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Le site de vidéo en streaming Vimeo, moins connu que Youtube mais qui a fondé sa ligne sur la qualité des contenus hébergés, vient d'annoncer un lecteur pour les appareils mobiles capable de prendre en charge les smartphones et tablettes équipés de la technologie Flash, comme ceux qui soutiennent le HTML 5, comme par exemple l'iPhone et l'iPad.

Selon Vimeo, son Universal Player devrait être lancé mardi prochain. Le site délivre de la vidéo compatible avec Flash ou avec le HTML 5 en détectant pendant le téléchargement les possibilités offertes par l'appareil mobile. Il utilise ensuite ces informations pour déterminer la version appropriée du lecteur. HTML 5 pour l'iPhone, l'iPad, et d'autres téléphones - la nouvelle version de ce langage pour le web est de mieux en mieux pris en charge par les navigateurs, et Flash pour les appareils tournant sur les versions les plus récentes d'Android.

Une fois lancé dans le navigateur, le lecteur pourra se mettre à jour au fur et à mesure des nouvelles implémentations de Flash et HTML 5, selon Vimeo. Cette fonctionnalité est relativement importante, car la dernière version de Flash, la 10.1, n'est pour l'heure qu'en beta. « Le nouveau code embedded est très flexible et nous permet de continuer à ajouter de nouvelles prises en charges à mesure que des nouveaux navigateurs et appareils sont distribués, par exemple en offrant du HTML 5 sur Internet Explorer 9 et notre lecteur mobile Flash aux téléphones Android qui prennent en charge le Flash 10.1, » explique Andrew Pile, vice-président produit et développement chez Vimeo.
Suite à notre article montrant que le budget du site France.fr était évalué à 4 millions d'euros, le directeur du Service d'information au Gouvernement (SIG) a tenu à apporter une réponse aux allégations du Canard enchaîné par le biais d'un commentaire posté sur notre site. L'un des arguments avancé par le responsable tourne autour de « l'importance de mettre en place cet outil de cohérence à l'échelle mondiale. »
Afin d'obtenir plus de précisions, la rédaction s'est entretenue avec Thierry Saussez. Interview.

L'article du Canard enchainé (18/08) précise que le coût total du site France.fr est de 4 millions d'euros. Ces chiffres sont-ils exacts ?

Comme je le précise dans mon commentaire, et je pense être clair, il s'agit d'extrapolations virtuelles. Il s'agit d'une somme basée sur des montants maximum de marchés publics et ne reflète en rien ce qui a été avancé pour la création et la gestion du site.

Par ailleurs, ce qu'affirme le Canard enchaîné est impossible. Les factures d'avance (1,242 millions d'euros et deux fois 755.000 euros entre 2010 et 2012, ndr) n'existent pas, l'Etat lance un appel d'offre puis règle une fois que la prestation est faite. Je précise aussi que la prestation d'Oraïto est comprise dans celle attribuée à la société Modedemploi. De même, le document visible sur le journal ne montre pas d'en-tête ni d'intitulé. On ne va pas mener une enquête sur le sujet, mais il n'y pas de « bon de commande pour 2013 »…

Quelles sommes ont été et seront avancées pour le site ?

A la date du 14 juillet, ce sont 860.000 euros qui ont été engagés. Après le bug et l'introduction de la carte interactive, nous sommes aujourd'hui à 1 million d'euros engagés. Tout cela est le prix de la création après un an de travail entre les différents acteurs et aussi le réseau interministériel. Cet investissement est celui de la première année et sera supérieur à celui qui sera fait les prochaines années.

D'ailleurs tout cela est très clair et très transparent puisque les comptes 2010-2011 sont contrôlés et publics, tout le monde pourra savoir début 2011 ce qui a été dépensé.

Quels sont les premiers retours en matière de fréquentation et d'image de ce qui se doit d'être une page d'accueil officielle de la France ?

Pour l'instant, il y a un effet buzz autour de France.fr mais nous avons nos premiers chiffres qu'il faut affiner. Sur les premières 24 heures (le site est ouvert depuis ce lundi 16 aout, ndr), nous avons eu 200.000 visites pour pas moins de 600.000 pages vues. Le temps moyen de visite est alors de 5 minutes en moyenne. Tout cela avec uniquement un référencement naturel.

Désormais, nous cherchons des éléments comparatifs sur d'autres sites étrangers comme ceux des Etats-Unis, de l'Italie ou encore de l'Espagne. En ce qui nous concerne, nos moyens sont certes convenables, mais limités...
Selon certains spécialistes des conditions de travail, la consultation de sites non-professionnels au bureau nuirait à la concentration des salariés. L'apport des sites 2.0 seraient également néfastes à la productivité et peuvent conduire, en cas de sur-dose, à des licenciements.

