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La Société civile des Producteurs de Phonogrammes en France (SPPF) qui représente les labels de l'industrie musicale de l'Hexagone, vient d'entamer des poursuites judiciaires contre les développeurs de quatre logiciels peer-to-peer : Vuze (anciennement Azureus), Limewire, Morpheus et Shareaza.

Selon les termes de la plainte déposée, les éditeurs distribuent ces applications P2P en sachant très bien que ces dernières serviront à télécharger du contenu illégal et précise que toute application permettant de partager des fichiers sera inévitablement utilisées pour distribuer du contenu violant les droits d'auteur.

La justice française peut-elle décider de fermer des logiciels développés outre-Atlantique ? Voilà la question qui demeurait en suspend l'année dernière, alors que de telles procédures avaient déjà été engagées. Le Tribunal de Grande Instance de Paris a tranché en faveur de la SPPF et les poursuites sont donc de réelles menaces pour les éditeurs américains. Ainsi l'article L.335-2-1 du code de la propriété intellectuelle mentionne que le fait d'éditer, de mettre à la disposition du public ou de communiquer au public, sciemment et sous quelque forme que ce soit, un logiciel manifestement destiné à la mise à disposition du public non autorisée d'ouvres ou d'objets protégés est passible de trois ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende.

TorrentFreak rapporte les réactions de Gilles BianRosa, PDG de Vuze : "bien que nous comprenons les décisions de la loi française, nous estimons que la plainte déposée par la SPPF est erronée. Vuze est un client dédié à la distribution de contenu légal [...] dans cette optique nos intérêts s'alignent sur ceux des éditeurs, notamment des membres de la SPPF, contre le piratage" avant d'ajouter "les activités de Vuze respectent les lois françaises et américaines".

Peut-être plus surprenant, la SPPF a aussi entamé des procédures contre Sourceforge, le site dédié aux développeurs open source. En effet, celui-ci héberge le code source de l'application Shareaza et la SPPF estime que l'hébergeur est tout autant responsable que le développeur.
Dans le but notamment d'augmenter sensiblement sa part de marché dans le domaine de l'accès à Internet, Iliad a récemment annoncé racheter son concurrent Alice, jusqu'à présent filiale du groupe Telecom Italia. Le groupe fait ainsi grimper le nombre d'abonnés de Free des 900 000 clients du fournisseur italien, tout en confirmant se séparer de 340 des salariés de ce dernier.

Aussi d'après Les Echos, le comité d'entreprise du FAI italien a rendu un avis défavorable quant au rachat, bien qu'il ne soit que consultatif et que les décisions semblent bien avancées du côté des deux sociétés.

L'avenir nous dira si d'autres grèves auront lieu et si ces dernières auront des répercussions sur les décisions d'Iliad. Quoi qu'il en soit, gageons qu'à défaut de créer un climat concurrentiel en réduisant le nombre d'acteurs sur le marché, ce rachat permettra à terme à Free d'innover et de déployer plus rapidement la fibre dans les agglomérations et le haut débit dans les zones les plus reculées qui ne sont pas encore raccordées.
Firefox 3.1, dont la sortie est prévue pour la fin de l'année, continue son développement et si la seconde bêta a été repoussée, la version réservée aux développeurs laisse entrevoir de nouvelles fonctionnalités.

En plus d'un moteur JavaScript ultra-rapide baptisé TraceMonkey, d'un mode de navigation privée ou de la prise en charge de nouvelles propriétés de feuille de style (CSS 2.1 et CSS 3.0) et du HTML 5.0 ( balises vidéo et audio), Firefox 3.1 embarquera un meilleur gestionnaire d'onglets. En effet, dans la seconde bêta il est désormais possible de détacher un onglet de la barre pour ouvrir ce dernier dans une nouvelle fenêtre ou d'effectuer la même opération d'un clic droit. Cette fonctionnalité est d'ores et déjà disponible dans les navigateurs Safari et Google Chrome.

