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Aussi controversée soit-elle, Google Street View n'en est pas moins une application riche en situations totalement insolites et décalées : on se souvient par exemple de cette femme apparaissant plus de 43 fois dans son village photographié, de l'homme sans pantalon qui porte plainte, ou encore de la caméra de la Google Car qui n'apprécie pas de passer sous les ponts trop bas.

Ces derniers jours, une nouvelle bizarrerie a fait son apparition sur le service : en explorant leur ville sur Street View, les habitants de Worcester au Royaume-Uni ont eu la surprise de découvrir un corps inanimé sur le bord de la route.

Une image qui a étonné et choqué plus d'un riverain : ces derniers ont alors alerté Google et les médias locaux qui ont mené leur enquête. C'est le Dailymail qui dévoile aujourd'hui le fond de l'histoire, qui s'avère heureusement bien moins glauque qu'il n'y paraît puisqu'il s'agissait en fait d'une fillette, du nom d'Azura Beebeejaun, qui jouait avec ses amis du quartier.

« Je ne connaissais pas la voiture de Google. Je suis tombée par terre en jouant avec un ami et j'ai pensé qu'il serait amusant de faire la morte » a-t-elle déclaré au quotidien anglais. Un jeu qui s'est déroulé pile au moment du passage de la voiture dans le quartier, en mars dernier.

Qu'on se rassure, donc, si la Google Car n'a aucun scrupule à écraser Bambi sur le bord d'un sous-bois, elle n'a pas encore fauché d'enfants : reste que les images en question sont toujours disponibles dans Street View, et que la scène porte vraiment à confusion !Agrandir le plan
Trafic de Facebook et Myspace en visiteurs uniques.Facebook continue sa croissance vertigineuse, Myspace poursuit sa lente chute. C'est quasiment devenu un marronnier dans la presse hi-tech, mais une nouvelle étude du cabinet eMarketer vient nous rappeler cette vérité. Ses analystes ont publié leurs prévisions d'investissement dans la publicité sur les deux sites. Elles montrent une fois de plus l'étonnante vitalité du réseau social leader, et le déclin apparemment inéluctable de MySpace.

Selon eMarketers, les annonceurs vont investir 1,28 milliard de dollars dans le monde pour placer leurs publicités sur Facebook en 2010. Un chiffre qui double par rapport à l'année 2009 s'il se confirme. Facebook avait alors généré 665 millions de recettes grâce à la publicité. Pour les seuls Etats-Unis, les ventes d'espaces publicitaires devraient atteindre 835 millions de dollars cette année.

Mais le chiffre est encore plus impressionnant lorsqu'il est comparé au rival de Facebook, Myspace. Le site affiche des perspectives qui ne sont pas si roses, puisque les analystes s'attendent à ce qu'il génère 347 millions de dollars cette année. Le réseau social enregistrerait alors une chute, puisque ces mêmes revenus de la publicité dépassaient les 400 millions en 2009. Pour 2011, les projections d'eMarketer sont encore un peu précoces, mais le cabinet annonce tout de même avec prudence une baisse de 14%. Le site ne gagnerait alors que 297 millions de revenus issus de la publicité, alors que Facebook pourrait grimper à 1,8 milliard sur la même année 2011.

Ces prévisions ne sont pas forcément une surprise. Rappelons que Facebook a dépassé récemment la barre des 500 millions de membres, et a désormais la place de numéro 1 parmi les réseaux sociaux. En comparaison, le trafic de Myspace ne cesse de dégringoler. Il compterait aujourd'hui 122 millions de membres actifs dans le monde. Le réseau social historique tente de freiner sa chute, avec notamment un nouveau design. News Corp. semble décidé à lui rendre son lustre d'antan. Plusieurs innovations majeures sont attendues d'ici peu, qui devraient aider le site à retrouver son image d'espace de créativité. Myspace envisagerait notamment d'explorer un modèle payant, et de se lancer sur le secteur très porteur des jeux sociaux.
Un service de micro-paiement chez PayPal avant la fin de l'année ? C'est ce qu'affirme l'agence Associated Press. Pour l'agence, « PayPal veut rendre plus facile l'achat de produits à bas prix en ligne, que ce soit un seul article sur un site web ou des objets virtuels dans un jeu vidéo. »

