News WEB

Tous les annonceurs n'apprécieront pas. A partir du 14 septembre prochain, il sera possible d'enregistrer au sein du programme publicitaire Adwords des annonces faisant mention d'une marque déposée contre l'avis du détenteur de cette dernière. Jusqu'ici, Google fournissait aux entreprises une option permettant d'interdire toute utilisation de leurs marques déposées. Fort d'une décision récemment rendue par la cour de justice européenne, le moteur de recherche annonce qu'il s'apprête à lever ces possibilités de restriction, comme c'est déjà le cas aux Etats-Unis.

Aujourd'hui en France, une marque a la possibilité de restreindre, par le biais d'AdWords, l'utilisation de son nom à ses seuls services. L'intérêt, pour l'annonceur, c'est bien sûr d'éviter que des concurrents ou des distributeurs viennent parasiter ses propres campagnes d'achat de mots clé et, incidemment, fasse grimper la valeur de son nom au sein du programme d'enchères AdWords.

L'utilisation des marques comme mots clé, notamment dans le cadre de la publicité concurrentielle, a fait l'objet de nombreuses procédures judiciaires avec des résultats souvent contradictoires suivant les affaires et les pays. En France, la firme Louis Vuitton (LVMH) avait par exemple réussi à faire condamner le moteur de recherche, en faisant valoir que le fait de proposer sa marque comme mot clé à des rivaux ou à des sociétés proposant des produits contrefaits constituait un acte de contrefaçon.

L'affaire a depuis été portée devant la Cour de justice des communautés européennes (Luxembourg) qui, en mars dernier, a tranché ce noeud gordien en donnant raison à Google. Dans un avis daté du 23 mars, cette dernière a ainsi estimé que dès lors que le moteur de recherche n'entretenait pas la confusion entre la marque cherchée par l'internaute et les liens sponsorisés pour d'autres marques, il s'agissait d'une proposition alternative, facile à ignorer.

C'est sur cet avis que se base aujourd'hui Google pour annoncer les modifications prochaines du service AdWords. Concrètement, une marque ne pourra donc plus se réserver l'usage exclusif de son nom, ce qui signifie que Darty, la Fnac pourront par exemple enchérir sur des mots clé contenant le terme "Sony", tout comme ses concurrents, si tant est bien sûr que les annonces respectent le droit des marques.

« Le but de Google est de fournir à ses utilisateurs l'information la plus pertinente possible, qu'il s'agisse des résultats de recherche ou de la publicité, et nous pensons qu'un choix plus important leur sera bénéfique. Notre politique vise à répondre de manière équilibrée aux besoins des internautes, des annonceurs et des détenteurs de marque », indique Google dans la notice qui signale ce changement de stratégie.

Une bonne nouvelle, sans doute, pour les e-commerçants européens, parfois pénalisés dans leurs campagnes de SEM (Search Engine Marketing) par l'impossibilité de faire appel à certaines marques déposées. Une bonne nouvelle, surtout, pour Google, dont la place de marché devrait connaitre un regain d'intérêt.
Dévoilé au mois de mai dernier, le nouveau Windows Live Hotmail est désormais disponible pour l'ensemble des internautes, soit 350 millions d'utilisateurs dans 220 pays. La mise à jour a débutée le 16 juin dernier pour être progressivement déployée de serveurs en serveurs.

Avec cette nouvelle version Microsoft introduit plusieurs nouvelles fonctionnalités. Outre une meilleure gestion de sa boite avec la possibilité de créer des filtres à la volée, le dispositif anti-spam a été renforcé et les messages peuvent être consultés sous forme de conversations. Rappelons aussi l'intégration d'Office Web apps, de Skydrive pour l'envoi des pièces jointes ou la possibilité de prévisualiser les médias reçus directement au sein de sa boite mail. Vous retrouverez de plus amples informations sur toutes ces nouveautés ici.

La mise à jour n'a cependant pas été exempte de problèmes. Près d'un millier de messages ont ainsi été publiés sur le forum officiel de support de Windows Live. Certains utilisateurs ont en effet rencontré plusieurs bugs souvent liés à la version de leur navigateur. Mike Schackwitz, de l'équipe de Windows Live, explique que suite aux retours des internautes plusieurs changements sont survenus et notamment au niveau du web messenger qui ne se connectera plus automatiquement à chaque nouvelle session.

