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Parce qu'il est parfois contraignant de commenter l'actualité en gardant une certaine réserve, la rédac' vous propose régulièrement des billets d'humeur, dont l'avis n'engage que leur auteur, en toute subjectivité et mauvaise foi. Leur auteur, qui, cette semaine, se penche sur les dernières offres de notre bien aimé opérateur historique Orange, qui aime décidément se compliquer la vie, et la nôtre par la même occasion.

Il y a environ 10 minutes, au moment où j'écris ces lignes, j'ai eu une mauvaise idée. J'ai demandé à Julien de m'expliquer les derniers tarifs Internet d'Orange. Comme d'habitude, après lecture de l'offre pléthorique de l'opérateur à l'agrume, une seule réaction s'impose : une envie soudaine de prendre un cachet d'aspirine. Que ce soit au niveau des forfaits mobiles, des clés 3G, des forfaits internet, ou des options télé, avec Orange, rien n'est simple. Il y a toujours un Origami Plus Plus, une option Time Control HD, un bidule Everywhere caché quelque part, un petit astérisque qui limite l'offre à 3 mois, une location de Livebox pas claire, un machin bloqué qui ne l'est pas vraiment… Bref, c'est le bazar, et on se demande comment l'opérateur même fait pour s'y retrouver.

Il a regardé le site d'Orange, il n'a rien compris !

Ainsi, il y a deux jours, « Oraaaaaaaaaaaaanche » lançait un abonnement Découverte à 20 euros par mois, sans engagement. Alléchant non ? Sauf que ce tarif n'inclut pas l'abonnement France Télécom, indispensable pour en profiter. Ni, évidemment, le modem. Oh, vous pouvez louer une Livebox pour 3 euros supplémentaires. Au final, si l'offre n'est pas complètement inintéressante pour un abonné non dégroupé qui aurait déjà une ligne téléphonique, la facture pour un utilisateur qui souhaiterait uniquement Internet, s'élève tout de même à 39,90 euros par mois ! Dans sa grande mansuétude, Orange accorde tout de même une réduction de 10% aux moins de 26 ans. C'est sympa pour notre ami le jeune, et c'est sans engagement, ni téléphone, ni télévision. Parfait pour le public visé : quand le jeune se sera fait couper sa connexion par l'HADOPI pour avoir téléchargé des copies de sauvegarde de films de vacances, ça sera nettement plus simple.

Le casse tête se complique à mesure que l'on monte dans l'offre. Parce que chez Orange, on a le choix : on peut avoir de l'internet avec téléphone, de l'internet avec téléphone et télé, de l'internet avec du téléphone, et des appels mobiles et à l'international, et enfin de l'internet, de la télé, du téléphone et des appels mobiles et à l'international. Et pour chaque offre un tarif avec ou sans ligne fixe : l'abonnement sans ligne fixe est vendu 5 euros plus cher (moins les 16 euros de la ligne fixe, donc moins cher au final, bien entendu ). Vous voulez une clé 3G en plus ? Les forfaits Net Everywhere sont là ! Avec un choix entre forfait bloqué (pour éviter le Guinness des Records des factures de clé 3G) et un forfait ajustable (si vous habitez loin de la frontière belge). Et si vous optez pour le forfait bloqué… c'est plus cher !

Ah, t'as acheté une Wii ? Non, c'est le nouveau décodeur Orange !

Mais ça n'est pas tout, Orange a également annoncé hier la disponibilité du nouveau décodeur Orange TV. Celui là même qui se mariera à merveille avec votre Wii et votre Livebox 2 (oui je sais, ça fait peur). Ah, les décodeurs Orange. Tout le monde en a eu un, ne serait-ce qu'en attendant la fin de la période d'engagement. Que d'émotion en se rappelant ces caractères de l'affichage qui disparaissent miraculeusement, ce chef d'œuvre d'ergonomie qu'est la télécommande galet, cette interface d'une réactivité ébouriffante qui nous rappelle les grandes heures de la technologie française (le MO5, le Minitel, tout ça…). Que propose ce nouveau décodeur ? Vite, vite, les specs ! Alors… « Véritable concentré technologique, ce nouveau décodeur TV intègre les services les plus attendus par les utilisateurs sur un seul équipement : 2 ports USB pour connecter un disque dur ou une clé USB et accéder ainsi à ses contenus numériques directement sur la télé, le contrôle du direct pour stopper et reprendre un programme diffusé en direct à la télé (...) » .

