News WEB

La semaine dernière, Google avait fait état de plusieurs cyber attaques en provenance de la Chine sur ses serveurs et sur ceux d'autres sociétés. Selon l'éditeur de sécurité McAfee, c'est notamment une faille du navigateur Internet Explorer que les hackers auraient exploité.

Quelques heures plus tard Microsoft confirme et, dans un bulletin, Mike Reavey, chargé de la sécurité explique : "suite à notre enquête, nous avons conclu qu'Internet Explorer était l'un des vecteurs utilisés pour les attaques sophistiquées qui ont ciblé Google et probablement d'autres réseaux professionnels". Plus spécifiquement, la faille en question affecterait les utilisateurs surfant avec IE6 SP1 sur Windows 2000 SP4 ou IE6, IE7 et IE8 sur Windows XP, Server 2003, Vista, Server 2008, 7 et Server 2008 R2.

Suite à ces déclarations le gouvernement allemand a préconisé de ne pas utiliser le navigateur Internet Explorer. Dans un de ses derniers communiqués, le bureau du BSI, l'Office fédéral de la sécurité des technologies de l'information, explique que l'activation du mode In-Private et la désactivation du JavaScript ou des Active X n'empêche pas de véhiculer ce type d'attaques. Les experts recommandent ainsi d'utiliser un navigateur alternatif.

En France, le CERTa (Centre d'Expertise Gouvernemental de Réponse et de Traitement des Attaques informatiques) s'est rangé du même avis. Les experts expliquent ainsi qu'il s'agit d'une « vulnérabilité due à une référence à un pointeur non valide (permettant) à une personne malintentionnée d'exécuter du code arbitraire à distance ». Ils ajoutent : « dans l'attente d'un correctif de l'éditeur, Le CERTA recommande l'utilisation d'un navigateur alternatif ».
Rodolphe n'aura bientôt plus Free, mais son agence a-t-elle tout compris ? Le fournisseur d'accès à internet (mais pas que) et son agence de pub ont tous deux annoncé que le protagoniste de la campagne de publicité "Il a Free, il a tout compris" prendrait bientôt une retraite… Forcée ?

Maxime Lombardini, directeur général d'Iliad, et Xavier Niel, fondateur de la maison mère de Free, ont effectivement laissé entendre qu'ils mettaient fin à cette campagne de pub spontanément. Le premier a déclaré que "le prix à 29,90 euros ne peut plus être un élément différenciant", tandis que le dernier aurait demandé de faire "moins décalé".

L'agence de pub Saatchi & Saatchi a quant à elle donné un tout autre son de cloche. Dans un communiqué, celle-ci indique avoir évincé Free de son propre chef, au profit du groupe Bouygues. Avec l'attribution de la 4e licence 3G, Free est effectivement en passe de devenir opérateur de téléphonie mobile, en concurrence avec Bouygues Telecom, que l'agence de pub a "choisi de privilégier". Reste à voir lequel des deux opérateurs aura le plus de succès dans quelques années, à l'heure où Free aura choisi une autre agence…
Les réseaux sociaux sont de plus en plus populaires en France. C'est ce qu'il en ressort d'un sondage Ifop réalisé en novembre dernier auprès d'un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population française.

Il apparait en effet que Facebook reste le réseau social le plus ancré dans les mémoires, 97% des sondés déclarant le connaitre, ne serait-ce que de nom (ils étaient 93% au printemps 2009). 93% connaissent Copainsdavant contre 83% Myspace. Arrivent ensuite Skyrock (82%), Windows Live (81%) et Twitter (63%). Et de tous les réseaux sociaux, c'est bel et bien ce dernier réseau de micro-blogging qui a vu sa notoriété augmenter le plus rapidement.

"L'année 2009 a été celle de l'explosion de Twitter", indique l'Ifop. En effet, 4% seulement des français connaissaient Twitter à l'automne 2008 contre 28% au printemps 2009 et 63% à l'automne dernier.

En termes de membres, le français Copainsdavant devance sensiblement les américains Facebook et de peu Windows Live. 49% des sondés déclarent avoir une compte sur Copainsdavant contre 46% sur Windows Live et 37% sur Facebook. Mais Facebook croit plus rapidement que Copainsdavant (+7 points en six mois pour l'américain contre +4 points pour le français). Ils ne sont en revanches que 5% à avoir un compte sur Twitter, confirmant le fait que les réseaux sociaux les plus connus ne sont pas les plus actifs en nombre de membres.

Le sondage révèle enfin que 77% des internautes déclarent être membre d'au moins un réseau social en ligne. En moyenne, un internaute est inscrit à près de 2 réseaux sociaux.
Alors que l'Arcep indiquait récemment que la France ne comptait au 30 septembre dernier que 60 000 abonnés FFTB / FTTH sur un total de près de 20 millions d'abonnés à des offres de haut ou très haut débit, le déploiement de la fibre optique pourrait rapidement s'accélérer dans les prochains mois.

