News WEB

Des chercheurs de l'Université de Leeds, en Angleterre, ont mené une étude montrant à lier l'état dépressif à une utilisation excessive du Web. Sur les 1 319 britanniques âgés de 16 à 51 ans qui ont répondu au questionnaire (en ligne, forcément) proposé par les chercheurs, 16 ont été déclarés comme « accrocs" au Net : ils y passent plus de temps, privilégiant les sites communautaires, le jeu en ligne et les sites à caractères pornographiques. Le temps consacré par ces personnes à ces activités n'est malheureusement pas indiqué.

Ces personnes, selon l'étude, souffriraient d'états dépressifs plus fréquents, ces dépressions étant souvent modérées mais parfois sévères. L'article paru dans le journal Psychopathology indique également que les hommes sont plus enclins à ce genre de comportement que les femmes, et que les jeunes y sont également plus sensibles que les personnes plus âgées.

Catriona Morrison, auteur de l'article, précise que cette "étude appuie l'hypothèse largement partagée selon laquelle le surinvestissement sur des sites Internet qui sont utilisés pour remplacer les relations sociales normales pourrait être lié à des désordres psychologiques comme la dépression et l'addiction".

L'étude ne répond cependant pas à la question que vous vous posez probablement : le Web attire-t-il comme un aimant les gens à tendance dépressive ou déclenche-t-il ces états pathologiques ?
La chaine ABC a diffusé le 2 février dernier aux États-Unis les deux premiers épisodes de la sixième et dernière saison de la série Lost. Troisième des audiences avec une moyenne de 12,09 millions de téléspectateurs contre 19,23 millions pour NCIS et 24,71 millions pour American Idol, la série s'invite également dès aujourd'hui en France sur Internet.

Attendue par de nombreux fans, le président Barack Obama ayant même du décaler son discours sur "l'état de l'Union" qui devait se tenir à l'origine dans la soirée du 2 février, la saison 6 de Lost est dores et déjà disponible sur TF1 Vision. Depuis déjà deux saisons, le groupe TF1 propose en effet à la location les épisodes de Lost en VOST (version originale sous-titrée) vingt-quatre heures après leur diffusion aux États-Unis. Chaque épisode est facturé 1,99 euros, des packs étant également disponibles. Les deux premiers épisodes de la saison 6 de Lost sont ainsi facturés 2,99 euros.

Et cette année, Apple compte concurrencer TF1 Vision en proposant à son tour les épisodes de Lost saison 6 via iTunes. Proposé en VOST, avec une possibilité de basculer en haute définition, chaque épisode est facturé 2,99 euros. Il s'agit ici d'une offre de téléchargement définitif. A noter qu'aux États-Unis, via les offres de TV de rattrapage (Hulu, abc.com), ces épisodes peuvent être visionnés sur Internet sans surcoût.
Particulièrement connu pour la nature sensible des documents qu'il met à disposition auprès des internautes, le site Internet WikiLeaks avait temporairement fermé ses portes en faisant appel aux dons. Dans un message publié sur le site de micro-blogging Twitter, l'équipe annonce avoir recueilli assez de fonds pour continuer ses activités sur les 12 mois à venir.

Fondé en 2006, Wikileaks recueille à ce jour plus d'un million de documents très confidentiels soumis par des internautes sous le couvert de l'anonymat. Ces fuites sont de différentes natures : politiques (Chine, Moyen-Orient), sociales (scientologie) ou encore financières (crise de l'Islande). C'est par exemple sur Wikileaks que furent publiés en 2008 les emails du compte piraté de Sarah Palin gouverneur de l'Alaska. C'est aussi Wikileaks qui a mis à disposition 573 000 messages envoyés depuis des pagers aux Etats-Unis le 11 septembre 2001.