L'un des objectifs principaux de Firefox 3.1 sera bel et bien d'améliorer la navigation et à cette petite nouveauté s'ajoutera un raccourci CTRL+Tab pour changer d'onglet depuis le clavier ou encore un bouton permettant d'afficher des vignettes de tous les onglets ouverts.
Après la sortie de la beta 2 d'Internet Explorer 8 publiée fin août dernier et disponible en français depuis le mois de septembre, Microsoft avait explicitement mentionné que le support technique ne serait plus assuré pour les versions antérieures de IE 8 à partir du 1 novembre 2008. Pour beaucoup, cela signifiait que la version finale arriverait dans le courant du mois de novembre.

Cependant, le magazine Ars Technica note que cette date a été modifiée sans aucune explication:

"Vous pouvez obtenir du support pour l'installation et l'utilisation de la version bêta 2 d'Internet Explorer 8 gratuitement jusqu'au 31 décembre 2008."

Les développeurs de Microsoft auraient-ils retardé la sortie finale du navigateur en allouant plus de temps à la phase de test de la seconde beta? Après tout, quid de la release candidate? A ce jour, aucune date officielle de sortie n'a été annoncée, mais au final, si Microsoft résout l'ensemble des problèmes observés par les testeurs alors peut-être faut-il prendre son mal en patience.
Le site PHP Anywhere est un site qui est destiné pour les développeurs et développeuses car il va vous permettre de continuer vos développements n'importe où et surtout n'importe quand.

A partir de ce site, vous devez obtenir 1 compte FTP en s'enregistrant.

Et à partir d'un navigateur, vous accéderez à l'ensemble de votre site internet et par conséquent à tous les fichiers. Vous pourrez modifier et faire évoluer le site internet.

C'est un outil en ligne qui mérite d'en parler, mais déjà de nombreuses possibilités vous sont offertes pour le développement en temps réel.

- PHP Anywhere
Safari, le navigateur d'Apple, vient de passer en version 3.2 pour Mac OS X et Windows. Cette nouvelle mouture est dotée d'un outil de sécurité antiphishing ainsi qu'un système analysant les sites potentiellement dangereux pour l'internaute. A ce jour, les navigateurs concurrents tels que Firefox 3.0, Internet Explorer 7, Opera et Google Chrome disposent déjà de telles fonctionnalités.

Cette mise à jour corrige aussi certaines failles notamment pour les versions de Windows XP et Vista, à savoir des vulnérabilités du système de compression/décompression Zlib 1.1.2, de la lecture des documents XML qui pouvait entraîner des fermetures inattendues du programme ou encore la présence d'information confidentielles dans le cache du navigateur et potentiellement accessibles par une personne tierce sur le réseau local.

Retrouvez un détail du correctif ici.
Sur demande de la société Equancy & Co, le cabinet d'analyse Tera Consultants a publié une étude afin de déterminer l'impact du piratage en France et dans le monde. En tout, sur l'année 2007, le manque à gagner est estimé à 1,2 milliard d'euros.

Avec une "perte de recettes" de 605 millions d'euros, c'est le secteur du cinéma qui serait le plus touché suivi du marché de la musique (369 millions d'euros), de la télévision (234 millions d'euros) puis du livre (147 millions d'euros). En tout cela aurait conduit à la suppression de 10 000 emplois dont 5000 de manière directe. L'étude n'a pas pris en compte le piratage d'autres secteurs tels que ceux du logiciel ou du jeu vidéo.

Sans grande surprise, les logiciels peer-to-peer sont la principale source du trafic des fichiers musicaux. D'ailleurs, avec un taux de pénétration de 31% et une part d'environ 70% sur le trafic total, la France se trouve en seconde place derrière l'Allemagne et devant le Suède, les Etats-Unis, l'Italie, l'Espagne puis le Royaume-Uni. La France est en pôle position sur le temps moyen consacré à ces logiciels (512 minutes par mois), largement supérieur à l'Allemagne (301 minutes). Dans l'Hexagone, 700 millions de chansons auraient été téléchargées en 2007, un phénomène expliqué par le coût relativement bas des connexions haut débit sur le territoire.

Selon les analystes : "en raison de la croissance de la pénétration du haut débit et de la stratégie "France Numérique 20012", la menace est de perdre encore 10 000 emplois dans les 3 prochaines années…".