Chouette, se dit-on, on peut enfin mettre le film en pause pour aller faire pipi sans payer une option supplémentaire, et en plus on peut brancher son disque dur ! Et quid de l'enregistrement ? Enfin intégré en standard lui aussi ? Que nenni ! Pour ça, il faut souscrire à l'option Enregistreur TV, qui inclut un disque dur amovible permettant d'enregistrer les programmes (amovible, parce qu'il ne faudrait quand même pas qu'on puisse détourner un disque interne qui se trouverait déjà dans l'appareil, non ?). Bon, soit, je suis abonné à Orange, et d'autres fonctionnalités comme le media center intégré m'intéressent. Je fais comment pour en disposer ? Très simple : réengagez vous pour 12 mois (comme ça, on est sûr que vous n'irez pas voir chez un concurrent) ou échangez votre décodeur pour la modique somme de 59 euros... Cette fois ci, c'est clair : il y a vraiment Internet, et Internet avec Orange !
Quelques jours après que Google a dévoilé son outil communautaire Buzz au sein de Gmail et Google Maps, la société semble continuer à parier sur le web social et vient de racheter Aardvark. Cette start-up - qui compterait un peu plus de 90 000 utilisateurs - offre un moteur de recherche communautaire au sein duquel l'internaute est invité à poser une question pour recevoir une réponse formulée par les membres de son réseau social. Chaque jour plus de 3000 questions seraient posées via la page d'accueil site.

D'après le magazine Techcrunch, le montant de cette transaction est estimé à 50 millions de dollars. Reste à savoir où Google implémentera cette technologie. Notons que les utilisateurs de Aardvark sont plus actifs depuis leurs téléphones mobiles que sur leurs ordinateurs. Le concept d'Aardvark n'est pas nouveau et s'apparente beaucoup à Yahoo! Questions/Réponses. L'on pourrait ainsi imaginer que Google tente de porter cette idée sur le mobile et pourquoi pas l'associer à l'une de ses applications telles que Google Maps. Il pourrait également s'agir d'un nouveau pas vers la recherche naturelle en complétant les outils sémantiques du moteur.
Les développeurs de la fondation Mozilla continuent leur petit bonhomme de chemin. Les travaux autour de la prochaine version de Firefox semblent avancer puisqu'une version d'essai destinée aux développeurs a été mise en ligne hier. Il s'agit de la version Alpha 1 de Firefox 3.7. Bizarrement... la feuille de route de Mozilla indiquait aux dernières nouvelles l'abandon de Firefox 3.7 au profit de Firefox 4.0. On s'interrogera donc sur le numéro de version de cette version de test. Parmi les fonctionnalités implémentées dans cette première version de test, aucun changement au niveau de l'interface graphique n'est à signaler.

Les développeurs de Mozilla se concentrent en effet sur les technologies du moteur de rendu, celui-ci apporte les changements suivants :
- Transitions CSS,
- Animations SMIL en SVG,
- Graphiques 3D WebGL,
- Rendu du texte par Core Text sous Mac OS X,
- Code de défilement réécrit,
- Code pour les snapshots de document réécrit,
- Changements dans la gestion des bordures des tableaux,
- Changement architecturaux améliorant la performance des pages web.

Le téléchargement de cette version d'essai, peut se faire en suivant ce lien.
Avant même que l'Hadopi n'ait mis en route la riposte graduée, l'offre légale est déjà sur le déclin. Non content d'être confrontés à d'importantes difficultés financières, les services de musique à la demande gratuits risquent effectivement de faire face à une autre pénurie.

Warner pourrait prochainement disparaitre de tous les services de diffusion de musique gratuits, après nous avoir livré un premier avant gout. La major a profité de l'annonce d'une perte de 17 millions de dollars au trimestre dernier pour affirmer que "les services de streaming gratuits ne sont clairement pas bénéfiques pour l'industrie".

"La stratégie qui consiste à vous offrir toute la musique que vous voulez gratuitement en espérant vous faire passer sur une offre payante en agitant quelques clochettes n'est pas le genre d'approche que nous allons soutenir à l'avenir," a ainsi déclaré Edgar Bronfman, PDG du groupe, à l'occasion de la présentation de ses résultats financiers, sans toutefois préciser concrètement ses plans.

La maison de disques compte désormais privilégier les services de diffusion en continu payants, qui proposent de la musique illimitée sur abonnement, et seraient à terme plus rentables que les achats à l'unité. "Le nombre d'abonnés potentiels écrase le nombre de clients d'iTunes," a effectivement déclaré M. Bronfman.

Seule issue pour ces services de musique à la demande : proposer un abonnement payant, qui justifie le maintient d'une offre gratuite. "Ce serait un désastre si les maisons de disques retiraient leurs catalogues sans même inciter les utilisateurs à s'abonner," estime un spécialiste de l'industrie du disque. Toutefois, toutes les majors n'ont pas la frilosité de Warner : le vice président d'Universal estime même que des services tels que Spotify ont "un modèle économique tout à fait viable, point final".

