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Vendredi dernier, nous apprenions, via le New York Times, que l'origine des cyber-attaques lancées contre Google avaient été identifiées. La première aurait été localisée à l'université de Shanghai tandis que la seconde impliquerait l'école professionnelle de Lanxiang étroitement liée à l'armée chinoise.

Dans l'une de ses dernières dépêches, Reuters rapporte les propos de Qin Gang, porte-parole du ministère des affaires étrangères local. « La déclaration de Google émise le 12 janvier dernier est infondée et nous la rejetons formellement », déclare-t-il ainsi avant d'ajouter : « la Chine régule Internet selon ses propres lois et cela ne changera pas. La Chine interdit tous les actes de piratage et ces derniers seront punis selon les lois en vigueur ».

En ce qui concerne l'origine des attaques lancées contre le géant de Mountain View, Qin Gang conserve la même position en clamant que cette histoire est absurde. De plus « les accusations pointant du doigt la responsabilité du gouvernement chinois sont irresponsables et reliées à d'autres intentions non déclarées », déclare-t-il.

Après que Google a annoncé publiquement avoir été la cible de cyber-attaques en provenance de Chine, c'est donc une véritable saga qui s'instaure entre les deux parties. En effet, le gouvernement chinois a premièrement nié en bloc ces accusations en ridiculisant les propos de la secrétaire d'état Hilary Clinton alertée par l'ampleur de la situation. De son côté Google a poursuivi son enquête en signant un partenariat avec la NSA, un organisme gouvernemental américain spécialisé dans l'analyse de différentes formes de communication (militaires, gouvernementales, commerciales, personnelles). Le géant de la recherche avait également menacé le pays de mettre fin à ses activités locales si les autorités ne réduisaient pas davantage les mesures de censure.
Au mois d'août dernier, Google avait annoncé le rachat de la technologie de compression vidéo d'On2. Cette firme est notamment connue pour avoir développé les architectures des codecs VP3, VP4, VP5, TrueMotion VP6, TrueMotion VP7 et VP8. Ce dispositif de compression est utilisé au sein de plusieurs appareils, de la télévision au téléphone en passant par l'ordinateur. C'est ainsi qu'Adobe l'a implémenté au sein de son lecteur Flash. Par ailleurs depuis 2001 la communauté open source s'y intéresse pour Theora.

Mercredi dernier Google et On2 ont finalisé leurs accords ainsi que la transaction des brevets technologiques. Dans un communiqué directement adressé à Google, la Free Software Foundation (Fondation pour le logiciel libre) en appelle à Google pour que le géant de la Toile choisisse de libérer cette technologie tout en l'implémentant au sein de YouTube.

« Avec le rachat d'On2, vous possédez désormais non seulement le plus gros site de vidéo (YouTube) mais également tous les brevets relatifs à un codec vidéo de haute performance - VP8 », explique la fondation en ajoutant : « nous voulons tous que vous fassiez le bon choix. Libérez VP8 et utilisez-le sur YouTube ». En distribuant librement le codec, cela permettrait aux internautes, aux éditeurs, aux développeurs et aux fabricants de diffuser de la vidéo sans aucune restriction de propriété intellectuelle. Pour la communauté du logiciel libre, il s'agirait alors d'une victoire fracassante d'Ogg Theora face à son concurrent propriétaire H.264.

« Apple a eu le courage de refuser Flash sur ses iPhone et ses iPad - même si les raisons sont assez suspectes et détestables (DRM) - et cela a encouragé les développeurs web à proposer des versions sans Flash de leurs sites web. Vous pourriez en faire autant avec YouTube », continue d'expliquer la fondation. Pour cette dernière Google devrait même aller plus loin et revoir sa stratégie dans son ensemble. Une fois YouTube proposant de la vidéo de haute qualité au format libre, la firme de Mountain View pourrait déployer une mise à jour de son navigateur ainsi qu'un plugin pour les internautes utilisant un logiciel plus ancien. Finalement, « des initiatives de ce type sur YouTube accéléreraient la prise en charge des formats libres par plus de 50% des navigateurs ».

