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Finalement, il y aura bien du mouvement à la tête de Deezer. Dans un communiqué, la start-up spécialisée dans la diffusion de musique en ligne vient en effet d'annoncer la nomination d'Axel Dauchez au poste de directeur général. Jonathan Benassaya, PDG et cofondateur de la société, dont le départ était pressenti, conserve ses fonctions.

"Les actionnaires d'Odyssey Music Group se sont réunis aujourd'hui, sous la présidence de Jonathan Benassaya, et ont décidé de nommer à l'unanimité Axel Dauchez en qualité de Directeur Général du Groupe", indique Deezer dans un communiqué.

Ancien homme de médias, avec 15 ans d'expérience en tant que président de BDDP Interactive et directeur général de MoonScoop, Axel Dauchez assurera donc une partie de l'opérationnel. Sa nomination "nous permet de consolider le management de la société et d'ouvrir de nouveaux horizons internationaux", indiquent les deux fondateurs de Deezer, Jonathan Benassaya et Daniel Marhely.

Bien que Deezer profite de cette communication pour assurer que son développement futur est d'ores et déjà financé, l'intéressé devra sans doute trouver le moyen de multiplier le nombre d'abonnements aux offres payantes de Deezer. Selon le site ElectronLibre.info, Deezer n'aurait en effet enregistré que 10.000 abonnés à son offre Premium (9,99 euros par mois) et 4.000 utilisateurs de son streaming "haute qualité" (4,99 euros). Des chiffres censément bien inférieurs à ce qu'attendent les actionnaires de Deezer : lors de la mise en place de ces nouvelles formules, le service tablait sur 100.000 abonnés payants à fin 2010.
En mai dernier, six mois avant que l'Etat ne se préoccupe de la question, un particulier du nom de Renaud Veeckman avait déposé auprès de l'INPI (Institut national pour la propriété industrielle) la marque "Hadopi". Cette semaine, il annonce le lancement prochain de "Apiadopi", une plateforme de distribution de contenus numériques légale qui fonctionnera, selon lui, sur un mode "mutualiste", assez proche sur le plan financier de ce qu'a mis en place Apple avec son App Store.

Dans la mesure où le gouvernement ne devrait pas avoir de mal à dénoncer le dépôt de la marque "Hadopi", employée depuis de nombreux mois par ses représentants, Renaud Veeckman a finalement choisi de ne pas l'exploiter directement. A la place, il propose donc Apiadopi, une plateforme qui « reposera sur le principe de juste rétribution des créateurs ».

« La clef de répartition qui sera mise en oeuvre sera de 70% pour les déposants et de 30% pour la plateforme », indique l'intéressé. Selon lui, tout contenu proposé, qu'il s'agisse de musique, de vidéos, de texte ou de photographies, sera rémunéré selon le même principe. Le créateur fixera lui même le prix de vente de son oeuvre. Qu'il conserve ou non la marque Hadopi, Renaud Veeckman aura toutefois fort à faire s'il veut respecter l'objectif affiché sur l'unique page de son site : un lancement dès le mois de septembre prochain.
Play TV, décrite comme étant la première plateforme de télévision gratuite et légale sur internet, se lance aujourd'hui dans le domaine prolifique de la vidéo à la demande. Ce poste de télévision en ligne, à mi-chemin entre les services de télévision sur ordinateur des FAI et les web TV de certaines chaines, réunit une cinquantaine de chaines de télévision en un seul endroit.

Certains fournisseurs d'accès à Internet (chez Free et SFR) proposent déjà un service de télévision accessible d'un simple navigateur, mais non content d'être réservés aux abonnés de l'un ou l'autre opérateur, ils font appel au plugin VLC media player qui, s'il présente l'avantage d'être multiplateforme, n'est que rarement installé et impose quelques complications.

Play TV diffuse quant à lui certaines des chaines en Flash, extension certes propriétaire mais largement démocratisée, d'autres au format Windows Media, pris en charge en standard par tous les ordinateurs sous Windows… En attendant que la jeune pousse n'internalise la diffusion de l'ensemble du bouquet, au cours des 6 prochains mois, et qu'elle ne choisisse le format de son choix : aujourd'hui au travers de l'extension Flash, demain en natif avec le HTML 5, qui sait ?