L'agence cite Scott Thompson, président du service de paiement - qui est une filiale d'eBay. PayPal veut aider les entreprises à collecter « des micro-paiements » sur le web. Le service avait déjà fait un pas dans ce sens, en abaissant sa commission sur les achats de valeur réduite. Mais désormais, PayPal veut rendre les micro-paiements plus accessibles grâce à une facilité d'utilisation et une rapidité accrues. Il manque également une vraie intégration du service sur les autres sites, sans laquelle ses projets ne seront pas viables. Pour Thompson, c'est le principal défi à relever. « Toute notre intention est de ne pas rompre l'expérience utilisateur, de ne pas vous forcer à faire quelque chose d'autre… et de rendre tout ceci économique pour tout le monde. »

PayPal n'est pas le seul à s'intéresser au micro-paiement. La popularité des objets virtuels et des médias en ligne y est pour beaucoup. Google a notamment fait une incursion dans le micro-paiement destiné aux médias en ligne avec NewsPass, et semble généraliser le concept à d'autres services si les rumeurs de monnaie virtuelle se confirment. Du côté de Facebook, l'initiative Credits n'est pas autre chose, et Flattr a beaucoup fait parler de lui ces derniers temps .

L'avantage comparatif de PayPal réside principalement dans sa marque. Elle est très bien associée aux paiements en ligne, et pourrait permettre à cette filiale d'eBay de jouer un rôle majeur sur la façon dont les médias et autres créateurs de contenu distribuent leurs services.
le 12/08/2010 à 23:41
MySpace se dote d'un nouveau design
Il y a quelques semaines, le réseau social MySpace avait annoncé sa volonté de dépoussiérer son image pour attirer un nouveau public : une démarche plus que jamais sur les rails, puisque le site a dévoilé hier la nouvelle page membre, qui sera proposée dans sa version finale le 19 août prochain.

Au programme, un affichage en colonnes, des alertes simplifiées sur l'activité de son réseau (statuts, photos, bulletins…), une suggestion d'amis, un bloc de rappel des anniversaires ou encore une recommandation d'évènement : impossible en découvrant cette nouvelle mise en page de ne pas penser à la concurrence la plus directe, à savoir Facebook.

Une nouvelle page qui « met bien en évidence le flux d'activité et simplifie l'expérience de découverte de contenus » se félicite MySpace dans son communiqué de présentation. « C'est le premier d'une série de changements, conçus pour simplifier l'organisation et l'affichage du contenu au profit de nos utilisateurs. »

Il faudra donc s'attendre à d'autres changements sur le réseau social détenu par News Corp, le groupe de Rupert Murdoch. Reste que, même si un dépoussiérage était sans doute nécessaire au service, il est difficile d'imaginer que cela lui suffise pour regagner ses galons passés, face à un Facebook de plus en plus tentaculaire...
Un homme de nationalité russe, soupçonné d'avoir vendu des numéros de cartes de crédit en ligne depuis une décennie, a été arrêté dans la ville de Nice, en France, selon le département américain de la justice. Les autorités françaises sont à l'origine de l'arrestation, alors que l'homme embarquait dans un vol pour Moscou.

Vladislav Anatolievich Horohorin, qui se fait appeler BadB en ligne, est un pirate présumé de 27 ans. Il se présente comme le plus grand vendeur de numéros de cartes de crédit volés selon le département américain de la justice. En avril 2009, l'homme originaire de Moscou présentait dans les services qu'il rend la vente de « dumps », des numéros de cartes de crédit et de débit compromis, sur différents sites. Il aurait notamment été le gérant de Cartplanet.com, un site désormais fermé, pendant huit ans.

Horohorin est accusé par la justice américaine de fraude sur les réseaux avec vol d'identité aggravé. Il risque jusqu'à dix ans de prison et 250 000 dollars d'amende pour la fraude, et deux ans et 250 000 dollars supplémentaires pour le vol d'identité. Ces dernières années, il aurait été le gérant du site dumps.name, pour lequel il aurait fait une publicité active sur les forums, boîtes mails et services financiers légaux, afin de proposer ses cartes de crédit. Le site est conçu pour aider les échanges d'argent grâce aux cartes volées.