Entre 2002 et 2007, les volumes de vente des éditeurs de musique ont baissé de 36% ce qui représenterait un chiffre d'affaire en chute de 45,3%. Sur cette période, les revenus sur les ventes de détail auraient chuté de 33%. Pourtant entre 2005 et 2007, les téléchargements légaux ont progressé de 86% en valeur et 65% en volume. ITunes reste le leader du marché avec une part de 34% du marché global. En ce qui concerne le téléchargement mobile, c'est SFR qui mène la danse avec une part de 33%.

Sur le marché du cinéma, le P2P domine aussi largement avec 14 millions de films téléchargés en juin 2008 pour une moyenne de 450 000 titres piratés chaque jour sur le premier semestre 2008. En moyenne, un film serait disponible au téléchargement 41 jours après sa sortie en salle. Pour la quatrième année consécutive, les éditeurs vidéos enregistrent une chute de leur chiffre d'affaire, lequelle s'élevait à 775 millions d'euros en 2007.

Contrairement aux Etats-Unis, la copie illégale de séries télévisées s'intensifie en Europe. L'étude rapporte le chiffre de TorrentFreak qui avait enregistré un million de téléchargements européens du premier épisode de la quatrième saison de Prison Break alors que seuls 4% du trafic provenaient des États-Unis. Sur une journée ordinaire, le site de partage de fichiers BitTorrent Mininova enregistre 10 millions de téléchargements soit 117,6 par seconde. Les internautes français téléchargeraient chaque jour 450 000 épisodes de séries TV, ce qui représenterait pour les éditeurs une perte quotidienne s'élevant à 11 162 euros par jour ou 4 millions en 2007.

Des études qui sont parfois controversées

Après l'adoption de la loi Création et Internet en première lecture le 30 octobre dernier, Christine Albanel a commencé une campagne de communication dans laquelle elle reprend la conclusion d'une étude publiée par le cabinet GfK: 1 milliard de fichiers auraient été téléchargés. Intrigué par ce chiffre, Le Monde a interrogé Laurent Donzel, responsable du cabinet d'analyse en question : "On fait appel à la mémoire de l'intéressé, et les interviewés minimisent souvent le poids réel du téléchargement. Ils ne veulent pas l'avouer [...] Pour compenser, on extrapole et on multiplie les résultats par douze >. Pire, l'étude aurait été spécifiquement demandé par les éditeurs de vidéos et les maisons de disque.

De son côté, Equancy & Co, qui a commandé cette analyse, se définit comme une entreprise offrant des stratégies professionelles auprès de grands industriels avec pour mission d': "aider les grandes entreprises internationales dans leur combat permanent pour rester ou devenir leaders dans leur industrie, en tirant le meilleur parti possible de leurs investissements marketing et communication.". Parmi ses clients, Equancy & Co a travaillé avec la FNAC, SFR, Total, Philip Morris ou Dassault Systèmes.
La déconnexion d'un hébergeur mardi dernier s'est immédiatement accompagnée d'une importante baisse de la circulation du spam sur la Toile, d'après un certain nombre de spécialistes en sécurité informatique. Ainsi les sociétés IronPort et SpamCop indiquent respectivement une baisse de 66 à 75% de l'envoi de pourriel suite au débranchage de cette unique entreprise.

Les sociétés hébergées par McColo Corp. semblent effectivement avoir été à l'origine d'une part significative du spam mondial. Les rapports d'experts ont montré qu'une grande partie des serveurs hébergés par la société californienne dirigeaient quelques uns des plus importants botnets, ces réseaux d'ordinateurs zombis servant de relai au pourriel, en plus d'héberger la moitié des sites Internet vers lesquels ces derniers renvoyaient les internautes : boutiques de produits pharmaceutiques et de produits de consommation courante contrefaits, faux logiciels de sécurité ou encore sites pornographiques.

