et Mac OS X. Cependant, après cette installation initiale, l'utilisateur conservera les fonctionnalités peer-to-peer du service sans avoir à utiliser un logiciel dédié. Mike Volpi, PDG de la société, explique que "vous retrouverez la même qualité de vidéo - mais il n'y aura pas besoin de lancer une application dédiée pour les visionner". L'interface de Joost a été repensée avec notamment un moteur de recherche plus ergonomique indexant les 35 000 vidéos de la base de données. En plus de nouvelles sous-catégories dans le répertoire global, l'utilisateur pourra recevoir plus de recommandations de ses contacts. Joost entend surfer sur la vague communautaire du web 2.0 et, dans cette optique, lance une nouvelle fonctionnalité s'inspirant le micro-blogging de Twitter, le flux JoostFeed auquel vos contacts pourront s'inscrire.

Au mois d'octobre, Joost lancera Joost Standard, un nouveau service utilisant la technologie Flash ne nécessitant pas le téléchargement de plugin et bénéficiant des mêmes options communautaires. En revanche, les utilisateurs ne pourront pas accéder au contenu HD et au flux en direct.

A ce jour, si le contenu de Joost est disponible depuis l'Hexagone, la majorité des programmes diffusés cible les anglophones.
Comme l'avait annoncé Jerry YANG il y a déjà quelques semaines, Yahoo a débuté la propagation d'une nouvelle page d'accueil pour son portail Yahoo.com, auprès de quelques beta testeurs à travers le globe.

Outre la traditionnelle boite de recherche, un fil d'information et un pavé donnant accès aux principaux services Yahoo, cette nouvelle « homepage » se distingue par l'arrivée d'une barre latérale, à gauche, permettant de personnaliser la page.

Reprenant une logique déjà explorée avec MyYahoo et popularisée par des services 2.0 comme Netvibes, ce nouveau portail est ainsi en mesure d'afficher les données issues de Flickr ou Yahoo Mail mais également d'autres services concurrents tels que AOL mail ou Gmail de Google.

« Nous prévoyons d'ajouter rapidement d'autres applications de prévisualisation ce qui permettra aux internautes de ne pas perdre de temps à sauter de site en site » explique Tapan Bhat, en charge du développement de cette page.

Loin de la révolution annoncée, cette évolution ergonomique est néanmoins stratégique pour Yahoo, qui accueille chaque mois plus de 314 millions d'internautes sur sa "home". Reste à savoir si ces derniers se laisseront séduire par ce nouveau dispositif qui entend sans doute séduire une nouvelle génération d'internautes.
L'exécutif européen ouvre une consultation sur la régulation applicable aux réseaux d'accès haut débit de nouvelle génération. La définition d'un cadre commun (services régulés, conditions d'accès, taux de rendement et primes de risque) "vise à favoriser l'égalité de traitement des opérateurs à travers l'UE et à assurer la prévisibilité réglementaire dont les investisseurs ont besoin", a souligné jeudi dans un communiqué la Commission européenne.

Ouverte jusqu'au 14 novembre 2008, la consultation publique servira de base à une recommandation que la Commission formulera l'an prochain. Bien entendu, l'exécutif européen a d'ores et déjà son idée : les régulateurs nationaux (l'Arcep en France) devraient autoriser l'ouverture à la concurrence de l'accès aux réseaux des opérateurs dominants "au niveau le plus bas possible", en particulier l'accès aux gaines, afin que les concurrents puissent y déployer leurs propres fibres optiques, et l'accès aux fibres sombres, lorsqu'il n'y a pas de gaines disponibles. Par ailleurs, a ajouté Bruxelles, "les taux de rendement devraient être déterminés en fonction des risques associés à ce type d'investissement, en tenant compte du fait que la moyenne pondérée du coût nominal avant impôts du capital a oscillé entre 8 et 12% ces dernières années pour les opérateurs de réseaux fixes et mobiles."

Neelie Kroes, commissaire en charge de la concurrence, a insisté : "nous voulons des règles nationales qui, non seulement, favoriseront les investissements colossaux nécessaires pour passer à la fibre optique, mais renforceront également la concurrence dans le secteur du haut débit". Il est temps ! A l'heure des premiers déploiements, l'Europe, avec 1,2 million de connexions fibres optiques (contre 229 M de lignes en cuivre, d'après l'Idate), reste en retard par rapport aux Etats-Unis (2 millions de connexions fibres) et, surtout, au Japon (11 millions de connexions fibres).
le 18/09/2008 à 23:41
Free lance une option Multi TV
Aujourd'hui, le fournisseur d'accès à Internet, Free, filiale d'Iliad, annonce un nouveau service baptisé Multi TV qui donne à l'utilisateur la possibilité de pouvoir dédoubler l'accès à la télévision numérique HD. Ainsi, deux personnes au sein du même foyer peuvent désormais regarder deux programmes différents sur deux postes de télévision.

Free propose deux offres pour accéder à ce nouveau service. Pour 4,99 euros par mois, Free met à disposition un boitier Light compatible HD sans disque dur ni encodeur. Par ailleurs, l'abonné peut bénéficier d'un second boitier TV traditionnel pour 9,99 euros par mois. En apparence, ces deux boitiers seront identiques à l'actuelle box TV. Free fournira aussi un Freeplug (intégrant les fonctions d'alimentation électrique et de courant porteur en ligne).

Pour souscrire à cette nouvelle offre, les Freenautes actuels peuvent se rendre dans l'interface de gestion du compte.
Spécialiste des annonces "abracadabrantesques", The Inquirer déniche parfois des perles. Du coup, lorsque notre confrère parle du possible rachat de Valve par Google, difficile de savoir si l'information est à jeter au panier ou s'il y a un fond de vérité. Toujours est-il que notre confrère reprend des "sources bien placées" pour nous indiquer qu'à la Game Developers Conference d'Austin, les rumeurs vont bon train.

Bien sûr, si Google a des vues sur Valve, c'est principalement pour sa plateforme de téléchargement. Steam est effectivement leader sur son domaine d'activité et après quelques couacs au cours des mois qui ont suivi son lancement, le système est aujourd'hui bien rodé. De nombreux éditeurs figurent au catalogue de Steam et la plupart des grosses sorties du moment sont distribuées simultanément en boutiques et sur la plateforme... Google voudrait-il une fois de plus couper l'herbe sous le pied de son concurrent de toujours, Microsoft, qui parlait d'étendre son service Games for Windows ?
La prochaine version du navigateur de Microsoft, Internet Explorer 8, approche à grands pas. La firme de Redmond, dont les parts de marché sur ce segment sont mises à mal par une concurrence de plus en plus envahissante, a effectivement publié aujourd'hui la version française de la bêta 2 du navigateur, qui intègre pour rappel d'ores et déjà toutes les fonctionnalités de la version finale.

On retrouve en particulier toutes les fonctions liées à la sécurité comme le nouveau filtre anti-phishing et une stabilité théoriquement améliorée au détriment d'une consommation mémoire abusive, en tout cas pour la version anglaise, comme nous l'avons vu dans le compte-rendu qui a suivi sa sortie. Reste à savoir si les développeurs auront profité de cette localisation pour améliorer cet aspect.
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