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Fin février, Google avait annoncé le rachat de l'application reMail. Disponible sur iPhone, cette dernière permettait de compresser les messages du gestionnaire de courriers et disposait d'un moteur de recherche plus performant que celui embarqué au téléphone. Le développeur Gabor Cselle avait ainsi annoncé qu'il rejoindrait l'équipe de Gmail. Cependant cette acquisition s'est traduite par le retrait de l'application au sein de l'App Store au grand dam des utilisateurs. En effet, M.Cselle ne sera pas en mesure d'assurer son développement futur.

Aussi Google a donc décidé de publier le code source de reMail sous licence Apache 2.0. Sur son blog Gabor Cselle explique : « j'aimerais bien que les développeurs souhaitant écrire des applications relatives au courrier électronique se basent sur le code de reMail ». Il ajoute que la difficulté majeure d'une telle application est de comprendre la manière dont les messages sont téléchargés en IMAP, la gestion des pièces jointes ou le stockage des données, un travail déjà effectué au sein de reMail.

Ce n'est pas la première fois que Google suit cette stratégie. En décembre la firme de Mountain View avait racheté la société AppJet éditant EtherPad, une application de traitement de texte en ligne avec des outils de collaboration en temps réel. Après avoir intégré l'équipe au département de l'outil Wave, Google avait annoncé la fermeture prochaine du service. Le mécontentement des utilisateurs avait forcé le géant à publier le code source d'Etherpad sous la même licence.
Bête noire de bien des développeurs Web, le navigateur Internet Explorer 6 nous aurait quitté à l'aube du 1er mars 2010, après plus de huit ans de services dont la bonté et la loyauté n'ont cessé d'être controversées. Le vénérable - à défaut d'être vénéré - navigateur a fait l'objet jeudi soir de funérailles en grandes pompes, hébergées dans une galerie d'art de Denver, Colorado. Entre autres nombreux témoignages de sympathie, les orphelins IE7 et IE8 ont reçu une couronne de fleur envoyée par un certain Microsoft.

Die IE6, die !

Promis, la rédaction n'a pas (encore) forcé sur la boisson. L'annonce de ces funérailles, bien évidemment fantaisistes, nous vient d'un collectif d'artistes de Denver, qui à sa façon a décidé de souligner l'obsolescence de la version 6 d'Internet Explorer en organisant cet événement symbolique.

« Internet Explorer Six, résident de l'InterWeb depuis plus de huit ans, est décédé au matin du 1er mars 2010 à Mountain View, Californie, suite à un accident de travail survenu dans les locaux de Google. Internet Explorer Six, connu de ses amis et de sa famille sous le nom "IE6", laisse derrière lui son fils, Internet Explorer Sept, et son petit-fils, Internet Explorer Huit », écrivent les organisateurs.

Ces funérailles burlesques font suite à la virulente campagne de dénigrement dont fait l'objet IE6 sur le Web. Sortie en 2001, la version 6 du navigateur de Microsoft est encore aujourd'hui utilisée par près de 20% des internautes, ce qui ne va pas sans poser quelques problèmes aux éditeurs de sites et services en ligne. IE6 n'est en effet plus conforme aux standards actuels du Web, et ne gère que très approximativement certaines technologies récentes. En pratique, les développeurs qui veulent que leurs pages s'affichent correctement sous IE6 sont bien souvent obligés d'opérer certaines modifications (au niveau des feuilles de style notamment) qui lui sont exclusivement réservées.

En août dernier, plusieurs dizaines de sites et services s'étaient réunis pour inaugurer une campagne baptisée "IE6 No More", visant à accélérer sa disparition. Depuis, Google a annoncé que certains de ses services tels que Google Docs ou YouTube ne sauraient bientôt plus s'afficher correctement sous IE6.

