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Il ne s'est jamais consommé autant de musique qu'aujourd'hui, et pourtant les recettes enregistrées par le secteur ne cessent de baisser. Le piratage est-il la cause de ce triste constat, autour duquel s'accordent sans fausses notes maisons de disques et sociétés d'auteur ? Selon une étude TNS Sofres, réalisée auprès de deux mille personnes âgées de plus de quinze ans et relayée par le Figaro, il apparait que 34% des possesseurs de baladeurs multimédia admettent en effet avoir copié ou téléchargé des fichiers piratés sur leur appareil au cours des six derniers mois. De quoi asseoir le discours des ayants droits dans le domaine de la musique, qui souhaitent que les conséquences du piratage soient intégrées dans le calcul de la redevance pour copie privée, qui frappe tout périphérique de stockage numérique.

Le casus belli de la copie privée

Instaurée en 1985, la redevance pour copie privée part du principe qu'il est toléré que l'on copie les oeuvres musicales dès lors que les reproductions effectuées restent dans le cercle familial, mais qu'il convient d'indemniser artistes et interprètes pour le manque à gagner qui peut découler de ces copies. Ce manque à gagner est prélevé, sous forme de redevance, sur tous les supports susceptibles de servir à l'enregistrement d'oeuvres musicales. Il est généralement répercuté sur les prix de vente final des CD vierges, disques durs, baladeurs et autres téléphones.

Au sein de la commission chargée d'établir les barèmes appliqués aux différentes familles de produit frappés par cette redevance, les industriels de l'électronique grand public accusent depuis plusieurs mois les ayants droits de chercher à compenser, avec cette redevance, les pertes ou les manques à gagner induits par le piratage. Que la cause soit juste n'est pas la question : ils soutiennent que les usages illégaux associés aux appareils électroniques n'ont pas à être pris en compte dans le calcul des montants appliqués, et ont obtenu gain de cause auprès du Conseil d'Etat en juillet dernier. La question devrait être revenir sur le tapis vendredi, à l'occasion d'une nouvelle réunion de la Commission copie privée.

Une étude qui tombe à point nommé ?

Pour les industriels, qui souhaitent obtenir la baisse des montants perçus au titre de la copie privée, cette étude tombe à point nommé : si 34% des possesseurs de baladeurs multimédia confessent utiliser des fichiers piratés, il conviendrait selon eux d'ajuster la redevance, de façon à ce que soient exclus de son assiette les usages illégaux, qui ne relèvent pas de la copie privée mais de la contrefaçon. Pour les utilisateurs de disques durs externes, la proportion des utilisateurs reconnaissant avoir utilisé ou téléchargé des fichiers piratés au cours des six derniers mois passerait selon TNS Sofres à 20%, contre 19% pour les baladeurs MP3, 9% pour les graveurs de DVD, 8% pour les clés USB et 7% pour les utilisateurs de téléphone multimédia.
Jerry Yang ne sait plus sur quel pied danser ! Le co-fondateur et président de Yahoo a déclaré mercredi souhaiter reprendre les négociations avec Microsoft. On s'interroge.

En juin dernier, Yahoo a confirmé l'échec des discussions engagées avec Microsoft. Après avoir rejeté l'offre de rachat à 44,6 milliards de dollars présentée par la firme de Redmond début 2008, Yahoo a cherché une alternative auprès d'acteurs du Net (Google, News Corp, AOL) pour freiner les ardeurs du numéro un mondial du logiciel. De son côté, Microsoft était prêt, un temps, à réévaluer son offre à la hausse, puis à négocier une prise de participation dans le portail internet.

Au grand regret de Carl Icahn, milliardaire américain qui détient 4,3% de Yahoo, le portail a écarté la proposition de Microsoft et privilégié la signature d'un partenariat avec son rival, Google, leader du marché des technologies de recherche et de la publicité en ligne. Cet accord qualifié d'anticoncurrentiel par d'autres acteurs, dont Microsoft, a fait l'objet d'enquêtes approfondies de la part des autorités américaine et européenne. Pour éviter le procès antitrust, Yahoo et Google ont annoncé hier annuler leur accord publicitaire signé en juin, accord qui n'a jamais été mis en oeuvre.