Précédés d'une publicité d'une dizaine de secondes, les flux sont diffusés en basse définition (320 x 240 pixels), bien en dessous des services de télévision sur ordinateur des FAI, mais bien suffisant pour une séance de télévision sur le pouce. Le service propose enfin des fiches et un guide des programmes, ainsi que des fonctions de partage sur les principaux réseaux sociaux en vogue (Facebook et Twitter notamment).Play TV est donc accessible dès à présent.
En attendant son entrée officielle à l'Assemblée nationale, le 9 février prochain, la future Loppsi, ou « Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure », fait actuellement l'objet des examens préliminaires, au niveau notamment de la Commission des Lois, qui s'est saisie du dossier mercredi. C'est à ce stade que sont examinés les premiers amendements déposés par les différents groupes parlementaires. Le sort du projet est donc encore loin de se joeur, mais ces discussions se révèlent bien souvent annonciatrices des pierres d'achoppement qui alimenteront les débats de l'Assemblée puis du Sénat. Entre autres points épineux d'un dossier Loppsi qui sur le Web alimente déjà bien des craintes, la question du filtrage des sites devrait occuper une place prépondérante.

Loppsi, piqure de rappel

Bien que le texte soit en préparation depuis la fin 2007, la Loppsi n'a que très peu été abordée par les médias généralistes. Pour ceux qui prennent le train en marche, une petite piqure de rappel s'impose donc. Le projet Loppsi succède au premier volet de la « Loi d'orientation et de programmation pour sécurité intérieure », dont l'acronyme est donc Lopsi, avec un seul « p ». Il en reprend le très vague objectif : lutter de la façon la plus efficace qui soit contre les différentes formes de la criminalité. Dans le domaine du numérique, elle s'adresse donc à la cybercriminalité, avec des thèmes aussi variés que la pédopornographie, le terrorisme, les escroqueries, la fraude informatique, etc.

Avant même que les deux chambres du Parlement n'aient été saisies du projet, la Loppsi provoque l'effroi d'une partie des internautes, particulièrement chez ceux qui sont sensibilisés aux problématiques de respect de la vie privée ou de neutralité des réseaux. Non sans raison, puisque la version actuelle du texte évoque l'installation de mouchards informatiques dans le cadre d'enquêtes de police, le filtrage des sites illicites ou la constitution de "fichiers d'analyse sérielle" permettant aux forces de police de mieux recouper les informations issues de bases de données qui alimentent déjà bien des controverses.

Ajoutez à cela la proposition de tripler le nombre de caméras de surveillance sur le sol français ou la confiscation automatique du véhicule des chauffards et vous tenez le futur cheval de bataille de ceux qui dénoncent les dérives sécuritaires du gouvernement. Nous nous cantonnerons logiquement, aujourd'hui comme au cours des semaines et mois à venir, aux aspects qui touchent à l'informatique et à Internet.

Où en est-on ?

Cette semaine, la Commission des Lois de l'Assemblée nationale est réunie pour plancher sur la première série de 46 amendements que l'opposition et le gouvernement souhaitent apporter au texte. Nombre d'entre eux ne visent à qu'à dénoncer telle ou telle facette du projet, et sont donc rejetés rapidement sans autre forme de procès, à l'image d'une proposition déposée par le député Lionel Tardy, suggérant l'abrogation pure et simple de la loi Hadopi.

Parmi les amendements examinés mercredi, plusieurs concernent la question du filtrage des sites illicites. Ici, l'idée est pour mémoire d'imposer aux fournisseurs d'accès le blocage des sites dont les éditeurs se rendraient coupables de certaines infractions, lorsque ces derniers ne peuvent être réprimandés directement, par exemple s'ils exercent depuis l'étranger. Initialement, cette solution extrême devait être réservée aux sites pédopornographiques, mais plusieurs amendements suggéraient que la portée en soit étendue. Le député Philippe Goujeon propose par exemple qu'elle soit étendue aux sites qui pratiqueraient la « diffusion de contenus constituant une incitation aux jeux dangereux et violents ».

Déjà évoqué dans le cadre de la loi Hadopi ou de la loi visant à encadrer les jeux d'argent en ligne, le filtrage est pour mémoire particulièrement problématique en ceci qu'il est difficile, voire impossible, de garantir son efficacité sur le plan technique. Il suppose également qu'un des acteurs de la chaine - on pense bien sûr au FAI - supporte la responsabilité de la manoeuvre et de son éventuel échec. Enfin, il implique que ces graves décisions ne soient prises qu'à bon escient. Dans sa version initiale, le projet Loppsi proposait qu'une autorité administrative indépendante en ait la charge, sans contrôle extérieur, comme le prévoyait la première mouture de la loi Hadopi.