Orange et SFR veulent en effet s'allier pour co-investir dans le développement de la fibre optique dans des zones moyennement denses comme l'indique Les Echos, ayant eu connaissance d'un courrier envoyé par les opérateurs au Premier ministre, en attendant qu'il dévoile lundi les modalités du déploiement de la fibre optique dans l'Hexagone. Plutôt que de créer deux réseaux parallèles dans des zones comptant quelques centaines de logements, l'objectif de cette alliance serait de mutualiser les investissements, chaque opérateur étant libre de créer sa propre infrastructure réseau, jusqu'à un point de rencontre.

A partir de ce point de mutualisation, un seul opérateur déploiera la fibre jusqu'à chaque foyer, une expérimentation étant actuellement menée par SFR à Bondy et par Orange à Palaiseau. Bien évidemment, les coûts de déploiement de la technologie seront partagés et le client final pourra choisir son opérateur. Selon le quotidien, Orange et SFR resteraient de plus "ouverts à tous les opérateurs qui le souhaiteront". Reste à savoir si Free décidera de faire partie d'une telle alliance.
Six majors du disque sont accusées d'entente illicite sur les prix de la musique en ligne, en violation de la réglementation antitrust américaine. C'est une cour d'appel fédérale de Manhattan (New York) qui a relancé une procédure, classée sans suite en octobre 2008, à l'encontre notamment d'EMI, d'Universal, de Sony BMG et de Warner.

Plusieurs plaintes avaient été déposées à l'encontre de ces majors, réunies en deux joint ventures qui détenaient alors 80% du marché de la musique en ligne, les accusant d'avoir conclu un accord fixant le prix minimum d'un morceau de musique à 0,70 dollar.

Malgré la similitude flagrante des offres des boutiques de musique en ligne, le juge avait estimé que les arguments des plaignants n'étaient pas recevables. De là à penser que les majors avaient également conclu un accord tacite avec le juge…

La cour d'appel envisage cette fois de donner plus de poids à la procédure en regroupant ces plaintes, déposées dans plusieurs états américains entre 2005 et 2006, en un recours collectif. Verdict prochainement.
Alors que l'État vient à peine d'installer le collège de l'Hadopi, il apparait que ce n'est pas le gouvernement qui a revendiqué en premier la paternité de ce terme, acronyme de Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet.

Un internaute au nom de Renaud Veeckman a en effet déposé auprès de l'INPI (Institut national pour la propriété industrielle) la marque "Hadopi", six mois avant que le gouvernement n'en fasse de même, comme le précise l'AFP. Profitant de l'agitation autour de cette loi controversée, cet internaute voulait lancer son propre kiosque de téléchargement de musiques en exploitant cette marque "au second degré", comme l'indique Renaud Veeckman.

Selon le site Internet de l'INPI, deux demandes de dépôt de la marque "Hadopi" ont donc été faites, aucune n'ayant pour l'heure été validée. D'autant plus que le gouvernement devra sans doute revoir sa copie au moment de l'enregistrement de cette marque. Car le logo déposé exploite toujours, sans autorisation, une police de caractères réservée à France Télécom. Un sujet qui avait déjà fait polémique (lire L'Hadopi pirate un logo : une "erreur de manipulation").

Selon l'AFP, le dépôt de la marque par cet internaute a "très peu de chances d'aboutir parce que sa demande ne correspondrait pas aux critères requis". L'État ne devrait donc pas avoir de mal à prouver l'antériorité de l'utilisation du terme "Hadopi", employé depuis de nombreux mois lors de différentes allocutions publiques.

Et ce, en vertu de l'article L712-6 du code de la propriété intellectuelle qui rappelle que "si un enregistrement a été demandé soit en fraude des droits d'un tiers, soit en violation d'une obligation légale ou conventionnelle, la personne qui estime avoir un droit sur la marque peut revendiquer sa propriété en justice". L'internaute en question a donc effectivement peu de chance d'avoir le droit de déposer cette marque. "La fameuse Hadopi a enfin un visage", annonçait la semaine dernière Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture et de la Communication; Il ne lui manque plus qu'un nom (déposé).
Xavier Niel, le fondateur et actionnaire principal d'Iliad - maison mère de Free -, continue d'investir dans les jeunes pousses qu'il juge innovantes.

Après avoir déjà participé à différents tours de table pour aider au financement de sites média comme Mediapart, Vendredi et Bakchich.info, du service de consultation de musiques en ligne Deezer ou d'une plateforme de partage de vidéos (Vpod.tv), le patron de Free fait désormais cap vers l'international.

Selon La Tribune, Xavier Niel aurait en effet investi 25 000 dollars dans "Square", une société américaine dirigée par Jack Dorsey, le co-fondateur du réseau social Twitter. "Square" développe une solution permettant d'ajouter sur la prise casque d'un téléphone mobile ou d'un smartphone un module pour transformer l'appareil en un terminal de paiement par carte bancaire. Le tout de manière sécurisée et avec une possibilité d'effectuer des micro-paiements (jusqu'à 60 dollars) en quelques secondes.

