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Alors que l'examen du projet de loi sur l'audiovisuel public devrait débuter le 25 novembre prochain à l'Assemblée nationale, la commission en charge de l'étude préliminaire du dossier a adopté mercredi un amendement visant à réduire la contribution des opérateurs de télécommunications au financement de France Télévisions. Un second amendement vient quant à lui soulager les chaines de télévision privées. Les deux textes feront l'objet d'un vote à l'Assemblée nationale.

Soumis par le député Jean Dionis du Séjour (Nouveau Centre), celui-ci propose que le chiffre d'affaires des opérateurs soit soumis à une taxe progressive dont le montant varierait en fonction de leurs revenus : 0,5% pour un chiffre d'affaires annuel compris entre 5 et 10 millions d'euros, 0,6% entre 10 et 20 millions, 0,7% entre 20 et 30 millions et 0,9% au-delà de 30 millions d'euros. Le projet de loi initial prévoyait quant à lui l'application immédiate d'un prélèvement de 0,9%, quelle que soit l'envergure de l'opérateur concerné.

Selon l'auteur du texte, ce dispositif de taxe graduée aurait pour objectif de peser moins forcément sur les petits acteurs, de façon à favoriser leur émergence sur le marché. Pour les grands que sont Orange, SFR, Free ou Bouygues Telecom, la donne ne risque effectivement pas de changer : chacun d'entre eux dépasse le milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel. En revanche, cette modification pourrait profiter aux opérateurs mobiles virtuels (MVNO).

A majorité UMP, le groupe s'est également exprimé en faveur de l'amendement soumis par le rapporteur de la commission spéciale sur le projet, Christian Kert, qui instaure également le principe d'une taxe progressive appliquée aux recettes publicitaires des chaînes de télévision privées. Compris entre 1,5% et 3%, le taux exact serait fonction du surplus publicitaire enregistré par la chaîne : il pourra ainsi être de 1,5% si le chiffre d'affaires recule ou de 3% s'il augmente très fortement.

Auparavant, le gouvernement prévoyait de taxer les chaînes à hauteur de 3%, quelle que soit l'évolution de leurs recettes. La nouvelle serait bienvenue pour TF1, M6 ou Canal+, mais plonge la société des journalistes (SDJ) de France 2 dans un émoi certain. Selon elle, les députés UMP voudraient tout simplement "la mort" de la télévision publique.
"Tu voudrais pas faire une pause ?" C'est ce qu'on pourrait bientôt entendre en pleine partie de Counter, venant non pas de la cuisine, mais d'un personnage virtuel bien présent. Les députés UMP Arlette Grosskost (Haut-Rhin, 68) et Paul Jeanneteau (Maine-et-Loire, 49) viennent de rendre un rapport préconisant diverses mesures supposées limiter les risques encourus par les joueurs cyberdépendants. L'une de ces mesures viserait à introduire dans le jeu un personnage « psychologue », non-joueur, qui inviterait l'utilisateur à faire une pause.

D'après les estimations de ce rapport parlementaire (NDLR: faites « à la louche » d'après les estimations canadiennes et US proportionnellement à la population de joueurs français), rendu public mercredi 19 novembre 2008, environ 600.000 français seraient victimes d'une cyberdépendance générée par un usage excessif des jeux vidéo en ligne. 10% d'entre eux consulteraient des spécialistes.

« Face à cette pathologie naissante, dont tous disent qu'elle est appelée à se développer, la France a un peu de retard, expliquent les deux députés, il est donc nécessaire d'encadrer ce phénomène au même titre que les autres addictions ». Raison de plus pour eux de proposer, outre des signalétiques et un numéro azur, d'introduire une horloge indiquant le temps de jeu, d'insérer un « cyber-psy » suggérant de faire une pause, ou même de faire en sorte que le personnage joué (l'avatar) se sente fatigué au bout de quelques heures.

« Nous avons rencontré le Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs (SELL). Ils se disent ouverts sur le principe, car aucun ne souhaitent voir les joueurs devenir cyberdépendants », insiste Paul Janneteau. De leur côté Blizzard (WoW), EA (Warhammer online) et Eidos (Age of Conan), contactés par la rédaction, ont assuré ne pas avoir « encore » eu écho de cette initiative.