L'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact) s'est penchée sur les usages Web des salariés français. Selon le chargé de mission Romain Chevallet, consulter fréquemment des sites non-professionnel à la manière d'un zapping est nuisible : « Cette interruption permanente est néfaste pour le salarié. Selon une étude de l'institut psychiatrique de Londres, passer perpétuellement d'une tâche à l'autre induit une perte de 10 points du quotient intellectuel, soit l'équivalent d'une nuit blanche ».

Par principe, le code du travail estime que l'utilisation à des fins personnelles d'Internet doit se faire de manière raisonnable. Chacun est libre ensuite d'appliquer ce critère comme il l'entend, sinon un juge peut s'en charger en cas de litige…

Demeure la question de savoir si les réseaux sociaux peuvent être utilisés ou visités pour des motifs professionnels. Il devient alors compliqué de décompter le temps passé pour des raisons professionnelles de celui passé pour le plaisir. Une réponse peut être apportée au cas par cas. Après tout, selon LeMonde.fr il paraît que certains journalistes trouvent même des sujets sur Facebook.
Google vient de dévoiler la version 3.8 de Picasa, et avec elle une nouvelle fonction basée sur la fonction de reconnaissance faciale du programme.

La fonction en question est baptisée Face Movie, et permet de créer un diaporama focalisé sur une personne présente dans un cliché : le visage de cette dernière devient alors le point de mire du défilé de photos et offre un rendu plutôt convaincant.

Picasa 3.8 apporte par ailleurs la prise en charge des métadonnées Color Management contenues dans les fichiers photo, un support renforcé du format de métadonnées XMP via l'intégration d'un nouveau panneau de propriétés, le transfert de fichiers par lots ou d'albums complets de Picasa à Picaca Web Album. Les outils de correction de Picnik ont également été intégrés à Picasa avec cette mise à jour.

Picasa 3.8 est pour le moment uniquement disponible en anglais sous Windows et Mac OS X.
Eric Schmidt jette à nouveau de l'huile sur le feu. À l'heure du Web 2.0, le PDG de Google relance aujourd'hui encore, s'il en était besoin, le débat de la vie privée sur Internet. Schmidt a effectivement accordé une interview au Wall Street Journal dans laquelle il expose d'inquiétantes prédictions.

Changer de nom à l'âge adulte pour brouiller les pistes

« Je ne crois pas que la société comprenne ce qui arrive quand tout est disponible, accessible et enregistré par tout le monde, tout le temps, » déclare-t-il ainsi. Il prédit donc, « apparemment sérieusement » d'après le journaliste Holman Jenkins, que « tout individu sera un jour automatiquement autorisé à changer son nom à l'âge adulte de manière à renier les hauts faits enregistrés par ses amis sur les réseaux sociaux de sa jeunesse. »

Eric Schmidt avait pour rappel déclaré quelques mois plus tôt sur un plateau de la chaine de télévision américaine CNBC : « Si vous souhaitez que personne ne soit au courant de certaines des choses que vous faites, peut-être ne devriez-vous tout simplement pas les faire. » Une déclaration quelque peu en contradiction avec un épisode précédent, puisque Big Brother avait refusé une interview au site internet CNET, pour avoir glané sur Google puis publié des informations personnelles le concernant.

Vers une intelligence artificielle omnisciente

Faudra-t-il pour autant tirer un trait sur tout le bien que vous veut Google ? Dans l'interview au WSJ, Eric Schmidt explique « que la plupart des gens ne veulent plus seulement que Google réponde à leurs questions, mais qu'on leur dise ce qu'ils ont à faire. » Pour ce faire, « nous savons grossièrement qui vous êtes, ce qui compte pour vous, qui sont vos amis, » et aussi où vous êtes au mètre près (par le biais d'un téléphone géolocalisé par exemple).

Dès lors, si par exemple vous avez besoin de lait et que vous passez à proximité d'un revendeur, Google vous rappellera d'en acheter. À terme votre réfrigérateur (fonctionnant sous Android) pourrait même surveiller l'état de votre stock de manière autonome.

Voilà peut-être pourquoi Google n'hésite pas à distribuer Android gratuitement, et pourquoi Eric Schmidt ne s'inquiète pas pour la monétisation du système d'exploitation mobile qui supplante désormais l'iPhone.
le 18/08/2010 à 20:28
Le Web est mort selon le site Wired
A l'heure où chacun donne son avis sur la neutralité des réseaux et sur le futur d'Internet, le patron du magazine et du site wired.com estime que le Web connaît ses dernières heures. Selon Chris Anderson, vu que les internautes ne « surfent plus » ou font moins de recherches, Internet deviendra ainsi un vaste champ composé d'applications.

