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Dans le cadre de l'accord du 24 septembre dernier, Orange et SFR annoncent conjointement le déploiement prochain, à une date toutefois non précisée, d'une infrastructure très haut débit accessible aux opérateurs tiers qui le souhaiteront. Les deux opérateurs vont prévoir des fibres surnuméraires dans les immeubles qu'ils relieront sur deux zones d'essai à grande échelle, à savoir le 15e arrondissement de Paris et une zone de province à déterminer.

Cette décision répond en fait ni plus ni moins aux récentes recommandations de l'ARCEP, l'autorité de régulation invite effectivement les opérateurs à passer des accords de mutualisation. Elle préconise également que le premier opérateur installé pose pour le compte des autres opérateurs des fibres surnuméraires sur la partie terminale. Orange et SFR assurent vouloir « mettre en oeuvre rapidement différentes solutions dans l'intérêt des clients et des gestionnaires d'immeubles ». Ils ajoutent qu'ils « souhaitent vivement que d'autres opérateurs puissent les rejoindre dans cet esprit ».

Au moment de sa signature, Free avait dénoncé l'accord d'Orange et SFR. Maxime Lombardini, directeur général d'Iliad, soulignait que l'accord ne garantissait pas la concurrence et était contraire à la Loi de modernisation de l'Économie. Il avait en revanche déclaré « adhérer totalement » aux recommandations de l'ARCEP, qui prône une mutualisation multifibre. Cette dernière préconise l'installation de plusieurs fibres entre les foyers raccordés et le pied des habitations ou des immeubles, chacune pouvant servir à un opérateur distinct. Free pourrait ainsi déployer sa solution point-à-point (FTTH-P2P) en parallèle de la solution point-multipoint (FTTH-GPON) d'Orange et SFR. La solution que soutient Free permet de raccorder chaque abonné à son réseau au travers d'une fibre optique dédiée chacun, tandis que celle d'Orange et SFR relie entre 8 et 64 abonnés par le biais d'une seule fibre. Bien que les deux solutions soient adaptées aux besoins en bande passante à court terme, le point-à-point permet une évolution plus pérenne du réseau.

Maintenant que l'ARCEP a tranché sur la solution à adopter entre le pied de l'immeuble et l'abonné, reste à plancher sur la méthode de raccordement des immeubles aux réseaux des opérateurs. Quoi qu'il en soit, si ces premiers essais d'envergure de la part d'Orange et SFR sont concluants, Orange risque fort d'avoir à revoir les installations monofibres et difficilement mutualisables de ses 14 200 foyers déjà raccordés. Contacté par nos soins, Orange a d'ailleurs indiqué que pour ces raisons, il avait volontairement ralenti le déploiement de son réseau fibré en l'absence de cadre juridique précis.
Le spécialiste de la sécurité Symantec, éditeur de l'antivirus Norton notamment, annonce aujourd'hui deux services d'assistance en ligne destinés à ceux qui souhaitent optimiser les performances de leur ordinateur. Tout deux s'appuient sur l'intervention de techniciens qui, à l'aide du logiciel LogMeIn Rescue, accèdent à distance à la machine des clients qui peuvent observer les interventions en temps réel.

Le premier est un service de diagnostic commercialisé 30 dollars et nommé PC Checkup (littéralement vérification d'ordinateur) au terme duquel le technicien informe le client si d'éventuelles interventions sont nécessaires. "C'est comparable aux services que proposent les concessionnaires automobiles", indique Lenny Alugas, vice président de la division Norton Premium Services.

Le second est commercialisé 70 dollars, s'intitule PC Tune Up et va plus loin. Il comprend un diagnostic suivi d'une optimisation approfondie du système d'exploitation. Avec l'aval du client avec qui il s'entretient par le biais d'un chat, le technicien désactive certaines applications s'éxecutant au démarrage, voire les désinstalle le cas échéant.

Dans les deux cas, les techniciens expliquent les causes des dysfonctionnements et/ou des ralentissements et inculquent quelques recommandations aux clients.