Une telle campagne d'information pourrait effectivement bien jouer son rôle auprès des parents, en revanche le fait qu'elle soit efficace auprès des joueurs et surtout des « addicted hardcore gamers » reste relativement hypothétique. Quoi qu'il en soit, les députés concernés suggèrent de réaliser une étude épidémiologique et sociologique afin d'affiner les connaissances autour du phénomène et de ses conséquences à long terme. La Matrice serait-elle sur le point de nous avaler?
Microsoft a donné jeudi le coup d'envoi officiel de l'Imagine Cup 2009, septième édition de ce concours ouverts aux étudiants versés dans les sciences de l'informatique, du design, de la conception Web ou de l'intelligence artificielle. Contrairement aux années précédentes, l'éditeur a cette fois choisi de ne pas s'astreindre à une thématique particulière (environnement en 2008), et propose une ligne de conduite basée sur les "Objectifs du millénaire pour le développement" définis par l'ONU, qui restera en vigueur pour les éditions 2010 et 2011.

Concours ouvert aux lycéens et étudiants, l'Imagine Cup s'articule autour de neuf disciplines. Dans celle qui les intéresse, les participants auront donc plusieurs mois pour tenter de mettre en place un projet concret, susceptible de répondre à l'une des problématiques développées par l'ONU : commerce équitable, biodiversité, réduction de l'effet de serre, accès à l'éducation ou égalité des chances entre hommes et femmes.

Aux côtés des fers de lance techniques tels que la conception de logiciel, le développement embarqué ou la catégorie systèmes et réseaux, Imagine Cup propose des épreuves photographie, court métrage, développement de jeux vidéo, design (interfaces homme machine) et inaugure pour 2009 deux nouvelles disciplines : robots virtuels, qui consiste à développer la stratégie la plus efficace permettant à un robot de remplir un certain nombre de missions grâce à l'intelligence artificielle, et mashup et Web, ou comment combiner des sites et services en ligne en vue de répondre à des besoins multiples.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 31 janvier 2009. Viendront ensuite les différentes phases éliminatoires, avant les finales nationales. La compétition, à l'issue de laquelle les gagnants se partageront quelque 210.000 dollars, prendra fin au Caire (Égypte) début juillet 2009. Une récompense qui ne manquera sans doute pas de susciter des vocations, permettant à Microsoft de fédérer les ingénieurs de demain autour de ses produits et technologies.
En publiant ses résultats financiers pour l'année 2007, la fondation Mozilla affiche une hausse de 12% par rapport à 2006. Les revenus combinés de la fondation Mozilla et de Mozilla Corporation s'élèvent à 75 millions de dollars contre 67 millions de dollars l'année précédente et 52,9 millions en 2005.

Selon Mitchell Baker, présidente de la Fondation, ces revenus sont toujours majoritairement liés au partenariat avec Google signé en 2005, lequel a été prolongé jusqu'en 2011 au mois d'août dernier. L'apport financier généré sur les recherches au sein du navigateur a légèrement baissé en 2007 mais représente tout de même 91% des revenus totaux (soit 68,2 millions de dollars) contre 92% en 2006. Parmi les autres sources de revenus notons divers programmes d'affiliation en ligne, les ventes de produits au travers du Mozilla Store ou les donations publiques. En termes de dépenses, la fondation et la société Mozilla ont investit 33 millions de dollars en 2007, soit une hausse de 67% par rapport à 2006 (20 millions).

Mitchell Baker affirme qu'environ 80% de ses dépenses ont été consacrées aux 150 employés à travers le monde qui travaillent à temps plein ou à temps partiel sur les projets Mozilla. La plupart de ces salariés sont localisés aux Etats-Unis, en Europe et au Canada. Mozilla a distribué un peu plus d'un million de dollars à des organisations externes comme GNOME project, Creative Commons, l'Institut universitaire Seneca et l'université d'état de l'Orégon. Depuis 2006, ces donations ont été triplées.

En réaction à cette annonce, Christopher Blizzard, principal développeur chez Mozilla souligne : "je pense que le message clé est que Mozilla est un projet en bonne santé. Nous utilisons les fonds que nous collectons pour augmenter notre base d'utilisateurs [...] et aussi pour accroître une communauté qui partage les mêmes valeurs" avant de conclure : "c'est un bon moment pour être 'Mozilien'".