La technologie de compression devrait en tout cas trouver sa place sur différents sites de Google. Sundar Pichai, vice-président du département Product Management de la firme américaine, expliquait cet été : « aujourd'hui la vidéo est une partie importante de l'expérience Internet et nous estimons qu'une technologie de compression vidéo de haute qualité devrait être intégrée à la plateforme web ». Cependant, la société Google, qui s'est souvent défendue de respecter la communauté du logiciel libre, souhaite-t-elle pour autant libérer le codec VP8 ou compte-t-elle le monétiser à des éditeurs tiers ? Parmi ses clients, On2 comptait de grosses marques telles que AOL, Skype, Nokia, Sony ou encore Yamaha. Reste à savoir si la devise Don't be Evil de Google saura triompher de cette nouvelle poule aux oeufs d'or qui fut tout de même rachetée pour 134 millions de dollars.
Afin d'aller conquérir de nouveaux utilisateurs mobiles dans des pays où les réseaux de troisième génération ne sont pas encore généralisés, Facebook travaille à la mise au point de "Facebook Zero", une nouvelle version de son interface particulièrement légère où ne seront affichées ni les images, ni les vidéos.

Présenté à l'occasion du Mobile World Congress (MWC) de Barcelone, Facebook Zero devrait être disponible dans les semaines à venir, à l'adresse zero.facebook.com qui, depuis la France, renvoie pour l'instant vers la version mobile standard, en affichant le message suivant : « votre opérateur ne prend pas zero.facebook.com en charge ».

Déclinaison ultralight du service, Facebook Zero viendra compléter un dispositif spécialement conçu pour les pays émergents, à qui le réseau social aux 400 millions de membres propose déjà Facebook Lite, une version Web simplifiée pensée pour les connexions bas débit.

Aujourd'hui, 100 millions d'internautes se connecteraient tous les mois à l'une des versions mobiles de Facebook.
Pourquoi faire le guet dans des quartiers résidentiels à la recherche d'un départ en vacances imminent alors qu'il suffit d'une veille efficace sur les réseaux sociaux pour préparer son prochain cambriolage ? C'est de ce constat, à la morale discutable, qu'est née l'idée du site Pleaserobme.com (s'il vous plait, cambriolez-moi), qui scrute les réseaux sociaux à la recherche de messages dans lesquels les internautes indiquent leur position géographique, afin de déterminer s'ils sont ou non à leur domicile.

Pleaserobme tire tout particulièrement parti des interactions entre Twitter et le service américain Foursquare, qui permet à l'utilisateur de poster automatiquement un message indiquant sa localisation sur les réseaux de son choix. Foursquare permet d'afficher une adresse compréhensible (numéro et nom de rue) plutôt que d'obscures coordonnées GPS.

Pour identifier une cible, il suffirait de détecter un message indiquant que l'utilisateur est chez lui, afin de récupérer son adresse, puis d'attendre qu'il signale un déplacement à l'extérieur. Les concepteurs de Pleaserobme.com se défendent toutefois de vouloir faciliter la vie des voleurs.

« Le site n'est pas un outil pour cambrioleur. Ce que nous essayons de montrer, c'est que s'il n'y pas si longtemps, on pouvait se poser la question de savoir s'il fallait dévoiler son vrai nom sur Internet, cette étape a été très largement dépassée », expliquent les concepteurs du service, interrogés par la BBC.

« Le danger consiste à dire publiquement où vous vous trouvez. Ainsi, vous indiquez que s'il y a un endroit ou vous n'êtes définitivement pas... c'est votre domicile », résume l'une des pages d'aide du site.
Après avoir encaissé un chèque de 2 millions de dollars de la part du fondateur d'eBay au mois d'août, la fondation Wikimedia vient de recevoir un nouveau don cette fois de Google. Ce sont ainsi deux nouveaux millions de dollars qui seront investis pour continuer le développement et la maintenance de la plus grande encyclopédie libre Wikipedia.

Cette année, Wikimedia a reçu des contributions de la part de 240 000 donateurs. Avec ce nouveau don, la fondation devrait finir son année fiscale au mois de juin avec 10,6 millions de dollars de revenus. Wikipedia bénéficierait aujourd'hui d'une base de 14 millions d'articles rédigés par 100 000 contributeurs bénévoles et ce dans 270 langues.