Un amendement rendant obligatoire le recours à un juge, déposé par Lionel Tardy, a toutefois été validé par la Commission des Lois mercredi, au soulagement général de tous ceux qui redoutent qu'une émanation de l'Etat puisse prononcer elle même une restriction de l'accès à Internet. Difficile d'en faire autrement, puisque ce point avait valu la censure partielle du projet de loi Hadopi lors de son examen par le Conseil constitutionnel.

A première vue, la Loppsi semble partie pour éviter certains des chausse-trapes qui guettaient son prédécesseur. Pour ses opposants, le danger n'en est que plus importants. "Impossible de croire Brice Hortefeux quand il explique que la censure du Net ne concernera que les contenus pédopornographiques, sachant que les industries du divertissement pro-HADOPI, proches du pouvoir, la demandent également au niveau mondial pour mieux faire la guerre à leurs clients. D'ailleurs Nicolas Sarkozy a lui même parlé de filtrer "les sites pédo-pornographiques et illégaux" ce qui prouve bien son intention." dénonce par exemple Jérémie Zimmermann, porte-parole de la Quadrature du Net, dans un communiqué.
À l'aube du salon Imagina, qui se tiendra à Monaco du 3 au 5 février, un nouvel acteur fait son entrée dans le monde de l'impression 3D. Pendant que les fabricants d'électronique grand public captent l'attention avec pléthore d'écrans 3D, Sculpteo propose du relief, du vrai, avec un service d'impression 3D par correspondance.

Le service peut imprimer des objets monochromes ou en couleur d'une taille maximale d'environ 35 x 25 x 20 cm. L'impression monochrome et couleur ne font pas appel à la même machine, chacune employant un matériau distinct. La première imprime du plastique alors que la seconde imprime un "composé haute performance", à l'aspect d'un moulage en plâtre.

Les modèles des logiciels de modélisation les plus populaires sont pris en charge, y compris ceux du logiciel Google SketchUp, dont la prise en main est facile. Le site propose en outre une galerie publique, dans laquelle les internautes peuvent partager leurs créations, mais aussi et surtout commander l'impression d'un objet partagé.

Sur le plan tarifaire, un simple dé monochrome coûte 2 euros, mais les prix s'envolent rapidement avec l'ajout de la couleur et de la complexité, puisqu'un avion bleu de taille maximale coûte par exemple la modique somme de 1 500 euros.

Les internautes peuvent quoi qu'il en soit essayer dès à présent le service en commandant un porte-clé personnalisé pour le montant des frais d'envoi.
Le répertoire de logiciels open source SourceForge.net se trouve au coeur d'une polémique. En effet, sur son blog officiel, l'équipe tente de clarifier ses conditions générales d'utilisation et explique que la loi des Etats-Unis oblige le site à filtrer le contenu en provenance de certaines régions ainsi que les téléchargements. Concrètement, les développeurs résidant en Iran, en Corée du Nord, à Cuba au Soudan ou en Syrie n'ont aucun droit d'accès à SourceForge.net.

En revenant sur ses motivations pour jouer un rôle majeur dans la distribution de logiciels libres ou open source, l'équipe de SourceForge explique : "cependant, en plus de participer à la vie de la communauté open source, nous vivons également dans un monde réel et sommes gouvernés par les lois de notre pays. Notre devoir d'obéir à celles-ci dépasse de loin tous nos rêves de créer une communauté unie".

L'organisme américain de contrôle financier OFAC (Office of Foreign Assets Control) a en effet dressé une liste des personnes et pays qui ne doivent en aucun cas accéder à des produits américains. Pour cette raison "la semaine dernière, SourceForge.net a commencé à bloquer automatiquement certaines adresses IP pour forcer ces conditions d'utilisation".

Cette initiative soulève de nombreuses questions, à commencer par savoir si les contenus mis en ligne sur SourceForge.net peuvent véritablement être considérés comme des produits américains. De plus, pour beaucoup les conditions générales de SourceForge ne respectent tout simplement pas la définition-même du terme open source selon laquelle aucune descrimination ne doit être pratiquée.