A noter que Xavier Niel est membre du conseil d'administration de nombreuses sociétés dont Ateme (technologie de compression vidéo). En association avec plusieurs autres investisseurs, Xavier Niel s'est également offert en fin d'année dernière le catalogue des oeuvres de Claude François.
Tous les regards sont tournés vers le gouvernement chinois depuis la menace de Google de se retirer de Chine suite à des "attaques très sophistiquées et très ciblées" sur ses serveurs en fin d'année dernière, ainsi que sur ceux d'autres sociétés d'envergure internationale.

Le géant de la recherche sur Internet a même décidé d'arrêter de censurer les résultats affichés par son moteur contrairement aux demandes du gouvernement chinois, acceptées encore aujourd'hui par le leader local, Baidu.cn. Si la presse du monde entier a rapidement fait l'écho de ces menaces, la plupart des portails chinois n'a pas ou peu relayé l'information et a omis de faire référence à certains termes comme la "liberté d'expression" ou la "surveillance" des réseaux comme le note le New York Times.

Et cette actualité prend désormais une tournure politique, la secrétaire d'État Hillary Clinton, un poste équivalent américain du ministre des Affaires étrangères, s'estimant "sérieusement préoccupée" par les attaques sur les serveurs de Google et attendant des "explications du gouvernement chinois". Dans un communiqué de presse, un porte-parole du gouvernement chinois a appelé les entreprises à collaborer pour un contrôle public d'Internet. Mettant en garde contre la pornographie, les fausses informations, les cyber-attaques et les rumeurs, le gouvernement estime que les médias en ligne ont une responsabilité en matière de "formation" de l'opinion publique.

Concernant les attaques répétées sur les serveurs de Google, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères affirme que la Chine a elle-même été victime de cyber-attaques. C'est également le cas de Baidu qui a été indisponible pendant plusieurs heures mardi dernier à la suite d'une attaque qui proviendrait de la "Cyber-armée iranienne" et qui aurait pour but de défendre le gouvernement iranien.

A noter que selon les analystes, Google pourrait profiter de ce bras de fer engagé avec le gouvernement chinois pour préparer son départ sans perdre la face. Car la Chine est en effet l'un des rares pays au monde où Google n'est pas le leader des moteurs de recherche, avec "seulement" 30% de parts de marché, contre près du double pour Baidu. Google emploie 700 salariés en Chine pour un chiffre d'affaires situé entre 220 et 600 millions de dollars par an. Un chiffre à comparer avec ses 22 milliards de dollars de chiffre d'affaires au global. La Chine compte 360 millions d'internautes.
Sur son blog officiel, l'équipe du réseau communautaire Facebook annonce un contrat d'un an avec la société McAfee. Cette initiative devrait permettre aux 350 millions d'utilisateurs du site de télécharger et d'utiliser sur une période de six mois les produits de la suite Internet Security.

Les deux parties ont également collaboré sur le développement de certains outils. "Nous avons formé des équipes et des systèmes techniques avancés capables de détecter et de bloquer toute activité suspecte. Lorsque nous trouvons un message contenant un lien qui pointe vers un faux champ de connexion ou un site malicieux, nous empêchons son envoi et effaçons toutes ses occurrences sur le réseau", explique ainsi Jake Brill, de l'équipe de Facebook.

Pour McAfee il s'agit surtout d'une initiative promotionnelle. En effet, sa page dédiée sur le site de Facebook propose plusieurs fonctionnalités communautaires permettant d'inviter ses contacts à télécharger les outils de protection. Au bout de cette période d'essai, les utilisateurs de Facebook bénéficieront d'une remise promotionnelle pour l'achat de la suite de sécurité.

Rappelons que depuis l'année dernière, le réseau est devenu l'une des cibles principales pour des malware tels que KoobFace, un ver qui se propage via la messagerie du site. Pour de plus amples informations rendez-vous ici.
Évadé de prison depuis le mois de septembre, Craig "Lazie" Lynch a finalement été repris par la police britannique mercredi qu'il narguait sur Facebook. Le fugitif de 28 ans, condamné à 7 ans de prison pour vol aggravé, s'était fait connaitre du monde entier en racontant son quotidien sur son profil du plus grand réseau social mondial, que plusieurs milliers d'internautes suivaient.

Un porte-parole de Scotland Yard a confirmé son arrestation sans toutefois préciser si ses statuts avaient facilité son arrestation, ni si l'administration Facebook avait joué un rôle ni même si sa soudaine notoriété avait permis à des individus de l'identifier. La police britannique s'était félicité plus tôt qu'il s'affiche publiquement spontanément, ce qui devait lui faciliter la tâche de façon inespérée.

Reste à savoir s'il continuera à raconter son quotidien, une fois de retour en prison…
LoadingChargement en cours