Les services secrets américains sont parvenus à le duper en le contactant avec une identité masquée, par le biais du service de messagerie instantanée ICQ, en mai 2009. Jusqu'à juillet de la même année, ils ont fait croire au pirate présumé qu'ils allaient lui acheter 70 numéros de cartes de crédit. « Les cybercriminels qui visent les citoyens américains ne doivent pas se tromper en pensant qu'ils peuvent échapper à la justice parce qu'ils commettent leurs crimes en dehors de nos frontières, » a déclaré Lanny Breuer, assistant du procureur général à la division criminelle du département américain de la justice. « Comme ce cas et de nombreux autres le montrent, en travaillant main dans la main avec nos partenaires dans le monde, nous ferons tout en notre pouvoir pour amener ces criminels aux Etats-Unis, pour qu'ils répondent de leurs crimes. »
le 12/08/2010 à 23:41
Bêta 3 pour le futur Firefox 4
La fondation Mozilla continue à développer la future version majeure de son navigateur, Firefox 4, qui profite cette semaine d'une troisième bêta. Destinée à des fins de test, celle-ci révèle quelques nouveautés, comme la prise en charge du multitouch sous Windows 7 de façon à faciliter l'utilisation d'ordinateurs à écran écran tactile.

Basé sur la version 2.0 du moteur de rendu Gecko, Firefox 4 bêta 3 signe également l'introduction de nouvelles valeurs Javascript, et se veut logiquement plus stable et plus rapide que les précédentes versions de test. La bêta 2 avait pour mémoire été l'occasion de porter sur Mac OS X la nouvelle interface du navigateur.

En parallèle de ces développements, l'équipe en charge de Firefox poursuit ses réflexions autour de la question des "mises à jour silencieuses", comprendre un processus qui permettrait au navigateur de télécharger et d'installer de lui-même certains correctifs, de sécurité notamment, sans que l'utilisateur soit forcément sollicité, de façon à favoriser la mise à niveau de l'ensemble du parc de machines équipées.
Si la récente annonce du lancement prochain de Street View en Allemagne fait grincer des dents dans le pays, c'est avant tout parce les citoyens allemands craignent pour leur vie privée et n'ont pas envie de se voir, eux ou leurs maisons, affichés ouvertement sur Internet. Un élément que Google a indiqué avoir pris en compte, puisque les habitants pourront demander le retrait de leur domicile sur Street View par le biais d'une simple demande. Et pour les passants ?

Pour ces derniers, le salut pourrait potentiellement venu d'un programme développé par Arturo Flores, un étudiant de l'Université de Californie. Ce dernier a mis au point un système qui identifie les piétons grâce à leur forme, aux couleurs des vêtements et à l'échelle des bâtiments environnants, le tout dans Google Street View. Une fois une personne identifiée, le logiciel se charge de l'effacer et complète l'image avec des informations récupérées dans les photos qui suivent ou précèdent celle nettoyée.

En pratique, le résultat s'avère intéressant même s'il reste imparfait à l'heure actuelle : on remarque par exemple que les objets susceptibles de dépasser d'une silhouette ne sont pas identifiés par le programme, et le rendu s'avère plutôt fantomatique. Arturo Flores indique également que le système ne fonctionne pour le moment que dans un cadre urbain, avec des "fonds plats".

L'étudiant prévoit désormais d'améliorer son logiciel, notamment concernant la prise en compte non pas seulement de piétons individuels, mais de groupes de personnes. Il n'a pas précisé s'il comptait, ensuite, le proposer à Google.
Pendant que les FAI qui ont pignon sur rue s'interrogent sur les compensations financières associées à l'identification des internautes convaincus de téléchargement illégal, un acteur bien plus discret attaque les problèmes posés par la loi Hadopi de façon bien plus frontale, en tentant de faire invalider auprès du Conseil d'Etat l'un des décrets d'application qui signent son entrée en vigueur, au motif d'un vice de forme récurrent.

Pour FDN (French Data Network), fournisseur d'accès associatif, les décrets qui décrivent le fonctionnement de la Commission de Protection des Droits de la Hadopi ont été rédigés en omettant un point de détail crucial : l'avis de l'Arcep, qui constitue pourtant un prérequis indispensable dès qu'un projet de loi ou un décret touche à l'univers des télécommunications selon le Code des postes et communications électroniques. FDN explique donc avoir introduit un recours en référé auprès du Conseil d'Etat. Si la démarche s'avérait fructueuse, il pourrait obtenir l'invalidation des décrets concernés, ce qui en théorie pourrait compromettre la mise en branle de l'Hadopi mais conduirait plus vraisemblablement à la publication d'un nouveau décret.

FDN n'en est pas à son coup d'essai en la matière. En réalité, son premier recours remonte au mois de mai dernier. Il attaquait alors le décret qui définit quelles sont les informations qu'est en droit de demander la Hadopi aux FAI. Le référé visait alors à ce que l'affaire soit tranchée sur le fond, une procédure susceptible de prendre plusieurs mois et qui n'interdit pas l'entrée en activité de la Haute Autorité.