Symantec cible une clientèle féminine, équipée mais peu expérimentée, et concurrence les services similaires des boutiques d'informatique et même les particuliers qui rendent service à leurs proches ou à leur famille. Une récente étude a montré qu'en 2007, 1,8 millions de ménages américains avaient jeté leurs ordinateurs simplement à cause de problèmes de performances.

Ces services ne sont pour le moment accessibles qu'aux États-Unis et ne s'adressent qu'à ceux qui disposent de Windows XP et Vista.
Aujourd'hui, le site Dailymotion dévoile un nouveau lecteur dédié aux vidéos de meilleure qualité. Ces vidéos seront encodées avec le codec H.264 et au format audio AAC en 96 kb/s. Pour cette nouvelle option, le lecteur est donc plus grand (512 x 384 pixels) que pour les vidéos standard et afficherait jusqu'à 30 images par secondes. Selon la société, les clips mis en ligne par les utilisateurs ou créés au travers de l'utilitaire Dailymaker bénéficieront de ce nouvel encodage. Dailymotion précise que pour profiter pleinement de cette nouvelle option il faudra installer Flash Player 9 et posséder une machine dotée d'un processeur double coeur, et indique qui profitaient d'un encodage HD conserveront cette particularité.

De son côté, YouTube a également dévoilé un nouveau mode de lecture baptisé TheaterView pour lire les vidéos de longue durée. En mars 2008, la filiale de Google a mis en place une infrastructure permettant de la lecture au format MP4 en utilisant le même codec H.264 et AAC pour l'audio. Avec 38,8 millions d'utilisateurs uniques en juin dernier et 855 millions de vidéos visionnées sur cette période, Dailymotion revendique la première place parmi les sites indépendants de divertissement vidéo et la seconde place - derrière YouTube - au sein des sites de vidéo en général.
Le Freephone Wifi Candidat à la quatrième licence UMTS, Free risque de devoir encore un peu patienter. Selon des informations publiées ce matin dans le Figaro, le gouvernement aurait décidé de repousser de plusieurs années l'attribution de la quatrième licence UMTS, synonyme de l'arrivée d'un nouvel opérateur cellulaire sur le marché français.

Selon le quotidien, le schéma retenu par le gouvernement et qui sera dévoilé le 20 octobre serait d'attendre 2012 et l'extinction de la télévision analogique pour attribuer une nouvelle licence de téléphonie mobile.

Malgré la promesse de diminuer les tarifs de 1000 euros par foyer, Free n'aurait donc pas réussi à infléchir la position d'un gouvernement ayant pourtant fait des questions du pouvoir d'achat l'une de ses priorités.

En attendant, les consommateurs devront se satisfaire des offres actuelles, misant de plus en plus sur la voix ou la data en illimité, et sans doute attendre encore quelques années l'offre de Free, qui pourra du coup miser sur de nouvelles technologies comme le Wimax, la 3G/LTE voire la 4G et leurs promesses de débit de plusieurs dizaines de megabits par seconde...
Après avoir abandonné son logiciel dédié à la lecture de vidéo en streaming, Joost a dévoilé le mois dernier un plug-in pour les navigateurs permettant de lire les vidéos en haute définition de son site Internet. Cependant, cela ne semble pas avoir été un choix judicieux car aujourd'hui, dans un communiqué, la société annonce que le contenu de son site est désormais accessible sans logiciel tiers. 

Joost serait-il en train de redéfinir sa stratégie ? Probablement, car comme Mike Volpi, chef produit chez Joost l'explique : "nos fondateurs n'ont pas commencé sur de très bonnes bases, mais le marché est toujours jeune et il y a plein d'opportunités". Joost avait parié sur les acteurs d'Hollywood pour proposer du contenu auprès de ses utilisateurs, mais il sembleraient les studios aient finalement préféré mettre en place leur propre plateforme. L'iPlayer de la BBC par exemple se place directement en concurrent à Joost outre-Manche. Aussi, si Joost propose du contenu de CBS, ce partenariat n'est pas exclusif car la chaîne américaine a récemment rejoint YouTube. Enfin, le principal rival de Joost, Hulu, est la propriété commune de  NewsCorps et NBC Universal.