Brian Kerbs, journaliste pour le Washington Post, a notifié les deux fournisseurs en bande passante de l'hébergeur qui ont immédiatement réagi. "Nous les avons coupé," indique Benny Ng, le directeur marketing d'un des deux fournisseurs, "Nous avons étudié la question et nous avons constaté l'ampleur du problème. Dans l'heure qui a suivi nous avions coupé toutes les connexions avec eux." Reste qu'aux États-Unis, l'hébergeur n'est responsable de ce qui est fait chez lui que dans un nombre limité de cas. Il n'est donc pas évident qu'il soit tenu pour responsable.

À l'origine d'une part importante du trafic Internet mondial, le spam est un véritable fléaux auquel aucun internaute ne peut malheureusement échapper. Bien que des mesures existent, ces courriers électroniques non désirables ou pourriels continuent d'entraver inutilement la bande passante et la bataille fait rage entre les émetteurs de ces derniers et diverses sociétés de sécurité.

La bataille reprend de plus belle car bien qu'il ait été fortement ralenti par cette déconnexion, le spam a déjà repris du poil de la bête en quelques jours, le temps pour les spammeurs de réagir.
Dans un souci de préserver un espace "où chacun peut communiquer, découvrir et s'épanouir", le Ministère de l'Intérieur vient de lancer le portail Pharos (http://internet-signalement.gouv.fr) sur lequel le visiteur peut reporter tout type de contenu illicite trouvé sur Internet.

Selon Le Figaro, qui rapporte les chiffres de la police judiciaire, les actes cyber-criminels auraient augmenté de 10% cette année. Pour faire face à ce nouveau type de menace, Michèle Alliot-Marie prévoit que d'ici à 2012, le nombre d'enquêteurs spécialisés doublera pour concentrer leurs efforts sur la Plateforme d'Harmonisation, d'Analyse, de Recoupement et d'Orientation des Signalements (PHAROS).

Pharos n'est pas lié à un type de délit particulier, tel que la pédophilie ou le néo-nazisme, mais sera destiné à l'ensemble des crimes et l'Etat prévoit de rattacher cette plateforme de signalisation à Europole. Un expert explique : « la difficulté est d'obtenir que les vingt pays de l'Union s'accordent sur une définition commune des infractions pour rendre l'action policière plus efficace. »

L'objet du signalement au travers du portail Pharos doit être puni par la loi française et potentiellement accessible au public. L'Etat ajoute que la nature de la déclaration ne doit pas être affectée par des motivations morales ni liées à un conflit personnel. Le site contient aussi plus informations adressées aux jeunes et aux parents, ainsi que des conseils en sécurité informatique.
Le magnétoscope numérique en ligne de Wizzgo s'était déjà vu retirer le droit d'enregistrer les contenus de M6 et W9. Ayant fait appel de l'ordonnance de référé obtenue par le groupe audiovisuel M6, jugeant que le service est légal car s'inscrivant dans le cadre de la copie privée, cela n'a pas empêché d'autres groupes audiovisuels de s'attaquer de nouveau à Wizzgo.

Si ce sont TF1 et le groupe France Télévisions qui ont assigné la jeune pousse française pour "parasitisme commercial", le tribunal de grande instance de Paris a finalement interdit à Wizzgo d'enregistrer les chaînes du service public : France 2, France 3, France 4 et France 5. L'objectif est "d'interdire la société Wizzgo de copier, reproduire ou mettre à disposition du public, par l'intermédiaire de son site et du logiciel iWizz, les œuvres et programmes diffusés sur les chaînes" du service public, précise l'ordonnance du référé.

Et il en est de même pour deux autres chaînes de la TNT, à savoir TF1 et NT1, qui ont également gagné un procès similaire. Un représentant de la société nous précise que tout comme ce fut le cas pour M6, Wizgo devrait faire appel de l'ordonnance de référé obtenue notamment par le groupe France Télévisions. "Wizzgo ne remet pas en cause son modèle économique et continuera de proposer l'enregistrement de toutes les autres chaînes de la TNT", nous précise-t-on. Wizzgo comptait 320 000 utilisateurs de son service à la fin du mois dernier.

[MAJ 14h22 : Les contenus de TF1 et NT1 devront également être retirés du service Wizzgo dans les prochains jours]
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