Cependant, il se pourrait qu'à l'avenir la fondation soit redevable d'une taxe en devenant imposable au yeux du gouvernement américain. En effet, Mitchell Baker annonce que l'IRS (l'Internal Revenue Service) se penchera sur la question. Ainsi, une partie des revenus de la Fondation a été mise de côté... "dans le doute".
Cela n'arrive pas souvent mais Google a bel et bien décidé de fermer un service testé au sein de Google Labs. Sorti au mois de juillet dernier, le monde virtuel de Lively s'apparente à Second Life, bien qu'il n'en présente pas la dimension ouverte. Sur Lively, l'utilisateur a la possibilité de rejoindre plusieurs salons (chatroom) directement à partir du navigateur. Le chat est effectué grâce à l'intégration de Google Talk. Google y a aussi embarqué les services YouTube et Picasa.

Avec Lively, Google aurait pu développer son marché publicitaire mais le service ne semble pas avoir gagné une forte popularité auprès des utilisateurs. Aujourd'hui, le géant de Mountain View a donc décidé d'abandonner le projet et le monde virtuel fermera ses portes à la fin du mois de décembre prochain. Sur le blog officiel de la société, un porte-parole de l'équipe de Lively explique : "cette décision ne fut pas facile à prendre mais nous voulons nous assurer que nos efforts et nos ressources sont centrés sur les produits phares tels que la recherche, la publicité et les applications".
A l'approche de l'hiver, Google habille sa messagerie en ligne d'une trentaine de thèmes graphiques, censés permettre aux utilisateurs d'égayer l'interface, plutôt austère, qu'arbore Gmail. Accessible depuis vingt-quatre heures environ, cette nouvelle fonctionnalité est proposée par Google sous la forme d'un bandeau lors de la connexion à Gmail, et se retrouve sinon dans l'onglet Réglages de la messagerie. Certains de ces trente thèmes se contentent d'apporter un peu de couleur, ou une image de fond, à Gmail, tandis que d'autres verront leur affichage évoluer au cours de la journée. Afin de déterminer l'heure locale, Google est d'ailleurs susceptible de vous demander d'entrer votre ville de résidence lors de la sélection d'un de ces thèmes. Les plus geeks d'entre vous se devront de jeter un oeil au thème "Terminal" ;-)
le 21/11/2008 à 14:39
Les Monty Python investissent YouTube
Faisant leur la stratégie du "lapin de Troie" exploitée par les Anglais dans Sacré Graal, les Monty Python ont investi cette semaine la plateforme de vidéo YouTube au moyen d'une page dédiée. Las de voir leurs vidéos échangées illégalement sur Internet, ils menacent les internautes d'indicibles représailles, et les invitent à acheter leurs vidéos plutôt que de les télécharger ou de les visionner en ligne. Une démarche so british ?

"Depuis trois ans les YouTubers nous arnaquent en mettant des dizaines de milliers de nos vidéos sur YouTube. Maintenant, la donne a changé. Il est temps pour nous de reprendre les choses en main. Nous savons qui vous êtes, nous savons où vous vivez, et nous pourrions vous poursuivre avec des moyens d'une horreur indicible", attaquent ironiquement les Monty Python.

Heureusement pour les piratins, l'équipe de Terry Gilliam et de John Cleese est faite de chics types, et les moyens de coercition employés ne sont pas aussi terrifiants que pouvait le laisser penser cette introduction. "Comme nous sommes des gars extrêmement sympas, nous avons trouvé un meilleur moyen pour récupérer ce qui nous est dû : nous avons lancé notre propre chaîne Monty Python sur YouTube", poursuivent-ils.

L'équipe promet qu'on trouvera sur cette chaîne des vidéos en haute qualité de leurs différentes créations. En échange, ils demandent à l'internaute de s'abstenir de poster des "commentaires baveux et écervelés", et d'aller cliquer sur les liens et acheter films et spectacles TV, de façon à les soulager de "la douleur et du dégoût que nous avons éprouvés en nous faisant arnaquer toutes ces années".