Sur sa page d'accueil l'équipe explique : "nous avons reçu plusieurs centaines de milliers de documents relatifs à des banques corrompues, au système de détention des Etats-Unis, à la guerre en Irak, à la Chine, aux Nations Unies et bien d'autres que nous ne sommes techniquement pas en mesure de publier. Vous avez le pouvoir de changer cela et par la même occasion de changer le monde. Même 10 dollars suffiraient à mettre à disposition un document dans 10 000 autres mains ». Wikileaks vient de récolter le strict minimum - 200 000 dollars - pour continuer ses opérations de manière bénévole mais précise que pour payer les membres de l'équipe, 600 000 dollars au total seraient nécessaires.
Invitée du Forum Netexplorateur pour une table ronde avec différents acteurs de l'économie française, Nathalie Kosciusko-Morizet a appelé de ses voeux jeudi la mise en place d'une véritable politique européenne en matière de numérique.

"Il est difficile de créer un "marché commun" tel que celui de la voiture, le numérique et les usages touchent à des différences culturelles et linguistiques qui ne se posent pas dans d'autres secteurs", a fait remarquer la secrétaire d'État à la prospective et au développement de l'économie numérique, selon qui certains exemples montrent toutefois que l'objectif n'a rien d'utopique.

"On marche pas mal sur la question du dividende numérique et sur le partage des fréquences", a ajouté NKM, prenant l'exemple de l'extinction de la télévision analogique en Alsace, où les changements sont gérés de façon coordonnée avec l'Allemagne voisine.

L'exemple du dividende numérique n'est pas anodin. Plusieurs mois après qu'une consultation publique a été lancée sur le sujet, le problème du partage des fréquences résultant de l'extinction programmée de la télévision analogique resterait, aujourd'hui encore, un sujet réservé aux spécialistes, dont les hommes politiques peinent à s'emparer.

En attendant que l'Europe entende cet appel, NKM ne pouvait pas manquer de revenir sur la part du grand emprunt consacrée au numérique. Estimée à 4,5 milliards d'euros environ, elle doit se répartir entre développement des infrastructures (2 milliards, sans compter les investissements conjoints opérés par les sociétés privées et les collectivités locales) et financement de projets liés aux usages, aux contenus et aux pratiques.

« 0,8 à 1% de PIB est perdu faute d'investissements dans le numérique », a fait valoir celle qui se félicite qu'on la considère désormais comme la secrétaire d'Etat à la « société numérique ». Une notion qui parait encore bien virtuelle sur le plan politique, en France comme en Europe.Le Forum Netexplorateur, qui se tient au Sénat les 4 et 5 février, réunit quelques centaines d'acteurs de l'économie numérique invités à découvrir une sélection de projets innovants susceptibles de faire émerger de nouveaux usages. Le grand prix du forum a cette année été remporté par les éditeurs hollandais du navigateur mobile Layar, reposant sur le concept de réalité augmentée.
Alors que le navigateur vedette de Microsoft subit depuis plusieurs semaines le feu nourri de la critique, il n'en demeure pas moins qu'il reste largement utilisé. C'est ainsi que l'étude Net Applications du mois de janvier donne la version 8.0 d'Internet Explorer comme la plus utilisée. Internet Explorer 8.0 serait donc le navigateur Web le plus utilisé sur les systèmes Windows. Le chiffre avancé par l'étude est de 27,9% de parts de marché contre 25,6% de parts de marché sur tous les systèmes d'exploitation confondus.

Bien que décrié, Internet Explorer reste donc largement plébiscité par les utilisateurs si l'on en croit les chiffres de cette étude. Certains ne manqueront bien sûr pas de se questionner sur les chiffres : le fameux "ballot screen" pour les versions européennes de Windows n'est toujours pas en place alors qu'Internet Explorer 8.0 est proposé comme une mise à jour importante par Windows Update. En d'autres termes, les utilisateurs n'ont d'autres choix que de l'installer. Reste que rien ne les force à l'utiliser. Malgré tout, les équipes de Microsoft se félicitent de cette adoption rapide, pour un navigateur dont la version finale a vu le jour il y à peine une année.
Véritable révolution du transfert de fichiers, les réseaux P2P (Pair à Pair) ont permis de simplifier les échanges entre utilisateurs et en tête de liste nous trouvons aujourd'hui le fameux BitTorrent. Montrée du doigt par les défenseurs du droit d'auteur, la plateforme permet de transférer à peu près tout et n'importe quoi... Sauhard Sahi, un étudiant senior de Princeton, a justement tenté de définir ce « tout et n'importe quoi ».