Deezer revendique à ce jour 6 millions d'inscrits, tandis qu'on estime à 10 000 le nombre d'abonnés au service payant. Son principal concurrent Spotify a quant à lui 7 millions d'utilisateurs en Europe, dont 250 000 abonnés, en attendant son prochain lancement aux États-Unis.
Nouveau revers judiciaire pour eBay face à LVMH. Le tribunal de grande instance de Paris a en effet condamné le géant de la vente aux enchères à verser 200.000 euros de dommages et intérêt au groupe emmené par Bernard Arnault pour avoir utilisé certaines de ses marques dans le cadre de publicités en ligne.

D'après l'AFP, la plainte portait précisément sur l'achat de mots clé apparentés, visuellement ou phonétiquement, à certaines marques LVMH, sur les moteurs de recherche, de façon à attirer les internautes sur le site d'eBay. Le tribunal aura retenu que la pratique constituait atteinte aux marques concernées, ainsi qu'un "agissement parasitaire" à leur encontre. En revanche, il a rejeté la condamnation pour publicité trompeuse, demandée par le groupe de luxe.

En 2008, LVMH avait fait condamner eBay à 38,6 millions d'euros de dommages et intérêts. L'affaire comportait alors deux volets : la vente de produits contrefaits, et la distribution de certains produits, authentiques cette fois, mais vendus sans l'accord du groupe. Constatant après coup que les produits concernés apparaissaient toujours sur le site d'eBay France, LVMH a obtenu fin 2009 une nouvelle condamnation d'eBay, impliquant le versement de 1,7 million d'euros.
Assis sur sa balancelle dans un jardin qu'on imagine aisément reconnaissable pour des voisins, il a le pantalon sur les chevilles. Estimant que cette posture, au demeurant peu gratifiante, constituait une atteinte à sa vie privée, le Finlandais que l'on voit sur la capture d'écran ci-dessous vient de déposer plainte à l'encontre de Google pour son service "Street View". La police de la petite bourgade de Raahe, à 600 Km de la capitale Helsinski, l'a acceptée et va donc maintenant mener l'enquête.

Première du genre en Finlande, où le service Street View vient tout juste d'être lancé, l'enquête s'attachera à déterminer si Google a violé la loi en pratiquant une forme de vidéosurveillance non autorisée, et s'il a enfreint les règles de protection de la vie privée en mettant ces images en ligne. En attendant, le moteur de recherche a supprimé les images litigieuses de son service, fort heureusement capturées par The Register.
Qui aurait cru que l'un des cofondateurs du plus grand site de téléchargement illégal et une major du disque s'entendraient un jour sur un point ? Peter Sunde, cofondateur et ancien porte-parole de The Pirate Bay, a pourtant tout récemment lancé un service de paiement inspiré du mécénat global. Or Warner Music, qui défraie la chronique ces jours-ci, s'était justement prononcé il y a un an en faveur de la licence globale, dont le mécénat global est une alternative.

Flattr se définit comme un service de micro-paiement social. Le service part du constat qu'il n'existe pour l'heure aucune solution pour rétribuer le travail de nombreux créatifs "musiciens, vidéastes, photographes ou développeurs par exemple" qui partagent leurs créations sur internet, et tente de répondre à cette problématique.

Chacun de ses utilisateurs paie chaque mois une petite cotisation du montant de son choix (3 euros par exemple), qu'il reverse en parts égales aux créatifs de son choix, en cliquant sur le bouton que ces derniers ont apposé sur leurs sites internet. Si un internaute rétribue 10 personnes au cours d'un mois, chacun d'eux perçoit 30 centimes, mais la vidéo de démonstration rappelle à juste titre que "les petits ruisseaux font les grandes rivières".Flattr, dont le nom mêle le terme flat-rate (paiement forfaitaire) au verbe flatter, ne précise pas s'il s'octroie ou non une commission. Il est pour l'heure en beta privée, pour un lancement à une date inconnue.
Sur son blog officiel, l'équipe de Windows Live rapporte que 300 millions d'internautes utilisent aujourd'hui le client de messagerie instantanée Windows Live Messenger dans 76 pays et 48 langues. Dans l'Hexagone, le logiciel serait adopté par 47% des internautes contre 40% en Italie, 39% au Royaume-Uni et 73% en Turquie.

Globalement les internautes communiqueraient sur Messenger pendant 163 milliards de minutes chaque mois, soit 9,4% du temps global passé sur Internet par l'ensemble des consommateurs. Chaque jour Microsoft enregistre 130 millions de connexions, soit plus de 40% des utilisateurs. Plus de 9 milliards de messages seraient transférés quotidiennement. Enfin, en période de pointe la société peut enregistrer plus de 40 millions de connexions simultanées.

