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Selon un récent rapport publié par la société américaine Verisign, au dernier trimestre de l'année dernière, chaque mois, en moyenne 3,7 millions de nouveaux noms de domaines ont été déposés pour un total de 11 millions - toutes extensions confondues - sur cette période. Cela représenterait une hausse de 8% par rapport au trimestre précédent.

Parmi les TLD (domaines de premier niveau) les plus utilisés nous retrouvons : .com, .cn, et .de. L'extension .net ne vient qu'en quatrième place devant les .uk (Royaume-Uni), .org, .info, .nl (Pays-Bas), .eu (Union Européenne) et .ru (Russie). Au total, ce sont 192 millions de noms de domaines qui ont été enregistrés, soit 15 millions de plus qu'en 2008. A la fin 2009, l'on dénombrait 78,6 millions de noms de domaines utilisant des TLD régionaux (ccTLDs), comme le .fr (France) ou le .it (Italie). Taux de renouvellement des noms de domaine en.com et .net

Sur 12 mois, le .fr (France) et le .au (Australie) ont tous les deux enregistré une progression de 23% contre 37% pour l'extension .ru (Russie), 27% pour le .br (Brésil) mais surtout 467% pour le .cn (Chine). De leurs côtés, les .com et .net ont affiché une hausse trimestrielle de 2% pour atteindre 96,7 millions de noms de domaines. Il s'agit-là d'une croissance de 7% sur un an. Ce dernier trimestre ce sont 7,3 millions de nouveaux domaines qui ont été déposés en .com ou .net avec une moyenne de 2,4 millions chaque mois.

Retrouvez le rapport complet ici (fichier PDF en anglais).
Pourquoi s'acharner à essayer de mettre en oeuvre une stratégie communautaire lorsqu'il est possible de tirer parti de la popularité des outils existants ? Telle est la stratégie suivie par Yahoo! après avoir vainement tenté sa chance avec Yahoo! 360, Yahoo! Mash ou encore Kickstart. Après avoir signé un accord de cinq ans avec Facebook au mois de décembre pour l'intégration prochaine de la technologie Facebook Connect sur l'ensemble de son portail, Yahoo! se rapproche cette fois de Twitter.

Les internautes seront ainsi en mesure de retrouver leur flux de mises à jour et celui de leurs contacts depuis n'importe quel site Internet de Yahoo! de la page d'accueil à Yahoo! Mail en passant par Yahoo! Sport. Outre la possibilité de mettre à jour son statut directement depuis les pages du portail, Yahoo! devrait également intégrer des flux thématiques de Twitter afin que les internautes puissent suivre les discussions à chaud sur un sujet donné en fonction de l'actualité.

En somme Yahoo! essaie d'associer le contenu de son portail à l'activité croissante de Twitter. Pour Biz Stone, co-fondateur du site de micro-blogging, il s'agit de mettre en avant ces 50 millions de « tweets » publiés chaque jour. La firme de Sunnyvale annonce également avoir finalisé l'implémentation des résultats de Twitter au sein de son moteur de recherche.
C'est au tour de YouTube d'abandonner la prise en charge des navigateurs internet obsolètes. Les internautes qui tentent de consulter une vidéo depuis un navigateur antérieur à Internet Explorer 7, Firefox 3, Chrome 4 ou Safari 3 sont désormais invités à se procurer un navigateur à jour. À partir du 13 mars, ils pourront toujours consulter les vidéos mais ils ne bénéficieront plus des dernières fonctionnalités.

En ne prenant pas en charge les dernières évolutions des standards, les navigateurs internet obsolètes contraignent effectivement les concepteurs de sites internet à niveler vers le bas les fonctionnalités de leurs réalisations, et freinent ainsi le progrès. Google profite donc de son emprise sur le Web pour responsabiliser les trop nombreux utilisateurs d'anciens navigateurs.

Entre une mesure similaire prise un peu plus tôt pour la suite bureautique Google Docs et l'écran de choix proposé aujourd'hui sur Windows, l'internaute est plus que jamais sollicité. Reste à voir si ces deux annonces auront rapidement un impact sur les parts de marché des navigateurs.
Google annonce l'intégration du service Panoramio directement au sein de Picasaweb. Panoramio ? Il s'agit d'une start-up rachetée par la firme de Mountain View en 2007 hébergeant des clichés géo-localisés. Une fois votre compte Panoramio activé, il faudra que les photos, dotées d'une marqueur géographique, soient placées au sein d'un album public de Picasa Web. L'option « Upload to Panoramio » sera ensuite proposée.

Quel intérêt vous demandez-vous ? Et bien les clichés hébergés sur Panoramio se verront directement intégrés au sein du moteur de recherche de Google et des services Google Maps et Google Earth. Cette nouvelle fonctionnalité n'est pas sans rappeler les dernières options de Bing présentées la semaine dernière lors du sommet TED 2010. En effet, StreetSide Photos permet justement de superposer l'image d'un utilisateur de Flickr à Bing Maps.

