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Pour être prêts à la sortie du Chrome Web Store, prévu pour être lancé en octobre par Google, les développeurs peuvent désormais renseigner des informations sur les web apps qu'ils souhaitent développer pour le navigateur Chrome et le futur système d'exploitation Chrome OS.

Dans un billet de blog officiel de l'équipe Chromium (le projet à la base de Chrome), Google a annoncé que les développeurs pouvaient désormais uploader les metadatas de leurs applications à venir.

Le but, pour Google, est de permettre aux développeurs de vendre des applications web à travers un magasin en ligne, sur le modèle de ce qui se fait déjà sur smartphones. Une application web se résumant techniquement à une description de données regroupées dans un fichier .crx, il "suffit" de décrire ses ressources et son fonctionnement.

« L'idée d'un web store est venue à partir d'une observation : la façon dont le web fonctionne a significativement évolué depuis quelques années, » explique un responsable, Arne Roomann-Kurrik dans une vidéo Youtube.

« De nouveaux standards comme le HTML 5 donnent aux développeurs plus de flexibilité dans le type d'expériences que le web peut apporter. » Selon lui, les sites web sont passé de l'hypertexte à des applications web qui agissent comme des clients email en temps réel, de la musique en streaming, et affichent des jeux multijoueurs. Autre nouveauté, la façon de chercher serait différente, et Google voudrait ainsi rendre plus facile le commerce autour des applications web, un peu à la manière de logiciels en local (sans la lourdeur du processus de mise-à-jour).

Le Chrome Web Store devrait ainsi permettre de trouver plus facilement ces web apps, en les plaçant dans un endroit non pollué par le bruit ambiant du web. Il permettra une authentification et un paiement plus aisé. Encore faudra-t-il attendre les conditions d'utilisation, les détails des droits cédés à Google et les conditions de validation des applications pour savoir si la solution est satisfaisante pour les développeurs et les consommateurs.
L'institut de mesure d'audience et de marketing publicitaire JiWire vient de publier les chiffres (pdf) sur le nombre de spots WiFi gratuits existant par pays. Si les Etats-Unis restent en tête, la France se glisse à la troisième place du classement mondial en enregistrant une hausse de 12,8 % de ces spots d'accès publics (payants et gratuits) à Internet.

Globalement, la hausse des « hotspots » est une tendance générale puisque l'institut estime qu'il y a eu 20 % d'accès en plus en un an. Le chiffre mondial serait alors de 310.000 spots. De même, cette augmentation est principalement due à l'implantation de grandes enseignes de distributions telles que les cafés Starbucks, Barnes and Nobles ou les McDonalds, placés au même titre que les cafés, les hôtels ou les aéroports.

Dans ce classement, la France se situe alors à la troisième place des pays ayant le plus d'accès WiFi publics avec 29.810 spots. En première place figurent les Etats-Unis avec 76.216 puis la Chine avec 39.358 accès.

Coté utilisation, JiWire note la très nette prédominance des terminaux Apple sur ces accès. Les smartphones fonctionnant sous iOS représentent 93,1 % des connexions, devant Android avec 3,5 % et RIM (Blackberry) avec 1,6 %. Windows Mobile et Symbian s'écharpent alors une part infime (entre 0,6 et 0,3 %). Afin d'obtenir ces résultats, la société est passée par la consultation des publicités placées sur 30.000 accès uniquement aux Etats-Unis.
Salesforce a publié ses résultats pour le deuxième trimestre de son année fiscale, aujourd'hui. Ventes record, puisque l'éditeur de CRM a annoncé un chiffre de 394 millions de dollars. C'est une hausse de 25% par rapport au deuxième trimestre de l'année 2009. Bénéfice opérationnel : 14,7 millions de dollars. Sur ce point, Salesforce accuse une chute, puisque ses résultats étaient de 21,1 millions à la même époque l'an dernier.

L'entreprise se targue d'avoir attiré 5 100 clients payants supplémentaires au cours du trimestre, dont 500 grâce à l'acquisition de Jigsaw au début de l'année. Au total, Salesforce déclare 82 400 clients payants.

Le PDG Marc Benioff a déclaré que son entreprise allait désormais se concentrer sur le renforcement des équipes de ventes et d'ingénieurs. L'ouverture d'un datacenter au Japon est aussi prévue.

