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Voilà une initiative largement saluée par les défenseurs des standards du web. Microsoft a en effet décidé de rejoindre le groupe de travail SVG du consortium W3C. La mission du groupe SVG est de continuer l'évolution du format Scalable Vector Graphics tout en promouvant son utilisation avec d'autres technologies.

Sur le blog officiel d'Internet Explorer Patrick Dengler, chef produit du navigateur, explique ainsi : "nous reconnaissons que le format SVG est un composant très important pour la prochaine génération de la plateforme web". Rappelons que le format graphique SVG permet de représenter une forme géométrique en interprétant les données d'un code XML. SVG est notamment utilisé pour les cartes géographiques. A la différence de l'image matricielle, l'image vectorielle peut être agrandie à l'infini.

Aujourd'hui la plupart des navigateurs web embarque directement le support natif du format SVG. Comme le notait Tim Berners-Lee, le père du web, en septembre 2008, Internet Explorer était à la traine : "Si vous observez les navigateurs, vous vous rendrez compte que la plupart d'entre eux supporte le SVG [...] Je vous laisse deviner celui qui a traîné dans la prise en charge de ce format ».

Par le passé Internet Explorer nécessitait l'installation d'un plug-in développé par Adobe avant de pouvoir visualiser une image dans ce type de format vectoriel. Cependant, suite au rachat de Macromedia par Adobe, le développement du format Flash fut privilégié. Le format graphique vectoriel VML développé par Microsoft n'ayant pas été reconnu comme standard par le W3C, la firme n'avait donc pas d'autre choix que de rejoindre le groupe de réflexion SVG. L'on imagine que le fruit de ces travaux se verra également implémenté au sein de Silverlight.
La fondation Wikimedia, regroupant la célèbre encyclopédie libre Wikipedia ainsi que Wikiquote, Wikibooks ou encore WikiNews, annonce avoir reçu 7,5 millions de dollars de dons en 2009. En 2008, le groupe avait récolté 6,2 millions de dollars de la part de 125 000 donateurs. L'encyclopédie compte parmi les sites web les plus visités au monde.

Au mois d'août 2009, Wikimedia avait reçu un chèque de 500 000 dollars de la part de la fondation William and Flora Hewlett. Quelques jours plus tard Pierre Omidyar, le fondateur d'eBay, avait envoyé pour sa part 2 millions de dollars. En France, l'année 2009 fut également marquée par un partenariat de trois ans avec Orange. La filiale de France Telecom a en effet apposé sa marque sur un site dédié.

La base de données de Wikipedia compterait 14 millions d'articles disponibles en 270 langues. D'après comScore Media Metrix, l'audience du site aurait augmenté de près de 20% entre septembre 2008 et septembre 2009, pour atteindre 340 millions de visiteurs uniques. D'après son fondateur Jimmy Wales cela représenterait "près d'un tiers des internautes ».

Dans son message de remerciement, Jimmy Wales explique que cet argent permettra notamment d'éviter les encarts publicitaires comme source de revenus alternative.
Cette année encore, il est possible de profiter des soldes d'hiver sans même avoir à sortir de son domicile. Si l'on en croit un sondage réalisé par DirectPanel pour la Fevad, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance, les quelques 23 millions de cyberacheteurs recensés au 3ème trimestre dernier seront nombreux à en bénéficier... sur Internet.

72% des cyberacheteurs prévoient en effet de faire les soldes sur le net, ces derniers comptant autant d'hommes que de femmes. Le budget moyen sera de l'ordre de 168 euros même si 52% comptent investir seulement entre 50 et 150 euros. 52% des cyberacheteurs intéressés par ces soldes numériques recherchent des vêtements pour femme contre 41% des vêtements pour homme.