Soulignons l'ironie de la situation quelques jours après que la sécrétaire d'état Hillary Clinton s'est exprimée au sujet des cyber-attaques subies par Google et démenties par la Chine. Elle déclarait ainsi : "les pays ne respectant pas l'accès libre aux informations ou violant les droits fondamentaux des internautes risquent de se fermer les portes du progrès du prochain siècle". Elle ajoutait : "l'année dernière, nous avons observé un pic des menaces ciblant le libre échange des informations. La Chine, la Tunisie et l'Ouzbékistan ont pris des mesures pour censurer l'Internet".

SourceForge.net semble alors pris entre deux feux et le filtrage des adresses IP pour forcer ces conditions générales semblent avoir plutôt refroidi la communauté des développeurs.
On connait désormais le nom du prestataire technique qui sera en charge d'assurer la surveillance des réseaux P2P pour le compte de la Hadopi. C'est la société nantaise Trident Media Guard (TMG), qui commercialise depuis 2002 des solutions de détection ou de blocage des téléchargements illégaux sur Internet, qui a été retenue à l'issue de l'appel d'offres lancé par le ministère de la Culture pour le compte de la Haute Autorité Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet.

Dotée d'un budget de fonctionnement de 5,3 millions d'euros pour 2010, la Hadopi, installée officiellement début janvier par Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, recevra donc les signalements opérés par TMG pour le compte des ayant-droits, parmi lesquels la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP).

Pour la musique, il s'agira de surveiller les échanges relatifs à une sélection d'environ 10.000 oeuvres, avec comme objectif de procéder à l'envoi de plusieurs dizaines de milliers de messages d'avertissement chaque jour.

Avant que TMG, qui depuis peu compte l'acteur Thierry Lhermitte au rang de ses actionnaires, prenne ses fonctions, il faut toutefois que la Cnil valide le dossier. Pour l'instant, la Commission nationale informatique et libertés réserve son avis, attendant notamment que soient publiés les derniers décrets d'application de la loi Hadopi.

De l'avis de Marc Guez, président de la SCPP, les choses devraient rapidement se décanter. « Nous sommes dans un système d'étapes. On a franchi l'étape contractuelle avec le prestataire. Maintenant nous allons devoir attendre que le gouvernement remette ses décrets définitifs à la Cnil. Le délai Hadopi est au mieux début avril, au plus tard fin juillet. On sera prêt avant sur le plan technique », indiquait-il lundi à PC Inpact.

Dans un second temps, TMG sera vraisemblablement amené à étendre le champ de ses compétences vers deux nouveaux domaines : la surveillance d'autres vecteurs de téléchargement illégal, tels que le direct download via des sites de type Megaupload, ou les échanges qui passent par l'intermédiaire des newsgroups. « Un premier bilan sera fait au bout d'un an, et nous pourrons étendre notre dispositif à d'autres plates-formes pour tenir compte de l'évolution des usages. Notre prestataire, TMG, sait le faire », explique, à 01 Net cette fois, le président de la SCPP.
Sur son blog officiel l'équipe de Google Chrome annonce la disponiblité de son navigateur en version 4.0 pour Windows. Cette dernière mouture stable apporte deux nouvelles fonctionnalités jusqu'alors réservées aux versions de tests : la prise en charge des extensions et la synchronisation des favoris.

Après avoir ouvert la galerie des extensions auprès des développeurs au mois de novembre, le répertoire compterait aujourd'hui quelque 1500 plugins. "Certains vous ajoutent des alertes et des notifications, d'autres vous permettent d'accéder à vos services web préférés", explique Nick Baum, chef produit du navigateur.

La première synchronisation des favoris s'effectue au travers d'un compte Google. Ces informations sont hébergées automatiquement dans un dossier dédié de Google Documents. Il suffira donc de se rendre dans les paramètres du logiciel et de s'identifier pour retrouver instantanément l'ensemble de ses favoris sur chacune de ses machines.

Outre ces options, Google y a intégré de nouvelles interfaces de programmation du HTML5. Nous retrouvons ainsi la base de données Web SQL permettant au développeur d'héberger en local sur la machine de l'utilisateur des données de manière structurée. Cette fonctionnalité est également disponible avec l'interface de Web Storage. Notons par ailleurs l'implémentation de Web Sockets afin de créer une communication bi-directionnelle en mode push entre le navigateur et le serveur d'une application web. Sachez en revanche que contrairement à Internet Explorer, les onglets ouverts ne sont toujours pas visibles sous forme de vignettes depuis la barre des tâches de Windows 7.