Côté résultats, les abonnements et le support technique ont rapporté à Salesforce 369 millions de dollars, soit une hausse de 26% sur un an. Pour les services professionnels et les autres recettes, le montant total se chiffre à 25 millions de dollars. Cela correspond à une hausse de 12%. Les derniers mois ont été plus ou moins difficiles pour Salesforce, qui a pu faire face à une attaque sur des brevets de la part de Microsoft.
Mises à l'arrêt pendant plusieurs semaines suite à l'affaire de la récolte de données WiFi, les Google Cars viennent de reprendre du service en France pour « améliorer l'étendue de la couverture Street View et ajouter au service des sites exceptionnels du patrimoine français » annonce aujourd'hui un communiqué de Google France.

Le site en profite pour évoquer la fameuse affaire, qui dure depuis le mois d'avril dernier, et indique avoir apporté des "changements" aux voitures pour que ces dernières ne collectent plus de données WiFi. « Désormais, ses équipements ont été retirés et nos voitures collecteront uniquement des photos et des images 3D » explique le communiqué.

Les voitures ont donc recommencé dès aujourd'hui à sillonner les routes de 20 régions françaises parmi lesquelles la Sarthe, le Calvados, le Loiret, l'Oise ou encore la Haute Marne, et ce alors que l'enquête de la CNIL est toujours en cours : une démarche bien différence de celle de la firme en Angleterre, où les Google Cars ont repris la route après avoir reçu le feu vert des autorités locales. Contacté par nos soins, Google France a indiqué toujours collaborer étroitement avec la CNIL sur l'enquête, et que la comparaison entre les situations anglaises et françaises n'avaient pas lieu d'être : « Chaque pays décide différemment  »nous a précisé la porte-parole. « Si l'on a repris le travail, c'est que l'on a estimé que les voitures pouvaient reprendre la route maintenant qu'elles sont allégées de l'équipement problématique » a-t-elle ajouté, indiquant que la CNIL était au courant de cette reprise depuis mercredi.

Contactée également, la CNIL vient de publier un communiqué sur son site Internet : la commission y juge la reprise de la circulation des véhicules Google Street View trop hâtive : "Alors même que les investigations de la CNIL ne sont pas terminées la reprise de la circulation des véhicules Street View apparaît prématurée" explique le communiqué rédigé cet après-midi. En somme, si Google semble désireux de passer à autre chose, la CNIL, elle n'a pas fini son travail : affaire à suivre, donc !
La rumeur courrait depuis des semaines et s'était intensifiée à l'annonce d'une conférence de presse qui s'est tenue hier au siège de Facebook : comme tout le monde le supposait, le réseau social a dévoilé son service de géolocalisation, baptisé sobrement Facebook Places (Lieux pour la version française).

C'est Mark Zuckerberg lui-même qui a dévoilé cette nouvelle fonctionnalité, qui permet aux utilisateurs du site pour le moment, seuls les habitants du territoire américain sont concernés de "check-in" ("pointer") dans un lieu avec son smartphone pour se localiser sur son profil Facebook. Une manoeuvre réalisable via le site mobile du réseau, touch.facebook.com, ou via une mise à jour de l'application iPhone du service, publiée jeudi matin sur l'App Store.

Selon Mark Zuckerberg, Facebook Places a un triple intérêt social : il permet de favoriser le partage d'informations localisées sur le réseau, permet également de voir si des amis se trouvent à proximité de l'utilisateur, et, enfin, offre la possibilité de découvrir de nouveaux lieux si des amis ont tagué des endroits.

Michael Sharon, le chef produit de Places, a également pris la parole pour expliquer le fonctionnement du service qui fonctionne exactement comme FourSquare, et pour cause : le célèbre site de géolocalisation est partenaire de Facebook Place. « Je pense que c'est une bonne chose pour l'industrie. Cela confirme que nous sommes sur quelque chose, et cela devrait prendre encore plus d'importance à l'avenir » a déclaré à propos du service Holger Luedorf, responsable des partenariats chez FourSquare. D'autres partenaires, tous acteurs de la gélocalisation sur Internet, ont été dévoilé : Yelp, Gowalla ou encore Booyah devraient prochainement proposer leurs services dans Facebook Places grâce aux API disponibles dès aujourd'hui.