Après avoir implémenté Buzz au sein de Google Maps le géant de la Toile semble donc vouloir développer davantage sa stratégie communautaire sur ses services de cartographie.
Au début du mois Apple a mis en ligne un nouveau compteur promotionnel, non pas pour montrer le nombre d'applications téléchargées via son App Store pour l'iPhone ou l'iPod Touch mais plutôt le nombre de chansons achetées via iTunes à travers le monde. Le seuil des 10 milliards sera bientôt atteint.

Pour le dix-milliardième téléchargement Apple offrira un bon d'achat sur iTunes d'une valeur de 10 000 dollars (7385 euros). Le prix d'un titre variant entre 0,69 et 1,29 euro, cela fait donc entre 5724 et 10 702 chansons à télécharger gratuitement... encore faut-il être né sous une bonne étoile.

De son côté l'App Store se révèle bien plus populaire puisque la boutique avait enregistré 3 milliards de téléchargements en moins de 18 mois. Pour son premier milliard enregistré sur l'iTunes Music Store en février 2006, Apple avait fait gagner un iMac, 10 iPod et un bon de 10 000 dollars.
À nouveau poursuivi en Italie, Google a aujourd'hui été reconnu coupable de violation de la vie privée. Le juge Oscar Magi, d'une cour de Milan, a effectivement condamné trois dirigeants de Google à six mois de prison avec sursis, pour avoir porté atteinte à un écolier autiste, en tardant à supprimer une vidéo filmée et publiée par des camarades, qui le montrait en train d'être violenté.

Dans un billet alarmiste quant à la liberté d'expression sur Internet, Google invoque quant à lui la règlementation européenne relative aux hébergeurs. Il rappelle que 20 heures de vidéos sont publiées chaque minute sur YouTube et qu'il lui est impossible de surveiller tout ce qui y est publié. Il indique s'être conformé à la loi en supprimant la vidéo quelques heures seulement après avoir été prévenu par la police, et même avoir collaboré à l'identification de l'individu qui avait publié la vidéo, écopant d'ailleurs d'une peine de 10 mois de travaux d'intérêts généraux.

L'histoire ne dit en revanche pas si l'association de défense de trisomiques qui a alerté la police avait d'abord tenté une procédure à l'amiable.

Google assure que ni David Drummond, vice président et directeur du service juridique, ni George Reyes, alors directeur financier, ni Peter Fleischer, directeur du département de la vie privée, ni ne connaissaient la personne concernée, ni n'étaient impliqués dans cette vidéo en particulier de quelque manière que ce soit.

En Italie, la firme de Mountain View essuie de multiples poursuites. Elle est notamment poursuivie par la presse pour concurrence déloyale, mais aussi par l'une des sociétés du chef du gouvernement Silvio Berlusconi pour violation du droit d'auteur. Google a enfin indiqué qu'il ferait appel.
Microsoft et Amazon ont annoncé lundi soir la signature d'un accord selon les termes duquel chacune de deux sociétés pourra accéder au catalogue des brevets détenus par l'autre. Les modalités financières de ce partenariat n'ont pas été précisées, mais Microsoft précise qu'Amazon lui versera une somme d'argent non communiquée en contrepartie de cet accord.

Les brevets et technologies couverts n'ont pas non plus été spécifiés. Dans un communiqué, Microsoft précise toutefois que l'accord couvre certains pans logiciels du Kindle, la liseuse électronique d'Amazon, qui fait appel à du logiciel libre adossé à du code propriétaire, ainsi que l'utilisation qui est faite par Amazon de Linux dans ses serveurs.

« Le catalogue de brevets de Microsoft est le plus important de toute l'industrie du logiciel et cet accord montre tout autant notre respect mutuel pour la propriété intellectuelle que notre capacité à trouver des solutions pragmatiques aux problèmes qu'elle pose, que du logiciel propriétaire ou open source soit impliqué », se félicite dans un communiqué Horacio Gutierrez, vice président et responsable juridique en charge des questions de PI chez Microsoft.

Les accords de ce type sont légion dans l'industrie du logiciel. Dans ce même communiqué, Microsoft rappelle d'ailleurs qu'il en a déjà signé plus de 600 avec des grands acteurs de l'univers informatique.

L'allusion directe aux logiciels libres ne manque toutefois pas de soulever quelques questions au sein de la communauté concernée. L'éditeur de Redmond a en effet affirmé à de nombreuses reprises que Linux enfreignait certains pans de sa propriété intellectuelle et a déjà conduit des actions en justice allant dans ce sens, à l'encontre du néerlandais TomTom notamment.

Jim Zemlin, directeur exécutif de la Linux Foundation, semble pour sa part estimer que s'il y a provocation, celle-ci est gratuite. « Évitons de leur prêter des intentions ou d'essayer d'y voir un quelconque aboutissant. Il n'y a rien à voir ici. Nous avons du vrai code à écrire », commente-t-il sur son blog.
Sur l'un de ses blogs officiels, l'équipe chargée de la sécurité du navigateur Firefox annonce avoir ouvert une enquête suite à un rapport de faille publié en début de mois. Initialement la vulnérabilité aurait été découverte et expliquée par un certain Evgeny Legerov sur les forums d'Immunityinc.

