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Une fois encore la question du financement de la fibre optique revient sur les devants de la scène. Cette fois, c'est la sphère politique qui s'en mêle avec le rapport du sénateur de l'Eure Hervé Maurey (Union centriste). Déposé devant le Premier ministre, ce rapport vise à utiliser les fonds du Grand Emprunt pour financer le déploiement de la fibre. Il prévoit également de nouvelles formes de taxes sur les téléviseurs, les consoles de jeu…Le Sénat vient, avec un rapport d'une centaine de pages, de remettre au goût du jour l'épineuse problématique du financement de la fibre. Sobrement intitulé : « Réussir le déploiement du très haut débit : une nécessite pour la France » (.pdf), le rapport trace les grandes lignes de ce financement.

Tout d'abord, 660 millions d'euros par an pendant une durée de 15 ans seraient ajoutés aux 2 milliards d'euros prévus dans le cadre de « l'emprunt national ». Ce rajout serait financé sur le modèle de l'éco-taxe. Le sénateur propose une « contribution de solidarité numérique prélevée à un niveau relativement modeste sur les abonnements mobiles et l'Internet fixe ». On évoque alors la somme de 0,75 euros par abonnement.

D'autres pistes sont également évoquées comme une taxe sur les revenus publicitaires sur Internet, une taxe sur les jeux en ligne ou encore une taxe basée sur le chiffre d'affaires des opérateurs…

Enfin le rapport prend en compte les produits électroniques grand public. Les téléviseurs (notamment 3D) ainsi que les consoles de jeux. « Une centaine de millions d'euros par an » pourraient ainsi être récoltés, précise le rapport.

Ces propositions doivent désormais être examinées par le Premier ministre. Si certaines d'entre elles sont retenues, elles pourraient être inscrites dans le cadre de la loi de Finances pour 2012…
Après avoir ouvert la connectivité IMAP à l'ensemble des utilisateurs, Yahoo! dévoile aujourd'hui en bêta la nouvelle version de son service de courriers électroniques. Initialement dévoilée au mois de mai par Blake Irvin, vice-président du département Yahoo! Products, cette mouture a pour but d'optimiser la réactivité en unifiant les différentes déclinations de Yahoo! Mail avec les versions optimisées pour Yahoo! Mobile, iOS et Android.

En promettant un service deux fois plus rapide, l'équipe de Yahoo! Mail propose une nouvelle interface utilisateur jugée plus facile de prise en main. La barre latérale de gauche présente plusieurs ré-agencements au niveau des dossiers personnels, de la liste des contacts connectés à Yahoo! Messenger et des applications tierces. Notons au passage que la liste de ces dernières n'a pas été étoffée. Ecrites en HTML, CSS et Javascript, ces modules profitent cependant d'une nouvelle gestion avec une base de données centrale capable de déployer les mises à jour immédiatement pour l'ensemble des utilisateurs.

Outre Facebook et Yahoo! Pulse, le réseau Twitter fait son apparition. L'internaute sera donc en mesure de recevoir le fil d'actualité de ses contacts et de mettre à jour d'une traite ses différents profils. Relativement capricieux dans la version Ajax de Yahoo! Mail, le moteur de recherche est désormais plus rapide et dispose d'une meilleure indexation. Sur la page des résultats nous retrouvons une ergonomie qui se rapproche de celle de Yahoo! Mail Classic avec toujours la possibilité de trier les résultats par expéditeurs, années, dossiers, marqueurs ou par types de pièces jointes. A l'instar de Hotmail, et Gmail certains médias sont directement accessibles au sein des messages. « Pour l'instant nous prenons en charge les photos de Picasa et Flickr et les vidéos de Youtube », explique Christophe Pelletier, directeur de la communication chez Yahoo! France. Notons au passage qu'il n'est pour l'instant pas possible de choisir un thème de couleur par défaut ; si de cette manière la société uniformise ses différentes déclinaisons de Yahoo! Mail, il faudra cependant aimer le violet...

Côté technique, l'optimisation du service a été réalisée grâce à l'usage de CSS3 au niveau de la feuille de style et ce afin d'éviter l'usage d'images pour le rendu des éléments graphiques qu'il s'agisse des effets d'ombrages, de la couleur de fond et pour retourner quelques effets de style avec l'usage de border-radius. Côté JavaScript, les développeurs se sont appuyés sur YUI 3, la dernière version de la bibliothèque écrite par les ingénieurs de Yahoo! Cette version permet de télécharger au fur et à mesure les éléments nécessaires au bon foncitonnement de l'application plutôt que de les charger tous dès son ouverture. Finalement le poids total des éléments téléchargés est réduit de 35%.