D'autres nouveautés feront leurs apparitions un peu plus tard et notamment la prise en charge de Microsoft ActiveSync permettant de configurer son compte sur un smartphone compatible pour synchroniser automatiquement mails, carnet d'adresses et calendriers. L'on imagine qu'ActiveSync sera implementé à la sortie des Windows Phone 7 prévus pour le mois d'octobre.
Le moteur de recherche chinois dévoile en partie ses motivations et sa stratégie dans le secteur de la recherche sur Internet. Dans une interview accordée au Wall Street Journal, Robin Li, responsable en chef et co-fondateur de Baidu laisse entrevoir quelques pistes, à savoir accroitre les revenus en proposant des versions du moteur pour l'étranger.

Baidu part du principe que les deux tiers de la population chinoise n'a pas encore accès à Internet pour expliquer que sa croissance ne tarira pas encore cette année. Li explique alors qu'il compte sur une croissance pour une durée de « 5 à 15 ans ». De quoi voir venir.

Pour autant, Baidu annonce également chercher à développer d'autres sources de revenus en proposant des versions de son moteur pour d'autres pays, mais aussi d'élaborer des publicités sur les contenus créés par Baidu ou ses partenaires. A ce sujet, Robin Li explique que la société va « commencer à élaborer ses propres contenus afin des les intégrer dans nos résultats de recherches. Nous pensons aussi à placer des liens sponsorisés sur certaines recherches ».

Sur le plan international, Baidu rappelle le lancement de la version japonaise de son moteur mais estime que « la stratégie internationale doit se baser sur une vision d'investissement à long terme ». Le géant chinois table sur une dizaine d'années pour que des revenus significatifs puissent émerger grâce à l'international.

Pour l'instant tout se passe donc plutôt bien pour le numéro un de la recherche sur Internet en Chine. Selon Analysys international, Baidu était crédité au deuxième trimestre 2010 de 70 % de parts de marché sur son territoire…
Financé à hauteur de deux milliards d'euros par le gouvernement dans le cadre du grand emprunt, le programme national "très haut débit" a fait l'objet d'un lancement officiel mercredi matin, avec la publication d'un premier programme explicitant calendrier et modalités de souscription. L'objectif, réaffirmé par les ministres de tutelle du programme, est pour mémoire de participer à la mise en place d'infrastructures permettant de délivrer au plus grand nombre un accès Internet à très haut débit.

Aux opérateurs et collectivités de jouer

Désormais entré dans sa phase opérationnelle, le plan très haut débit repose pour l'instant sur deux appels à projets préparatoires. Le premier, ouvert jusqu'au 5 octobre prochain, s'adresse aux collectivités territoriales et vise à recueillir des propositions de « projets pilotes » dans lesquels l'Etat pourrait être amené à investir jusqu'à 500.000 euros. Cinq seront retenus. Pour cela, ils devront « être représentatifs du territoire français et concerneront des zones à faible et moyenne densité ».

Ici, l'objectif est d'identifier les bonnes pratiques relatives aux architectures techniques, aux processus de co-investissement, aux échanges d'information entre acteurs du déploiement ou encore à l'articulation entre les réseaux déployés par des investisseurs privés et les réseaux d'initiative publique, explique le gouvernement dans le cahier des charges associé.

Le second, ouvert jusqu'au 31 janvier 2011 concerne les intentions d'investissement dans les réseaux à très haut débit formulées par les opérateurs et collectivités territoriales, dans le cadre de déploiements ne nécessitant pas d'aides publiques. L'idée, ici, est de parvenir à constituer rapidement une carte prévisionnelle de ce que sera le très haut débit en France à l'horizon 2015, de façon à identifier les zones qui devront profiter des investissements de l'Etat.

Premiers résultats attendus dès 2011 ?

Une fois ces deux phases préliminaires accomplies, le gouvernement procèdera à la mise en place des guichets de financement qui permettront de soutenir les projets viables. Les fonds publics issus du grand emprunt devraient donc être mis à contribution dès le début d'année 2011. Reste à voir si ces 2 milliards d'euros suffiront à doper les investissements privés, sur un marché où l'on estime que le déploiement du très haut débit requiert un minimum de 30 milliards...
Le réseau communautaire LinkedIn vient de réaliser sa première acquisition en rachetant la firme mSpoke. mSpoke développe notamment mPower, une plateforme hébergée sur laquelle vient se greffer une technologie de recommandation afin de retourner des résultats de recherche plus pertinents pour un ou plusieurs utilisateurs. Le moteur de mSpoke est également doté de la plateforme mTrend permettant d'analyser les conversations en temps réel sur un sujet donné ainsi que de mSense pour une meilleure gestion des flux RSS.