L'accord annulé, Yahoo cherche à regagner la confiance des marchés. Hier, Jerry Yang n'a pas hésité à déclarer "à ce jour, je dirais que la meilleure chose pour Microsoft est d'acheter Yahoo". Si Microsoft est prêt à réétudier le dossier, il est peu probable que se concrétisent les négociations engagées parallèlement avec AOL (Time Warner) autour d'un éventuel rapprochement.
En publiant ses résultats financiers pour le troisième trimestre 2008, Iliad, la maison mère de Free, affiche une progression tant sur le chiffre d'affaires global de la société que sur le taux de recrutement des internautes.

Au troisième trimestre 2007, Iliad annonçait un chiffre d'affaires consolidé de 307 millions d'euros. Un an plus tard, la firme enregistre un CA de 399,6 millions d'euros, en progression de 17% sur un an hors acquisition d'Alice.

Sur le troisième trimestre de cette année, Iliad annonce aussi 141.000 nouveaux abonnés ADSL avec un taux de recrutement de 32,4% qui propulse le fournisseur d'accès à Internet en seconde place derrière Orange. Par ailleurs, Iliad a atteint son objectif de 4 millions d'internautes. En effet, au 30 septembre dernier, la société dénombrait 3.275.000 abonnés chez Free et 850.000 chez Alice.

Avec une facture mensuelle moyenne de 36,4 euros, ces abonnés dépenseraient plus que l'année dernière (35,3 euros) sur la même période, notamment grâce aux services périphériques optionnels telle que l'option Multi-TV dévoilée en septembre dernier.

Parmi ses nouveaux objectifs, Iliad table sur 5 millions d'abonnés d'ici à 2011.
C'est véritablement une victoire pour le monde open source et plus particulièrement pour la fondation Mozilla. Sur le blog dédié aux développeurs, Mozilla rapporte les chiffres du cabinet d'étude Net Application et annonce que sur ces deux dernières semaines, le navigateur open source Firefox a atteint une part de marché globale de 20%. Déjà au mois de septembre, le cabinet Xiti Monitor affichait un taux à 30% en Europe.

Il est intéressant de constater que dans les deux cas, ce sont principalement les utilisateurs d'Internet Explorer qui ont changé leurs habitudes. En effet, alors que le navigateur de Microsoft enregistrait une part de marché de 90% il y a quelques années, celle-ci est tombée à 71,27%. Le norvégien Opera a retrouvé sa quatrième position derrière Safari, mais surtout devant Google Chrome qui a suscité l'intérêt de nombreux internautes les jours suivants sa sortie.
Adobe a annoncé aujourd'hui qu'il allait enrichir son service Photoshop.com de nouvelles offres de stockage et de nouvelles fonctions sociales au cours du mois de novembre.

Jusqu'à présent le service d'hébergement de photographies permettait de stocker et d'éditer des photos mais les fonctions de partage étaient pour le moins limitées. L'envoi de photos sur le service et leur partage devraient toutefois bientôt être facilités. L'application AIR Uploader permettra aux utilisateurs de synchroniser les photos stockées sur leur ordinateur avec le service. Une fonction permettant d'importer ses contacts depuis Gmail, Hotmail ou encore Yahoo! Mail fera également son apparition, permettant de partager plus facilement ses photos. Il sera aussi possible de suivre ses contacts pour être notifié en cas d'ajouts.

Alors qu'un compte gratuit donne droit à 2 Go de stockage, le catalogue d'offres payantes propose dorénavant de nombreuses options. L'offre de base se décline en capacités de 20, 40 et 100 Go, commercialisées respectivement pour 20, 40 et 100 dollars. Les offres Plus qui donnent accès à des modèles d'albums et à des tutoriaux sont quant à elle disponibles dans les mêmes capacités pour respectivement 50, 70 et 130 dollars.
Si tu ne vas pas dans les clubs banchés, les clubs branchés iront à toi ! Arrivant sur un marché de la musique déjà passablement encombré (iTunes, WinAMP, MusicMe, Deezer, MusicMakesFriends, Last.fm, Songza, JiwaMusic, etc ... ), la société Awdio a néanmoins une idée originale pour se distinguer de ses concurrents : le live.

Revisitant le concept des compilations de bar lancées par Claude Challe à la fin des années 90, Awdio propose en effet aux internautes d'écouter en streaming et en direct une multitude de sources musicales issues d'une centaine de partenaires : concept stores, bars musicaux, clubs branchés et autres salles de concert à travers le monde. En France, Awdio rediffuse ainsi les ambiances musicales de lieux parisiens tels que l'Hotel Coste, l'Alcazar, le Murano ou encore le Cargo de Nuit, situé à Arles en Provence.