Partout, on invite donc les internautes à abandonner le vieillissant IE6 au profit d'une version plus récente (IE7, IE8) ou à se tourner vers un navigateur alternatif (Firefox, Chrome, Safari, Opera, etc.), mais les vieilles carnes ont la vie dure, c'est bien connu. Une bonne partie des internautes qui aujourd'hui encore utilisent IE6 le font sur leur lieu de travail, en entreprise, où les mises à jour de logiciel ne peuvent se faire que dans le cadre de migrations informatiques générales.

En attendant que le problème IE6 soit réglé, les internautes sont conviés à se recueillir sur le tombeau virtuel que constitue le site IE6Funeral et pourquoi pas à y laisser un message de condoléances. Sur la carte qui accompagne la couronne de fleurs envoyées pour les funérailles, Microsoft invite pour sa part les nostalgiques à se tourner vers l'avenir, incarné par l'arrière petit-fils d'IE6, IE9, au sujet duquel de nouvelles informations devraient être dévoilées mi-mars, à l'occasion de l'événement "Mix" de Las Vegas.
Google a récemment étendu la fonction de suivi à son moteur de recherche. Proposée de longue date notamment sur Gmail ou Google Reader, et depuis peu sur Google News, cette fonction consiste à étoiler les entrées de son choix pour en assurer le suivi, depuis une rubrique dédiée.

Dans le moteur de recherche en revanche, cette fonction permet de personnaliser ses résultats de recherche en affichant en premier les entrées pertinentes qu'on aura précédemment marquées d'une étoile. Elle permet ainsi de conserver à portée de main des résultats qui apparaissaient ou pourraient être amenés à apparaitre en énième page de résultat.

Elle remplace à ce titre la fonction SearchWiki, qui permettait quant à elle de masquer les résultats de son choix, et d'influer ceux d'autres internautes qui l'avaient choisi, en fonction des arbitrages de chacun. Les pages masquées le resteront, en dépit du retrait de la fonction, c'est donc au moyen d'une page dédiée qu'on pourra restaurer l'ordre naturel des résultats.

Si les entrées marquées d'une étoile de la plupart des services apparaissent dans une rubrique distincte aisément accessible, les résultats de recherche étoilés sont quant à eux regroupés dans Google Bookmarks.

La fonction de suivi du moteur de recherche est dès à présent disponible depuis la version américaine, et remplacera SearchWiki en France et dans le reste du monde au cours des prochains jours. Bien que Google n'indique pas ce qu'il compte faire de ces nouvelles informations, nul doute qu'elles permettront d'affiner encore le ciblage publicitaire.
YouTube déploie aujourd'hui la fonction de sous-titrage automatique à tous les utilisateurs, alors qu'elle était réservée à une sélection de partenaires depuis son lancement en novembre dernier. Google continue ainsi de mettre à contribution sa technologie de reconnaissance vocale maison, employée notamment pour Google Voice Search ou pour un concept de téléphone portable interprète. Il emboite le pas à la chaine d'information France 24, qui l'a devancé en profitant récemment du lancement de son nouveau site Internet pour déployer une fonction similaire.

Google profite quant à lui du déploiement de cette fonction au plus grand nombre pour en préciser les modalités de fonctionnement. Le sous-titrage automatique est pour l'heure réservé aux vidéos en langue anglaise, bien qu'il soit prévu de l'étendre à d'autres langues "dans les prochains mois". Il ne fonctionne en outre qu'avec des conversations intelligibles, tel qu'un discours officiel. Google admet volontiers que le résultat est bien souvent imparfait, mais les auteurs de vidéos peuvent facilement corriger les sous-titre générés automatiquement, le travail étant déjà prémâché.

En la combinant à la fonction de traduction automatique, cette fonction a pour ambition d'améliorer l'accessibilité des contenus, aux internautes du monde entier, y compris aux sourds et malentendants. Bien qu'il reste discret sur la question, le sous-titrage automatique devrait permettre à Google d'améliorer son audience, non seulement en élargissant la cible, mais vraisemblablement aussi en améliorant l'indexation des vidéos.
Martin Bouygues a profité mercredi de la présentation des résultats financiers du groupe qui porte son nom pour annoncer que l'opérateur Bouygues Télécom déposerait prochainement un recours devant le Conseil d'Etat visant à dénoncer le cadre réglementaire associé au déploiement de la fibre optique en France. Selon lui, le principe de mutualisation imposé par l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) induirait une « véritable distorsion de concurrence » sur le marché de la fibre optique que compte investir Bouygues Télécom dès 2010.

