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L'Arcep, l'Autorité de régulation des télécoms, vient de publier les résultats provisoires de son observatoire du haut et du très haut débit. Il en ressort que la France comptait au 30 septembre 2009 19,145 millions d'abonnés à Internet, soit une progression de 11% sur un an.

Et alors que les abonnements ADSL représentent 95% des abonnements à Internet, le très haut débit peine toujours à décoller dans l'Hexagone avec seulement 255 000 abonnements recensés. 195 000 d'entre eux exploitent une offre de fibre optique avec terminaison en câble coaxial (abonnement Numericable) contre 60 000 seulement via une offre en fibre optique jusqu'aux abonnés (FFTH) ou jusqu'aux immeubles (FTTB).

Dans le détail, si les abonnements en fibre optique via Numericable ont progressé de pas moins de 84% sur un an, le nombre d'abonnements FFTB ou FTTH n'a progressé que de 67%. L'Arcep précise enfin que, tous opérateurs confondus, près de 36 000 immeubles sont raccordés en fibre optique. Cela représente 740 000 foyers éligibles, c'est à dire un chiffre en hausse de 14% par rapport à la mi 2009.
La société Google se présentera-t-elle un jour en concurrent à EDF ou Direct Energie ? La question mérite d'être posée. En effet, le 16 décembre la firme californienne a créé une filiale baptisée Google Energy basée dans l'état du Delaware. Google a également demandé à la commission fédérale chargée de réguler l'énergie (FERC) l'autorisation d'acheter et de vendre de l'électricité.

Dans une dépêche de l'AFP, le porte-parole Niki Fenwick explique que cette initiative devrait permettre à la société d'"avoir plus de souplesse sur son approvisionnement en énergie pour ses propres activités, y compris ses centres de données" gros consommateurs d'énergie. Panneaux solaires chez GoogleGoogle continue ainsi à multiplier ses efforts afin de réduire son empreinte carbone. La firme est déjà équipée de près de 10 000 panneaux solaires qui produisent 1,6 mégawatt d'électricité. L'année dernière la société a également lancé le service Google PowerMeter permettant aux citoyens américains de mesurer précisément et de réduire leur quantité d'énergie consommée au quotidien.

Google pourrait-il s'immiscer sur le marché de l'électricité pour le grand public ? "Nous n'avons pas de projet concrets", explique M. Fenwick, "nous souhaitons pouvoir acheter et vendre de l'électricité au cas où cela viendrait à faire partie de notre éventail de services". Décidément Google ne semble avoir aucune limite et continue de diversifier ses marchés en multipliant ses champs d'actions.
Le 15 décembre 2008, Yahoo! France annonçait à ses utilisateurs la fermeture des web radios personnalisées et pré-programmées en expliquant que la société souhaitait faire "évoluer Yahoo! Music Europe vers une expérience utilisateur différente". Ce matin, le portail francophone annonce la signature d'un partenariat avec le service Deezer.

25 radios sont désormais disponibles à l'écoute en streaming classées en différents thèmes : Jazz, Chanson française, R&B, Rap, Pop Folk ou encore Film/TV. Le nouveau lecteur offre les mêmes fonctionnalités que celui implémenté sur Deezer.com, à savoir le partage d'un titre sur le réseau communautaire de son choix (MySpace, Twitter, Facebook, Delicious...). Notons aussi que contrairement au défunt Launchcast, la radio fonctionne sur l'ensemble des navigateurs et n'est plus cantonnée à Internet Explorer.

Aujourd'hui Deezer compterait 12 millions de membres et 6 millions de visiteurs uniques en France. Son catalogue regrouperait quelque 5 millions de titres et placerait Deezer en tête des sites européens d'écoute de musique.
Au mois de mai dernier, Google avait levé le voile sur Friend Connect, un service réservé aux webmasters souhaitant ajouter des fonctionnalités communautaires à leurs sites ou weblogs sans pour autant nécessiter de développer le moindre code. Concrètement, Google Friend Connect consiste en un ensemble de « widgets » pré-développés, et basés sur la plate-forme Open Social.