Une trentaine de vidéos sont d'ores et déjà proposées sur cette page. On y trouvera différents extraits des exploits télévisés des Monty Pyhton, ainsi que quelques extraits des films signés par la troupe, à commencer par ce paroxysme d'angoisse qu'est l'apparition du "Lapin tueur", immortalisé dans Sacré Graal. Un film dans lequel lorsque la foule demande à ce que l'on brûle celle que l'on croit être une sorcière, l'un des compagnons du Roi Arthur propose un arbitrage... Exemple à suivre ?
Ouverte au public jeudi matin, la bibliothèque numérique européenne "Europeana" n'a pas tardé à souffrir de son succès : après avoir encaissé "dix millions de clics par heure", le portail a temporairement été mis hors ligne, avant de revenir sous la forme d'une simple page d'accueil, annonçant le retour prochain des contenus. Initiée en 2005, la bibliothèque Europeana ambitionne de proposer l'accès gratuit à plus de deux millions d'oeuvres de l'esprit : textes, dictionnaires, encyclopédies, mais aussi photos, tableaux ou archives vidéo, les contributions provenant des différentes bibliothèques et institutions culturelles nationales.

"Nous devrions faire d'Europeana un espace de participation interactive et de création à portée de clavier pour ceux qui veulent façonner leur propre contribution à la culture européenne et la partager avec d'autres. Mon objectif est qu'en 2010, Europeana comporte au moins dix millions de références", déclare Viviane Reding, commissaire européenne chargée de la société de l'information et des médias.

Pour atteindre cet objectif, Bruxelles annonce que 69 millions d'euros provenant du programme-cadre de recherche de l'Union européenne seront affectés à des activités de recherche sur les bibliothèques numériques. Depuis sa création, en 2005, le projet Europeana bénéfice de fonds fournis par la Commission européenne ainsi que par les différents états membres.

Notamment voulu par Jacques Chirac, en 2005, le projet de bibliothèque numérique européenne a longtemps été perçu comme une réaction à l'entreprise "Google Books", dans le cadre de laquelle Google a déjà numérisé près de sept millions d'ouvrages publics et privés, ce qui a parfois valu à la firme la vindicte des éditeurs. "Avec Europeana, nous concilions l'avantage concurrentiel détenu par l'Europe dans les technologies de communication et de réseau avec la richesse de notre patrimoine culturel", résume José Manuel Barroso, président de la Commission européenne.
Faire circuler des données sur 32,2 millions de kilomètres à travers l'espace, c'est possible ! La Nasa vient en effet d'annoncer avoir réussi un premier test de transmission de photos numériques entre la Terre et une sonde gravitant aux alentours de Mars, dans le cadre du projet Deep Impact Networking Experiment. Objectif : développer un système de communication fiable pour l'espace et les voyages extraorbitaux.

Élaboré par le Jet Propulsion Laboratory, en collaboration avec Vinton Cerf, co-inventeur des échanges TCP/IP, le Disruption-Tolerant Network vise à faciliter le transfert d'information malgré d'éventuelles interruptions du signal. Le protocole mis au point par la Nasa utilise plusieurs noeuds de communications (dix actuellement) afin de contenir les informations en cas de coupures. Cette technique permettrait de s'affranchir de la nécessaire synchronisation des émetteurs et récepteurs de données, toujours d'actualité dans les technologies de géolocalisation, par exemple. Un outil presque indispensable à la communication de sondes autour d'autres planètes ou à de possibles missions habitées.

« C'est le premier pas vers la création d'un tout nouveau concept de communication spatiale, un Internet interplanétaire », explique Adrian Hooke, chef de la division architecture de réseau spatial, standards et technologie au siège de la Nasa (Washington). Un nouveau test du DTN, réalisé avec la Station Spatiale Internationale ISS, est attendu pour l'été prochain.
Les utilisateurs du service Windows Live FolderShare viennent de recevoir une notification de la part de Microsoft sur la transformation prochaine de ce service de synchronisation des données. C'est ainsi que dans le courant du mois de décembre, le service évoluera, parallèlement à la sortie de la Wave 3 de Windows Live.

Première nouveauté, le nom FolderShare disparaît au profit d'une nouvelle appellation commerciale : Windows Live Sync. Parmi les autres nouveautés, Windows Live Sync autorisera la synchronisation d'un maximum de 20 dossiers avec 20 000 fichiers chacun. Le service s'intégrera également avec Windows Live ID et avec la corbeille Windows alors qu'il fonctionnera sur les systèmes d'exploitation en chinois ou en japonais notamment grâce au support Unicode.

Attention, il faudra penser à récupérer ses fichiers avant la transition vers le nouveau service Windows Live Sync car ce dernier ne sera pas capable de reconstruire vos bibliothèques de partage.
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