La prochaine version de Windows Live Messenger devrait être dévoilée dans les semaines à venir avec la mise à jour majeure des produits de la famille Live en Wave 4. D'après les premières informations recueillies au mois de décembre, la liste des contacts serait légèrement modifiée et divisée en deux colonnes avec un flux des activités de ses contacts sur différents réseaux communautaires. Notons par ailleurs la gestion des conversations par onglets.
Pendant qu'à l'Assemblée nationale se joue le sort de la controversée Loppsi, le Sénat se penche cette semaine sur le projet de loi de finances rectificative pour 2010. Dans le cadre de cet examen préliminaire, la Commission des Finances du Sénat a adopté mercredi un amendement déposé par le rapporteur général, Philippe Marini (UMP), qui propose l'instauration d'une taxe sur la publicité en ligne. La proposition a immédiatement suscité l'ire des éditeurs de services en ligne, qui craignent que la taxation des recettes émanant de la publicité en ligne fragilise le développement des acteurs français, dans l'Hexagone comme à l'international.

Surnommée "taxe Google", en référence aux milliards de dollars réalisés chaque trimestre par le numéro un mondial des moteurs de recherche, l'imposition ainsi proposée part du principe que de nombreuses sociétés fiscalisées à l'étranger réalisent sur le sol français d'importantes opérations publicitaires, conduisant de fait à une captation de marché préjudiciable.

La Commission des finances a donc adopté le principe d'une taxe qui frapperait tout hébergeur de site Internet établi dans l'Union européenne et fournissant un service en France, assise sur le montant hors taxe des sommes versées par les annonceurs français et européens pour la diffusion en France de leurs réclames. Soumise au même régime déclaratoire que la TVA intracommunautaire, elle serait calculée sur la base d'un taux de 1%.

Selon Philippe Marini, le marché concerné représenterait 2,1 milliards d'euros. La taxe aurait donc un rendement de l'ordre de 20 millions d'euros, qui pourrait être utilisé pour financer les différentes mesures visant à développer l'offre culturelle en ligne, à partir notamment des recommandations de la mission Zelnik.

Le rapporteur tempère toutefois la portée immédiate de la décision de la Commission des Finances, en indiquant que cet amendement "d'appel" est destiné à faire entrer l'idée de cette taxation des recettes publicitaires dans le débat. Il pourrait d'ailleurs selon lui être retiré d'ici lundi.

Les représentants du Web français n'ont toutefois pas attendu cet éventuel retrait pour monter au créneau. Par l'intermédiaire d'un communiqué, émis jeudi matin, l'Asic (Association des Services Internet Communautaires) indique qu'une telle taxation rendrait, selon ses membres, « le territoire français hostile aux investissements des acteurs internationaux du numérique et pénaliserait lourdement le développement des acteurs français, potentiels champions internationaux ».

"C'est en s'appuyant sur les opportunités permises par le numérique et non en s'y opposant que la création française sera aux avant-postes de la Toile et trouvera le rayonnement qu'elle mérite !", y indique encore Giuseppe de Martino, co-président de l'Asic et directeur juridique de Dailymotion.
Y a-t-il un marché sur lequel Google ne s'immiscera pas ? Après le navigateur, le système d'exploitation mais aussi l'électricité, voici que la société californienne souhaite se transformer en fournisseur d'accès à Internet très haut débit. Si Google propose déjà quelques réseaux WiFi à Mountain View, cette fois le service d'accès serait déployé dans tous le pays et partagé avec les FAI actuels, une occasion de dynamiser le marché de l'Internet outre-Atlantique.

Sur son blog officiel la firme de Mountain View explique que son but est " d'expérimenter de nouvelles façons d'améliorer l'accès à Internet et le rendre plus rapide pour tout le monde ». Jamie Davidson, co-responsable du projet, ajoute que Google lancera plusieurs expérimentations à travers les Etats-Unis en déployant de la fibre optique (FTTH). Le débit annoncé est de 1 Gb/s pour "un prix très compétitif ». Cette connexion très haut débit devrait être disponible pour 50 000 utilisateurs voire 500 000 si possible.

Le géant de la Toile souhaiterait comprendre la manière dont les développeurs peuvent tirer parti d'une telle connexion au sein de leurs applications web tout en observant les nouveaux usages liés à l'ultra haut débit. Notons que le réseau fibré sera accessible aux autres opérateurs du pays et Google affirme qu'il sera géré de manière "non discriminatoire et transparente". Jusqu'au 26 mars prochain, la société invite les représentants des états et des districts à se manifester pour prendre part à cette phase de test. De leurs côtés les internautes peuvent nommer leur commune s'ils le souhaitent. Pour de plus amples informations, voici une petite vidéo d'introduction en anglais.
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