Il explique dans un article appelé le « Web est mort, longue vie à Internet » : « C'était inévitable. C'est le cycle du capitalisme. L'histoire des révolutions industrielles, après tout, et celle de batailles pour le contrôle. Une technologie est inventée, elle se répand, mille bourgeons fleurissent et quelqu'un trouve le moyen de les acquérir, en empêchant les autres d'en cultiver de nouvelles. Cela arrive à chaque fois. »

L'avenir serait donc à la consommation d'applications ciblées comme les réseaux sociaux, la presse ou encore des niches qui seront proposées en fonction d'un public visé. Ce point de vue s'attache aussi à montrer que la tendance se couple au fait qu'à l'avenir, les « mobinautes » seront plus nombreux que les internautes.

Selon Wired, cette arrivée massive d'utilisateurs depuis des smartphones va conduire à l'utilisation plus récurrente d'applications plutôt qu'au passage par un navigateur. Pour autant, même si quelques sites rassemblent une grande partie de l'audience, cette vision est en contradiction avec l'essence du Web et pourrait être sévèrement critiquée par les internautes eux-mêmes. Ces derniers pourraient aussi reprocher au magazine de prêcher pour sa paroisse, vu que Wired a son application sur iPad...
Le service de vidéo à la demande américain Hulu préparerait, selon le New York Times, son introduction en bourse. Prévue pour l'automne, l'opération valoriserait Hulu à plus de 2 milliards de dollars.Propriété de NBC Universal, Walt Disney, Fox Entertainment et Providence Equity Partners, Hulu s'est rapidement fait un nom sur le marché de la vidéo en ligne américain (le service n'est pas accessible depuis la France), avec une offre de contenus premium accessibles gratuitement, en vidéo à la demande.

En début d'année, Hulu représentait selon ComScore 3% du marché américain de la vidéo en ligne, avec plus d'un milliard de contenus visionnés tous les mois.

Exclusivement financé par la publicité à ses débuts, Hulu a lancé au début de l'été sa première formule d'accès payant au contenu. Baptisée "Hulu Plus" et facturée 9,99 dollars par mois, elle permet d'accéder à des vidéos en haute définition, dépourvues de publicité, ainsi qu'à la vidéo à la demande depuis son téléphone mobile.

Hulu s'arme par ailleurs de nouveaux outils pour accompagner la montée en puissance du marché de la publicité vidéo en ligne, comme la possibilité, prochainement offerte aux internautes, de choisir la réclame qu'ils vont devoir regarder avant d'accéder au contenu qu'ils viennent consulter afin de favoriser l'engagement.

La société, qui revendique pour 2009 un chiffre d'affaires de 100 millions de dollars, profiterait des fonds récoltés grâce à cette introduction en bourse pour sécuriser ses positions face à des acteurs tels que Netflix et développer ses activités.
Avec la prolifération sur Internet du bouton "J'aime" de Facebook, nombreux sont ceux qui pourraient se laisser tenter par une option opposée de type "Je n'aime pas" : c'est d'ailleurs ce qu'il se passe actuellement sur le réseau social. Malheureusement, il s'agit d'une arnaque.

C'est l'éditeur Sophos qui a mis en garde hier, via son blog, les adeptes de Facebook contre un message qui se propage actuellement sur le service, et qui invite ses utilisateurs à installer le "Bouton officiel Je n'aime pas". En cliquant sur le lien raccourci, l'utilisateur arrive sur un petit formulaire à remplir : en le validant, le commentaire intrusif se propage sur tous les profils amis liés au compte, et continue de ce fait sa route sans fin A moins que les membres du réseau arrêtent de se laisser prendre à l'arnaque.

« Le but de ses escroqueries (qui promettent souvent monts et merveilles) est de vous inciter à les autoriser à accéder à votre profil » explique Sophos. Un accès qui ouvre la porte à d'autres possibilités frauduleuses par la suite.

L'arnaque en question fini néanmoins par donner un lien pour télécharger un plugin Firefox non officiel pour ajouter la fonction "Je n'aime pas" à son compte Facebook. L'éditeur indique que ce dernier, nommé FaceMod, n'a rien à voir avec l'escroquerie et sert juste d'appât : il peut donc être utilisé en toute quiétude, sans passer par une quelconque annonce douteuse diffusée sur le réseau social.
Après la remise du rapport sur la neutralité des réseaux par le gouvernement et le secrétariat d'Etat à l'Economie numérique, les critiques ont été abondantes. Accusée de mettre un terme à la neutralité du Net, la consultation initiée par Nathalie Kosciuzko-Morizet a de nombreux adversaires.