Pour mettre en avant cette nouvelle stratégie, Joost propose des fonctionnalités sociales. Kerry Lance, porte-parole de la start-up affirme : "les gens ont toujours eu confiance en les recommandations de leur proches afin de déterminer le film qu'ils devraient regarder [...] aujourd'hui Joost propose une destination web unique afin de représenter ces expériences de la vie de tous les jours". En misant sur des outils de recommandation, de partage de liste de lecture, Joost entend donc être à la vidéo ce que Deezer est à la musique.Mais cela suffira-t-il ?

Interrogé par BusinessWeek, William Cooper, un consultant pour Informtv un cabinet d'analyse spécialisé dans l'impact des nouveaux médias, conclut : "ils sont véritablement dans la bonne direction, mais la véritable question est: n'est-il trop tard ?".
Bien que l'entrain pour Chrome soit quelque peu retombé, le navigateur de Google a donné aux équipes de Mozilla une bonne raison d'accélérer la cadence. La première version bêta de Firefox 3.1 est ainsi disponible, intégrant un grand nombre de nouveautés, dont le nouveau moteur JavaScript TraceMonkey et le moteur de rendu Gecko en version 1.9.1. Attendu de pied ferme depuis la sortie de Chrome et de son moteur V8, TraceMonkey promet d'être jusqu'à 40 fois plus rapide que son prédécesseur SpiderMonkey, actuellement utilisé. Il faut d'ailleurs l'activer manuellement dans cette version préliminaire avant de pouvoir constater l'ampleur du progrès sur les applications web gourmandes en JavaScript.

La nouvelle version du moteur de rendu Gecko améliore quant à elle le respect des standards, le support de certaines propriétés des feuilles de style CSS 2.1 et CSS 3 a notamment été ajouté. Les éléments audio et video du futur HTML 5 sont également de la partie, ils permettent d'intégrer simplement ce type de fichiers multimédias à une page. La géolocalisation est désormais intégrée en standard, la combinaison de touches Control + Tab permet d'obtenir une prévisualisation des onglets mais il ne semble pour le moment pas y avoir de traces du mode de navigation privé déjà évoqué.

Quoi qu'il en soit, de plus amples informations et s'obtiennent sur cette page officielle. Le téléchargement de la bêta française, qui ne présente pour rappel pas de garanties et ne doit être utilisée qu'à des fins de tests. La version finale est toujours attendue pour la fin de l'année.
En bêta depuis le mois de juin dernier, Flock, le navigateur social basé sur l'architecture de Firefox, arrive officiellement en seconde version.

Parmi les fonctionnalités de Flock 2.0, notons l'intégration du service MySpace qui vient s'ajouter aux côtés de Facebook, Twitter,  Flickr et Cie. Désormais il est donc possible de recevoir des mises à jour de ses contacts, directement depuis le panneau latéral gauche du navigateur ou de partager photos et vidéos via la barre de média intégrée au navigateur. Flock 2.0 embarque aussi un lecteur de flux RSS baptisé Media RSS afin de présenter les dernières mises à jour directement depuis votre page d'accueil.

Avec cette nouvelle version, le navigateur tire désormais réellement partie de l'architecture de Firefox en ajoutant un système de thème et d'extensions. A ce jour, le choix est plutôt restreint, mais l'équipe a mis en place son propre système et sa bibliothèque propriétaire. Notons qu'il existe une section particulière pour trouver des barres d'outils à usage spécifique.

Flock existe en plusieurs déclinaisons : Glossy Flock (rose, ciblant un public féminine) ou Eco-Flock (vert) ainsi qu'une version dédiée aux services de Yahoo! et Photobucket. À ce jour, seule la version anglaise est passée en 2.0. La mise à jour devrait donc prochainement se propager sur la version francisée.
Après un prélancement en juillet à l'occasion du Tour de France, Google vient de procéder au lancement officiel de « Street View », une nouvelle fonctionnalité de Google Maps permettant de découvrir des « photos de rue » des principales villes françaises, dans lesquelles l'internaute peut naviguer à 360° comme dans un monde virtuel.

« La France est le premier pays européen à disposer de ce service, pour le moment disponible pour les villes de Lille, Paris, Lyon, Nice, Marseille et Toulouse et les étapes du tour de France de cette année. A moyen terme, notre ambition est de couvrir toutes les villes de taille moyenne » explique Barbara Martin Coppola, directrice marketing de Google France.