Toujours dans l'optique d'accélérer Yahoo! Mail, les développeurs ont également revu les accès HTTP avec désormais une seule connexion qui transferra en streaming les données depuis le serveur. Cette technique s'avérerait particulièrement performante dans les zones où le débit de la connexion Internet est limité.

La migration vers la nouvelle plateforme s'accompagne également d'un dispositif de scan des messages similaire à celui de Gmail. « Nous repérons les mots-clés, les noms, les fichiers joints », explique M. Pelletier avant d'ajouter que cette technique vise à retourner de la publicité plus ciblée et permet la mise en place de certaines fonctionnalités comme l'intégration des médias en pièces jointes. « A la différence de Gmail nous ne retournons pas une publicité pour chaque message mais ces données s'ajoutent aux autres que nous enregistrons sur notre portail ». L'internaute peut cependant choisir de ne plus recevoir de publicités personnalisées en se rendant sur cette page.

Cette nouvelle version devrait être finalisée dans le courant de l'année prochaine. A l'avenir elle devrait remplacer la version Ajax, Yahoo! Mail Classic étant toujours utilisé par un certains nombre d'internautes. La prochaine étape de cette bêta consistera à implementer sous la forme d'un onglet la nouvelle version du calendrier. Avec 280,9 millions d'utilisateurs au mois de juillet 2010 (Comscore) Yahoo! se place en seconde position sur le marché derrière Hotmail (355 millions) et devant Gmail (185,7 millions). Yahoo! Mail compterait 27,5 millions d'utilisateurs en Europe dont 6 millions en France. Pour tester la nouvelle plateforme rendez-vous ici.
le 26/10/2010 à 12:40
Google : 6,4% du trafic Internet
Le cabinet d'analyse Arbor Networks vient de publier de nouvelles données à propos du trafic de Google. Depuis le mois de janvier, la société californienne aurait enregistré une forte activité. En se basant sur les statistiques enregistrées par plus de 110 fournisseurs d'accès à internet autour du monde, les experts estiment que Google compte aujourd'hui en moyenne pour 6,4% du trafic Internet mondial contre 5,7% au mois de janvier.

"Seul un opérateur de niveau 1 possède toujours plus de trafic que Google », explique ainsi Arbor Network en ajoutant que la croissance de Google est encore plus rapide que celle du web tout entier qui affiche une progression de 40 à 45% par an.

Plusieurs facteurs expliquent cette croissance. Outre la popularité du moteur de recherche, rappelons que YouTube accueille 24 heures de vidéo toutes les 60 secondes et que le système Android connait également une forte progression. Pour la firme de Mountain View tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes puisque face à cette montée, la société a présenté des résultats financiers en hausse de 23% par rapport à l'année dernière avec des revenus annuels s'élevant à 7,29 milliards de dollars.
Depuis la lettre ouverte de Steve Jobs et le durcissement (puis le relâchement) des conditions d'utilisation du SDK d'iOS, on ne peut pas dire que les relations entre Adobe et Apple aient été au beau fixe. La conférence Adobe MAX 2010 est l'occasion rêvée de prendre la température. Même si la pression est retombée depuis le déblocage du SDK, il faut bien admettre que la tension est toujours de mise. Le keynote de Kevin Lynch, CTO d'Adobe, était à ce titre des plus révélateurs : ce dernier a réussi à effectuer une longue démonstration d'un magazine électronique sur iPad, presque sans en prononcer le nom ! Même topo lors d'un débriefing, où les contorsions étaient de mise pour avouer du bout des lèvres que l'iPad était à l'origine de l'engouement actuel pour les tablettes.

La polémique autour de l'absence de Flash par défaut sur les nouveaux MacBook Air a également été évoquée, cette fois ci par la voix même du CEO Shantanu Narayen, qui ne voit pas cette décision comme un réel problème : "la majorité de nos clients Mac vont de toute façon chercher la dernière version du lecteur Flash sur notre site web. Cette décision n'a donc aucun impact pour nous".

Si la tension reste palpable, on notera tout de même une nouvelle plus positive : depuis le revirement d'Apple au sujet de son SDK, Adobe s'est engagé à reprendre de manière active le développement, gelé depuis avril, de son Packager permettant de convertir une application Air en application "native" pour iOS. Nous avons ainsi pu avoir la confirmation que le composant bénéficierait du même cycle de développement que Adobe AIR, même si l'éditeur se montre évidemment plus prudent sur la compatibilité de toutes les API AIR avec cette solution de secours. En outre, comme nous l'avons vu précédemment, la suite de publication Digital Publisher Suite cible aussi bien l'iPad que les plateformes compatibles Adobe AIR. Un début de détente ?
Google continue ses efforts dans le domaine du web hyper-local et annonce l'introduction d'un nouveau format publicitaire à destination des petites entreprises. Jusqu'à présent, les commerçants avaient la possibilité de s'inscrire à Google Places afin de mentionner différentes informations (horaires d'ouverture, photos, vidéos) au sein des requêtes générées sur Google et Google Maps.