Enfin, Mark Zuckerberg a entrepris d'anticiper les éventuelles critiques en assurant que Facebook Places respecterait la vie privée de ses utilisateurs. A condition que ces derniers prennent le temps d'effectuer les réglages nécessaires de leur profil. Par défaut, le service n'est visible que par les amis du membre, mais il est possible de restreindre davantage la fonction, ou au contraire de l'étendre.

C'est donc un nouveau domaine dans lequel se lance le site aux 500 millions de membres : pour le moment localisé aux Etats-Unis, Facebook Places est d'ores et déjà envisagé dans le reste du monde, même si le PDG du site n'a pour le moment donné aucune date de déploiement.
L'institut de mesure d'audience ComScore vient, une nouvelle fois, de livrer ses constatations sur le secteur de la recherche sur Internet. Bien que Google soit toujours largement en tête sur le territoire des Etats-Unis, une lente érosion semble être à l'oeuvre.

Google aurait donc perdu 1 point par rapport au mois de juin pour situer sa part de marché autour de 61,6 % des requêtes. Le concurrent le plus proche, Yahoo!, plafonne à 20,1 %, Bing à 12,6 %. La domination de Moutain View reste donc encore bien présente.

Le marché reste donc globalement stable aux Etats-Unis, l'institut Comscore en a profité pour confronter ses méthodes d'analyse estimant que Bing et Yahoo bénéficiaient d'une hausse de leur audience du fait des recherches contextuelles. Après une mise à jour des méthodes, les résultats sont similaires, ils confirment la bonne santé de Google malgré une tendance à la baisse.

Pour autant, hors de ses frontières, Google reste largement devant les autres moteurs. Mais à domicile, la firme pourrait avoir atteint son rythme de croisière en matière de requêtes.
Signe que le social gaming est en forme, l'éditeur Zynga en est à sa quatrième acquisition en quelques mois. Cette fois, c'est la startup de Boston, Conduit Labs, qui est rachetée par l'éditeur de Farmwille et Mafia Wars.

Zynga va ainsi pouvoir étendre ses bureaux de développement, en ajoutant Boston à ses studios de San Francisco, Austin, Baltimore, Bangalore, Pékin et Los Angeles. L'éditeur n'a pas donné de montant pour la transaction, mais on sait en revanche que Conduit Labs avait levé 8,5 millions d'euros auprès de Charles River Ventures et Prism VentureWorks lors d'un premier tour de table.C'est donc la quatrième acquisition pour Zynga, qui confirme que le secteur commence à s'organiser. L'éditeur des célèbres jeux pour Facebook avait racheté Challenge Games, XPD Media, et Unoh. Pourtant, le rachat de Conduit Labs a un goût particulier pour Zynga. « Boston est un épicentre pour les technologies et a un marché de talents très fort. Ca en fait un endroit idéal pour étendre nos opérations, » explique Mike Verdu, vice-président des jeux à Zynga. « Etant l'une des entreprises de jeu social de premier plan à Boston, l'équipe de Conduit partage une culture similaire avec Zynga, et ensemble, nous anticipons de grands succès pour notre nouveau studio. »
Le Public Interest Registry (l'organisme chargé de gérer le top-level domain .org) a dévoilé hier soir les résultats de son rapport bi-annuel sur les noms de domaine en .org, le troisième au monde après les .com et .net. Le "Dashboard", comme est baptisé le rapport, nous apprend qu'à l'occasion de ses 25 ans, le .org atteint les 8,5 millions de domaines, et continue sa hausse.

Au cours de la première moitié de l'année 2010, le top-level domain (TLD) .org a augmenté de 7,6%, ce qui fait plus que doubler par rapport à la hausse de 3,2% au cours de la même période en 2009. Cette augmentation amène le nombre de domaines gérés par le Public Interest Registry à 8,5 millions.

Cette hausse de 7,6% est même supérieure au taux de croissance des deux grands concurrents du .org, les TLD .com et .net. Le .org semble populaire dans le monde, donc, ce qui peut aussi être vu comme un signe de la difficulté croissante pour enregistrer des .com et .net qui soient libres - et lisibles.
Alors que le site « vitrine » de la France avait eu déjà quelques retards à l'allumage, France.fr inquiète désormais pour son budget. Estimé à 1,6 millions d'euros par le SIG (Service d'Information au Gouvernement), le budget serait en fait deux fois plus important que prévu. Entre retouches graphiques et travail sur la seconde version, la facture semble salée.