L'opérateur, qui à fin 2009 comptait 311.000 abonnés à son offre d'accès à Internet Bbox, exploite aujourd'hui le réseau Numericable. Il aurait en parallèle l'intention d'investir quelques dizaines de millions d'euros pour commencer à déployer sa propre infrastructure fibre d'ici la fin de l'année, en commençant par Paris.

« Nous sommes très inquiets sur les appels d'offres qui vont être lancés. Développer quatre fibres dans les immeubles alors qu'on ne sait même pas en saturer une seule est inutile et coûtera 5 milliards d'euros. C'est comme si on demandait aux opérateurs d'électricité de créer des réseaux parallèles ! », a déclaré Martin Bouygues dont les propos sont rapportés par le Figaro.
On ne le répétera jamais assez, les réseau sociaux sont assimilés par la justice à des tribunes où tous les propos sont considérés comme publics, même si leurs auteurs ont paramétré un niveau de confidentialité. Des propos injurieux ou diffamants tenus sur ces sites peuvent donc faire l'objet de poursuites judiciaires.

C'est ce qui s'est passé il y a quelques jours dans un collège du Haut-Rhin. La direction de l'établissement a porté plainte pour diffamation contre les créateurs d'un groupe Facebook qui insultait un professeur du collège. Les gendarmes ont entendu plusieurs adolescents et auraient contacté Facebook pour demander la suppression du groupe. De surcroît, plusieurs dizaines d'élèves ont été exclus « pour une journée de réflexion assortie d'une rédaction ».

Outre les punitions et le dépôt d'une plainte, le collège a organisé une réunion de sensibilisation en association avec la brigade de prévention de la délinquance juvénile. Une initiative qui a provoqué la colère de certains parents d'élèves. « On a dit à des enfants de 11 à 15 ans qu'ils risquaient d'avoir un casier judiciaire et on les a assimilés à des primo-délinquants », ont affirmé des parents cités par le journal L'Alsace.
Le blog américain ReadWriteWeb rapporte que Google serait en train de travailler sur un dispositif capable d'indexer en quelques secondes le contenu soumis par les éditeurs. Pour cela la firme de Mountain View s'appuierait sur la technologie open source de PubSubHubbub.

Basé sur les protocoles Atom/RSS, PubSubHubbub permet de dynamiser un flux d'informations en mettant ce dernier à jour dès que possible. Pour faire simple PubSubHubbub est au flux RSS ce que le Push est au courrier électronique. Pour ce faire l'éditeur de contenu doit créer un noyau central (un "hub") sur lequel le contenu sera rafraîchi en temps réel. Ce hub sera chargé d'envoyer une notification au flux RSS, lequel se mettra donc à jour quasi-instantanément. Plusieurs sites Internet sont déjà dotés de PubSubHubbub tels que Twitter, les blogs Wordpress ou encore Google Reader.

En matière d'indexation, Google devrait donc faire en sorte que chaque éditeur soit doté de la technologie c'est-à-dire en déclarant leurs hubs respectifs. Si ce dispositif ne remplacerait par l'indexation classique, cela permettrait aux magazines ainsi qu'aux petits blogs d'être plus rapidement visibles au sein du moteur de recherche.

Brett Slatkin, ingénieurs chez Google et principal développeur de PubSubHubbub déclare : « Mes supérieurs me demandent de promouvoir cette technologie ouverte même auprès de nos concurrents ». Cela signifie donc que ce protocole devrait également trouver sa place sur les autres moteurs de recherche.
Le blocage des contenus à caractère pédophile, tel que prévu par l'article 4 de la Loppsi, ne serait pas le meilleur moyen de lutter contre leur propagation, estime dans un communiqué daté du 3 mars l'Association des Fournisseurs d'Accès et de Services Internet (AFA), qui réunit plusieurs FAI dont Free et Orange. En lieu et place du filtrage, elle se prononce en faveur d'une action coordonnée visant la source des contenus litigieux.