La firme de Mountain View introduit cette fois Google Boost permettant aux commerçants de faire connaître leurs promotions occasionnelles sous la forme de publicités. Afin de mieux intégrer cette annonce au sein des résultats de recherche, Google explique que les opinions des consommateurs pourront être présentées ainsi que les coordonnées du magasin ou du restaurant.

Le processus est similaire à Google AdWords et les artisans et commerçants définiront un budget mensuel ainsi que quelques mots-clés relatifs à leurs activités et susceptibles d'être tapés dans le moteur de recherche. Actuellement en bêta Google Boost est pour l'instant réservé aux Etats-Unis.
le 26/10/2010 à 12:40
Informations vidéos en lignes
Une petite astuce a été publiée sur le site phpsources pour permettre de récupérer les informations d'une vidéo venant des sites suivants :
- YouTube
- Dailymotion
- Vimeo
- Google video

Le script PHP montre comment récupérer les informations d'une vidéo à partir d'un code et donc vous pouvez obtenir les informations suivantes :
- id
- Type ou provenance
- Titre
- Description
- Image
- code HTML

sinon une réponse FALSE est renvoyée en cas de soucis.

- Récupérer les informations d une vidéos Youtube, dailymotion, vimeo ou google vidéo
Annoncé pour le premier trimestre de l'année 2011 aux Etats-Unis, le PlayBook de Research In Motion devrait ravir les déçus de l'iPad. Disposant d'un écran multipoint WSVGA de 7 pouces (1200 x 600), cette tablette est propulsée par un processeur multi-coeur cadencé à 1 GHz et couplé à 1 Go de mémoire vive. Côté logiciel, l'appareil accueille un nouveau système compatible avec les technologies du HTML5 ainsi que Flash 10.1, Adobe AIR, POSIX, OpenGL ainsi que Java.

La firme canadienne Research In Motion a annoncé la publication du kit de développement pour les applications Adobe AIR sur son système QNX. Flexible, cette plateforme est notamment embarquée au sein des satellites militaires ou des système GPS des soldats. Les constructeurs BMW, Audi, Land Rover, Porsche ou encore General Motors utilisent également cette technologie au sein de leurs dispositifs électroniques. Les développeurs seront en mesure de tirer parti de différentes interfaces de programmation et d'accéder aux deux caméras (frontale et dorsale), à l'accéléromètre ou à la puce GPS. Notons par ailleurs la lecture de vidéos en streaming en 1080p.

La publication de ce SDK coïncide avec l'annonce de l'environnement Adobe AIR en version 2.5 disponible ici. D'ailleurs RIM a également publié un émulateur du PlayBook pour Windows et Mac OS X qui nécessite l'installation de cette dernière mouture. Pour de plus amples informations, rendez-vous ici.
Voici sans doute l'annonce la plus controversée de ces derniers jours pour les adeptes de la distribution GNU/Linux Ubuntu. En effet, lors du sommet annuel Ubuntu Developer, le fondateur et ex-PDG Mark Shuttleworth a annoncé que la version 11.04, prévue pour le mois d'avril 2011, n'embarquera plus le gestionnaire de fenêtres GNOME Shell de l'environnement de bureau GNOME 3 et le remplacera par Unity

Jusqu'à présent, Ubuntu était livré en standard avec GNOME Shell et les utilisateurs lui préférant une autre ergonomie pouvaient ainsi choisir Kubuntu (KDE) ou Xubuntu (XFCE). Finalement il semblerait que Canonical fasse l'impasse sur le gestionnaire de GNOME 3 pour adopter Unity. Dévoilée au mois de mai dernier, Unity est une interface qui fit son apparition officielle sur Ubuntu Netbook Remix le 10 octobre dernier pour la sortie de Maverick Meerkat. Spécialement conçue pour les écrans tactiles, cette couche logicielle présente un lanceur d'applications latéral à la manière du dock de Mac OS X. L'éditeur explique que ce nouvel agencement permet d'optimiser l'affichage avec davantage de hauteur pour les plus petits écrans et notamment ceux des ordinateurs portables. Par ailleurs, la barre de lancement présente des icônes conçues pour les interfaces tactiles.

Cette décision pour l'avenir de la distribution risque de ne pas faire l'unanimité au sein de la communauté des utilisateurs même si Canonical continuera d'utiliser une base GNOME. Interrogé par le magazine Ars Technica, Mark Shuttleworth explique cependant qu'au cours des discussions avec l'équipe de GNOME, les deux parties ne semblaient pas avoir les mêmes objectifs. GNOME rejette par exemple l'idée d'avoir un menu global. Canonical a donc travaillé avec plusieurs graphistes afin de concevoir une ergonomie qui répondrait plus aux besoins de ses utilisateurs et particulièrement adaptée à l'ère du tactile.