A en croire le Canard enchaîné, le coût total de la conception du site France.fr est estimé à 4 millions d'euros environ. Les différents prestataires auraient alourdit leurs factures par rapport au budget initial. Pourtant, la plaquette officielle (pdf, page 7) expliquait clairement que « Le montant maximum du marché est de 1.610.519,25 € TTC mais, au jour de son lancement, le portail France.fr a coûté 862 705 € TTC (développements techniques, créations graphiques, animations, traductions en 5 langues, animations et contenus éditoriaux inclus). »

Pourtant, la société Modedemploi chargée de la conception et de la réalisation aurait facturé tout le budget « officiel ». Une facture de 1,242 millions d'euros et deux de 755.000 euros pour les années entre 2010 et 2012... De quoi faire exploser la ligne directrice d'autant que la version actuellement en ligne n'est pas celle finale puisque selon Thierry Saussez (interrogé par la rédaction), le chef du SIG, une version interactive sera disponible mi-novembre...

Après le lancement raté, France.fr a continué de payer les factures puisque le même Thierry Saussez aurait alors jugé les graphismes du site « trop datés et trop ringards ». Du coup, la direction artistique a été confiée au designer Oraïto. Chargé du « Studio graphique », le montant du changement est alors facturé pour 100.000 euros. Enfin, l'agence de publicité Euro RSCG s'est chargée du logo et de sa mise en avant pour 28.500 euros. Le prix total de la conception du portail (graphismes et gestion des contenus) avoisinerait donc les 3 millions d'euros.

Sans même évoquer le changement d'hébergeur, le journal estime donc que le portail a coûté la somme de 4 millions d'euros. Bien loin des positions officielles qui estimaient que 800.000 euros avaient seulement été engloutis sur un budget d'1,6 millions d'euros.

Le site ne fonctionne que depuis lundi dernier...
Titulaires d'un concours de la fonction publique, la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) recrute toujours. Plus de dix postes sont à pourvoir pour le 1er septembre prochain, de façon à répondre aux besoins créés par le lancement du dispositif de riposte graduée voulu par le gouvernement.

Parmi les missions proposées, on découvre le rôle exact de « l'Agent chargé des courriers de la Commission de la Protection des Droits de l'Hadopi » (CPD), principal artisan de la rédaction et de l'envoi des lettres d'avertissement qui seront adressées aux internautes soupçonnés de téléchargement illégal.

Titulaire d'un bac +3 et fonctionnaire de catégorie B, il devra notamment « donner des instructions de rédaction », valider les courriers et « veiller à la réponse dans les délais fixés par la CPD aux courriers postaux et électroniques des personnes ayant reçu une recommandation de la CPD ». Il sera également en charge « d'exploiter les courriers postaux et les courriers électroniques et de renseigner le système d'information sur ces demandes », « de veiller à l'envoi dans les délais fixés par la CPD des lettres remises contre signature » mais aussi de répondre à des demandes de renseignement.

Le traitement proprement dit sera quant à lui assuré par l'Agent administratif et technique de la CPD (voir l'offre), avec deux postes ouverts en septembre, puis quatre en novembre. Il pourra « aussi être appelé à constituer les dossiers des audiences de la CPD », qui seront ensuite traités par l'Agent chargé des procédures, qui mettra en oeuvre les directives de la CPD, «  de la réception des saisines jusqu'à la mise en œuvre de la peine complémentaire de suspension de l'abonnement internet décidée par l'autorité judiciaire ». Ici, la Hadopi distingue le profil "technique" du profil "procédure".

Enfin, l'Autorité recherche son ou sa secrétaire de la direction juridique, ainsi qu'un secrétaire de direction. Tous les postes sont proposés sous la forme de contrats à durée déterminée (CDD) de trois ans, éventuellement renouvelables sous la forme d'un CDI. Avant la publication de ces annonces datées du 17 août, une première phase de recrutement avait déjà été menée début juillet. Quelles que soient les incertitudes liées à la consultation lancée sur la problématique de la sécurisation de la ligne de l'abonné ou sur le recours suspensif déposé devant le Conseil d'Etat par le FAI FDN, la Hadopi se prépare donc bel et bien à prendre son envol. Merci à Guillaume pour l'info.
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