Dans la mesure où cette dernière se dit prête à débuter ses requêtes d'identification en septembre, FDN estime qu'il y a urgence à trancher la question et a donc lancé ce second recours, en optant cette fois pour un "référé suspension", qui impose une réponse immédiate, ou presque, de la part de l'entité objet de la procédure.

« Nous aurions préféré ne pas avoir à utiliser la procédure de référé. Elle entraîne une surcharge de travail pour le Conseil d'État qui a d'autres choses à faire, mais la Hadopi et le gouvernement ne nous ont pas laissé le choix en la matière, en créant une urgence, ils créent le besoin du référé », explique Benjamin Bayart (photo), président du FDN, sur le blog de l'association. La décision devrait donc intervenir dans les jours à venir, vraisemblablement avant la fin du mois.
Après le social gaming, le jeu sur mobiles ? Google Ventures, le fond d'investissement de la firme de Moutain View, vient d'investir entre 3 et 5 millions de dollars dans la start-up Ngmoco, spécialisée dans le développement de jeux mobiles.

Une démarche qui peut s'avérer étonnante quand on sait que Ngmoco est principalement réputé pour ses applications destinées aux plateformes d'Apple : son jeu baptisé We Farm est d'ailleurs l'un des jeux les plus téléchargés sur l'iPad.TechCrunch, qui a été le premier a révéler l'investissement, souligne néanmoins que la stratégie qui anime la firme de capital-risque Google Ventures est différente de celle de Google lui-même : l'investissement ne serait, par conséquent, pas strictement "stratégique" pour l'entreprise, mais il y a tout de même fort à parier que Ngmoco propose dans les mois qui viennent certains de ses titres sous Android.

Fondée en 2008 par Neil Young, un ancien cadre supérieur d'Electronic Arts, Ngmoco est une entreprise rentable indique TechCrunch. La société basée à San Francisco avait déjà levé 25 millions de dollars lors d'un tour de table en février dernier, et en avait profité pour racheter Freeverse, autre grand nom du jeu sur mobiles.
Un standard pour les gouverner toutes... Ce n'est pas nouveau, c'est même une version 2.0 qui est attendue en septembre pour le standard de sécurisation des cartes de paiement, sobrement intitulé Payment Card Industry Data Security Standard (PCI DSS). Selon l'organisation qui en a la charge, il n'y aura pas de changements majeurs par rapport au DSS 1.2 actuellement utilisé, mais devrait clarifier ce que les obligations de la PCI signifient pour la sécurité des entreprises.

Selon Bob Russo, responsable du Conseil des Standards de Sécurité de la PCI, de nouvelles recommandations devraient être faites en lien avec le processus pour déterminer où sont stockées les données sensibles des possesseurs de carte sur un réseau, pour savoir quelles portions de ce réseau sont régies par le standard. Le problème aujourd'hui selon Russo, c'est que les entreprises qui détiennent des informations sur les possesseurs de cartes de paiement ne savent pas réellement où celles-ci vont. « Ils vont dire "nous avons trouvé des données dans les parties les plus obscures de notre réseau, nous n'avions aucune idée que c'était là", » explique le responsable. « Les recommandations sur ce sujet incluront des technologies de prévention de la perte de données, ou des outils de recherche pour trouver les données des possesseurs de carte. »

Autre question à trancher : celle de la virtualisation, qui traîne dans les dossiers du Conseil depuis des années. Un débat est toujours en cours pour savoir si la section 2.2.1 du DSS, qui requiert une seule fonction primaire par serveur, peut décourager ou non la virtualisation pour les données de la PCI. « Il n'y a certainement aucune impossibilité majeure à l'encontre des environnements virtualisés, » estime pour sa part Russo. Un document séparé du standard, sorte de guide de bonne conduite, doit clarifier un peu mieux cette question dans le courant de l'année.

Autre débat, le chiffrement end-to-end des données. Certains industriels demandent à ce qu'il soit imposé pour réduire les risques de cyber-attaques visant à voler massivement des numéros de cartes, mais le Conseil ne semble pas vouloir donner la moindre indication. « Nous n'allons pas recommander à qui que ce soit de faire quoi que ce soit, » déclare Russo. « Si vous ajoutez plus de couches de sécurité, c'est une bonne chose. » Le standard à venir pourrait cependant donner une direction légèrement différente, en expliquant comment réaliser l'encryptage end-to-end. Cela dépendra des décisions finales du Conseil, qui doit ménager l'industrie pour que ses recommandations et son standard n'amènent pas des dépenses déraisonnables pour les fabricants.
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