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C'est au mois de juillet 2008 que Google a rajouté la possibilité d'activer la connexion HTTPS de manière permanente sur son service Gmail. Cette mesure de sécurité permet d'encoder le cookie, contenant votre nom d'utilisateur et votre mot de passe, qui est envoyé aux serveurs de Google lorsque vous surfez sur votre compte Gmail. Une connexion de type HTTPS se révèle alors indispensable si l'on souhaite éviter de mauvaises surprises dans le cas où un pirate tenterait une attaque de type "Man in the Middle" à l'aide d'un sniffer analysant les données transmises entre votre ordinateur et Internet.

Au mois de juin dernier, l'équipe du département de sécurité chez Google annonçait avoir reçu une lettre invitant la société à renforcer les mesures de sécurité sur ses applications web. Après réflexion les ingénieurs expliquaient que Google était prêt à investir dans le déploiement général de cette option mais ajoutaient :" nous voulons mieux connaître son impact sur l'expérience des utilisateurs, analyser les données et s'assurer qu'il n'y a pas d'effets négatifs".

Google a récemment annoncé que ce mode de connexion HTTPS allait être activé par défaut sur l'ensemble des comptes Gmail, une initiative que l'on ne peut s'empêcher de relier à l'affaire impliquant des attaques provenant de Chine. En effet, la firme expliquait mercredi avoir " détecté une attaque très sophistiquée et très ciblée contre (son) infrastructure d'entreprise venant de Chine". Google ajoutait que des dizaines de comptes Gmail appartenant à des défenseurs des droits de l'homme en Chine basés dans l'Empire du Milieu, aux Etats-Unis ou en Europe, avaient été régulièrement consultés par des tiers suite à des vols de mots de passe.

Notez que l'utilisateur pourra, s'il le souhaite désactiver ce mode de connexion. Par ailleurs, il est possible que plusieurs problèmes surviennent suite à ce changement notamment en ce qui concerne la vitesse de chargement d'une page ou la gestion du mode déconnecté.
Nintendo et Netflix ont annoncé mercredi un partenariat qui vise à proposer aux consommateurs américains un service de vidéo à la demande sur la console de salon Nintendo Wii. Les utilisateurs munis d'une Wii connectée à Internet en haut débit et d'un forfait Netflix pourront ainsi regarder des films et des séries en streaming à partir du printemps, sans supplément de coût.

Un disque au fonctionnement similaire à celui d'un jeu sera fourni gratuitement aux détenteurs d'un forfait Netflix (à partir de 9 dollars par mois) permettra d'accéder au catalogue de vidéo à la demande du service, classé en diverses catégories. Le forfait de base permet de louer un nombre illimité de films en streaming.

La Wii est ainsi la dernière console de sa génération à proposer de la vidéo à la demande, puisque la Xbox 360 de Microsoft offre déjà un accès à Netflix en plus du Zune Video Store maison, tandis que le PlayStation Store de Sony s'est récemment ouvert à la location et à l'achat de films. Si la console de salon de Nintendo n'est pas le lecteur multimédia le plus recommandé, faute de fonction lecteur DVD, de haute définition ou bien même de sorties audio et vidéo numériques, elle est en revanche la console de salon la plus populaire de sa génération, et 86% d'entre elles sont placées dans le salon.

Netflix aurait donc eu tord de se priver de ces millions de prospects supplémentaires.
Depuis quelques heures, c'est la photo emblématique du massacre organisé par les autorités chinoises en 1989 qui apparait en première position de Google Images Chine lors d'une recherche sur les termes « Tian'anmen ». Le numéro un mondial des moteurs de recherche vient en effet d'annoncer qu'il allait cesser de se plier aux exigences du gouvernement de Pékin en matière de censure. Dans un communiqué, il explique que cette décision, dont il reconnait qu'elle le contraindra peut-être à quitter le marché chinois, fait suite à la découverte d'attaques informatiques de grande envergure sur ses serveurs ainsi que sur ceux d'une vingtaine de grandes sociétés internationales.