"Avec 100 établissements, 3000 artistes et près de 6000 heures de programmes diffusés chaque mois, Awdio constitue virtuellement la plus grande salle de concert au monde" explique Vittorio Strigari, co-fondateur d'Awdio aux côtés du designer Ora-ïto.

Pour y parvenir, la société a installé chez ses partenaires des "AwdioBox", boîtiers multimédia capables d'encoder le son à sa source puis de le rediffuser par internet sur son site www.awdio.com. Gratuits pour les internautes les écoutant en direct, ces flux seront également accessibles dans le cadre d'un forfait premium (9,90 euros / mois), pour une écoute à la demande des playlists.

Un nouveau service gratuit et légal qui devrait en tout cas faire le bonheur des internautes mélomanes à l'heure où le Parlement s'apprête à durcir la législation contre le téléchargement pirate.
L'équipe de développement de Yahoo! Live a annoncé que le service de vidéo en streaming, lancé le 7 février dernier, fermera ses portes le 3 décembre prochain.

Issu du Brickhouse, le département de recherche de Yahoo!, le service Yahoo! Live s'inscrit dans la lignée de Justin.tv ou uStream en permettant à l'internaute de configurer sa webcam en quelques clics et de créer sa propre chaine de flux vidéo en direct. A la sortie du produit, l'équipe de développement avait annoncé de plus grandes ambitions comme par exemple "la diffusion en temps réel d'un concert". Cependant, Yahoo! Live n'a jamais gagné une forte popularité : en pleine journée, le service ne rassemble à peine que quelques centaines d'utilisateurs au niveau international.

Keith Thornill, développeur du projet, annonce sur le blog officiel :

"Notre mission au Brickhouse est de développer rapidement des idées de produits ayant une valeur ajoutée globale pour Yahoo! Dans cette optique nous testons nos nouveaux services et parfois nous devons faire le choix difficile de les laisser tomber pour se diriger vers d'autres horizons et développer de nouveaux produits [...] C'est donc dans une grande tristesse que je vous annonce la fermeture de Yahoo! Live, ce projet du Brickhouse orienté dans la diffusion vidéo communautaire, le 3 décembre prochain."

Ce n'est pas la première fois qu'un projet du Brickhouse est mis aux oubliettes. Au mois d'août dernier, le réseau social Yahoo! Mash - alors en phase bêta - fut abandonné. Au regard de la stratégie d'ouverture dévoilée par Yahoo! il ne serait pas surprenant d'apprendre que la firme de Sunnyvale décide de mettre un terme à Yahoo! Kickstart, le réseau communautaire semi-professionnel. À l'heure où nous écrivons ces lignes, le site est d'ailleurs inaccessible.

En attendant, l'équipe de Yahoo! Live invite l'utilisateur à tester l'outil de géolocalisation Fire Eagle.
A la suite du vote au Sénat, en première lecture, du projet de loi création et internet, la Cnil précise son point de vue. Alex Türk, président de la Commission nationale informatique et libertés, a déclaré lundi avoir pris connaissance "avec étonnement" d'un article publié dans les colonnes du quotidien La Tribune. Dans cet article, était fait mention du contenu d'un avis rendu par la Commission le 29 avril 2008 sur l'avant-projet de loi, également qualifié d'Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet).

La Cnil précise qu'en vertu de la loi du 17 juillet 1978 et de l'interprétation de la commission d'accès aux documents administratifs, "la Cnil n'était pas en droit de rendre publique cette délibération sans l'accord du gouvernement." La Commission informatique affirme, par conséquent, s'être refusée à communiquer sur le sujet, y compris au rapporteur du Sénat en charge du projet de loi qui lui en avait fait la demande. La Commission ajoute qu'une "telle publication, produite en dehors du cadre juridique légal" met la Cnil en porte à faux."Dans l'avant-projet examiné en avril par la Cnil, affirme la Commission, l'Hadopi se voyait conférer la possibilité de demander aux fournisseurs d'accès de procéder au filtrage des contenus, ce qui constituait un risque d'atteinte à la liberté d'expression. Dans le nouveau texte soumis aux assemblées par le gouvernement, cette disposition a été modifiée puisqu'il est désormais prévu que seule l'autorité judiciaire puisse ordonner aux FAI de procéder au filtrage des contenus."