Sur les prochains mois, Wikimedia devrait dépenser 9,4 millions de dollars afin de rémunérer les salariés mais aussi une équipe de 30 contributeurs. Pour Sergey Brin, co-fondateur de Google, Wikipedia reste certainement : « l'un des plus grands triomphes de l'Internet  »
Quelques jours après l'introduction du service Google Buzz au sein de Gmail, Eva Hibnick, une résidente de Floride, a déposé une plainte via les cabinets d'avocats William Audet of Audet & Partners LLP en pointant du doigt une violation de la vie privée.

Buzz fut principalement critiqué pour son outil pre-sélectionnant les contacts d'une personne en fonction de leur fréquence de communication par courriers électroniques. Seul hic, un contact avait la possibilité de voir l'intégralité des amis d'une personne ainsi que leurs adresses email respectives. Certains pointaient également du doigt l'activation du partage sur les services Picasa et Google Reader. Cette faille fut corrigée très rapidement par Google mais déjà des actions judiciaires sont en cours. Le modèle initial choisi par la firme de Mountain View aurait été en violation de plusieurs lois informatiques américaines notamment le Computer Fraud and Abuse Act. Eva Hibnick souhaite se placer en porte-parole de tous les utilisateurs de Gmail dont le compte fut automatiquement relié à Buzz... c'est-à-dire à peu près tous (soit 31,2 millions, selon les derniers chiffres du mois de janvier).

A ces actions judiciaires s'ajoutent les accusations de l'Electronic Privacy Information Center (EPIC). L'organisme milite pour la sécurité de la vie privée des utilisateurs utilisant des outils de communication électronique. L'EPIC a déposé une plainte auprès de la Federal Trade Commission, l'agence chargée de réguler les pratiques commerciales outre-Atlantique, en expliquant que l'utilisateur aurait dû choisir d'activer lui-même l'outil Buzz au sein de Gmail. Kimberly Nguyen, conseillère de l'EPIC, déclare ainsi : « en résumé les utilisateurs auraient dû avoir beaucoup plus de contrôle sur leurs informations ».

De son côté la firme de Mountain View attend de prendre connaissance des détails de ces plaintes.
Deux ans ferme, trois ans de mise à l'épreuve et 24 738 dollars d'amende. C'est la condamnation record dont vient d'écoper Robert Henderson, 42 ans, pour avoir réalisé un enregistrement vidéo (camcording) du film Batman The Dark Knight le 18 juillet 2008, peu après sa sortie en salle.

Arrêté dans le cadre d'une enquête de la MPAA (Motion Picture Association of America), Robert Henderson n'en était pas à son coup d'essai puisque son caméscope recelait également des enregistrements de Hell Boy 2 et Les Chroniques de Narnia - Le prince caspian. A son domicile ont également été retrouvés plus de 1.200 DVD contrefaits, signe manifeste d'une volonté de monter un commerce illégal selon l'accusation.

C'est un enregistrement du film Hancock qui a mis la puce à l'oreille des enquêteurs. En analysant un fichier circulant sur Internet, ces derniers ont réussi à déterminer depuis quel cinéma avait été réalisé l'enregistrement. La salle a été placée sous la surveillance de la MPAA. En plein mois de juillet, les enquêteurs ont trouvé suspect l'accoutrement de Robert Henderson, qui portait un manteau d'hiver sous lequel il dissimulait sa caméra. Lors de son audition, le 7 octobre dernier, l'intéressé a reconnu les faits qui lui étaient reprochés.

« Le vol de longs métrages par l'intermédiaire du camcording menace gravement l'industrie du cinéma et les 2,4 millions d'Américains qu'elle emploie. C'est une sentence appropriée pour un crime très sérieux, et nous espérons qu'elle servira d'avertissement à ceux qui envisageraient de voler un film », a déclaré Mike Robinson, vice président protection des contenus au sein de la MPAA.
Dans un entretien accordé à Ecran Total, Joseph Guégan, directeur général adjoint de la technologie à Canal+, indique que la chaîne cryptée devrait lancer un canal dédié à la télévision en relief à la fin de l'année.