Pour ce faire, Sahi a retenu un échantillon de fichiers choisis aléatoirement sur une variante trackerless de BitTorrent, soit un total de 1021 fichiers qui permet à l'étudiant quelques saisissantes conclusions, quoique sans réelle surprise. Ainsi, Sahi précise que près d'un fichier sur deux se classait dans la catégorie « films / émissions télévisées » alors que seulement 14% concernaient le monde du jeu vidéo et 10% la musique.

Dans le même ordre d'idée, Sahi a remarqué que la langue anglaise dominait très largement les débats puisque 60% des films, 74% des jeux et 78% de la musique étaient dans la langue de Shakespeare. Mais le plus remarquable est sans aucun doute la proportion de fichiers contrevenants au droit d'auteur : sur son échantillon de 1021 fichiers, Sauhard Sahi n'a trouvé que de 10 fichiers que l'on peut qualifier de légaux.

Alors bien sûr, on peut rétorquer que l'échantillon choisi n'est pas représentatif et que l'utilisation d'une variante trackerless de BitTorrent est faite pour faire monter le taux d'illégaux... Quand bien même, la proportion de fichiers en violation du droit d'auteur reste édifiante.
Début d'année oblige, les éditeurs de logiciels de sécurité se penchent sur les mois à venir pour tenter de dégager les prochaines tendances en matière de cyber criminalité. C'est au tour d'ESET, l'éditeur de NOD32, de sortir sa boule de cristal. Selon l'éditeur tchèque, 2010 verra se multiplier les attaques d'ingénierie sociale au détriment de celles visant les vulnérabilités des systèmes d'exploitation. Ceux ci sont, pour ESET, de plus en plus sécurisés et Windows 7 devrait notamment faire baisser le nombre d'attaques exploitant les fichiers auto exécutables. Il y a quelques jours, Panda Security, autre éditeur, avait cependant mis en garde contre une adoption beaucoup plus large de Windows 7 par les auteurs de logiciels malveillants, du fait de son succès plus important que celui de Windows Vista. L'éditeur espagnol projetait également, tout comme BitDefender, une recrudescence des attaques visant Mac OS X, citant le gain de popularité de la plate-forme Mac.

L'ingénierie sociale serait donc la tendance majeure pour l'année 2010, et notamment les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter. Le procédé consiste, pour rappel, à subtiliser des informations personnelles sur les utilisateurs via des techniques d'usurpation. Les attaques devraient cibler les événements de l'actualité : la prochaine Coupe du Monde de football est citée comme un vecteur, mais également des tendances telles que la crise économique. Rien de bien nouveau : les attaques ciblant des événements d'actualité sont déjà fréquents. En ce qui concerne les types de menaces, le phishing et l'usurpation de sites légitimes continueront à se propager, tout comme les "rogues", ces faux logiciels qui se font passer pour des antivirus, usurpant parfois l'interface de vrais logiciels de sécurité. Dans son analyse, Panda Security citait également les chevaux de Troie bancaires qui devraient perdurer. De nouvelles cibles sont enfin évoquées, notamment les smartphones, de plus en plus utilisés pour surfer sur le web ou récupérer ses mails. Ces derniers constituent, selon ESET, une cible importante pour l'ingénierie sociale.

Dans un registre plus "léger" et un futur plus proche, Symantec met en garde contre la recrudescence de spam à l'approche de la Saint Valentin : faux bons d'achats shopping de 1000 dollars, bijoux à prix réduit (ou comment profiter également de la crise économique), et... diverses techniques "d'augmentation" font partie du top 5 des sujets de spam et d'arnaque identifiés par l'éditeur américain. Et Symantec d'inciter à "rester protégé"...
La responsabilité d'un support média doit-elle engagée lorsqu'il se fait le relais de propos pouvant être qualifiés de diffamatoires ? Le site communautaire associatif Univers Freebox sera sans doute amené à plancher sur la question. Par l'intermédiaire d'un communiqué transmis à la rédaction mercredi matin, il indique avoir été assigné en justice pour diffamation suite à une plainte déposée par le groupe France Télécom. Les faits reprochés remontent au 19 mars dernier, date de la présentation annuelle des résultats financiers d'Iliad pendant laquelle Xavier Niel, son vice-président, avait notamment qualifié l'opérateur historique de "délinquant multi-récidiviste".