Cette technologie devrait trouver sa place sur le moteur de recherche LinkedIn. L'on imagine alors des suggestions de relations professionnelles adaptées à son profil utilisateur. L'équipe de mSpoke devrait prochainement migrer dans les locaux de Linkedin. Depuis sa création en 2003, le réseau professionnel compterait aujourd'hui 75 millions de membres. En France, la concurrence émane notamment de Viadeo, leader dans l'Hexagone.
La société AOL continuera-t-elle d'assumer son indépendance ? Rien est moins sûr. En effet, hier le portail a levé le voile sur ses résultats financiers pour son second trimestre. Si les estimations de Wall Street étaient loin d'être démesurées, AOL n'a pas su faire le poids. Avec des revenus de 584,1 millions de dollars, la société enregistre une baisse de 26% par rapport au trimestre précédent. Wall Street tablait de son côté sur 602 millions de dollars.

Chez AOL on explique cette baisse par un déclin des revenus publicitaires, notamment en France et en Allemagne, deux pays au sein desquels AOL a récemment fermé boutique. AOL précise par ailleurs que les coûts liés à certains produits ont également influé sur ses revenus trimestriels. C'est le cas du réseau communautaire Bebo, racheté pour 850 millions de dollars et bradé pour à peine 10 millions de dollars ainsi que du logiciel de messagerie instantanée ICQ, également revendu.

Les activités Internet d'AOL continuent aussi leur déclin. Le FAI enregistre toujours moins d'abonnés et affiche une baisse de 27% par rapport à l'année dernière. Le PDG Tim Armstrong se veut cependant rassurant. Depuis son arrivée à la tête du groupe l'ancien employé de Google recentre la stratégie du portail en multipliant les investissements pour diversifier les activités purement médiatiques. C'est ainsi que la firme a développé un système de production de contenu en masse grâce à un algorithme capable de déterminer les dernières tendances du web et une armée de journalistes. AOL mise aussi sur l'hyperlocal avec Patch.org ou en investissant au sein d'OpenStreetMap.

La société saura-t-elle redresser la situation ? Quoiqu'il en soit chez AOL on ne se voile pas la face. C'est par exemple le cas de Brad Garlinghouse, anciennement chez Yahoo! et président des départements web et mobile chez AOL qui a récemment déclaré : "AOL, nous avons un p*tain de problème, il n'y a aucun doute la dessus".
Google Earth ne sert pas seulement à chercher les crop circle dans les champs et traquer la pluie : le logiciel de Google peut également s'avérer utile pour traquer les contrevenants.

La ville américaine de Riverhead, dans l'Etat de New York, l'a bien compris, et se sert depuis quelques semaines de Google Earth pour partir à la chasse aux piscines non-autorisées. La ville a déjà trouvé 250 piscines, installées chez des particuliers n'ayant pas fait les démarches nécessaires et payé les taxes allant avec pour disposer d'un bassin chez eux. Et entre les permis de construire et les amendes qui ont été distribuées, la municipalité de Riverhead a déjà récupéré plus de 75 000 dollars.

L'argent ne serait cependant pas la question majeure dans cette traque : pour Leroy Barnes, chargé de l'inspection des bâtiments à Riverhead, « la sécurité des piscines est la préoccupation principale : sans inspection, on ne peut pas savoir si la plomberie, les travaux électriques et les clôtures respectent les normes locales. »

Mais Riverhead n'est pas le seul endroit où Google Earth est utilisé pour chercher les piscines non déclarées. En Grèce, là où la crise économique fait rage depuis plusieurs mois déjà, le gouvernement met actuellement un point d'honneur à traquer les citoyens qui "oublient" de déclarer certains biens aux impôts. A Athènes et dans sa banlieue, le logiciel de Google sert à « localiser les villas, les piscines et les propriétés » explique le site Spiegel. Une technique qui a révélé que sur 16 974 piscines existantes, 324 seulement étaient déclarées par leurs propriétaires.