33% veulent profiter de l'occasion pour s'offrir des produits électroniques grand public. Les chaussures et les accessoires de mode intéressent également beaucoup les cyberacheteurs, avec 31% d'intentions d'achats dans cette catégorie de produits. A noter que l'internaute français type qui compte bénéficier des "cybersoldes" d'hiver a moins de 35 ans (environ 50%), est actif (80%) et un foyer composé d'au moins 3 personnes (55%).
Au mois de septembre nous apprenions que Yahoo! pourrait se séparer du logiciel open source Zimbra, une initiative visant à réduire toujours plus les frais pour la société de Sunnyvale. Nous l'avons évoqué plusieurs fois, depuis son arrivée à la tête du portail Internet, Carol Bartz ferme tous les services les moins rentables afin de recentrer les efforts des équipes de développement sur les plus populaires, notamment Yahoo.com, Mail ou Messenger.

Zimbra est une suite collaborative open source rachetée par Yahoo! en septembre 2007. Premièrement destinée aux PME, Zimbra propose également une version grand public baptisée Zimbra Desktop. Cette dernière offre un gestionnaire de courriers électroniques, un calendrier, un carnet d'addresses et un explorateur de fichiers partagés en réseau. Zimbra se présente donc comme un concurrent à Microsoft Exchange et Google Apps. Le client est notamment utilisé par plusieurs fournisseurs d'accès à Internet. En janvier dernier, l'équipe annonçait avoir dépassé les 20 millions de comptes payants, notamment grâce à Comcast qui faisait figure de potentiel repreneur. En France Free.fr utilise également Zimbra sur ses serveurs.

Cette fois le Wall Street Journal explique : "selon plusieurs sources proches de cette affaire, Yahoo! serait en train de finaliser la revente de Zimbra auprès de VMWare". Paul Maritz, PDG de VMWare souhaiterait en effet diversifier les activités de sa société qui reste pour l'heure principalement spécialisée dans les produits de virtualisation. La revente de Zimbra pourrait cependant soulever un problème de propriété intellectuelle. En effet, après avoir basé Yahoo! Mail sur la technologie d'Oddpost, l'équipe de développement a peaufiné le service grâce celle de Zimbra ; c'est aussi Zimbra qui est au coeur du développement du nouveau Yahoo! Agenda.
Skype s'invite dans le salon. Après avoir déjà proposé des solutions de voix sur IP et de messagerie instantanée sur les ordinateurs, les visiophones et les mobiles, Skype va proposer cette fois ses services sur les télévisions.

Pour en bénéficier, il faudra être équipé d'une télévision (TV LCD ou Plasma) reliée à Internet de marque LG ou Panasonic. Seuls les nouveaux modèles de TV attendues à la mi 2010 seront compatibles avec cette offre. Les diffuseurs ne possédant pas de caméra intégrée, il faudra acquérir en option une webcam capable de gérer des flux vidéo HD 720p et intégrant un microphone.

Pour le reste, le module logiciel permettant de gérer des appels en voix sur IP sans PC sera intégré dans les téléviseurs. Skype précise qu'il sera possible d'effectuer des appels vers les fixes et mobiles de la planète, de gérer sa messagerie vocale et de gérer la visioconférence avec jusqu'à 24 participants. Il sera nécessaire de disposer d'une connexion Internet de 1 mbps au minimum pour acheminer les appels vidéo en qualité HD 720p.

Dans le même temps, c'est une version bêta 4.2 du logiciel Skype sur PC qui est annoncée et qui permet de gérer également des appels vidéo en HD via une résolution maximale de 1280 x 720 pixels, à 30 images par seconde. Pour bénéficier de la vidéo HD, il faudra investir dans une webcam HD facturée entre 70 et 140 dollars suivant les marques (faceVsion ou Freetalk) et les modèles (avec ou sans microphone).
Via son leader Bono, le groupe U2 affiche plus clairement sa position face à la question du piratage sur Internet. En effet, la démocratisation des différents logiciels de transfert de fichiers sur Internet divise depuis plusieurs années la communauté des artistes. Certains s'y sont violemment opposés dès les premières heures en assignant le service Napster en justice. C'est notamment le cas de Metallica, Dr Dre ou encore Madonna. D'autres au contraire ont joué le jeu en publiant leurs chansons sur Internet comme Radiohead, The Smashing Pumpkins ou Nine Inch Nails.