De nombreux médias, dont Clubic.com, s'étaient alors fait l'écho de ces propos. Univers Freebox avait pour sa part capturé, puis mis en ligne, l'intégralité de la conférence de presse en vidéo, qu'il est encore possible de consulter. Vincent Barrier, président de l'association Médi@DSL qui édite le site, indique avoir reçu le 8 janvier 2010 une convocation pour comparution devant le tribunal de grande instance de Paris, en vue d'une mise en examen pour "diffamation publique" faisant suite à la publication de cette vidéo.

« Faute de jugements quant à ces propos, comment pourrions-nous nous substituer à la justice et connaître, a priori, la position de cette dernière sur des propos qui n'ont pas été jugés et encore moins condamnés ? Comment un site d'informations indépendant, fusse-t-il associatif, peut-il faire son travail si chacune des informations publiques qu'il rapporte peut tomber sur le coup d'une condamnation a posteriori ? », se demande-t-il dans un communiqué (PDF).

« D'autre part, qu'espère France Télécom, société cotée en bourse et valorisée à plus de 40 milliards d'euros, en attaquant une association à but non lucratif qui n'a évidemment pas les moyens financiers de se défendre ? », fait-il encore remarquer, en soulignant qu'aucun autre éditeur de site n'a, a priori, été assigné à comparaitre. Faut-il y voir une volonté délibérée de porter préjudice aux activités communautaires associées à Free sur le Web ? « On se pose la question », nous répond Vincent Barrier.

Pour France Télécom, ces soupçons n'ont pas lieu d'être. L'opérateur indique s'être contenté de déposer au pénal contre X pour obtenir une condamnation pour diffamation, et ne pas être responsable des choix du procureur responsable de l'instruction. « Nous avons demandé un euro symbolique au titre des dommages et intérêts, il ne faut donc pas voir dans cette action une quelconque volonté de couler Univers Freebox », explique une représentante de France Télécom, qui ne souhaite pas pour l'instant s'étendre sur les autres procédures qui pourraient découler de cette plainte au pénal. Au lendemain des déclarations fracassantes prononcées par les dirigeants de Free, l'opérateur avait en effet affirmé qu'il n'hésiterait pas engager des poursuites à leur encontre, ce qui pourrait bien avoir été fait dans la foulée.
Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'État à la Prospective et au Développement de l'économie numérique, a présenté lundi le label IDéNum. Il s'agit d'un dispositif d'authentification pour sécuriser davantage son identité numérique sur Internet. La sécrétaire d'État explique que cette initiative est une réponse aux limites des services Internet. Plus simple pour l'internaute, IDéNum propose un certificat sur plusieurs supports physiques comme les cartes à puce, clés USB ou téléphones portables.

Selon une étude de TNS publiée en 2008, 76% des internautes s'identifieraient sur Internet plusieurs fois par mois pour effectuer des démarches administratives. Parmi ces derniers, plus d'un tier d'entre eux se connectent à plus de 11 portails Internet (19% à plus de 15 portails). Notons par ailleurs que 33% des personnes interrogées utilisent la même combinaison identifiant/mot de passe.

En plus de simplifier la vie de l'internaute, IDéNum promet également d'être plus sécurisé que les méthodes d'authentification actuelles. NKM rappelle que près d'un quart des 212 000 usurpations d'identité relevées en 2008 avait pour origine le piratage de l'ordinateur de la victime. Les vulnérabilités d'aujourd'hui empêcheraient 27% des internautes d'effectuer des tâches administratives directement sur la Toile. Par la même occasion le système actuel serait un frein au développement des services en ligne.

IDéNum propose alors un certificat via lequel l'identité réelle d'un internaute est associée à un support physique et à un code secret. Notons qu'il s'agit bien de l'identité réelle et non d'un pseudonyme. NKM explique qu'IDéNum et la Carte d'identité électronique (CNIE) sont des projets complémentaires. Alors qu'IDéNum est réservé à l'authentification sur un service web, la CNIE « est d'abord un document d'identité qui a pour fonction la preuve d'identité dans les démarches "réelles" ou lors de passages de frontières ».