En outre, la Cnil estime que les règles de publicité de ses avis "devraient être revues de façon à assurer une parfaite information du Parlement." Pour mémoire, le projet de loi création et internet, tel que validé par le Sénat le 31 octobre dernier, intègre le principe polémique de riposte graduée. Plutôt que l'amende, les sénateurs ont privilégié la coupure de l'accès internet des individus qui auront effectué des téléchargements illégaux de fichiers audio/vidéo.
Le marché mobile ne connait pas encore la crise ! La France compte désormais 56,4 millions d'abonnés mobiles, ce qui représente un taux de pénétration de 88,7%. Sur le seul troisième trimestre 2008, le marché a gagné 370.800 nouveaux abonnés, soit une croissance nette trimestrielle de 0,7%, rapporte l'Autorité de régulation (Arcep) dans un communiqué daté du 3 novembre 2008.

Les opérateurs de réseaux, les historiques, Orange, SFR et Bouygues Telecom, conservent la part du lion. Quant aux opérateurs mobiles virtuels (MVNO), ils gèrent 2,6 millions d'abonnés à fin septembre (dont 145.400 gagnés sur le troisième trimestre), soit 4,9% du parc total.

La portabilité du numéro mobile progresse également. Depuis l'ouverture du processus en 2003, 2,7 millions de numéros ont été portés (le numéro de mobile initial est conservé lors d'un changement d'opérateur), dont 304.000 sur le seul troisième trimestre 2008. Si le multimédia mobile progresse avec la 3G, le message texte court (SMS) reste une valeur sûre avec 8,6 milliards de SMS envoyés fin septembre 2008, ce qui représente tout de même une moyenne de 52 SMS par client et par mois.

Globalement, le marché du forfait a augmenté de 2,2% sur le trimestre (+805.000 abonnés) avec un revenu moyen par abonné de 44,30 €/mois (62% par rapport au T2), alors que le segment de la carte prépayée a peu 2,3% (-434.000 abonnés), avec un revenu moyen/abonné de 15,4 €/mois (+6,6%). En valeur, au T2 08, le marché du forfait mobile français a généré un CA de 4,79 milliards d'euros celui du prépayé, 756 millions d'euros.
La publicité serait-elle la solution au problème du piratage ? Il semblerait en tout cas que ce soit le cas pour le réseau social MySpace et pour son nouveau partenaire Auditude, spécialiste de la rentabilisation de vidéos. Les deux sociétés annoncent aujourd'hui un partenariat pour faire des vidéos piratées une source légitime de revenus publicitaires.

Comment ? En faisant appel à une technologie d'Auditude qui identifie les contenus soumis aux droits d'auteurs publiés sans autorisation par les utilisateurs et en les accompagnant de publicités ciblées, dont les recettes sont partagées avec les ayants-droit. La société présente cette solution comme une alternative à la répression du piratage, qui impose aux producteurs de mener une traque qui demande du temps, de l'argent et de longues procédures judiciaires.

Ainsi avec cette méthode, en plus de légitimer d'une certaine manière le piratage qui représente une part non négligeable de leur fond de commerce, les deux sociétés assurent l'entrée de plus de revenus sur les comptes des producteurs partenaires mais aussi et surtout sur les leurs. « Tout le monde est gagnant », souligne très justement le responsable marketing de MySpace Jeff Berman.

Le piratage prend dès lors une toute autre allure pour MTV Networks qui n'a pas tardé à signer un accord avec les deux sociétés pour bénéficier de ce système. Le piratage dont les chaines MTV et Comedy Central notamment sont bénéficiaires victimes, apporte désormais des revenus. La monétisation des contenus piratés s'enrichit qui plus est d'une fonction permettant de proposer des liens promotionnels tel que des options d'achat. La MPAA (Motion Picture Association of America), pourtant très virulente à l'égard du piratage, a quant à elle validé la technologie.

MySpace est le premier site à en bénéficier mais le directeur général d'Auditude, Adam Cahan, indique que sa technologie permet de surveiller la diffusion de contenus soumis aux droits d'auteurs presque n'importe où sur la Toile. Sans se risquer à lancer un pronostic sur le résultat, il constate par exemple que le candidat démocrate à la présidence des États-Unis Barack Obama écrase en quantité de clips publiés son rival républicain John McCain. Au sujet du piratage, il conclut : "Nous nous adaptons à ce que font les internautes en les utilisant comme des canaux de distribution," a-t-il déclaré auprès de l'AFP. Visionnaire ?
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