Outre les critiques des ténors du numérique, la classe politique réagit également avec une proposition de loi émanant de Christian Paul, député socialiste de la Nièvre. Entaille de plus sur un texte qui devra obligatoirement être remanié par l'Europe (L'Union européenne a lancé également sa consultation sur le sujet) ou manoeuvre politique ? Explications.

Sur son blog, le député Paul donne la teneur du projet de loi qu'il compte défendre. Il explique : « L'émergence de puissantes dynamiques, pas nécessairement commerciales, comme celle qui soutient l'ascension du logiciel libre est irréversible. La plupart des principaux acteurs commerciaux ou non de l'Internet d'aujourd'hui n'existaient pas il y a dix ans. Aujourd'hui, certains de ces acteurs sont tentés, par recherche d'un profit à court terme, de porter atteinte au caractère ouvert et égalitaire de l'Internet de porter atteinte à sa neutralité, notamment en privilégiant tel ou tel type de communication ou certains contenus. »

Le député Christian Paul en profite pour rappeler la décision du Conseil constitutionnel suite aux débats autour de la première version de la loi Hadopi. Il rappelle que : « L'accès au net est désormais reconnu comme l'une des conditions d'exercice des libertés essentielles d'expression, d'information et de communication », une garantie qu'aucune loi française régulière ne peut contredire.

Du coup, le projet de loi s'articule autour de trois articles, présenté également sur le site Numerama. Tout d'abord, l'article premier énonce que « Le principe de neutralité doit être respecté par toute action ou décision ayant un impact sur l'organisation, la mise à disposition, l'usage commercial ou privé des réseaux numériques. Ce principe s'entend comme l'interdiction de discriminations liées aux contenus, aux tarifications, aux émetteurs ou aux destinataires des échanges numériques de données ». Voilà pour le principe.

L'exception peut alors être décidée par une « autorité judiciaire indépendante ». Enfin, concernant les FAI et opérateurs Telecoms, ils devraient : « mettre gratuitement à la disposition du public, en un standard ouvert, les modalités techniques d'interconnexion de leur réseau de communication électronique. Les modalités techniques d'interconnexion incluent notamment les débits, priorités et tout autres élément de nature à affecter les transmissions de données réalisées via cette interconnexion ». Tout contrevenant sera alors soumis à une amende de 100.000 euros.

Si cette vision n'est qu'un projet de loi de l'opposition politique, elle témoigne que la consultation du gouvernement dévoile une vision de la neutralité loin d'être partagée par tous.
On n'avait plus entendu le chien de Lycos depuis quelque temps, mais voilà qu'il refait surface. Une entreprise de marketing en ligne indienne, Ybrant Digital, vient d'annoncer son intention de racheter le moteur de recherche pour 36 millions d'euros.

Cette acquisition va permettre à Ybrant d'offrir les technologies de Lycos à ses clients, y compris le moteur de recherche. Selon son PDG, Suresh Reddy, « cela va significativement améliorer nos activités de recherche en marketing. » Ybrant, avec 70 millions de dollars de chiffre pour l'année fiscale 2010, détient des droits exclusifs avec Microsoft en Amérique du Sud, et avec Yahoo en Ukraine, pour vendre leurs espaces publicitaires dans ces régions.

« Nous aidons les sites américains à vendre leur trafic international aux annonceurs, » explique Reddy. L'entreprise achète du trafic, et la revend aux annonceurs publicitaires. La technologie d'Ybrant lui assure aussi que l'entreprise peut offrir de la publicité ciblée aux annonceurs dans un nombre important de pays.

L'acquisition de Lycos va permettre à Ybrant une meilleure influence auprès des annonceurs, puisqu'il aura désormais les sites médias de Lycos à leur proposer. La fonctionnalité de moteur de recherche va aussi offrir à Ybrant une diversification de son portefeuille de solutions, qui consiste aujourd'hui essentiellement en bannières.

Daum, à qui appartient Lycos pour l'instant, va pouvoir recentrer ses ressources sur ses activités premières, qui comprennent la recherche, les services mobiles et la cartographie, selon un communiqué de presse. En 2004, Daum avait racheté Lycos à Terra Networks pour 95 millions de dollars. Selon son communiqué, il a réorganisé les activités de Lycos en 2009, et l'a rendu profitable.
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