« Nous avons détecté une attaque très sophistiquée et très ciblée contre notre infrastructure d'entreprise, venant de Chine et qui a résulté en un vol de propriété intellectuelle », explique dans un communiqué David Drummond, responsable juridique de Google. Les attaquants auraient notamment essayé d'obtenir l'accès à des activistes chinois opposés à la politique de Pékin, sans succès selon Google. Le moteur ajoute que des dizaines de comptes Gmail de défenseurs des droits de l'homme en Chine basés dans l'Empire du Milieu, aux Etats-Unis ou en Europe, ont été régulièrement consultés par des tiers suite à des vols de mots de passe (malwares ou techniques de social engineering).

« Dans le cadre de notre enquête, nous avons découvert qu'au moins vingt autres sociétés d'importance évoluant dans une large gamme de domaines - Internet, finance, technologies, médias ou chimie - ont été visées de la même façon », indique encore Google. Il ne s'agirait donc pas d'un incident isolé ou de l'initiative de quelques particuliers mais d'une action organisée à bien plus grande échelle, laisse entendre le moteur, qui ne va pas jusqu'à préciser qui en serait à l'origine.

« Ces attaques et la surveillance qu'elles ont permis de révéler - combinées aux tentatives de ces dernières années en vue de restreindre encore la liberté d'expression sur le Web - nous ont amené à conclure que nous devions réviser la faisabilité de nos affaires en Chine », explique Google. En conséquence de quoi le moteur annonce son intention de ne plus filtrer les résultats de recherche sur Google.cn. Il indique que ses représentants s'entretiendront avec le gouvernement chinois dans les semaines à venir afin de voir s'il est possible de continuer à opérer sa version chinoise dans ces conditions. « Nous reconnaissons que cela pourrait bien vouloir dire que nous allons devoir fermer Google.cn ainsi que, potentiellement, nos bureaux en Chine », admet le responsable juridique de l'entreprise.

Lors de son entrée sur le marché chinois, en janvier 2006, Google avait provoqué un tollé au niveau de la communauté internationale. Le moteur expliquait en effet alors qu'il se devait de respecter les lois en vigueur en Chine et donc censurer les résultats contraires à la politique locale.

En juin dernier, Pékin avait fait interdire pendant quelques heures l'accès à Google et à Gmail pour contraindre le moteur de recherche à expurger certains mots clé de son outil de suggestion automatique, prétextant que ce dernier favorisait la consultation de contenus pornographiques. En cessant de se soumettre aux prérequis de Pékin, Google rompt avec le principe de neutralité politique qui était le sien jusqu'ici, décision qui pourrait se révéler lourde de conséquences. Elle intervient en outre à quelques jours du discours que doit prononcer la secrétaire d'Etat Hillary Clinton au sujet de la défense de la liberté d'expression sur Internet.

Reste à savoir maintenant quelle attitude adopteront les autres géants américains du Web présents dans l'Empire du Milieu, à commencer par Microsoft et Yahoo qui, comme Google, avaient accepté de se plier aux règles édictées par le gouvernement chinois. On attend également la réponse de Pékin à cette provocation et aux accusations qu'elle implique.
En Finlande et en Espagne, l'accès à Internet est devenu un droit fondamental. Il pourrait le devenir prochainement en Angleterre si l'on en croit les récentes déclarations de Gordon Brown, le premier ministre britannique.

Deux ans après l'annonce de ce projet, 270 000 familles à revenu modeste vont en effet obtenir gratuitement un ordinateur portable et une connexion haut-débit à Internet dans le but de suivre plus aisément les progrès scolaires de leurs enfants. Un budget de près de 335 millions d'euros sera consacré à l'opération pour lutter contre la fracture numérique.

"Nous voulons que chaque famille devienne une famille connectée en haut-débit, et nous voulons que chaque foyer soit relié à une école. Pour ceux ayant des difficultés pour s'équiper, j'annonce ce nouveau plan développé à l'échelle nationale. Cela signifie que toutes les familles pourront se rencontrer, apprendre ensemble et récolter ensemble les fruits de ce projet", a déclaré Gordon Brown.