Dans une chronique publiée sur le New York Times, Bono revient ainsi sur la première décennie du 21e siècle et fait part de ses espérances sur les dix prochaines années. Parmi les points soulevés, il évoque notamment la question du piratage sur Internet. Il explique ainsi : "d'ici quelques années nous devrions être capables de télécharger une saison entière de 24h Chrono en 24 secondes. Pour beaucoup il sera normal de l'avoir gratuitement". En ce qui concerne le domaine de la musique, le chanteur irlandais ajoute : "après une décennie de vols et de partages de la musique il est clair que les personnes les plus touchées sont les créateurs - notamment les plus jeunes compositeurs qui ne peuvent pas vivre de la vente des billets de concert ou de t-shirts".

En janvier 2008, le manager du groupe Paul McGuinness rejetait la faute sur les fournisseurs d'accès à Internet en déclarant que ces derniers se devaient d'avoir une attitude plus responsable vis-à-vis du contenu transitant sur leur serveurs. Bono reprend les mêmes propos et ajoute que les profits croissants des FAI "reflètent parfaitement » les pertes du marché de la musique. Beaucoup estiment en effet que les FAI profitent indirectement du piratage en promouvant leurs forfaits haut-débit et devraient reverser une partie de leurs revenus au marché de la musique. Une telle initiative pourrait cependant se traduire par une augmentation de la facture pour le client final.

En rappelant les efforts des Etats-Unis dans la lutte contre la pédo-pornographie et ceux de la Chine dans la censure de contenus jugés inappropriés par les autorités locales, le chanteur déclare qu'il existe des moyens de surveillance relativement efficaces. L'on imagine alors des systèmes permettant d'identifier les contenus transitant dans les tuyaux d'un FAI afin de quantifier le nombre d'oeuvres illégales en circulation mais aussi des dispositifs permettant bloquer ces transferts.

S'il souhaite durcir la politique actuelle de lutte contre le piratage, le groupe U2 n'ignore cependant pas les nouvelles technologies. C'est ainsi que le concert dans le stade du Pasadena Rose Bowl du 25 octobre dernier avait été retransmis en direct sur YouTube.
Pour son navigateur Internet Google commence bien l'année et selon les derniers chiffres de Net Application Chrome confirme une nouvelle fois sa troisième position derrière Internet Explorer et Firefox mais devant Safari et Opera.

Mi-décembre, une semaine après la disponibilité officielle des premières versions bêtas de Chrome pour les systèmes Mac OS X et Linux, Google avait brièvement devancé Apple sur marché des navigateurs. Le cabinet d'analyse Net Application confirme une nouvelle fois cette tendance et Google Chrome obtiendrait désormais une part de marché de 4,63% devant Safari (4,46%). Internet Explorer (62,69%) reste bien évidemment en tête de course devant Firefox (24,61%).

S'il se place en cinquième position avec 2,40% de part de marché, Opera continue d'innover et a récemment introduit une nouvelle mouture d'évaluation avec toujours de meilleures performances. Après avoir levé le voile sur Opera 10.50 alpha pour Windows et Mac OS X le 22 décembre dernier, cette built est désormais disponible pour les systèmes basés sur UNIX. Opera 10.50 embarque un nouveau moteur JavaScript (Carakan) qui, au travers du test Sun Spider, se révélerait jusqu'à 7 fois plus rapide que celui embarqué au sein d'Opera 10.10 (Futhark). Opera Software a également travaillé sur le moteur de rendu Presto qui passe en version 2.5 avec la prise en charge de plusieurs propriétés du CSS3 et balises du HTML5.

Pour la version UNIX, les dépendances à la bibliothèque de développement Qt ont été abandonnées ce qui devrait permettre une meilleure intégration aux environnements de bureau GNOME ou KDE. Pour de plus amples détails et télécharger Opera 10.50 pre-alpha, rendez-vous ici.
Parmi les 97 décrets publiés au Journal Officiel du 31 décembre se trouve le n° 2009-1773, qui intronise la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet - dite Hadopi - et définit les modalités d'agrément des membres de son collège, ainsi que des agents qui auront la lourde tâche de pister les internautes amateurs de téléchargement illégal. Quelques jours plus tôt, un précédent décret décrivait au JO du 26 décembre la composition de la première représentation du collège de la Haute Autorité.