« Nous réglons ce premier semestre les derniers problèmes techniques et nous comptons lancer pour Noël une chaîne dédiée à la 3D. Elle proposera des films d'animation en relief, des films en 3D native et du sport live », explique-t-il. De plus, la chaîne cryptée sera capable de convertir des images 2D en 3D. Les fabricants d'électronique prévoiraient quant à eux de commercialiser dès la fin de l'année des « packs téléviseur 3D Ready, lecteur Blu-Ray 3D et lunettes actives », précise Ecran Total.

Les derniers décodeurs HD mis à disposition des abonnés satellite de Canal+ seraient d'ores et déjà compatibles 3D. Reste à savoir à quel prix seront commercialisées les formules associées.
De passage en Europe, Yoelle Maarek, chercheur au laboratoire Yahoo! Labs en Israël, a présenté l'avenir du moteur de recherche de la société Internet au lendemain des accords signés avec Microsoft. En effet, vendredi dernier, la Commission Européenne et les autorités de régulation américaines ont donné leur feu vert au partenariat de 10 ans annoncé par les deux parties l'été dernier. A l'heure actuelle, seules les autorités de la concurrence de Corée, de Taïwan et du Japon doivent donner leur aval pour que les fruits de cette entente soient déployés au sein de ces trois pays.

Commençons par rappeler que la société Yahoo! se placera en régie publicitaire sur les sites de Yahoo! et Bing. Par ailleurs, Yahoo! bénéficiera des serveurs de Microsoft et notamment tout ce qui touche à l'infrastructure de gestion (climatisation/refroidissement des machines). Yahoo! tient à le crier haut et fort : « nous sommes toujours dans la course », déclare Yoelle Maarek - également ex-employée de chez Google - « et nous sommes en compétition avec Bing ».

Mme Maarek explique qu'après deux batailles axées sur l'infrastructure matérielle et l'analyse de liens, le troisième enjeu réside dans l'expérience offerte à l'utilisateur, ou, pour reprendre le terme technique anglais le frontend. Cela se traduit par l'affichage des résultats et des fonctionnalités secondaires telles que l'auto-remplissage d'une requête. "Lorsque je travaillais chez Google, nous avions beaucoup de respect pour Yahoo! parce que l'on voyait bien qu'ils prenaient des risques », ajoute Yoelle Maarek.

Pour Yahoo! il s'agit véritablement de redorer son image en expliquant que même si la part de marché de son moteur de recherche n'atteint pas les sommets de celle de Google, la firme n'en reste pas moins innovante. Yoelle Maarek explique notamment que la technologie Search Monkey fut reprise par Google et rebaptisée Rich Snippets. Pour mémoire, Search Monkey permettait aux éditeurs et/ou blogueurs de présenter comme ils le souhaitent leurs sites au sein des résultats de recherche (par exemple avec quelques liens de navigation) via un jeu de métadonnées (RDF). "Dites-nous de quelle manière vous souhaitez que l'on présente vos résultats et de notre côté nous vérifions juste que le site est légitime », explique-t-elle ainsi. En France Allociné fait notamment usage de cette technologie.

Yahoo! souligne également avoir été le premier à déployer son assistant de recherche offrant la remplissage automatique des requêtes. « Je le sais bien, c'est moi et mon équipe qui en étions chargés », affirme la chercheuse avant de préciser : « Yahoo! l'a fait en 2007 et Google en 2008 ». Cette petite fonctionnalité qui passerait presque inaperçue requiert pourtant une lourde infrastructure puisque les serveurs doivent retourner des suggestions à la vitesse de frappe des internautes.

Alors qu'est-ce qui différencie Google de Yahoo! ? "Yahoo! n'est pas une boîte d'ingénieurs mais de chercheurs », nous explique-t-on. Alors que Yahoo! cherche à satisfaire l'ensemble des utilisateurs, les ingénieurs de Google produiraient des outils répondant à leurs propres besoins et donc "un peu trop geek pour l'utilisateur lambda". La culture interne serait également différente car si les chercheurs de Yahoo! se doivent de publier les fruits de leurs recherches en les mettant à disposition de tout le monde, Google interdirait cette pratique pour conserver le secrets des travaux effectués en interne. "Nous attirons les chercheurs qui souhaitent publier, nous sommes jugés sur nos publications, comme un prof à la fac", explique M. Maarek. Ce sont d'ailleurs précisément, les critiques reçues pour une publication qui permettent aux chercheurs de se remettre en cause ou d'approfondir un projet.