« Le label IDéNum favorisera le développement des usages d'Internet. Il permettra d'accéder à de nouveaux services comme la souscription de contrats en ligne ou la demande d'allocations familiales ou sociales », explique Nathalie Kosciusko-Morizet. Elle ajoute : « IDéNum présente trois garanties essentielles pour l'internaute : la liberté d'usage et de choix du fournisseur, la simplicité d'utilisation et la confiance que procure un système hautement sécurisé ».

En admettant qu'un utilisateur dispose du certificat en question sur son téléphone, il lui suffirait alors de brancher le terminal sur le port USB de son ordinateur, puis d'entrer son code secret sur le clavier. Le principe s'apparente ainsi à un terminal de paiement par carte bancaire. Finalement le certificat ne disposerait que du nom et du prénom de l'utilisateur. Même en cas de perte ou de vol du support physique, une personne malintentionnée devrait connaître le mot de passe associé avant de s'identifier sur le compte d'une personne tierce.

La Secrétaire d'État annonce plusieurs partenaires privés et publics parmi lesquels nous retrouvons SFR, LaPoste ou la fédération française des sociétés d'assurance. Un premier prototype sera lancé au second semestre 2010. Retrouvez une présentation complète d'IDéNum ici (PDF - 14Mo).
Pour tromper la vigilance accrue d'internautes de mieux en mieux sensibilisés à la menace que constituent les courriers électroniques de type phishing, les auteurs de ces tentatives d'escroquerie ne cessent de se renouveler. Le dernier exemple en date, qui nous est parvenu lundi matin, fait preuve d'une ingéniosité particulièrement retorse. Ciblant les abonnés Orange, il ne trompera sans doute pas les plus avertis, mais la tournure est telle qu'il serait aisé de s'alarmer.

« Votre paiement par carte bancaire de 40.27 Euros, devant être effectué depuis le 28/01/2010 pour le payement de votre facture,a été refusé par votre banque.Ne pouvant faire un prélèvement automatique concernant le payement par carte de crédit de votre facture,suite au refus de votre établissement bancaire et n'ayant pas pu vous joindre par téléphone, nous avons crée une fiche spéciale, qui vous permet d'accéder directement au règlement », indique par exemple le message frauduleux reçu dans la nuit de dimanche à lundi par un de nos lecteurs.

Signé par un certain Fabrice André, soi-disant « Directeur de la relation clients » chez France Télécom, il se conclut par un avertissement de mauvais augure : « En cas de non réponse à ce message sous 24 h, votre compte abonne sera suspendu ». Émis depuis une adresse Orange, le courrier se termine par une signature rappelant les coordonnées du groupe France Telecom SA, ainsi que les dispositions légales en matière de traitement des informations personnelles.

Le destinataire est alors invité à cliquer sur un lien qui le conduira vers une page Web munie d'un formulaire visant à recueillir ses informations de facturation. Si l'ensemble du courrier semble émaner des services d'Orange, le lien en question s'ouvre vers un domaine qui n'a rien à voir avec les sites de l'opérateur, confirmant s'il était besoin de le faire qu'il s'agit d'une tentative d'escroquerie.

« Je dois avouer que j'étais à deux doigts de payer », indique l'internaute qui nous a transmis ce courrier. Plusieurs indices étaient susceptibles de lui mettre la puce à l'oreille, à commencer par cette adresse Web n'ayant au lien avec Orange, cet énorme lien rouge, les différentes orthographes du mot "paiement", les quelques mots sans accents ou les différentes erreurs de typographie que l'on peut relever dans le corps du texte.

Cette nouvelle campagne de phishing - ou de filoutage si l'on choisit de s'en tenir aux termes recommandés par la Délégation générale à la langue française - est l'occasion de rappeler que les banques, opérateurs, ou prestataires de services de paiement en ligne ne vous contacteront jamais par le biais de courriers électroniques aussi alarmistes et font systématiquement apparaitre votre nom et vos références client dans leurs communications de façon à ce que vous soyez sûr que l'email émane bien de leurs services.
LoadingChargement en cours