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Le développement de services sécurisés d'authentification sur Internet a été au coeur de la conférence de l'Acsel (l'association qui regroupe les acteurs économiques du web) et de la Caisse des dépôts à Paris ce matin.

L'occasion pour les conférenciers d'annoncer le premier baromètre réalisé pour eux par l'Idate, et consacré à la confiance des Français dans le numérique. Autour de la table, des intervenants de l'Acsel, son président Pierre Kosciusko-Morizet en tête, banques en ligne et cybermarchands, des représentants de l'administration, et quelques associations. Clubic a rencontré Hervé Mondange, responsable juridique à l'Association Force Ouvrière Consommateurs (une association de consommateurs).

Et une différence de point de vue dès le départ. Alors que les acteurs économiques réfléchissent avec ce baromètre à l'amélioration de la confiance des consommateurs dans les services numériques, Hervé Mondange est gêné par la formulation : « Au lieu de parler de confiance, on pourrait parler de sécurité. Ce baromètre est intéressant, mais il est réalisé du point de vue des commerçants. Est-ce qu'on se demande comment persuader le consommateur qu'il peut avoir confiance, que ce soit vrai ou faux, ou est-ce qu'on lui donne les preuves de sa sécurité ? »

De fait, si les usages sont développés, la confiance n'est pas toujours en adéquation avec l'utilisation. L'e-administration s'en tire bien, avec un taux de confiance de 86% pour 89% d'internautes utilisateurs, l'e-banque est utilisée par 80% pour 69% de confiance. Le résultat est plus mitigé pour l'e-commerce. Les sites de vente en ligne, utilisés par 81% des 883 internautes interrogés par les panélistes, ne rencontrent un taux de confiance que de 51%. Pour Pierre Kosciusko-Morizet, président de l'Ascel et PDG de Priceminister.com, ce chiffre souligne « une appétence pour les services de commerce en ligne » malgré les quelques réticences. Hervé Mondange est moins convaincu. Selon lui, « on a beau avoir la peur au ventre, on est obligé d'y passer ». Pourquoi ? Parce que les avantages en terme de coût et de gain de temps sont une incitation forte, malgré les risques supposés ou réels pour la sécurité.

La solution, pour beaucoup, serait une authentification centralisée et sécurisée en ligne. C'est le projet IDéNum, qui proposerait un certificat sur supports physiques comme cartes à puce, clé USB ou téléphones portables. L'intérêt serait de faire le tri dans les nombreuses solutions de sécurisation disponibles sur les services en ligne, pas toujours très transparentes."La seule stratégie de protection, c'est de mentir sur les formulaires"

Daniel Kaplan, délégué général de la Fondation pour l'Internet nouvelle génération (Fing), relativise l'intérêt des internautes pour ce service. L'appétence pour les services de gestion des identités en ligne représente en fait 34% des internautes. « Ca n'intéresse pas beaucoup les gens », estime Daniel Kaplan, qui plaide pour une réflexion sur « ce qui donnerait aux consommateurs les moyens d'agir : il faut qu'ils aient accès à leurs données, qu'ils puissent les récupérer et les utiliser pour mieux se connaître et mettre les sites marchands en concurrence par exemple ». « C'est vrai, appuie Hervé Mondange, ces questions là passent souvent par dessus la tête des internautes. On peut faire des logos pour assurer la sécurité autant qu'on veut, tout le monde n'a pas le temps d'aller fouiller Internet pour comprendre l'intérêt de tel et tel système. La seule stratégie de protection des données personnelles, c'est souvent de mentir sur les formulaires. »

Avec une autre question sous-tendue : qui doit gérer ces systèmes d'authentification ? Car si les internautes n'ont pas confiance dans les sites marchands, notamment pour la non-divulgation de leurs données, rien ne dit qu'ils seront plus à l'aise avec des organismes de certifications issus de groupements d'intérêts. Et que dire d'un service issu de l'Etat, qui risque de relancer les craintes de contrôle de l'Internet ? Hervé Mondange préfère tout de même cette solution : « Au moins, l'Etat a des contre-pouvoirs. S'il dépasse les limites, je peux le sanctionner dans les urnes. Et ça permettrait au moins d'avoir une régulation dès le départ, et de ne pas se retrouver avec une multitude de systèmes dont on ne saura lequel choisir, jusqu'à ce qu'un standard se dégage après cinquante fusions-acquisitions entre les entreprises qui les gèrent. Il faut un standard de référence. »
Le groupe de rock Pink Floyd vient de remporter un procès qui l'opposait à EMI. Suite à un jugement britannique, la major musicale ne pourra plus vendre un morceau du groupe à l'unité. La juridiction suprême du Royaume-Uni a décidé que EMI Music ne pouvait pas exploiter les enregistrements individuels via le web ou tout autre moyen de distribution sans le consentement du groupe.