A l'avenir Yahoo! devrait donc accélérer ses travaux sur la présentation des résultats notamment en regroupant les informations et médias de plusieurs sites Internet partenaires au sein d'un même module (Web of Things). Yahoo! devrait également analyser le surf d'un internaute afin de mieux cerner la requête demandée à partir d'une page web précise. « Si je fais une requête sur le mot "football" sur Yahoo! Sport à priori je veux des résultats sportifs », déclare Yoelle Maarek. L'enjeu reste véritablement de ne pas trop cibler l'internaute. « Nous souhaitons repérer les intentions d'une personne mais pas l'identifier en tant qu'individu. Il ne faut pas pouvoir regrouper les résultats au travers de vos requêtes », ajoute-t-elle en mentionnant la bourde d'AOL en 2006.

En utilisant les serveurs de Microsoft pour procéder aux calculs des résultats, Yahoo! devrait économiser quelque 100 millions de dollars qui seront réinvestis directement sur l'infrastructure utilisée pour le frontend. Reste à savoir si la part de marché suivra et saura repasser au-dessus des 20%. Quoiqu'il en soit Yahoo! semble vouloir communiquer davantage sur ses efforts dans le domaine de la recherche et ne souhaite pas être laissé pour compte sur ce marché.
Microsoft et Yahoo ont désormais les coudées franches pour mettre en place leur accord dans le domaine de la publicité et de la recherche sur Internet. Le département de la Justice américain et la Commission européenne ont en effet tous deux validé jeudi le projet, sans restriction d'aucune sorte. Dans un communiqué commun, les deux partenaires indiquent que le processus débutera dans les jours à venir.

La première étape sera la migration vers les infrastructures de Microsoft des plates-formes payantes et algorithmiques du moteur de recherche Yahoo, avec la mise en place d'une place de marché unique, gérée par Yahoo, pour l'achat des liens sponsorisés sur leurs services respectifs (SEM, Search Engine Marketing). Les deux partenaires resteront toutefois concurrents dans le domaine de la bannière publicitaire (display).

Quand la migration aura été effectuée, les outils de recherche de Yahoo retourneront des résultats émanant du moteur Bing. De son côté, Yahoo se concentrera sur l'enrichissement et la mise en valeur de ces résultats, ainsi que sur le développement de son offre de contenus et de ses outils de personnalisation. Les deux sociétés continueront donc à développer leurs propres services, mais ces derniers reposeront désormais sur un socle technique commun.

En termes de calendrier, elles indiquent s'être fixé comme objectif la finalisation de la migration de la technologie de recherche avant la fin 2010, au moins pour les Etats-Unis. Les changements devraient ensuite être répercutés au niveau de l'ensemble des clients, partenaires, annonceurs et éditeurs de sites dans le monde d'ici le début 2012.

"Grâce à ce partenariat révolutionnaire, les équipes de Yahoo! vont pouvoir se concentrer encore davantage sur l'innovation et l'amélioration de l'expérience utilisateur", se félicite dans un communiqué Carol Bartz, CEO de Yahoo!. « Nous allons pouvoir faire ce que nous faisons le mieux, à savoir conjuguer notre expertise scientifique et technologique à des contenus de grande qualité pour offrir aux internautes et à nos clients des expériences en ligne pertinentes et personnalisées. »

En juillet 2009, après plusieurs mois de négociations, le projet de rachat de Yahoo par Microsoft a finalement abouti à la signature de l'accord de partenariat désormais validé par les Autorités de la concurrence. Celles-ci ont estimé que le rapprochement entre les deux géants américains serait profitable à la concurrence sur les marchés de la recherche en ligne et des liens sponsorisés, aujourd'hui largement dominés au niveau mondial par Google.
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