Reste à savoir si cela aura un impact réel sur le succès scolaire de ces enfants. A noter que le gouvernement a également annoncé vouloir consacrer un budget de près de 1,1 milliard d'euros pour développer les infrastructures d'Internet à haut-débit en Angleterre.
Les internautes français ne s'intéresseraient-ils pas aux offres d'accès à Internet "d'entrée de gamme" ? Alors que beaucoup voyaient dans ces offres proposées moins de 20 euros par mois un moyen de recruter rapidement de nouveaux clients, il semble que la situation est finalement toute autre.

Après Numericable avec son forfait dualplay à 19,90 euros par mois, Iliad, par l'intermédiaire de sa marque Alice, a rapidement suivi avec un forfait triple play proposé quant à lui à 19,99 euros par mois. Exit le bouquet de vidéos à la demande, le magnétoscope numérique ou les appels illimités vers de (très) nombreuses destinations, "AliceBox Initial" se contente du minimum avec un accès à Internet en ADSL, la téléphonie illimitée vers les fixes en France métropolitaine et vers 60 destinations, en plus d'un bouquet TV composé de 60 chaînes.

Et selon Maxime Lombardini, le directeur général d'Iliad - maison mère de Free et Alice -, ce forfait ne fait pas recette. A l'occasion d'une rencontre organisée par l'Association des journalistes médias (AJM), celui-ci a en effet indiqué n'avoir "aucune demande" sur cette offre lancée début décembre. "Il n'y a aucune offre pour ce produit de notre côté", a-t-il ajouté, indiquant n'avoir enregistré que "quelques milliers" d'abonnements.

Reste à savoir se cela est du à un manque de communication d'Iliad ou au désintérêt des internautes pour ce type d'offres. "Il est vrai que nous n'en avons pas fait une grande promotion" reconnait-il d'ailleurs.
Un collégien a récemment été mis en examen pour avoir piraté le système informatique de son école, l'établissement privé Saint Joseph d'Arras (Pas-de-Calais). L'élève de 3e "avait récupéré un logiciel sur Internet et avait voulu l'essayer", d'après Elise Bozzolo, substitut du procureur chargée des mineurs, dont les propos ont été rapportés par le quotidien local. "C'était un jeu pour lui".

L'adolescent de 15 ans, pourtant bon élève, avait notamment tenté de modifier ses résultats dans le système de gestion des notes, sans succès. Il avait alors attaqué le serveur par déni de service, en envoyant 80 000 emails au directeur de l'établissement, ce qui avait provoqué une panne qui n'avait été réparée que quatre jours plus tard. Identifié au moyen de son adresse IP, qu'il n'avait pas pris la peine de camoufler malgré l'étendue de l'offre, puis placé en garde à vue, il avait reconnu les faits.

Le directeur de l'établissement, Dominique Devos, réclame 500 euros de dommages et intérêts à la famille du jeune homme. Son exclusion de deux jours aurait en outre été l'occasion de "débats importants au sein de l'école sur les dangers d'Internet".
Ce n'est pas la première fois que le site français de partage et de consultation de vidéos en ligne s'intéresse aux droits de retransmission de certaines compétitions de football.

Dailymotion a en effet déposé début 2008 plusieurs dossiers auprès de la ligue de football professionnel (LFP) pour s'offrir, sans succès, certains lots de la Ligue 1. Deux ans plus tard, c'est un accord avec la LFP qui vient d'être conclu, permettant à Dailymotion de disposer pendant 3 ans des droits de la Coupe de la Ligue.

Le montant de l'acquisition de ces droits n'est pas connu - un simple partage des revenus publicitaires avec la LFP étant envisagé - mais à titre de comparaison, France Télévisions dépense 10 millions d'euros par an pour bénéficier des droits télévisés de l'évènement. Dailymotion proposera donc sur une chaine dédiée les meilleurs moments de la Coupe de la Ligue. A défaut d'offrir à ses visiteurs des matchs complets, en direct ou en différé.
L'American Dialect Society (ADS), entité fondée en 1889 qui étudie les usages de la langue anglaise en Amérique du Nord, a récemment publié les résultats de son dernier vote, récompensant les mots ou expressions de l'année et de la décennie.