Du coup, plus question d'acheter Money sans prendre The great gig in the sky : l'intégralité de l'album The dark side of the moon sera la seule proposition de EMI, sauf accord avec le groupe. La vente de chansons individuelles violait le contrat du groupe avec sa maison d'enregistrement signé en 1967, largement avant l'arrivée d'Internet et de la vente de musique en ligne. EMI avait déclaré par l'intermédiaire de son avocate que ce contrat concernait la musique physique, et non digitale. Mais le groupe a justifié sa démarche par la volonté de conserver le « contrôle artistique total sur ses albums ». Certains contiennent notamment des morceaux qui s'enchaînent, et la vente à la découpe pourrait briser leur oeuvre, selon eux. C'est cet argument qui a été préféré par le juge britannique.

La BBC, qui a révélé l'affaire, n'a pas précisé si Pink Floyd s'opposait formellement à la vente des titres à l'unité, ou s'il réclamait simplement que son accord soit sollicité. Quoi qu'il en soit, le groupe a déjà obtenu 60 000 euros de dédommagement pour frais de justice, en dehors des possibles compensations dans un autre dossier. Car le groupe estime aussi que les calculs de royalties sur les ventes en ligne sont faussés. EMI a obtenu que le jugement de ce différend reste secret.

Autre question en attente : la jurisprudence. La décision de la Haute Cour britannique pourrait affecter un certain nombre de cas liés à des contrats signés avant l'apparition de la musique digitale.Pink Floyd en concert en 1973. CC TimDuncan
Après des semaines de campagne marketing annonçant la future révolution de l'Internet, Cisco a fini par dévoiler... un routeur. L'équipementier américain aurait cependant mis la barre très haut, avec une connexion annoncée de 322 Terabits par seconde. De quoi télécharger l'intégralité de la bibliothèque numérique du Congrès américain en une seconde.

CRS-3, c'est son nom, a déjà été testé par AT&T, l'opérateur américain, selon Cisco. Une dorsale basée sur la technologie 100 Gigabit Ethernet entre la Nouvelle-Orléans et Miami a ainsi été mise en place par AT&T. Autant dire qu'à cette vitesse, le principal marché est celui des FAI, puisqu'elle n'est utile que pour les réseaux principaux de communication. A ce coût aussi, l'exemplaire testé par AT&T valant près de 67 000 euros.

Sur les sites américains, l'annonce a fait du bruit. Business Insider a notamment répertorié « huit choses que vous pourriez faire avec 322 Terabits ». Transférer 4 milliards de mp3 en une minute, l'intégralité des films réalisés de tous temps en quatre minutes, ou le génome de 56 000 personnes en une seconde.

Reste que la révolution de l'Internet annoncée par Cisco, qui passe par la vitesse de transmission des données, ne dépend pas que du routeur. Encore faut-il que les connexions entre ces appareils soient capables de suivre. C'est la condition pour que ce routeur soit la solution des FAI du futur, qui doivent anticiper la multiplication par cinq du trafic mondial dans les trois ans à venir.
Si Yahoo! et AOL ont récemment fait peau neuve avec une toute nouvelle page d'accueil, l'équipe de MSN n'entend pas être à la traîne. Fini le classique bleu foncé, exit le traditionnel logo, place à une touche de fraîcheur! En test depuis le mois de novembre sur preview.msn.com, la nouvelle porte d'entrée du portail Internet de Microsoft est en train d'être déployée aux Etats-Unis ; elle se veut plus épurée et plus « sociale ».

Ces quatre derniers mois, les développeurs de MSN.com auraient recueilli plus de 70 000 retours de testeurs et effectué une trentaine de mises à jour pour concocter cette nouvelle interface. Microsoft en a profité pour donner une place toute particulière à son moteur de recherche Bing dévoilé en mai dernier. Cela se traduit par un champ de recherche plus gros et une section retournant les requêtes les plus populaires du moment. Outre Atlantique, des versions locales de cette page d'accueil seront déployées proposant un flux d'actualité, la météo, les dernières vidéos mais également un répertoire des boutiques locales placées sur Bing Maps ou encore des messages de Twitter géo-localisés . « Lors de la phase de test, l'édition locale de MSN a enregistré une croissance de 5 millions de visiteurs uniques », explique Erik Jorgensen, vice-président de MSN.