Sur l'un de ses blogs, Google annonce que ces fonctionnalités sont désormais disponibles pour les plateformes open source Drupal et Joomla. Les webmasters disposent ainsi de nouvelles options permettant la publication de modules de vote, de newsletters ou encore un widget présentant les visiteurs s'étant inscrits au site. Google Friend Connect intègre directement toutes ces fonctionnalités à l'interface d'administration de Joomla et Drupal. Google ajoute : "les webmasters peuvent modérer les interventions et les commentaires, créer de nouveaux sondages, collecter des informations sur la communauté des membres et utiliser ces dernières pour cibler les publicités".

Retrouvez une démonstration de cette intégration sur Drupal et Joomla.
L'exclusivité de certaines chaines de télévision d'Orange, jusqu'à présent réservées aux seuls abonnés du fournisseur d'accès à Internet, inciterait au piratage. C'est en tout cas ce qu'a conclu la commission Hagelsteen, chargée par François Fillon de mesurer l'impact des exclusivités dans le secteur de la télévision payante, dont le rapport a été publié lundi.

Celui-ci avait été demandé en octobre dernier par le Premier ministre, suite à la publication d'un avis de l'Autorité de la concurrence défavorable aux exclusivités. L'Autorité avait effectivement publié le 7 juillet 2009 un avis dans lequel il réclamait que le législateur fixe "des règles du jeu claires", consistant notamment à interdire les exclusivités aux fournisseurs d'accès, sauf pour les services "innovants" dans la limite d'un à deux ans.

Si les fournisseurs d'accès à Internet Free et SFR limitent presque leur activité de distribution à un bouquet gratuit et cèdent l'essentiel du marché de la télévision payante aux offres CanalSat par ADSL et Canal+ Le Bouquet, Orange concurrence quant à lui Canal+ avec ses bouquets Orange Sport et Orange Cinéma Séries, réservés à ses abonnés.

La commission Hagelsteen note que l'offre triple play d'Orange est proposée à un tarif sensiblement plus élevé que ses concurrents (de l'ordre de 10 euros), ce qui "peut (notamment) constituer une incitation supplémentaire au téléchargement illégal et au visionnage pirate des programmes". Elle a ainsi estimé à son tour "que la stratégie d'Orange comporte nombre d'inconvénients, à court, moyen et long termes, qui ne rendent pas son maintien souhaitable."

L'idée d'une loi interdisant le recours aux exclusivités, réclamée par l'Autorité de la concurrence mais jugée trop complexe par la commission, a cependant été écartée. La commission préconise en revanche une régulation par "une autorité sectorielle", potentiellement le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), "sur un mécanisme de notification préalable des exclusivités de transport". Il appartiendrait à cette autorité de saisir l'Autorité de la concurrence le cas échéant.
Google a de plus en plus la tête dans les nuages. Cela fait des mois que des rumeurs annoncent la sortie du "GDrive", un disque dur virtuel proposé à tous les utilisateurs de services en ligne de la marque. Le géant de la recherche sur Internet vient de l'officialiser.

C'est via Google Docs qu'il sera prochainement possible d'en bénéficier pour stocker en ligne, et partager, les fichiers de moins de 250 Mo de son choix. Jusqu'à présent, Google Docs ne permettait que d'héberger des fichiers compatibles avec son moteur de rendu des documents. Ces derniers resteront d'ailleurs les seuls à pouvoir être édités directement depuis le navigateur web.

Mais "dans les semaines à venir", comme le précise Google dans un communiqué de presse, il sera donc possible de stocker entre autres des vidéos ou des fichiers compressés, le service de cloud computing (informatique dans les nuages) étant gratuit pour peu que le giga-octet d'espace de stockage proposé soit suffisant. Il sera possible de louer plus d'espace pour un prix de 0,25 dollar par Go supplémentaire (et par an) pour les particuliers ou à partir de 17 dollars par an pour 5 Go pour les entreprises.