Si Google Earth semble donc être efficace pour détecter les piscines non-déclarées, certaines associations s'inquiètent de cette pratique intrusive. « La technologie va tellement loin que les gens se croient tout permis, il n'y a pas de discussions communautaire à ce sujet » regrette Lillie Coney, directrice adjointe de l'Electronic Privacy Information Center de Washington. Quant à Google, l'entreprise garde le silence face à l'usage qui est fait de son logiciel.

Les suisses, quant à eux, avaient tout compris bien avant...
Voici une bonne nouvelle pour la communauté OpenStreetMap qui s'efforce de mettre en oeuvre un service de cartographie ouvert sous licence Creative Commons. En effet, l'équipe de développement de Bing a annoncé sa disponibilité sous la forme d'une application pour Bing Maps.

Open Street Maps se superpose aux cartes de Bing afin d'afficher les données recueillies par les utilisateurs comme celles du domaine public, du satellite Landsat 7, ou encore des côtes du littoral fournies par le gouvernement américain. L'équipe de Bing explique qu'OpenStreetMap est à la cartographie ce que Wikipedia est à l'encyclopédie, chaque participant est ainsi libre d'ajouter plusieurs informations périphériques sur une région précise.

Le mois dernier c'est le service MapQuest qui annonçait l'intégration d'OpenStreetMap, la société AOL ajoutait avoir contribué au projet à hauteur d'1 million de dollars, un moyen d'aider la communauté open source tout en favorisant le développement de services hyperlocaux.

Pour tester l'intégration d'OSM rendez-vous ici.
Fin de parcours pour l'un des derniers portails français spécialisés dans la diffusion de musique gratuite à la demande, Jiwa, dont la liquidation judiciaire a été prononcée le 29 juillet dernier.

Lancé début 2008, le site n'aura finalement pas su trouver le bon équilibre entre recettes publicitaires et nécessaires rétributions versées aux ayant-droits lui ayant ouvert l'accès à leur catalogue.

Pour l'année 2009, Jiwa indiquait avoir enregistré environ 300.000 euros de recettes, bien insuffisantes pour couvrir le million d'euros exigé au titre de minimum garanti par les maisons de disque partenaires.

En février, le service avait dû mettre un terme à l'exploitation du catalogue de Warner Music à la demande ce cette dernière, en raison d'exigences impossibles à satisfaire au regard de son chiffre d'affaires. « Un modèle impossible à tenir sur le long terme », confirme Jean-Marc Pluegel, cofondateur du service, au quotidien Les Echos.

« C'était la dernière startup française ambitieuse et indépendante dans le secteur de la distribution musicale en stream », déplore le blog ReadWriteWeb, premier à avoir révélé l'information mardi matin.

Aux côtés de services tels que MusicMe ou Starzik, qui reposent essentiellement sur le téléchargement, et des offres proposées par les opérateurs mobiles, le seul Français dont l'offre repose uniquement sur un accès en streaming reste en effet Deezer, qui vient d'annoncer son rapprochement avec Orange.

Les services de streaming légaux, pourtant érigés en parangons de vertu lors des débats associés à la loi Hadopi, peineraient-ils finalement à trouver, en France, le terreau nécessaire à leur épanouissement ?
Certains internautes rapportent que Google est en train de déployer progressivement une option permettant de gérer plusieurs comptes utilisateur. Les chanceux qui font partie des premiers internautes à pouvoir en profiter pourront activer cette fonctionnalité via cette page.

Le blog Google Operating System explique qu'une fois l'option activée, celle-ci est pour l'heure restreinte à Gmail, Google Agenda, Sites, Reader, Voice, Code et App Engine. Par la suite l'internaute pourra changer de compte via un menu déroulant en tête de page, similaire à celui que nous observions hier sur la capture d'écran de Gmail.

Le dispositif ne semble cependant pas abouti et les développeurs ont listé quelques problèmes. Ainsi la gestion multi-compte n'est pas prise en charge sur les sites mobiles. Par ailleurs, certains problèmes risquent de survenir sur les gadgets de Google et notamment celui du calendrier de Gmail Labs. Aussi l'accès en mode déconnecté pour Google Agenda ne sera pas fonctionnel.

Rappelons au passage que Google avait également annoncé vouloir proposer dès cet été tous ses services aux comptes Google Apps en ajoutant YouTube, Blogger ou encore Reader et PicasaWeb.
LoadingChargement en cours