« Il est toujours plus efficace d'agir à la source même du contenu, en le faisant retirer par l'hébergeur du site internet, plutôt que de le faire bloquer par les FAI français. Lorsqu'un contenu est bloqué, il reste en ligne, et n'est que temporairement inaccessible puisque la mesure de blocage est facilement contournable. », explique Carole Gay, responsable affaires juridiques et règlementaires de l'AFA. Dans le cas d'un blocage basé sur un système de liste noire, il suffit effectivement de déplacer son site pour passer au travers du filtre.

Bien loin d'interdire l'accès aux contenus concernés, le filtrage pourrait même contribuer à leur donner de la visibilité, estime l'AFA, qui prend pour exemple l'affaire liée au site négationniste "Aaargh", dont les contenus ont été rapidement dupliqués et publiés sur de nombreuses pages Web dès que la décision d'en interdire l'accès a été rendue publique.

Tel que pensé dans le cadre de la Loppsi, le filtrage romprait ent outre avec le principe de subsidiarité posé par la Loi sur la confiance dans l'économie numérique (LCEN) de 2004, qui implique que l'on cherche d'abord à contacter l'éditeur, puis l'hébergeur d'un contenu litigieux, avant de se tourner vers les FAI en dernier recours. « Ce principe phare qui s'inspire du régime de responsabilité en cascade de la loi de 1881 sur la presse mériterait d'être réaffirmé lors des débats sur la Loppsi », estime encore l'AFA, qui rappelle en outre l'existence de pointdecontact.net, un dispositif permettant le signalement anonyme de tout contenu "odieux" découvert sur la Toile.

Reste à voir si le gouvernement se rangera à l'avis des fournisseurs d'accès, d'autant moins enclins à accepter l'idée du filtrage que la question du financement de ce dernier n'a que partiellement été tranchée...
Opération séduction. Du 5 au 15 mars prochain, les abonnés Free et Alice pourront accéder gratuitement aux principales chaînes du groupe Canal+ par l'intermédiaire de leur boitier TV, a annoncé Iliad en début de semaine à ses abonnés.

Les abonnés Free et Alice pourront donc visualiser gratuitement les programmes de cinq chaînes : Canal+, Cinéma, Sport, Family et Décalé, via les canaux qui leur sont normalement attribuées sur leur boitier, sans manipulation particulière et sans engagement.

Pour la chaîne cryptée, qui commercialise son bouquet 35 euros par mois sur Freebox, l'intérêt de cette période de gratuité est logiquement de séduire de futurs clients potentiels. Free et Canal+ sont d'ailleurs coutumiers de ces périodes de gratuité temporaire.
La ville de Topeka, Kansas, a décidé de changer temporairement de nom pour s'appeler... Google. Elle espère ainsi s'attirer les faveurs du numéro un mondial des moteurs de recherche et être sélectionnée par ce dernier comme lieu d'expérimentation pour le déploiement de son réseau de fibre optique à très haut débit.

William W. Butten, maire de la ville, annonce très sérieusement ce changement de nom dans une lettre ouverte (PDF). Après un vibrant hommage à Google, il y indique que Topeka sera renommée, pour toute la durée du mois de mars, « Google, capitale de la fibre optique ». Topeka, 122.000 âmes au dernier recensement, a d'ores et déjà mis à jour son site officiel où figure maintenant son nouveau nom, inscrit en lettres colorées.

La démarche, volontairement humoristique, vise à attirer l'attention de Google, qui a lancé début février un appel d'offres destiné à recueillir les candidatures des villes, états ou districts désireux de participer à son programme de déploiement d'un réseau à très haut débit.
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