L'équipe note également de meilleures performances après avoir effectué le test JavaScript Dromaeo DOM de Mozilla. Google Chrome 4 serait ainsi 42% plus rapide que la mouture stable précédente (400% plus rapide que Chrome 1.0). Enfin l'équipe précise que ces fonctionnalités seront bientôt intégrées aux versions Mac et Linux du navigateur.
Riposte graduée ou licence globale ? Antienne bien connue des parlementaires français impliqués dans les débats autour des lois DADVSI puis Hadopi, la question devrait bientôt se poser en Belgique. Le sénateur Philippe Monfils (Mouvement Réformateur, MR) s'apprête en effet à déposer une proposition de loi s'inspirant du concept de riposte graduée tel qu'il est institué en France par les deux volets de la loi Hadopi.

"L'idée est de changer le comportement des internautes en travaillant sur le volet prévention", a indiqué Philippe Monfils, reprenant là la justification avancée par Christine Albanel aux premiers temps de la loi Hadopi. Le sénateur affirme toutefois que sa proposition d'implémentation de la riposte graduée serait beaucoup plus "souple" et plus respectueux de la vie privée des internautes que le modèle retenu en France.

Dans un premier temps, l'internaute qui télécharge recevrait un message d'avertissement l'incitant à se tourner vers un site de téléchargement légal. En cas de récidive, il pourrait y avoir amende, puis saisine du parquet, indique la RTBF. Contrairement au projet français, la suspension de l'abonnement à Internet ne serait pas au programme, remplacée par des amendes ou par la mise en place de quotas de données transférées par le biais de la ligne de l'internaute convaincu de téléchargement illégal.

Benoît Hellings (Verts) et Freya Piryns (Groen!) proposent quant à eux la mise en place d'une licence globale au sein de laquelle tout détenteur d'une connexion Internet à haut débit verserait quelques euros en complément de son abonnement à Internet, en échange de quoi il pourrait alors télécharger de façon légale. Le montant, fixé par les sociétés d'auteur et les producteurs, pourrait être ajusté en fonction du volume de données rapatriées.

Le Parlement fédéral pourrait bientôt avoir du pain sur la planche...
La semaine dernière, nous apprenions que les sites Internet YouTube et Vimeo redoublaient leurs efforts concernant la prise en charge du HTML 5. La filiale de Google a décidé d'étendre davantage sa phase de tests tandis que Vimeo précise qu'environ 90% des vidéos mises en ligne l'année dernière fonctionneront avec ce nouveau lecteur. Les deux services se basent sur la technologie propriétaire H.264.

Si Dailymotion fait également usage de cette norme de codage pour ses vidéos HQ (haute qualité), le site teste en revanche un nouveau lecteur acceptant les vidéos au format libre Ogg Theora. Pour la fondation Mozilla c'est bien ce dernier format qui devrait être privilégié plutôt que le H.264. C'est ainsi que Mike Shaver, vice-président chargé de l'ingénierie sur le navigateur Firefox, explique que pour un clip encodé au H.264 "la balise sur les pages de ces sites Internet ne fonctionnera pas avec Firefox". Mike Shaver "Vimeo et YouTube estiment que l'usage d'un plugin particulier est un problème pour le web", déclare M. Shaver en référence au Flash Player. "Pour Mozilla, un format dont les droits de propriété intellectuelle ont été déposés est également problématique", ajoute-t-il. En effet, dans certains pays, l'usage du H.264 nécessite d'acheter une licence auprès du groupe MPEG-LA. Cela constituerait une barrière pour de nombreux jeunes programmeurs. Par ailleurs l'utilisateur pourrait également en faire les frais en devant acheter un programme au sein duquel la technologie se trouve embarquée.

Assurer la pérennité d'un Internet ouvert, tel semble être l'objectif de Mozilla. La fondation rappelle que le web est indéniablement meilleur depuis que Mozilla est entré sur le marché, "et cela nous aurait été impossible s'il avait fallu payer des droits de plusieurs millions de dollars pour utiliser le HTML, CSS et JavaScript ».
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