Côté technique, Mark Shuttleworth explique vouloir tirer parti de l'environnement Zeitgeist. Ce dernier permet d'enregistrer chacune des actions d'un utilisateur lors de sa session, qu'il s'agisse des fichiers fréquemment utilisés, des sites Internet les plus visités ou de la fréquence de communication avec certains contacts. Zeitgeist est ensuite capable de proposer des menus contextuels personnalisés. Cette technologie devait être implementée au sein de GNOME 3 mais les développeurs en ont finalement décidé autrement. Mark Shuttleworth affirme aussi que plusieurs nouveautés de GNOME 3 ne se sont pas avérées satisfaisantes. Baptisé Mutter et basé sur les bibliothèques GTK+ et Clutter, le nouveau gestionnaire de fenêtres de GNOME 3 ne fait pas l'unanimité.et beaucoup lui préfèrent Compiz.

Reste qu'au sein d'Ubuntu Netbook Remix, l'interface Unity présente plusieurs lenteurs et n'intègre pas un explorateur de fichiers aussi puissant que celui de GNOME (Nautilus). L'équipe de Canonical dispose donc de six mois pour rectifier le tir. Le développement d'Ubuntu 11.04 (Natty Narwhal) devrait d'ailleurs se focaliser sur l'intégration de Unity.
Quelques mois après les iAds d'Apple, Adobe propose à son tour sa vision de l'innovation dans le domaine de la publicité en ligne en annonçant deux nouveaux formats, développés en collaboration avec 6 des principales agences de publicité interactive aux Etats Unis. Particularité de ces formats : ils sont capables de s'exécuter sous Flash 10.1 sur les terminaux compatibles, mais également en HTML5 pour les appareils dépourvus de Flash.

Les deux formats sont conçus pour le plein écran et pour ne pas détourner l'utilisateur vers un navigateur externe, une démarche qui n'est évidemment pas sans rappeler celle des iAds. Le premier est un micro site qui se déploie à partir d'une bannière, sans quitter la page visitée. Le second format concerne la vidéo et permet de réutiliser des éléments vidéos conçus pour des publicités "traditionnelles" en version mobile, avec optimisation de la bande passante.
Les modalités d'application de la « Carte Musique », un dispositif visant à développer l'appétit des internautes pour les offres de musique légale en ligne, viennent d'être précisées par le gouvernement au travers d'un décret publié au Journal Officiel du 26 octobre. Le lancement officiel est censé intervenir le 28 octobre prochain.

Issue de la mission Zelnik, mandatée par le ministère de la Culture pendant les débats relatifs à la loi Hadopi, celle qu'on appelait alors la « Carte Musique Jeune » permettra par exemple d'accéder à l'équivalent de 50 euros de musique en ligne (soit une cinquantaine de titres) pour un montant de 25 euros. La différence de prix, soit 25 euros, sera subventionnée par l'Etat et par les éditeurs de service, impliqués à hauteur de 20% du montant attribué, la contribution pouvant prendre la forme d'opérations de promotion de l'offre.

La Carte sera commercialisée directement par les éditeurs de services français ou européens qui désirent adhérer à la démarche. Elle sera réservée aux internautes français âgés de 12 à 25 ans, dans la limite d'une carte par personne et par an. Au niveau national, le décret précise que le dispositif est limité à un million de cartes attribué par an, chaque carte ouvrant droit à une subvention maximale de 25 euros.

« L'offre est composée d'oeuvres musicales émanant des catalogues de plus de cinq auteurs, artistes-interprètes ou leurs ayants droit, et de plus de trois producteurs de phonogrammes », précise le décret, qui insiste par ailleurs pour que les « oeuvres musicales d'expression française ou interprétées dans une langue régionale » profitent dans le cadre de la Carte d'un certain niveau de visibilité dès lors qu'on touche à la musique dite de variété.

L'offre devra par ailleurs recevoir un label attribué par l'Hadopi. Les caractéristiques de ce dernier n'ayant pas encore été déterminées, l'éditeur devra solliciter l'attribution de ce label et, en l'attendant, attester « sur l'honneur que l'intégralité de l'offre de musique présente sur son site internet est proposée avec l'autorisation des titulaires des droits ».

« Les éditeurs de services contribuent au financement de l'offre à hauteur de 20 % de son montant, le montant pouvant être atteint grâce aux contributions des ayants droit », précise-t-il encore. Toujours sur le plan financier, il est prévu qu'un même éditeur de service ne puisse recevoir plus de 5 millions d'euros de subvention, une mesure évidemment prise pour éviter qu'un seul acteur ne profite des bénéfices de l'opération. Le dispositif est pour l'instant programmé pour une durée de deux ans.
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