Pour certains il ne s'agit ni plus ni moins que d'une fausse alerte. En effet, M.Legerov commercialise via sa société Intevydis un petit plugin baptisé Vulndisco pour la plateforme de test de sécurité Immunity Canvas. S'agirait-il d'un simple coup promotionnel ? En tout cas, le site spécialisé Secunia a récemment repris l'information en expliquant qu'il s'agissait d'une faille « hautement critique » via laquelle une personne malintentionnée serait capable d'exécuter du code malveillant sur la machine de la victime.

De son côté l'équipe de Mozilla explique : "Nous ne pouvons pas confirmer ce rapport parce que nous n'avons reçu aucun détail concernant la vulnérabilité en question », avant d'ajouter : « nous avons tenté de contacter le chercheur qui a découvert ce problème mais n'avons toujours pas reçu de réponse ».
L'Autorité de régulation des télécoms s'est félicitée lundi, dans un communiqué, de la publication par les opérateurs des offres qui permettront à leurs concurrents d'emprunter leurs réseaux en fibre optique. De ce fait, les déploiements verticaux de la fibre optique, jusqu'au logement de l'abonné final, devraient pouvoir s'intensifier.

En matière de fibre optique, la bataille a longtemps fait rage entre les opérateurs pour savoir s'il convenait de tirer plusieurs fibres par bâtiment, chaque acteur disposant de la sienne, ou s'il fallait privilégier la pose d'une unique fibre qui serait par la suite louée à la concurrence pour que cette dernière puisse proposer ses propres services. Free a toujours milité en faveur de la première option, alors qu'Orange était partisan de la seconde. L'opérateur historique s'est finalement rangé aux arguments de la mutualisation, modèle retenu par l'Arcep. Dans les zones denses, l'opérateur qui investit le premier un immeuble posera donc directement une fibre supplémentaire, qui sera ensuite louée à ses concurrents.

« La publication de ces offres rend effectif le démarrage par les opérateurs du déploiement mutualisé de la fibre optique jusqu'aux logements. Sur la base de ces offres, les opérateurs peuvent maintenant engager des discussions préalablement à la signature des accords de co-investissements », explique l'Arcep dans un communiqué.

L'Autorité signale par ailleurs la mise en ligne d'un guide pratique (PDF, 2 Mo) à l'attention des bailleurs, syndics, copropriétaires et locataires, qui vise à répondre aux questions relatives au déploiement de la fibre et à la manière dont doit s'opérer le déploiement au sein des immeubles.
Plusieurs informations auraient été découvertes sur les propositions qui ont été formulées pour l'accord commercial anti-contrefaçon, également connu sous le nom de l'ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement ). En regroupant la Commission Européenne, les Etats-Unis, le Japon, l'Australie ou encore le Canada, cet accord vise à mettre en place un traité international concernant les droits de propriété intellectuelle.

Le magazine PCWorld a récemment publié un document qui regrouperait une partie des propositions (PDF) formulées sur le chapitre concernant les infractions commises sur Internet. Selon ce texte, dont la source et la légitimité restent toujours incertaines, il est ainsi suggéré que les fournisseurs d'accès à Internet soient responsabilisés afin d'empêcher les actes de piratage. Le document - encore à l'état de brouillon - prévoit en effet que le FAI « adopte et implémente une politique pour empêcher les hébergements ou les transferts illégaux de contenus protégés par des droits d'auteurs  » (3bI). Une telle initiative s'avérerait nécessaire pour éviter que ces prestataires de services ne soit poursuivis en justice par les studios d'Hollywood ou les maisons de disque.

En note de bas de page (6), le document précise qu'"une telle politique pourrait par exemple être mise en oeuvre, dans des circonstance appropriées, par la résiliation automatique des souscriptions et comptes utilisateur sur les systèmes et réseaux du fournisseur d'accès à Internet pour les récidivistes  ». En somme le document indique que le principe de riposte graduée fait figure de modèle pour lutter contre le piratage.

Les propositions ci-dessus auraient été formulées par les autorités américaines et s'apparentent alors à une extension aux lois en vigueur outre-Atlantique régies par le DCMA (Digital Millennium Copyright Act). C'est ainsi que nous retrouvons par exemple l'interdiction de casser les mesures de protection numériques (DRM). Les pays signataires sont invités à punir les pratiques visant à « contourner de manière illégale une mesure technologique mise en place pour contrôler l'accès à un travail protégé » (4.2). Notons par ailleurs que les outils mis à disposition dans le but de casser ou contourner ces verrous numériques seront illégaux (par exemple RealDVD).

Bien entendu, la publication de ce document n'est pas passée inaperçue, notamment aux yeux de Peter Hustinx, Contrôleur européen de la protection des données. Il expliquait ainsi : « la propriété intellectuelle est importante pour la société et doit être protégée (mais) elle ne devrait pas être placée au-dessus des droits fondamentaux des individus en ce qui concerne la vie privée et la protection des données ». Pour l'heure la partie Internet du traité n'a pas encore été discutée. Les états signataires devraient ouvrir les réflexions au mois d'avril en se basant sur les propositions formulées par les autorités américaines.
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