Outre les classiques actualités et catégories thématiques (Sports, Divertissements, Finances) nous retrouvons l'intégration de sa boite Hotmail ainsi que la possibilité de prévisualiser les dernières mises à jour de ses contacts sur les réseaux Windows Live, Facebook et Twitter. Le déploiement de cette page se fera de manière progressive aux Etats-Unis auprès de 100 millions de d'utilisateurs.
Depuis l'adoption d'Hadopi, et bien qu'elle ne soit pas encore en action, les internautes auraient déjà adapté leurs pratiques, selon une "première évaluation" de trois chercheurs de l'Université de Rennes. Menée par téléphone en fin d'année dernière auprès de 2 000 individus représentatifs de la population de la région Bretagne, l'étude révèle effectivement que les "pirates numériques", qui représentent d'ailleurs 30% seulement des internautes, se sont majoritairement tournés vers des pratiques de piratage qui échappent à la loi Hadopi.

Pire encore, "bien que le nombre d'internaute fréquentant les réseaux peer-to-peer ait diminué, le nombre de pirates numériques a légèrement augmenté depuis le vote de la loi". Deux tiers de ceux qui ont abandonné le peer-to-peer, seule pratique ciblée par la Haute Autorité, se sont effectivement tournés vers "des pratiques alternatives de piratage échappant à la loi Hadopi". Les services de streaming (tel Megavideo), de téléchargement direct (tels Megaupload ou RapidShare) et les sites et forums de référencement de liens vers ceux-ci ont ainsi la vent en poupe. Le téléchargement illégal depuis le lieu de travail aurait quant à lui augmenté, d'après une précédente étude.

L'étude confirme en outre de précédents résultats qui montrent que les pirates sont d'importants consommateurs de bien culturels. Ils ne sont pas non plus ce que l'étude appelle des "radins numériques", puisque 83% des pirates achètent de la musique ou de la vidéo en ligne, alors que seuls 17% des non pirates le font. L'étude montre enfin que les pirates sont plus jeunes que les non pirates, bien que les internautes qui consomment vidéo et musique en ligne soient jeunes. De là à tirer des conclusions sur l'adéquation du prix de vente des biens culturels à la cible…
L'UFC-Que Choisir a saisi la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) dans huit dossiers concernant les données personnelles. Plusieurs sociétés de la distribution et des télécommunications sont visées, dont Free, pour lequel c'est la troisième saisine de la CNIL par l'UFC-Que Choisir en cinq mois.

Pas d'acharnement de l'union de consommateurs pour autant, selon la juriste nouvelles technologies Catalina Chatellier. « C'est vrai qu'il y a une accumulation des dossiers contre Free, mais ça vient au fur et à mesure, dès qu'un dossier est constitué on saisit la juridiction compétente. Free n'est pas un bouc émissaire, et n'est pas mieux ou moins bien en général que les autres opérateurs. Simplement, l'UFC agit quand les dossiers sont suffisamment constitués. » Que Choisir précise d'ailleurs que d'autres sociétés de télécommunications ou de services en ligne sont visées par la saisine de la CNIL. Télé2Mobile et VirginMega sont par exemple concernées.

Dans ce cas précis, la procédure fait suite à une enquête de l'UFC. Des clients tests ont contacté les sociétés visées pour demander un accès à leur dossier, que les entreprises détentrices d'un fichier informatique ont l'obligation d'accepter. Pour chacune des huit entreprises, soit la réponse n'est jamais parvenue, soit l'accès a été refusé.

En l'occurrence, selon Catalina Chatellier, « Free a demandé une réquisition judiciaire, ce qui est illégal ». La CNIL a d'ores et déjà pris contact avec l'UFC-Que Choisir pour un complément d'information dans le cadre de son instruction. A Iliad, la maison-mère de Free, on ne communique pas sur les contentieux en cours. La société a toutefois pris note de la saisine de la CNIL.
Du cinéma au salon, il n'y a qu'un pas. C'est en tout cas ce que promet Sony en annonçant la signature de contrats avec six majors du cinéma hollywoodien pour la distribution de films sur le réseau Playstation.

En concret, un accès aux films en haute définition à partir de la PS3, la console de salon de Sony. Pour la firme japonaise, c'est un pas de plus vers le media center, point de convergence de la vidéo, du jeu et d'Internet. Les six studios qui ont signé avec Sony sont 20th Century Fox, Walt Disney Pictures, Paramount Pictures, Sony Pictures Entertainment, Universal Pictures et Warner Bros.

Sony a ainsi pu se vanter d'un accord historique : c'est la première fois que toutes les majors seront distribuées en VOD haute définition, plaçant la PS3 en bonne position pour la première place de plateforme ludique de salon.