Il en ressort que les membres de l'ADS ont choisi "tweet" comme mot de l'année 2009, pouvant être utilisé comme nom, désignant alors un message court envoyé via le service de microblogging Twitter, ou comme verbe, faisant référence à l'acte d'envoyer un tel message. Et c'est "Google" - le verbe - qui a été sélectionné pour devenir le "mot de la décennie".

"Je pensais vraiment que c'est le terme "blog" qui aurait pu devenir le mot de la décennie mais il y a plus de gens qui "Google" que de gens qui "blog", non ?", a déclaré Grant Barrett, journaliste et l'un des responsables de l'ADS. A noter que "Google" mis à part, les termes qui ont été les plus cités pour devenir le "mot de la décennie" ont été les suivants : "9/11", "blog", "text" et "Wi-Fi". En 2008 et en 2007, les termes "bailout" (plan de sauvetage) et "subprime" ont été désignés comme "mot de l'année".
Free n'est plus le seul opérateur à disposer d'une licence Wimax nationale ! Alors que les principaux acteurs des télécoms estiment que c'est la technologie de haut-débit mobile "LTE", acronyme de "Long Term Evolution", qui devrait devenir la prochaine norme mobile "4G", les principaux défenseurs du Wimax n'ont pas dit leur dernier mot et comptent bien continuer de démocratiser ce moyen de connexion sans fil à l'Internet.

Un pas en arrière, deux pas en avant ? L'été dernier, le groupe Bolloré Télécom a décidé de stopper ses investissements en matière de Wimax. Disposant de 20 licences Wimax régionales, Bolloré a en effet fermé une station WiMax dans le Nord-Pas-de-Calais, faute de rentabilité de son offre, avec seulement 23 clients recrutés. Le groupe annonçait alors ne plus vouloir lancer, seul, d'offre commerciale exploitant cette technologie principalement utilisée pour couvrir les zones blanches ADSL.

Mais il semble que Bolloré Télécom ne compte pas pour autant se débarrasser de ses licences régionales, le groupe venant même selon Le Figaro de racheter à l'opérateur Altitude deux nouvelles licences WiMax couvrant l'Alsace et la Bourgogne. Au total, ces 22 licences permettraient ainsi à Bolloré de couvrir l'intégralité du territoire.

Reste à connaitre les ambitions de Bolloré Télécom en matière de développement du Wimax en France. L'objectif du groupe est-il de lancer une véritable offre commerciale dans toute la France ou s'agit-il d'une opération visant à revendre à prix d'or une telle licence nationale ?
C'est un nouveau coup dur qui vient de s'abattre sur le web français et européen. A peine un an après la fermeture du groupe Lycos Europe, c'est au tour d'AOL de capituler face à une situation économique toujours plus défavorable. Le portail, qui a récemment gagné son indépendance vis-à-vis du groupe Time Warner, souhaite en effet recentrer ses activités aux Etats-Unis et a planifié une vague de licenciements.

Comme prévu ce sont 1300 salariés, dont une centaine de la filiale AOL France et AOL Advertising, qui seront licenciés. Cela se traduira par la fermeture des bureaux du portail dans l'Hexagone mais également dans plusieurs autres pays européens comme l'Allemagne. "Seule certitude le Royaume-Uni et l'Irlande auront toujours leurs bureaux", rapporte ainsi le magazine Challenge.

En avril dernier AOL avait débauché Tim Armstrong, vice-président en charge des ventes publicitaires chez Google, pour le placer à la tête de la société. Depuis, AOL tente de se redynamiser, une phase qui passe par la réduction de sa masse salariale avec 1100 départs volontaires qui ont déjà eu lieu mais également la fermeture de plusieurs services. A l'instar de Yahoo! qui tente également de recentrer sa stratégie, AOL pourrait ainsi revendre plusieurs de ses propriétés telles que MapQuest ou ICQ.
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