Le texte, que l'on pourra consulter via Legifrance, signe donc de façon symbolique l'entrée en vigueur de la Hadopi, même si d'autres décrets devront encore en définir les modalités d'action.

Entre autres missions administratives, allant de la gestion du budget au recrutement du personnel, le collège de la Haute Autorité aura notamment la charge de « l'attribution du label » qui récompensera les solutions de sécurisation permettant à l'internaute de se prémunir d'accusations infondées liées à un téléchargement illégal effectué à partir ou au moyen de son adresse IP. Il reprendra également les missions de la défunte Autorité de Régulation des Mesures Techniques (ARMT) définie par la loi DADVSI et réfléchira dans ce cadre aux procédures applicables en matière d'interopérabilité des mesures techniques. Le texte signale par ailleurs que les séances de la commission de protection des droits, où se jouera notamment le traitement des dossiers problématiques, ne seront pas publiques.

Avant de commencer à exercer, la Haute Autorité fraichement instituée devra toutefois attendre que soit publié un autre décret d'application, actuellement bloqué faute d'avis rendu par la Cnil, conférant à l'autorité administrative chargée d'encadrer le processus de riposte graduée le droit de constituer un dossier listant les contrevenants et leurs coordonnées.
Orange profite du réveillon de fin d'année pour lancer en partenariat avec l'assureur MMA une campagne sur mobile destinée à "sensibiliser plus de 2 millions de mobinautes sur les dangers de l'alcool au volant".

La campagne repose sur un site internet mobile qui permet notamment de désigner entre amis un capitaine de soirée, par tirage au sort. Après avoir renseigné le numéro de téléphone de chaque prétendant, l'un d'eux reçoit un SMS : "Ce soir, vous êtes le capitaine de soirée. Et rappelez-vous (tous en coeur, ndlr) : Celui qui conduit, c'est celui qui ne boit pas."

Le site internet propose également un "éthylotest", à l'approche bien différente de celui de Google, qui se contente en fait de calculer une estimation du taux d'alcoolémie en fonction de la corpulence du mobinaute, de sa consommation à jeun ou non et du nombre de verres qu'il a bu. Ainsi, si un mobinaute de 75 kg a bu une demi douzaine de breuvages alcoolisés savamment dosés à jeun, le test lui rappelle qu'il est bien au dessus de la limite légale de 0,49 gramme d'alcool par litre de sang et que le risque d'accident mortel est multiplié pour lui par 10. Une application iPhone offrant les mêmes fonctionnalités est également proposée sur l'App Store.

Les cases à cocher et les listes sont malheureusement de petite taille. L'ergonomie n'a donc pas été pensée pour ceux qui ont bu une bonne douzaine de verres et qui se demanderaient encore s'ils peuvent prendre ou non le volant. Quoi qu'il en soit, le site internet est accessible à cette adresse, quelque soit votre opérateur.
Le moins que l'on puisse dire c'est qu'au Canada, le gouvernement ne termine pas l'année en beauté. En effet, suite au sommet de Copenhague, deux sites Internet - enviro-canada.ca et ec-gc.ca - ont pointé du doigt la politique du pays en matière de protection environnementale. Ces membres des groupes Yes Men et ActionAid ont ainsi organisé une parodie du site officiel du gouvernement.

Alerté, Mike Landreville, responsable de www.ec.gc.ca, a ainsi contacté par email leur fournisseur d'accès à Internet et hébergeur allemand Serverloft. Il expliqua qu'enviro-canada.ca et ec-gc.ca étaient "directement connectés à un hoax essayant de faire croire aux gens que le gouvernement canadien entreprendra certaines actions relatives aux problèmes liés au réchauffement climatique ».

Plus précisément, les deux sites Internet incriminés expliquaient, au travers de faux communiqués de presse, que le Canada avait décidé de réduire leur émission de gaz à effet de serre de 40% d'ici 2020 et de 80% d'ici 2050. En plus de la fermeture de ces sites, M. Landreville demanda également la suspension de "tous les autres domaines traitant la question environnementale". Le FAI Serverloft a réagi immédiatement... en bloquant directement plusieurs groupes d'adresses IP, ce qui affecta 4500 sites web.
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