Au lancement, 19 films en HD seront disponibles à la location ou à la vente, avec des titres récents comme Fantastic Mr. Fox, Star Trek, District 9, Inglourious Basterds, etc. Le catalogue sera étoffé par la suite. Le service ne sera accessible qu'aux Etats-Unis, mais une extension est prévue peu après au Royaume-Uni, à l'Allemagne, à l'Espagne et à la France. Sony n'a annoncé aucune date, ni aucun prix.
Dès le deuxième trimestre de l'année, le groupe France Télévisions devrait se doter d'un portail qui centralisera l'intégralité des programmes que ses différentes chaines sont susceptibles de proposer sur le mode de la télévision de rattrapage (catch-up TV). Fictions, émissions d'information et magazines y seront accessibles gratuitement après leur diffusion à l'antenne, pendant un laps de temps limité.

Pour l'instant, la télévision de rattrapage de France Télévisions est répartie entre les sites Web des différentes chaines, ainsi que sur le réseau d'Orange, qui bénéfice d'un accord d'exclusivité portant sur les fictions et courant jusqu'au 21 avril prochain. A cette date, l'audiovisuel public sera en mesure de réunir son offre au sein d'un unique portail.

Ce futur site, dont le nom n'a pas encore été communiqué, réunira donc des programmes issus des chaines France 2, France 3, France 4, France 5 ou France Ô et devrait être accessible à tous, quel que soit le fournisseur d'accès utilisé. Dans un second temps, France Télévision pourra sans doute envisager, à l'instar de ce que font TF1, M6 ou Canal+, le développement de services accessibles par l'intermédiaire des box Internet.
Amazon recrute un ingénieur spécialiste du développement logiciel pour Lab126. Cette structure à l'origine du Kindle devrait notamment demander à sa nouvelle recrue de mettre sur pied un navigateur web solide pour son lecteur numérique.

L'annonce est claire : le développeur aurait la charge « de concevoir et d'implémenter de nouvelles fonctionnalités » sur le navigateur basé sur Linux. Il faut dire qu'avec l'arrivée de l'iPad d'Apple, du Slate de HP ou de l'hypothétique Courier de Microsoft, beaucoup prédisent au Kindle la noyade dans un marché des tablettes ouvert à la concurrence.

Alors, une ouverture vers la tablette Amazon ? Les rumeurs de nouveau produit peuvent aussi expliquer ce recrutement, qui n'aurait donc rien à voir avec le Kindle. Car la politique d'Amazon en la matière ne laisse guère espérer. Dans la plupart des pays, le géant de la vente en ligne restreint l'usage du web à la consultation de l'ebook store maison et de Wikipedia en anglais. Ce serait un changement de cap radical, la navigation sur Internet n'étant pas pour l'heure l'atout principal du Kindle.

La politique d'Amazon est relativement cohérente : difficile de demander à ses clients de lire la version payante du New York Times par exemple, s'ils peuvent accéder gratuitement à la version web.

Amazon peut donc choisir d'entrer définitivement en concurrence directe avec Apple et consorts, et risquer de perdre les revenus importants que génère le Kindle (jusqu'à fin 2009, Amazon gardait 65% des revenus générés par les contenus, taux largement réduit depuis par des programmes spécifiques de partage avec les éditeurs). Il faudra attendre des précisions d'Amazon pour avoir le mot de la fin. Ainsi que l'avis des partenaires, comme AT&T, car comment gérer l'arrivée sur les réseaux de ces centaines de milliers de périphériques supplémentaires ?
Si Firefox fut premièrement connu pour son système d'extension, c'est également ce dernier qui a fait fuir plus d'un internaute fatigué de devoir jongler avec les éternels soucis d'incompatibilité à chaque nouvelle mouture du navigateur. Pour remédier à ce problème, en mai dernier Mozilla a présenté Jetpack qui se traduit par une refonte complète du gestionnaire d'add-ons. Hier, la fondation a annoncé la première version du kit de développement.

Contrairement aux extensions traditionnelles, ces plugins sont écrits en HTML, JavaScript et CSS. Cela facilite le développement tout en assurant une compatibilité avec les versions ultérieures du navigateur. Ce SDK contient l'environnement de développement intégré FlightDeck permettant notamment de travailler de manière collaborative sur les extensions ainsi qu'une documentation sur la syntaxe à utiliser.

Les développeurs intéressés peuvent retrouver de plus amples informations sur le blog officiel de Mozilla Labs. Selon la feuille de route de Firefox, l'intégration de Jetpack est prévue pour la version 4.0 du navigateur qui devrait voir le jour dans le courant du second semestre.
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