Elles y trouveront au passage aussi leur compte, des services supplémentaires étant proposés aux titulaires de comptes Google Apps. L'utilisation de logiciels tiers leur est autorisé, trois d'entre eux ayant été présentés. Memeo Connect for Google Apps est un programme PC/Mac qui permet d'accéder à ses contenus et de migrer ou de synchroniser ses fichiers de Google Docs entre plusieurs ordinateurs; Syncplicity permet aux possesseurs de PC de sauvegarder automatiquement et de gérer ses fichiers Google Docs; et Manymoon est un projet web qui permet d'organiser et de partager des tâches ou des documents avec plusieurs connaissances, le tout avec une prise en compte des transferts vers Google Docs.
Autrefois simple moteur de recherche qui aurait pu se faire avaler par Yahoo!, Google a su diversifier ses activités sur le web mais également dans le domaine des logiciels. Cet empire numérique n'est pas pour plaire à tout le monde, et outre les procès relatifs à Google Books ou Google News, la société est également accusée d'entretenir une politique relativement floue concernant les données personnelles des utilisateurs. Pour certains, l'avenir du web passe d'ailleurs par la fin de l'anonymat.

De la transparence d'une société...

Au cours d'un entretien recueilli la semaine dernière par le magazine Der Spiegel, la ministre de la justice allemande Sabine Leutheusser-Schnarrenberger a partagé ses craintes vis-à-vis de Google en expliquant qu'au fil des années la firme de Mountain View avait accumulé beaucoup trop de puissance. « Globalement, ce qui se passe ici, c'est la naissance d'un nouveau monopole comparable à Microsoft », explique la ministre avant d'ajouter : « je veux créer plus de transparence et m'assurer que les internautes savent où vont leurs données ». Pour Mme Leutheusser-Schnarrenberger Google doit changer immédiatement sa politique sans quoi elle n'hésitera pas à avoir recours à « des actions en justice ».

Interrogé par le magazine, Philipp Schindle, vice-président du département des ventes en Europe chez Google, explique : « nous ne vous espionnons pas, nous ne vendons pas vos données à des sociétés tierces. Nous ne sommes pas intéressés par vous en tant que personnes. Nous ne connaissons ni votre nom ni vos données personnelles, ni votre compte en banque (...) seul votre fournisseur d'accès à Internet possède votre vrai nom ».

Cependant ces positions ne garantissent pas pour autant la sécurité des informations personnelles. Le 7 décembre dernier, Eric Schmidt, le PDG de Google, rappelait que les moteurs de recherche retenaient des informations pendant un certain temps et que selon la loi en vigueur dans le pays, certaines données pouvaient être partagées avec les autorités.

... à celle de l'utilisateur

Lorsque l'on parle de transparence, il semblerait que les sociétés souhaitent plutôt recentrer la question sur les internautes eux-mêmes. C'est ainsi que Marissa Mayer, vice-présidente du département de la Recherche chez Google, expliquait au mois de juillet que le monde virtuel suivrait la même évolution que le monde physique. « Il y a très peu de choses que vous pouvez faire sous le couvert de l'anonymat dans le monde physique. Je pense qu'avec le temps, sur Internet, il y aura également de moins en moins d'anonymat, et je pense que c'est une bonne chose », déclare-t-elle en ajoutant qu'il s'agit aussi de responsabiliser les internautes.

Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, partage des positions similaires. Au mois de décembre, le réseau communautaire a changé sa politique en matière de vie privée. Si de nouveaux paramètres ont été ajoutés afin de régler plus finement les droits de lecture et d'écriture de ses contacts, le profil de quelque 350 millions d'internautes est soudainement devenu public par défaut. Interrogé ce weekend à ce sujet par le magazine Techcrunch, M. Zuckerberg explique qu'il s'agit-là de « la nouvelle norme sociale ». Il ajoute que ces 5 ou 6 dernières années, les internautes ont pris l'habitude de partager des informations personnelles via les blogs ou les réseaux sociaux. « Les gens sont devenus plus enclins non seulement à publier des informations de différentes natures, ils le font également de manière encore plus ouverte et avec plus de personnes. La norme sociale a évolué avec le temps ».
Les clients de l'opérateur Internet SFR ont eu la désagréable surprise de constater ce week-end que certains des emails reçus via leur adresse "@sfr.fr" ou "@neuf.fr" ont été filtrés. Le contenu même des messages a en effet été remplacé, par erreur, par une alerte indiquant que le courriel comportait un virus.

Car il s'agissait bien d'un problème touchant l'antivirus installé dans les serveurs de messagerie de SFR, mal configurés et croyant que bon nombre des emails reçus étaient touchés par un virus nommé "Exploit.PDF-9669". "Votre option Anti-virus Mail a détecté un virus dans l'un des messages qui vous était destiné. Le message ci-dessous contenait un ou plusieurs fichiers infecté(s) par le virus suivant : Exploit.PDF-9669", indiquait alors SFR dans les emails reçus par ses abonnés.

Le problème a rapidement été détecté dans la matinée de samedi et corrigé quelques heures plus tard. Reste à savoir si SFR possède une copie de sauvegarde des emails effacés par erreur ou si ces derniers sont définitivement perdus.
Qu'il s'agisse de ses emails, de son carnet d'adresses, de ses photos ou de ses documents, chacun utilise ses services web préférés. Cependant, l'internaute est-il pour autant assurer de pouvoir migrer ses données vers un service tiers en cas de problème ?

Telle est la question posée par Vint Cerf, co-fondateur du protocole TCP/IP et Chief Internet Evangelist chez Google. Lors d'une conférence au Churchill Club à San José en Californie, il explique ainsi qu'Amazon, Google ou IBM n'ont pas su définir une forme d'interopérabilité en ce qui concerne la portabilité des données. "Il n'existe pas de standard de migration d'un serveur à l'autre", affirme-t-il, avant d'ajouter : "la situation actuelle du web s'apparente à celle de 1973 lorsque les réseaux d'ordinateurs ne pouvaient pas communiquer entre eux".

Si Google est l'une des rares firmes à mettre à disposition un site précisément dédié à la migration des données, les sociétés devront tôt ou tard trouver un standard. Plutôt que d'enfermer l'internaute dans une solution propriétaire, cette initiative permettrait par ailleurs de redynamiser le marché.
Alors que des rumeurs insistantes indiquent qu'Apple pourrait dévoiler dès la fin du mois sa première tablette tactile, à mi chemin entre un ordinateur portable et un lecteur de livres électroniques, c'est Stéphane Richard, le directeur général délégué de France Télécom, qui a donné ce matin sur Europe 1 plus d'informations à sujet.

Au micro de Jean-Pierre Elkabbach, le numéro 2 d'Orange indique en effet qu'elle sera "bien sûr" commercialisée auprès de ses clients. "Ils en bénéficieront d'autant plus facilement qu'avec la webcam, on pourra en effet se transmettre de l'image en temps réel. On va moderniser en quelque sorte ce visiophone qu'on a connu il y a quelques années. Là aussi, la taille et la qualité du réseau que nous avons mis en place au service des Français permettra à ces nouveaux usages de se développer partout".

Résultat : après avoir commercialisé en exclusivité l'iPhone d'Apple, Orange pourrait lancer en avant-première cette tablette tactile qui devrait donc être dotée à la fois d'une webcam et d'une connexion haut-débit mobile. SFR compte pour sa part sur une nouvelle gamme de smartphones pour recruter de nouveaux clients, ayant annoncé la commercialisation prochaine des Palm Pre et Pixi sous Web OS, ainsi que du smartphone Android "Nexus One" de Google. Reste à savoir laquelle des deux stratégies sera la plus payante.
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