Pour constituer cette nouvelle base de données photographiques, les équipes de Google France ne se sont pas appuyées sur la base de données Panoramio mais ont tout simplement fait circuler des voitures banalisées, équipées d'un appareil photo numérique, capable de prendre des photo panoramiques. Suite aux critiques sur le respect de la vie privée aux Etats-Unis, Google a également conçu un nouveau logiciel, capable de flouter le visage d'un être humain ou d'une plaque d'immatriculation.

« C'est l'outil idéal pour faire du tourisme virtuel ou redécouvrir des lieux qui nous sont chers mais si un propriétaire souhaite que l'on supprime la photographie de son immeuble, il peut nous la signaler », précise Luc Vincent, directeur de la R&D de Google Maps, et créateur de Street View, l'un des fameux « projets 20% » conçus le vendredi par les employés de Google.

Particulièrement pertinent pour le tourisme, Google Street View bénéficie déjà des applications (maplets) de l'Office du Tourisme de Paris (monuments incontournables), de Telerama (Paris culture underground), de TVtrip (hôtels chics et design), de Cityvox (restaurants préférés des internautes) ou encore de Drimki (un spécialiste de l'immobilier).

Bref, un service particulièrement séduisant, plus ambitieux que la "ville en photo" des PagesJaunes, et qui devrait permettre de renouveler l'application cartographique de Google, quatre ans à peine après le lancement de Google Earth ou Google Maps...
le 14/10/2008 à 23:52
Bush fait voter une loi anti-piratage
Le président américain George W.Bush a donné son aval pour officialiser une loi baptisée PRO-IP Act (Prioritizing Resources and Organization for Intellectual Property Act) visant à renforcer les mesures anti-piratage. Ainsi, l'actuel coût forfaitaire de la peine sera multiplié par le nombre d'actes jugés illégaux. Au lieu de payer une amende de 150 000 dollars, le pirate ayant téléchargé 50 chansons devra donc débourser...7,5 millions de dollars! Par ailleurs, l'Etat souhaite créer un département indépendant chargé de surveiller les entraves à la propriété intellectuelle.

L'adoption de cette loi ne semble pas faire l'unanimité. Gigi B Sohn, président et co-fondateur de Public Knowledge, une firme spécialisée dans la gestion des droits d'auteurs sur Internet affirme :"cette mesure ne fait qu'ajouter plus d'injustice en faveur d'une loi de protection des droits d'auteurs déjà largement à l'avantage des sociétés de médias ". Même le Département de la Justice a signalé que cette nouvelle loi pourra entraver son autorité.

Bien sûr, de leur côté, les studios, les lobbys de l'industrie et les groupes de protection de droits d'auteurs tels que la MPAA, la RIAA ou la Business Software Alliance se satisfont de ce nouvel arrêté. "cette loi sonne comme une musique aux oreilles de tous ceux qui pensent qu'il est important de renforcer la créativité et les emplois en Amérique. Dans une conjoncture économique critique, cette législation biparitste apporte une meilleure protection qui facilitera la compétition globale". Peut-être devrions-nous rappeler que les mesures prises par la RIAA sont avant tout éducatives...
L'expérimentation du commissariat virtuel devrait commencer dans quelques semaines dans les départements de la Charente-Maritime et des Yvelines, avant d'être étendue à tout le territoire. Le portail sur lequel le ministère de l'Intérieur travaille depuis plusieurs mois permettra de simplifier les dépôts de plaintes et les déclarations de faits mineurs tels que des dégradations, des vols ou des troubles de voisinage.

Toutefois, à l'inverse de la Belgique ou de l'Italie dans lesquels des services équivalents sont déjà en place, ces démarches en ligne ne dispenseront pas les plaignants d'une visite physique au commissariat. L'internaute recevra effectivement une convocation, l'invitant à se rendre au commissariat pour vérifier et signer sa plainte, validant juridiquement cette dernière.

L'objectif est double puisqu'il devrait permettre dans un premier temps de décharger les commissariats tout en facilitant les démarches des victimes. A terme, d'autres démarches administratives devraient pouvoir être effectuées en ligne.
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